CGTM - Mauritanie http://www.cgtm-mauritanie.org Actualites 2008-10-24 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=55 2008-10-24 UNI AFRICA réitère on soutien et sa solidarité avec ses affiliés et les syndicats anti coup d'Etat Le Secrétaire Général de la CGTM, le camarade Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH entouré de certains membres de son Comité Exécutif et des affiliés d’UNI en Mauritanie, a reçu ce matin au siège de la Centrale une délégation d’UNI AFRICA conduite par son président le Camarade Gabou Guèye. Les deux délégation étaient composées de : Côté CGTM : - M. Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH, Secrétaire Général - Des membres du Comité Exécutif - Des représentants des syndicats mauritaniens affiliés à la CGTM et à l’UNI (la Fédération Nationale des Postes et télécommunications, la Fédération Nationale du Commerce, des Banques et des Service, le Syndicat National des Industries Graphiques) Côté UNI AFRICA : - M. Gabou GUEYE, Président et secrétaire Général du Syndicat National des Travailleurs des Postes et Télécommunications du Sénégal - M. Mongi Abderrahim, membre du Comité Exécutif et Coordinateur pour l’Afrique du nord, Secrétaire Général de la Fédération Générale des Professions et services de Tunisie - Mme Mariama Penda B. DIALLO, membre du comité exécutif, Secrétaire Général adjointe de la Fédération des banques de Guinée et membre de l’Inter centrales de Guinée Dans sa déclaration, le président d’UNI AFRICA a dit que la délégation qu’il dirige est porteuse d’un message de solidarité et de soutien des 20 millions de membres d’UNI aux syndicats mauritaniens opposés au coup d’Etat intervenu le 06 août 2008 et qui luttent pour un retour à la légalité constitutionnelle. La délégation a réitéré la ferme condamnation d’UNI du coup d’Etat et la violation des libertés syndicales en Mauritanie, et l’exigence d’un retour à la légalité constitutionnelle par la libération et la réinstallation du Président démocratiquement élu dans ses fonctions, ajoutant que cette position est dictée par l’exigence d’une vraie démocratie qui est une condition sine quanon pour les libertés et le développement durable. De son côté, le Secrétaire Général de la CGTM, après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, a remercié UNI AFRICA pour cette marque concrète et de proximité de solidarité agissante à l’endroit de leurs camarades mauritaniens dans la lutte qu’ils mènent aux côtés d’autres acteurs pour le retour à la légalité et la promotion de la démocratie, condition indispensable pour un cadre et un environnement favorables aux libertés et à l’exercice de l’action syndicale. Il a entretenu la délégation de la chronologie des événements qui ont abouti au coup d’Etat du 06 août 2008, de la lutte que mènent les forces démocratiques et de l’élan de solidarité de la communauté internationale au sein de laquelle le mouvement syndical international occupe une bonne place. La délégation d’UNI AFRICA participera à la conférence débats qu’organise cet après midi les six centrales opposées au coup d’Etat ; Rappelons que UNI (Internationale des Compétences et Services) regroupe d’importants secteurs comme les Postes et Télécoms, le graphique, les Banques, les Services…etc. à travers le monde. Nouakchott, le 24 octobre 2008 Le secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=55 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=54 2008-10-12 La CNTS soutient les travailleurs mauritaniens Confédération Nationale des Travailleurs du SENEGAL Dakar, le 09 Octobre 2008 LE SECRETAIRE GENERAL Aux Camarades Secrétaires Généraux des Organisations Syndicales Mauritaniennes membres de la CSI s/c CGTM Objet: Soutien Camarades Secrétaires Généraux, Nous avons appris avec une très grande consternation la répression sauvage exercée par les forces de l'Ordre, sur des travailleurs membres des Centrales syndicales de Mauritanie, alors qu'ils marchaient pour célébrer la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) initiée par la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et le BIT. Cet acte barbare exercé sur des citoyens qui ont usé de leurs droits et libertés syndicales, constitue une violation flagrante des dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme et des Convention internationales de L'OIT. Aussi, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), condamne avec la plus grande fermeté la répression de cette manifestation pacifique. Les travailleurs sénégalais membres de la CNTS, apporte leur solidarité aux travailleurs mauritanien et demande aux autorités mauritanienne de respecter les dispositions des Conventions 87 et 98 de TOIT et de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par VAssemblée générale des Nattons Unies le 9 décembre 1998, qui prévoit notamment en son article 6.b que "chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, d'étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales, et par ces moyens et autres moyens appropriés d'appeler l'attention du public sur la question". La CNTS renouvelle sa disponibilité aux travailleurs mauritaniens pour envisager toutes actions, aux plans national, sous régional et international pour le respect des droits et libertés des citoyens. Dans l'attente, nous vous prions de croire, Camarades Secrétaires Généraux, à l'assurance de notre soutien agissant et de notre fraternelle considération. Mody Guiro, Secrétaire Général Président de la CSI Afrique -------------------------------------------------------------------------------- http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=54 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=53 2008-10-08 la CSI condamne les violences contre une marche syndicale à Nouakchott CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) 172/081008 Mauritanie : la CSI condamne les violences contre une marche syndicale Bruxelles, 8 octobre 2008 (CSI en ligne) : La CSI condamne vivement la répression survenue à l’encontre des syndicalistes mauritaniens qui s’étaient mobilisés ce 7 octobre pour participer à la journée mondiale pour le travail décent (JMTD) mais dont la manifestation à Nouakchott a été violemment réprimée par les autorités. Alors qu’il se réjouissait du succès de la mobilisation syndicale planétaire de ce 7 octobre, Guy Ryder, secrétaire général de la CSI a aussitôt exprimé dans un message vidéo sa profonde préoccupation à l’annonce de la répression violente qui s’est abattue le même jour sur les syndicalistes mauritaniens(*). Six centrales syndicales (UTM, CGTM, CLTM, USLM, UNTM et CNTM), appelant à résister à la dictature militaire en Mauritanie, avaient annoncé qu'elles maintenaient leur appel à manifester pacifiquement mardi après-midi à Nouakchott dans le cadre de la mobilisation internationale de la Journée mondiale pour le travail décent, en dépit de l'interdiction de toutes manifestations par la junte. "On s'attend à être réprimés, mais c'est le prix à payer", déclarait alors à l’Agence France Presse Abdallahi Ould Mohamed dit Nanah, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM)."Si une organisation syndicale ne peut même pas exprimer ses préoccupations librement dans la rue, alors, mieux vaut ‘fermer la baraque’ et partir! Nous rassembler, c'est tout ce qui nous reste", avait ajouté le secrétaire général de la CGTM, relayant l’appel des six centrales syndicales à la défense des libertés fondamentales brimées par le pouvoir militaire. Par ailleurs, au niveau des provinces du pays, les coordinations syndicales régionales avaient prévus des manifestations spécifiques, telles que conférences et meetings, s’inscrivant également dans la journée de mobilisation syndicale mondiale pour le travail décent. "la manifestation a commencé depuis une heure: ils ont utilisé contre nous les gaz lacrymogènes, les gourdins, avec une grande violence, même les femmes non pas été épargnées", a témoigné à la CSI Samory Ould Beye, secrétaire général de la CLTM . A la tombée de la nuit, le calme semblait être revenu sur les lieux des violences, « mais les sièges des organisations syndicales sont toujours assiégés par la police", a affirmé Samory Ould Beye, ajoutant que la répression avait fait "une vingtaine de blessés légers". Pour rappel, depuis le coup d'Etat mené il y a deux mois par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a pris la présidence d'un Haut conseil d'Etat(HCE), les centrales syndicales mauritaniennes n’ont cessé de réclamer un retour sans condition à l’’ordre constitutionnel normal par la libération et le rétablissement du Président de la République et de son Premier Ministre dans leurs fonctions légitimes. Pour les centrales syndicales, « l’intérêt suprême du peuple mauritanien réside dans le respect de sa volonté constitutionnelle exprimée durant les élections de mars 2007 qui ont couronné un long processus démocratique qui avait permis l’instauration de véritables institutions démocratiques qui demeurent les seules légitimes et capables de lui assurer un développement durable ». Depuis le coup d’Etat militaire du 6 août, la CSI n’a cessé d’exprimer sa préoccupation et sa condamnation énergique, tout en appelant, à l’instar de la communauté internationale, à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle dans le pays. (*) Message video de Guy Ryder à l’issue de la journée de mobilisation syndicale mondiale pour le travail décent : http://www.wddw.org/A-message-of-thanks-from-Guy-Ryder La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. http://www.ituc-csi.org http://www.youtube.com/ITUCCSI Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=53 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=52 2008-10-07 Répression de la marche des centrales syndicales Bravant l’interdiction injustifiée de leur marche à l’occasion de la Journée Mondiale pour le Travail Décent, les principales centrales syndicales mauritaniennes ont affronté cet après midi les forces de répression de la junte militaire qui a usurpé le pouvoir le 06 août 2008 et qui s’engagent dangereusement dans la voie du bâillonnement des libertés fondamentales. D’importantes forces de la police, de la garde et de la gendarmerie ont été déployées dans le centre ville de Nouakchott avec l’encerclement des sièges de la CGTM, de la CNTM et de la CLTM, avec blocage de tous les accès à ces sièges où les manifestants devaient se rencontrer avant de faire mouvement vers la polyclinique. Malgré ce dispositif répressif, certains travailleurs, par petits groupes, ont pu arriver à la hauteur de la polyclinique où les forces de répression les ont chargé à coup de matraques et de bombes lacrymogène, faisant au moins six blessés. Nous vous ferons part de la suite des événements et de la réaction des centrales syndicales dans les prochaines heures http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=52 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=51 2008-10-07 Les principales centrales syndicales dénoncent l'interdiction de la marche du 07 octobre, journée mondiale pour le travail décent COMMUNIQUE DE PRESSE Les Centrales syndicales de travailleurs ont entrepris d’organiser une marche le mardi 07 octobre 2008 dans le cadre de la mobilisation internationale de la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD). Ayant informé le Wali du ressort comme il est de droit, les Centrales syndicales n’eurent comme réponse qu’une correspondance parvenue en fin de journée du 06/10/08 prétendant imposer une interdiction de cette activité des travailleurs, sous prétexte que la conjoncture socio politique ne permettait pas ce genre de manifestations dans notre pays. Cette prise de position du Wali appelle de notre part les observations suivantes : 1.Aux termes de la Loi en vigueur dans notre pays, les syndicats ont seulement pour obligation d’informer de leurs activités les autorités locales du ressort, et ne sont pas soumis à un régime d’autorisation préalable. 2.La restriction des libertés publiques collectives et individuelles auxquelles le Wali fait allusion ne sauraient exister que dans le cadre d’un régime d’Etat d’urgence que même un Premier Ministre agissant dans le cadre de la légalité constitutionnelle ne saurait prendre. 3.Aux motifs de ces observations, les Centrales syndicales déclarent nulles et non avenues les motivations de l’interdiction de la marche du 07/10/08 de la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) et maintiennent le mot d’ordre de l’organisation de cette marche des travailleurs. Les Centrale syndicales lancent un appel pressant à toutes les couches des travailleurs pour résister à cette dictature qui veut nous restreindre toute nos libertés fondamentales, par leur mobilisation massive et leur participation éclatante à cette marche. Les Travailleurs doivent défendre la légalité constitutionnelle qui seule peut leur offrir un environnement démocratique favorable à la défense de leurs droits et leurs conditions de vie et de travail. Le Travail Décent est une revendication fondamentale qui passe par l’existence de la démocratie et des libertés afin de garantir à chaque partenaire social d’exiger l’amélioration de son salaire, de son logement, de sa santé, de l’éducation de ses enfants, de choisir librement sans contrainte son appartenance et ses préférences, de participer et prendre part aux décisions qui engagent sa vie. La dictature militaro fasciste ne passera pas Les libertés fondamentales sont sacrées et inviolables Vive la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD). Nouakchott, le 06 octobre 2008. UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=51 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=50 2008-10-05 Six Centrales syndicales réitèrent leur refus du coup d'État et leur exigence du retour à la légalité intégrale Les Centrales syndicales soussignées appuient sans réserve la décision de l'Union Africaine de poser un ultimatum à la junte courant jusqu'au 6 octobre au delà duquel le dossier sera transmis au Conseil de Sécurité. Les Centrales encouragent l'Union Africaine et l'ensemble de ses partenaires mauritaniens à œuvrer, en coordination avec les forces vives du pays, à hâter le retour inconditionnel à la légalité constitutionnelle représentée par la libération et le rétablissement dans ses fonctions du Président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Les Organisations syndicales estiment que l'intérêt supérieur du peuple mauritanien réside dans le respect de sa volonté exprimée lors des élections de mars 2007 couronnant un processus de transition ayant abouti à la mise en place d'institutions démocratiques véritables seules légitimes et seules capables de garantir un développement durable. Les Centrales syndicales signataires: - UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) - CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILEURS DE MAURITANIE (CGTM) - CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) - UNION SYNDICALE LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (USLM) - UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) - CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=50 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=49 2008-09-22 DECLARATION SUR LE MASSACRE DE TOURINE Depuis le 14 septembre 2008, date de l’attaque et de l’enlèvement de onze militaires et d’un civil mauritaniens à la frontière Nord du pays, un suspens hantait les esprits de tous ceux épris de paix, de justice et de démocratie. C’est avec tristesse et consternation que la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a appris, le 20 septembre 2008, la fin tragique de ce long suspens avec la décapitation barbare de ces éléments de l’Armée Nationale et de leur guide par une bande de criminels se réclamant de la branche AL Qaïda au Maghreb. Cet acte ignoble et criminel, quels que soient ses auteurs et leurs mobiles, ne saurait trouver aucune justification ni religieuse, ni morale, encore moins humaine. Nos valeureux soldats ont été entrainés dans un guet- apens qui leur a couté leur vie frêle dans l’accomplissement de leur devoir patriotique de défense de la Nation. En ce moment grave, la CGTM compatit avec la douleur de leurs familles et de leurs proches ainsi que de celle de la Nation entière, et se prosterne devant leur mémoire. Elle adresse ses sincères condoléances aux familles éplorées et prie pour que leurs âmes reposent en Paix et qu’Allah Le Tout Puissant les accueille en Son Saint Paradis. La CGTM invite tout notre peuple à se mobiliser pour faire face aux défis posés par les forces de la violence et du terrorisme et à prendre son destin en main en trouvant les voies et moyens de circonscrire les malheurs et les tragédies qu’il ne cesse de connaitre dans le processus de son développement. Elle invite en particulier toutes les forces vives de la Nation, éprises de paix, de justice et de démocratie et à l’avant-garde desquelles se trouvent les travailleurs, à renforcer leur unité et leur solidarité pour combattre toutes les formes de violence et de terrorisme parce qu’elles sont contraires aux valeurs éthiques de notre Peuple, à la démocratie et au progrès. Elle invite enfin nos forces armées nationales à prendre la mesure du danger, et de saisir l’importance de leur mission de défense de la sécurité du pays et de ses habitants. Nouakchott, le 22 septembre 2008. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=49 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=48 2008-09-08 DECLARATION DES CENTRALES A PROPOS DES JOURNEES DE CONCERTAION DE LA JUNTE Union des Travailleurs de Mauritanie UTM Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie CLTM Union des Syndicats Libres de Mauritanie USLM Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie UNTM Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie CNTM    DECLARATION    Dans une conférence de presse tenue le 06/09/08, Monsieur l’Ambassadeur de Mauritanie en poste à Bruxelles (Belgique) s’est arrogé des prérogatives qui ne lui sont dévolues ni par le Président de la République démocratiquement élu, ni par aucune autre institution républicaine appropriée.   Cette navigation à vue qui matérialise la fuite en avant dans l’usurpation du pouvoir légal que les putschistes ont opérée depuis le 06 août 2008, ne peut en aucun cas engager les forces vives nationales ainsi que la communauté internationale qui exigent  le rétablissement de la légalité constitutionnelle.   Les Centrales syndicales nationales signataires de cette déclaration se démarquent catégoriquement de cette mascarade de journées de concertation sur une autre  prétendue forme de démocratie que l’Ambassadeur veut instaurer en Mauritanie et rejettent  toute participation à cette gymnastique.   Les Centrales syndicales nationales signataires appellent l’opinion nationale et internationale à renforcer leur détermination pour la restauration, dans l’immédiat de la légalité constitutionnelle par la libération et le rétablissent  de Monsieur le  Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et de son Premier Ministre dans leurs fonctions légitimes.   Nouakchott, le 08 septembre 2008.   Les Centrales signataires   UTM CGTM CLTM USLM UNTM CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=48 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=47 2008-09-03 Les centrales syndicales opposées au coup d'État du 06 août désapprouvent le gouvernement formé par la junte militaire DECLARATION Notre pays vit depuis le 06 août 2008 sous le règne d’un régime militaire issu d’un putsch mené contre le Président de la République démocratiquement et populairement élu par le peuple mauritanien. Cette confiscation de la légitimité populaire par un groupe d’officiers supérieurs putschistes a été largement et fermement condamné par les centrales syndicales nationales et internationales ainsi que par toute la communauté internationale. Depuis cette date du fameux 06/08/2008, tous les acteurs tant nationaux qu’internationaux n’ont cessé de réclamer et d’exiger le retour à la légalité constitutionnelle par la libération et le rétablissement dans leurs fonctions du Président de la République et de son Premier Ministre. C’est dans ce contexte, que tard dans la soirée du dimanche 31 août 2008, les putschistes ont proclamé la formation d’un gouvernement dénué de toute légitimité et de toute légalité. En conséquence, Nous, centrales syndicales nationales signataires de cette déclaration, affirmons notre désapprobation de ce gouvernement illégitime et de notre rejet de toute forme de collaboration avec lui. Nous exhortons les travailleurs à resserrer davantage leurs rangs et à se mobiliser pour la préservation et la restauration de la démocratie dans notre pays et pour le respect de la légalité constitutionnelle à travers le rétablissement dans l’immédiat du Président de la Républiques dans ses fonctions légitimes. Fait à Nouakchott, le 01 septembre 2008. Les Centrales syndicales signataires Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) Union des Syndicats Libres de Mauritanie (USLM) Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie (UNTM) Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=47 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=46 2008-08-27 La CSI réitère son appel au retour à la légalité constitutionnelle en Mauritanie CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) CSI EnLigne… 152/270808 Mauritanie : Appel des syndicats à L’ONU pour restaurer la démocratie Bruxelles, le 27 août 2008 (CSI EnLigne) : Les organisations syndicales mauritaniennes¹ de la CSI (UTM, CGTM et CLTM) ainsi que d’autres centrales de Mauritanie² (USCM, CNTM et UNTM) ont lancé un appel conjoint aux Nations Unies afin de restaurer la démocratie dans ce pays. Les organisations syndicales mauritaniennes estiment que le coup d'état est injustifié, présente un grand danger et une menace pour la paix civile, l'unité nationale, la stabilité et torpille la démocratie qui était en place et où les libertés d'expression et d'organisation étaient largement offertes et les droits fondamentaux garantis. La CSI avait exprimé sa forte préoccupation à l’annonce de la répression exercée par les forces de l’ordre mauritaniennes le19 août dernier pour disperser par la force un meeting syndical de protestation contre le coup d'État militaire du 6 août ayant renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. A l’annonce du coup d’Etat, la CSI s’était aussitôt jointe à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et avait appelé à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI, a réitéré son appel au retour à la légalité constitutionnelle et espère que tout sera mis en œuvre pour un retour rapide de la démocratie. Pour lire l’appel des organisations syndicale mauritaniennes : http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/Lettre_de_clarification.pdf 1 : Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) ; Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM). 2 : Union Syndicale Libre de Mauritanie (USLM) ; Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) ; Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie (UNTM) affiliée à la FSM. La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. Site Internet : http://www.ituc-csi.org Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=46 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=45 2008-08-26 Marche des centrales syndicales opposées au coup d'État du 06/08/2008 Six centrales syndicales ont organisé hier 25 août 2008 une marche de condamnation du coup d'État militaire intervenu le 06 août 2008 en Mauritanie.Au cours de cette marche, les travailleurs scandaient les slogans tels que: NON AU COUP D'ÉTAT! OUI A LA LÉGALITÉ CONSTITUTIONNELLE! SIDI PRÉSIDENT! ...etc. La marche qui s'est ébranlé de l'ancienne maison des jeunes a abouti à la nouvelle maison des jeunes en passant devant l'État Major de la Garde Nationale et la polyclinique, donnant l'occasion aux populations des quartiers Médinas sorties nombreuses le long de l'itinéraire d'acclamer les manifestants. La marche s'est achevée par un meeting à l'occasion duquel une déclaration, que nous vous livrons ci-dessous, a été distribuée: --------------------------------------------------------------- UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFÉDÉRATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFÉDÉRATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) DÉCLARATION Les Centrales syndicales nationales de travailleurs ont appris avec une grande amertume et une déception certaine, le putsch militaire intervenu dans notre pays en ce début de matinée de la journée du mercredi 06 août 2008. Ce coup d'État qui a occasionné la destitution du Président de la République, légalement et constitutionnellement élu par le peuple mauritanien, constitue un grand recul de la démocratie en Mauritanie dont l'exemple était admiré en Afrique et dans le Monde Arabe. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs, fidèles aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l'exercice du pouvoir par le peuple, condamnent avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force et dénoncent cette usurpation du pouvoir d'une manière brutale en violation de la Constitution. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs exigent, à cet effet, de toutes leurs forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République. Nous appelons l'Armée à rester dans le cadre de son rôle républicain de défense de l'intégrité nationale au service de la légalité constitutionnelle. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs lancent un appel aux organisations syndicales internationales ainsi qu'aux amis de la Mauritanie, afin qu'ils nous aident à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect et le rétablissement de l'institution présidentielle démocratiquement élue. Nouakchott, le 07 août 2008. Les Centrales syndicales signataires. 1.UTM 2.CGTM 3.CLTM 4.USLM 5.UNTM 6.CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=45 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=44 2008-08-21 La CSI dénonce l'interdiction de manifester et la répression de syndicalistes en Mauritanie CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) CSI EnLigne… 150/200808 Mauritanie : une manifestation syndicale réprimée par les autorités Bruxelles, le 20 août 2008 (CSI EnLigne) : La CSI exprime sa forte préoccupation à l’annonce de la répression exercée par les forces de l’ordre mauritaniennes ce 19 août pour disperser par la force un meeting syndical de protestation contre le coup d'Etat militaire du 6 août ayant renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Parmi d’autres syndicalistes participant à ce meeting syndical pourtant autorisé, le secrétaire général de la CLTM affiliée à la CSI, Samory Ould Beye, a ainsi été amené manu militari dans un commissariat de Nouakchott, avant d’être relâché. A l’annonce du coup d’Etat, la CSI s’était aussitôt jointe à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et avait appelé à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI, dénonce les derniers évènements antidémocratiques survenus à l’encontre de manifestants syndicaux pacifiques et réitère son appel au retour à la légalité constitutionnelle. La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. Site Internet : http://www.ituc-csi.org Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=44 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=43 2008-08-19 Interdiction du meeting des centrales syndicales contre le coup d'État du 06 août 2008 Le meeting des centrales syndicales, qui étaient programmé ce jour à 17h pour condamner le coup d'État militaire du 06 août 2008 et réclamer le retour à la légalité constitutionnelle, a été interdit par les autorités avec brutalisation de la part de la police des dirigeants syndicalistes et des travailleurs qui étaient déjà sur les lieux à 16h. La coordination des centrales syndicales a tenu immédiatement après une conférence de presse au cours de laquelle elle a dénoncé ces graves violations des libertés fondamentales et la volonté de poursuivre les actions contre le coup d'État et pour la défense de la démocratie. Auparavant, elle avait rencontré le Waly de Nouakchott pour protester contre cette décision arbitraire et lui réitérer la détermination des travailleurs à user de tous leurs droits que leur confère la loi pour contribuer au retour à la légalité constitutionnelle. La coordination décidera demain d'une prochaine action de masse que les travailleurs entreprendront dans ce cadre. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=43 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=41 2008-08-07 DECLARATION UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) UNION SYNDICALE DES TRAVAILEURS DE MAURITANIE(USTM) UNION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UGTM) UNION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (ULTM)     DECLARATION   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs ont appris avec une grande amertume et une déception certaine, le putsch militaire intervenu dans notre pays en ce début de matinée de la journée du mercredi 06 août 2008. Ce coup d’Etat qui a occasionné la destitution du Président de la République, légalement et constitutionnellement élu par le peuple mauritanien, constitue un grand recul de la démocratie en Mauritanie dont l’exemple était admiré en Afrique et dans le Monde Arabe.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs, fidèles aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l’exercice du pouvoir par le peuple, condamnent avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force et dénoncent cette usurpation du pouvoir d’une manière brutale en violation de la Constitution.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs exigent, à cet effet, de toutes leurs forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République.   Nous appelons l’Armée à rester dans le cadre de son rôle républicain de défense de l’intégrité nationale au service de la légalité constitutionnelle.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs lancent un appel aux organisations syndicales internationales ainsi qu’aux amis de la Mauritanie, afin qu’ils nous aident à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect et le rétablissement de l’institution présidentielle démocratiquement élue.    Nouakchott, le 07 août 2008. Les Centrales syndicales signataires   UTM CGTM CLTM USLM UNTM CNTM USTM UGTM ULTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=41 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=40 2008-08-07 Mauritanie: la CSI condamne le coup d’Etat et appelle à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE CSI en ligne 145/070808 Mauritanie: la CSI condamne le coup d’Etat et appelle à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle Bruxelles, le 7 août 2008 (CSI En Ligne): Au lendemain du coup d’Etat survenu en Mauritanie ce mercredi 6 août, la CSI se joint à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et appelle à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été arrêté mercredi à Nouakchott au cours d'un coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle qu'il venait de limoger. Intervenu moins d'un an et demi après l'élection présidentielle de début 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, ce coup de force a aussitôt été condamné par de nombreux acteurs internationaux, à l’exemple de l’Union Africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne ou encore des Etats Unis. La Confédération générale des Travailleurs mauritaniens (CGTM) a immédiatement « condamné avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force » et appelé à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République ». Pour rappel le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait succédé à la junte militaire qui dirigeait le pays depuis le renversement en 2005, par un précédent coup Etat sans effusion de sang, du président Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya. Mais la nouvelle présidence élue démocratiquement a rapidement du faire face à une situation socio-économique très difficile. L’exploitation du pétrole initiée il y a deux ans n’a pas encore eu d’incidence positive sur le quotidien les Mauritaniens, les inégalités s’aggravent et la pauvreté touche de plus en plus de travailleurs et travailleuses mauritaniens. Depuis plusieurs mois, le pays est frappé de plein fouet par une crise alimentaire aigue. Alors que la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses mauritaniens s’accentue sous la flambée des prix des denrées et services de première nécessité, la CSI exprime son entière solidarité envers le mouvement syndical mauritanien et insiste sur la nécessité impérative pour le pays de répondre à ces défis sociaux urgents dans un cadre démocratique apaisé et participatif. La CSI représente 168 millions de travailleurs au sein de 311 organisations affiliées nationales dans 155 pays. Site Web: http://www.ituc-csi.org Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au : +32 2 224 0210. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=40 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=39 2008-08-07 The ITUC-Africa strongly condemns the Coup in Mauritania 7th August, 2008 PRESS STATEMENT The ITUC-Africa strongly condemns the Coup in Mauritania The International Trade Union Confederation – African Regional Organisation (ITUC-Africa) notes with dismay, the anti-democratic action that has visited Mauritania following a coup d’état staged by some elements of the Mauritanian Armed Forces, toppling the democratically elected government of H. E. President Sidi Ould Cheikh Abdallahi on Wednesday 6th August 2008. President Abdallahi and his Prime Minister, Yahia Ould Ahmed El-Ouakef have been detained by the coup makers. The ITUC-Africa views this anti-democratic action as most unfortunate. It is illegal and is in contravention with the values and principles of the African Union (AU). If anything, it represents a return to dictatorship that will again rain anarchy on the people of Mauritania. As such, the ITUC-Africa strongly condemns the coup and demands the immediate release and reinstatement of President Abdallahi and his Prime Minister and the return of the country to constitutional rule. The ITUC-Africa calls on the African Union (AU), the United Nations (UN) and the rest of the International Community not to recognise or have any dealings with the junta in Mauritania. The ITUC-Africa also urges the UN Security Council to impose stiffer economic sanctions, arm embargo, land, sea, and air blockage on Mauritania until the junta hands over power to President Abdallahi. The ITUC-Africa also calls on all its affiliates to condemn the coup in Mauritania and to closely monitor the situation in that beleaguered country. Kwasi Adu-Amankwah General Secretary http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=39 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=38 2008-08-06 COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE COUP D'ETAT DU 6 AOUT 2008 Notre pays s’est réveillé ce matin du mercredi 06 août 2008 par un coup d’Etat rondement mené par les généraux qui dirigent l’armée nationale. La CGTM, fidèle aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l’exercice du pouvoir par le peuple, condamne avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force. La CGTM regrette que le chemin du progrès qui menait la Mauritanie vers le concert des Nations civilisées et démocratiques, respectueuses de leur volonté populaire, a connu, à travers cet acte, des secousses sérieuses et dangereuses qui ne grandissent pas notre image. La CGTM appelle, à cet effet, de toutes ses forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République. La voie de développement économique et social durable passe par un ordre constitutionnel normal et légal basé sur la reconnaissance des droits de tous les acteurs et par le respect de textes fondamentaux qui régissent la vie de la Nation. En cette période de crise alimentaire aigue qui frappe toutes les économies fragiles, où la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs s’accentue sous la flambée des prix des denrées de base, notre pays a besoin de vivre dans un cadre démocratique apaisé et participatif que seul le peuple peut offrir pour que les forces nationales se coalisent pour faire face aux multiples défis qui interpellent notre pays. Nous appelons les auteurs du putsch à la raison et à redonner à notre vaillante armée sa belle image d’institution républicaine, respectueuse de la Constitution et dont l’histoire récente a révélé son patriotisme à travers une bonne issue de la période de transition. La communauté internationale ainsi que les amis de la Mauritanie, doivent aider le peuple mauritanien à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect de l’institution présidentielle démocratiquement élue. Nouakchott, le 06 août 2008. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=38 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=37 2008-08-04 Grève à l'Office National de l'Etat Civil COMMUNNIQUE DE PRESSE Un millier de travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil ont déclenché ce dimanche 03 août 2008 une grève générale sur toute l’étendue du territoire national. Cette attitude combative et engagée découle d’un ras le bol généralisé et fait suite à beaucoup de privations et de lassitude car ces travailleurs sont restés depuis le mois de janvier 2008 sans percevoir leurs salaires. Cette situation a fini de détériorer le niveau de vie de cette profession face à la dégradation des conditions de vie consécutive à la flambée des prix et à la crise alimentaire. Les travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil, de par les fonctions qu’ils occupent et des prestations qu’ils rendent, jouent un rôle considérable dans le dispositif sécuritaire et dans l’ancrage de la démocratie dans le pays, et méritent d’être traités plus favorablement par les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit de leurs droits fondamentaux. La CGTM demande aux pouvoirs publics d’entreprendre toutes les mesures nécessaires pour que l’Etat trouve une solution urgente par le respect des dispositions règlementaires qui lient les employeurs et leurs employés et que soit versée l’intégralité des arriérés de salaires dus aux travailleurs de l’Etat Civil. La CGTM est solidaire de cette action de lutte qui anoblit le millier de travailleurs qui ont décidé et entrepris de porter haut le flambeau de la lutte syndicale pour revendiquer leurs droits inaliénables et les encourage à renforcer leur unité et leur solidarité. Vive la grève des travailleurs de l’Office de l’Etat Civil Pour le paiement immédiat et intégral des arriérés de salaire Nouakchott, le 03 août 2008. ___________________________________________ Le Secrétariat Général de la CGTM Excellence, Monsieur le Premier Ministre Nouakchott Un millier de travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil qui sont restés depuis le mois de janvier 2008 sans percevoir leurs salaires, ont déclenché ce dimanche 03 août 2008 une grève générale sur toute l’étendue du territoire national. Durant toute cette période, leurs conditions de vie se sont détériorées face à la dégradation de leur pouvoir d’achat consécutive à la flambée des prix et à la crise alimentaire. Les travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil, de par les fonctions qu’ils occupent et des prestations qu’ils rendent, jouent un rôle considérable dans le dispositif sécuritaire et dans l’ancrage de la démocratie dans le pays, et méritent d’être traités plus favorablement par les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit de leurs droits fondamentaux. La CGTM demande au gouvernement d’entreprendre toutes les mesures nécessaires pour que l’Etat trouve une solution urgente à cette situation par le respect des dispositions règlementaires qui lient les employeurs à leurs employés et que soit versée l’intégralité des arriérés de salaires dus aux travailleurs de l’Etat Civil. La CGTM soutient les revendications légitimes de ce millier de travailleurs de l’Etat Civil et considère que cette situation est inacceptable et mérite de trouver une solution rapide et efficace. Ampliation : Président de la République 1 Le Secrétaire Général de la CGTM Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=37 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=30 2008-07-27 Fin de la session du Bureau Confédéral Le Bureau Confédéral de la CGTM s’est réuni, comme prévu, en session ordinaire au niveau du siège de l’organisation du 10 au 12 juillet 2008 sous la présidence du camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire Général. Le bureau a examiné les points suivants : 1.Rapport d’activités du Secrétaire Général 2.Rapports d’activités des départements du comité exécutifs 3.Rapport financier 2006, 2007 et 1er trimestre 2008. 4.Elections Professionnelles de représentativité 5.Négociations Sociales Collectives Ouvrant la séance, après l’adoption de l’ordre du jour, le secrétaire général a remercié et souhaité la bienvenue aux membres du bureau qui ont pris part dans leur très large majorité à cette importante session du bureau confédéral, session qui intervient dans un contexte particulier caractérisé par : •L’ouverture des négociations sociales entre les partenaires sociaux en Mauritanie depuis le mois de mars 2008. •L’organisation en 2008 des premières élections professionnelles nationales de représentativité des centrales syndicales •Une aggravation de la crise économique et sociale marquée par une crise alimentaire aigue, un chômage qui s’accroît, une flambée des prix des denrées de base, la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs •Une crise politique qui bloque beaucoup d’activités économiques et sociales et qui est inquiétante pour l’avenir de la démocratie et du changement dans le pays. Face à tous ces défis et qui ne sont des moindres, il a demandé aux membres du bureau confédéral de mesurer les responsabilités qui les attendent afin de mieux les affronter en se basant sur la mobilisation des structures syndicales et leur meilleure orientation et un bon encadrement. A cet effet, le Bureau Confédéral doit faire un état des lieux pour identifier les points forts et les points faibles de l’organisation afin de se donner les outils pour les redresser dans les meilleurs délais. Le bureau a ensuite examiné les questions qui étaient inscrites à l’ordre du jour et dont la synthèse suit : Le bureau a apprécié le rapport qui a donné des informations sur les évolutions constatées au niveau social depuis la fin de la période de transition politique (août 2005 à mars 2007), avec les différentes démarches et pressions engagées par les organisations syndicales pour l’ouverture des négociations collectives et une prise en compte des conditions de vie et de travail par le gouvernement et le patronat. Toutefois, le rapport a fait ressortir les difficultés rencontrées avec ces partenaires, notamment leur manque de disponibilité à entamer convenablement ces négociations et à leur donner tout le sérieux nécessaire. Il a été noté que durant cette période, les Centrales syndicales ont développé des luttes qui se sont traduites par des meetings tant à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays et qui ont finalement abouti à la convocation des partenaires sociaux pour les négociations tripartites en cours. Il a rendu compte également du démarrage de la campagne de syndicalisation des travailleuses et travailleurs du Secteur de l'Economie Informelle que la CGTM, en collaboration avec le Mouvement pour la Solidarité Internationale du Syndicat Libéral de Belgique, qui vise à élargir la base syndicale et permettre aux travailleurs du SEI de s’organiser en conséquence pour mieux assurer la défense de leurs droits individuels et collectifs et en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Le rapport a aussi relaté le processus qui a conduit à la décision du gouvernement, avec l’appui du BIT, d’organiser les premières élections professionnelles nationales de représentativité en Mauritanie au courant de l’année 2008. Le Secrétaire Général a, enfin, fait un compté rendu sur les évolutions du Mouvement Syndical International après la naissance de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et la tenue des congrès régionaux de fusion comme celui de la CSI-Afrique d’Accra et l’engagement des nouvelles instances de notre Internationale à mieux accompagner les affiliés nationaux dans leurs efforts de renforcement des capacités et de développement syndical. Après étude et analyse des rapports des Départements de l’Exécutif, le Bureau Confédéral a identifié les priorités par rapport auxquelles il invite le Comité Exécutif à s’investir davantage pour accomplir des pas encore plus importants dans l’édification et le renforcement de l’organisation pour renforcer ses capacités pour la défense des intérêts économiques, sociaux et professionnels des travailleurs mauritaniens, et contribuer davantage au renforcement du Mouvement Syndical International dans la défense et la promotion de la justice sociale. Ces principales priorités sont : - La satisfaction au maximum possible de la demande de formation syndicale des affiliées - La poursuite de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail à travers une issue satisfaisante des négociations entre les partenaires sociaux - Un bon déroulement des élections professionnelles de représentativité. - L’amélioration de la communication syndicale tant interne qu’externe. - Le renforcement de la coopération syndicale internationale (bilatérale et multilatérale) - Le renforcement de la gestion financière qui a connu de grandes améliorations depuis la dernière session Le bureau a également remercié les partenaires au développement de la CGTM pour l’apport considérable de leur coopération dans le renforcement des capacités de notre organisation à travers projets que nous avons et continuons à développer avec eux. Enfin, le Bureau confédéral a fixé la date de sa prochaine session en décembre 2008. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=30 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=29 2008-07-24 Institution du Conseil Economique et Social en Mauritanie Dans sa réunion du mardi 22 juillet 2008, le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets relatifs au Conseil Economique et Social : - Projet de décret fixant la rémunération des membres du Conseil Economique et Social ; Le décret vient en application des dispositions de l'article 23 de la loi organique 2007-058 du 6 décembre 2007 relative au Conseil Economique et Social. - Projet de décret portant composition du Conseil Economique et Social. En application des dispositions de l'article 2 du décret n°2008-086 du 16 Avril 2008, sont nommés membres du Conseil économique et Social : - Teslem Mint Moctar Ould Samba, Représentante de l'Union des Travailleurs de Mauritanie, - Abderrahmane Ould Boubou, Représentant de l'Union des Travailleurs de Mauritanie, - Abdellahi Ould Mohamed dit Nahah, Représentant de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, - Niang Mamadou, Représentant de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, - Samory Ould Bèye, Représentant de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie, - Mohamed Ould Cheikh Ould Jiyid, Représentant de l'Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie, - Kane Moctar, Représentant de l'Union des Syndicats Libres de Mauritanie, - Moulaye Sidi Mohamed Abass, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Ahmed Baba Ould Ezizi, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Brahim Ould Ghadour, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Mohamédou Ould Sidi, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Taleb Bouya Ould Mohamed Effelouat, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Mohamédou Ould Mohamed Mahmoud, Représentant la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Mauritanie, - Yemehlou Ould Valily, Représentant de la Chambre de l'Artisanat et des Métiers de Mauritanie, - Me Zaïm Ould Mohamed Vall, Représentant de l'Ordre National des Avocats, - Ahmed El Haiba Ould Sadegh, Représentant de l'Ordre National des Experts Comptables, - Dr Ahmed Ould Seyid, Représentant de l'Ordre National des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens Dentistes, - Ahmed Ould Khattari, Représentant de l'Association des Professionnels de la Micro Finance, - Houriya Mint Ebba, Représentante de la Fédération Nationale des Métiers Féminins, - Lehbouss Ould El Id, Représentant de la Fédération Mauritanienne des Associations Nationales des Personnes handicapées, - El Hacen Ould Taleb, Représentant de réseaux de la Société Civile, - Lalla Aicha Sy, Représentante de réseaux de la Société Civile, - Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Représentant de l'Association des Oulémas de Mauritanie, - Dr Mine Ould Béchir, Représentant de l'Association des Imams de Mosquées de Mauritanie - Mrabih Ould Abdel Aziz, Maire de la Commune de Bénichab (Inchiri), - Ba Abdoulaye Mamadou, Maire de la Commune de Bababé (Brakna), - Mohamed Ould Biha, Maire de Tidjikja (Tagant), - N'Gaïdé Alassane, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Afrique, - Mohameden Ould Nagi, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Monde Arabe, - Mohamed Ghali Ould Khtour, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Europe-Asie-Amérique. Au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel dont des chercheurs : - Ahmed Ould Sidi Baba, - Achour Ould Samba, - Barro Abdoulaye, - Mohamed Ould Cheikh Sidiya, - Chrif Ould Mohamed Mahmoud, - Nebghouha Mint T'Lamid. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=29 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=28 2008-07-08 MAURITEL.SA s'apprête à réduire ses effectifs Par note de service n°00013 en date du 06 juillet 2008, la Direction Générale de Mauritel.SA vient d’annoncer une offre de départ volontaire, la 3ème du genre depuis la privatisation. Cette offre, pour laquelle aucune raison n’a été évoquée, a été faite sans consultation des représentants des travailleurs malgré leur demande d’audience en souffrance depuis une dizaine de jours auprès de la Direction Générale. Certes, le Groupe Mauritel a procédé à la fusion de ses deux entités (Mauritel.SA et Mauritel Mobiles), ce qui peut poser un besoin de réorganisation et de redéploiement, voire même de réduction justifiée du personnel à réaliser à travers un plan social négocié et valorisant qui prend en compte les intérêts de toutes les parties et dans le respect de dispositions législatives et règlementaires en la matière. Malheureusement, Mauritel.SA refuse toujours encore d’épouser une nouvelle approche du partenariat qui soit fondé sur la transparence et le dialogue social, qui est pourtant la seule voie permettant de façon durable d’optimiser le développement de l’entreprise et de préserver les intérêts supérieurs de ses travailleurs. Rappelons que les privatisations et les départs volontaires sont devenus, depuis l’adoption des plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale dans les années 80, un moyen pour des licenciements déguisés de travailleurs y compris par des entreprises ayant une bonne santé financière ; à noter dans ce chapitre que Mauritel.SA a réalisé en 2007, 13 milliards d’ouguiyas de bénéfices pour un chiffre d’affaire de 34 milliards. Face à cette situation dangereuse pour l’emploi, la section de la CGTM dénonce cette fuite en avant de Mauritel qui se comporte en Multinationale qui fait fi de la législation et de la réglementation dans le pays, sous l’œil bienveillant des administrateurs et des pouvoirs publics qui ne sont intéressés que par les dividendes et impôts qu’ils récoltent sans se soucier des impacts sociaux en terme de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie et de travail. Elle demande l’ouverture immédiate de négociations autour de cette offre de départ volontaire pour une solution concertée aux problèmes nés de la fusion, et des revendications encore pendantes des travailleurs. Elle interpelle enfin le mouvement syndical mauritanien et le gouvernement afin qu’ils se saisissent des questions fondamentales de ce genre liées à l’avenir des travailleurs dans notre pays. Nouakchott, le 07 juillet 2008 Le Bureau de la section http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=28 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=24 2008-06-14 Déclaration : Journée Mondiale contre le travail des Enfants La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie a célébré le 12 juin 2008, à l’instar de la communauté syndicale internationale, la Journée Mondiale contre le travail des enfants sous le thème : L’éducation, la bonne réponse au travail des enfants Ci-après, la déclaration publiée à cette occasion : Le 12 juin, Journée Mondiale contre le travail des Enfants sera célébrée année par la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), à l’instar de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et de ses affiliées de par le monde sous le thème : l’Education, la bonne réponse au travail des enfants. Ce phénomène de travail des enfants qui se matérialise par une exploitation scandaleuse de cette couche très vulnérable de l’humanité, au sein de laquelle, selon les statistiques admises, on compte plus de 250 millions d’enfants qui travaillent, dont 60% de filles qui n’ont aucun droit à une enfance normale ni ne peuvent accéder à un véritable enseignement. Plus d’un milliard d’adultes sont aujourd’hui analphabètes, essentiellement parce qu’ils ont dû travailler au lieu de fréquenter l’école. A leur tour, leurs enfants sont des millions à devoir travailler pour permettre à leurs familles de survivre, perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pauvreté, de l’inégalité et du sous-développement. De larges campagnes de lutte contre ce fléau ont été menées par les syndicats et les groupements de défense du monde entier, campagnes qui ont attiré l’attention de l’opinion internationale d’une façon jusque là inégalée. L’Organisation Internationale du Travail (OIT), organisme tripartite mondial (Gouvernements, Employeurs, Travailleurs) a élaboré une nouvelle et stricte Convention N° 182 concernant l’interdiction de pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination. Cette Convention et ta Convention N° 138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi, constituent la principale base juridique internationale dans les campagnes sur le travail des enfants. Notre pays qui a ratifié les deux Conventions, a élaboré une stratégie nationale de lutte contre ces pratiques et a me diverses phases de mobilisation de l’opinion nationale contre ce fléau. Toutefois, les enfants continuent à être utilisés comme de la main d’œuvre dans différents types d’occupation tant d les villes que dans les campagnes, subissant parfois des sévices corporels et mentaux dus aux souffrances quotidiennes dont ils font l’objet. Cette situation ne doit plus être acceptée, ni tolérée et interpelle les pouvoirs publics de notre pays par la définition des mécanismes clairs et précis pour une bonne et parfaite application des Conventions internationales ratifiées, La CGTM se met â l’avant-garde de cette lutte contre le travail des enfants et œuvre dans ses actions quotidiennes par une sensibilisation et une mobilisation constantes, à contribuer à son éradication, sur la base des cinq domaines principaux de la CSI que sont; 1. Education pour tous les enfants 2. Eradication l’exploitation 3. Sécurité économique 4. et des enfants et droits des adultes 5. Alliance mondiale contre le travail des enfants Pour ce faire, la CGTM développe des programmes de renforcement des capacités des travailleurs et travailleurs de notre pays, particulièrement ceux et celles de l’économie informelle par un projet de syndicalisation dans le cadre de la coopération avec la Centrale Générale des Syndicats Libéraux de Belgique à travers son Mouvement pour la Solidarité Internationale, dont la composante essentielle est la lutte contre la pauvreté et le sous développement, contribuant ainsi à l’amélioration des revenus des ménages afin de leur permettre de mieux éduquer leurs enfants. Ce programme couvre l’ensemble des Wilayas de notre pays et se déroulera pendant une période de quatre années (2009-2012), et cet effet, toutes les structures de notre organisation Coordinations Régionales, Comités Régionaux des Femmes et des Jeunes) sont mobilisées pour l’atteinte de ces objectifs de développement. Non au Travail des Enfants L’Education, Meilleure Réponse au Travail des Enfants Sécurité Economique et Lutte Contre la Pauvreté  Nouakchott, le 12 juin 2OO8 Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=24 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=23 2008-06-12 Elections professionnelles à la MTL, à la BNM et à la SOMAGAZ Communiqué de Presse Des élections professionnelles se sont déroulées le 06 Juin 2008 à l’établissement MTL pour élire le délégué du personnel de cette entreprise. Une seule liste candidate a été présentée par la CGTM. A l’issu du scrutin, la liste CGTM a emporté deux sièges de délégués titulaires et deux délégués suppléants. La CGTM félicite ses affiliés de la MTL pour le remarquable travail qu’ils ont fait et les exhortent à utiliser ces résultats pour la défense et l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleurs. Nouakchott, le 10/ 06/ 2008 Le Secrétariat Général --------------------------------- Communiqué de Presse   Des élections professionnelles se sont déroulées le 28 Mai 2008 à la société SOMAGAZ pour élire les délégués du personnel de cette entreprise.   A l’issu du scrutin, la liste CGTM a emporté 4 sièges des délégués titulaires et 4 délégués suppléants sur les 7 sièges   La CGTM  félicite ses affiliés de la SOMAGAZ pour le remarquable travail qu’ils ont fait et les exhortent à utiliser ces résultats pour la défense et l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleurs.   Nouakchott, le 03/ 06/ 2008 Le Secrétariat Général  -----------------------------------------------------------------  Communiqué de Presse   Des élections professionnelles se sont déroulées le 08 Juin 2008 à la Banque Nationale de Mauritanie (BNM) pour élire les délégués du personnel de cette institution financière.   A l’issu du scrutin, la liste CGTM a emporté 2 sièges des délégués titulaires et 2 délégués suppléants sur les 5 sièges.   La CGTM  félicite ses affiliés de la BNM pour le remarquable travail qu’ils ont fait et les exhortent à utiliser ces résultats pour la défense et l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleurs.   Nouakchott, le 10/ 06/ 2008 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=23 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=15 2008-06-06 29 MAI 1968, COMMEMORATION DES MARTYRS DE ZOUERATE Suite à la manifestation pacifique organisée par les travailleurs de la Société des Mines de Fer de Mauritanie (MIFERMA) le 29 Mai 1968 à Zouerate et sur injonction des responsables de cette société, la soldatesque armée tire à bout portant sur une foule de manifestants. Il y eut sur le champ deux (02) morts et une dizaine de blessés. Le bilan qui n’a jamais pu être élucidé semble être beaucoup plus lourd, car plusieurs sources concordantes font état de plus d’une dizaine de morts. Cet événement restera, pour des militants syndicalistes que nous sommes et pendant plusieurs générations à venir, gravé dans la mémoire collective. Les revendications de nos camarades portaient sur leurs dures conditions de travail et d’existence et étaient articulées autour de certains points parmi lesquels on peut citer : - Les logements, - L’augmentation des salaires, - Et la discrimination entre travailleurs mauritaniens et travailleurs étrangers. Zouerate était à l’époque une petite bourgade créée en toutes pièces et à la va-vite pour répondre aux besoins de l’exploitation minière et les travailleurs mauritaniens qui étaient parqués dans des abris de fortune ne demandaient ni plus ni moins que d’avoir des logements leur permettant de dormir et de se reposer avec leurs familles, suite aux dures journées de labeur. Les salaires étaient maintenus à des niveaux très bas, de type colonial, alors que la société développait une exploitation capitaliste moderne, engrangeant des plus values colossales sur les dos de nos camarades ouvriers. Mais la situation la plus insupportable était l’existence à la cité minière d’un mur de séparation (ou mur de honte) qui mettait d’un coté les travailleurs étrangers dans des villas de luxe bien équipées et de l’autre Tes travailleurs mauritaniens dans des guethos, image qui rappelle l’apartheid en Afrique du Sud d’alors. Quelque temps après le massacre, le Gouvernement tenta de se justifier en disant, à travers les antennes de la radio diffusion nationale, qu’effectivement ordre avait été donné à l’armée mauritanienne de procéder à des tirs de sommation pour disperser la foule débordante et malheureusement certains travailleurs ont ramassé des balles perdues. La délégation de I’UTM qui s’est rendue sur les lieux après la catastrophe, a tout simplement pris faits et causes en faveur de la MIFERMA. Et encore quelques jours après - Le Syndicat National des Enseignants de l’Arabe publie une déclaration condamnant le massacre, tous ses dirigeants sont aussitôt arrêtés et mis en prison. - Les travailleurs, les étudiants et les élèves organisent un grand meeting à Nouakchott, ils sont dispersés au moyen de grenades lacrymogènes, certains seront ensuite embarqués dans des fourgonnettes et emmenés au commissariat de police où ils vont subir toutes sortes de tortures. - C’est le début de ce qu’on appellera la spirale manifestation-répression-manifestation. Mais les conséquences de l’évènement ne s’arrêteront pas là : Au congrès ordinaire de I’UTM convoqué en juillet 1969, la direction de la centrale, qui avait manifestement peur d’être débarquée à cause de sa trahison à l’occasion du massacre de Zouerate, avait manœuvré de sorte que les (3) trois délégués des mines, totalisent plus de mandats que l’ensemble des autres délégués, pour assurer sa reconduction La direction de la MIFERMA avait joué sa partition en payant les cartes d’adhérents au syndicat à l’ensemble des 6000 travailleurs de la société.. L’ouverture du congrès buta tout de suite sur l’épineuse question de procédure consistant au contrôle des mandats des délégués que la direction sortante avait purement et simplement refusée de cautionner. Il va s’en suivre l’éclatement du congrès et la création de deux centrales, l’UTM gouvernementale dite orthodoxe et I’UTM Rénovée. Cette division ne correspond pas seulement à une manifestation électoraliste mais à l’existence, à partir de ce jour, de deux lignes syndicales dans notre pays. Une ligne combative au service des travailleurs et une ligne opportuniste et collaborationniste au service du patronat et du Gouvernement. La CGTM a toujours cherché et cherchera encore à inscrire ses activités dans le cadre de cette ligne combative. Certains résultats qu’elle a obtenus sont satisfaisants et même élogieux, d’autres le sont beaucoup moins en fonction des contextes et des difficultés objectives. En tout état de cause, la volonté existe, la mobilisation et la participation effective des militants sont toujours demandées. La commémoration du 29 Mai 68 est non seulement pour nous un devoir de mémoire, mais aussi une occasion pour exhorter la poursuite et la perpétuation du symbole donné par les martyrs de Zouerate, pour améliorer encore davantage les conditions de vie des travailleurs. Gloire aux martyrs de Zouerate Vive la CGTM Vive la Solidarité ouvrière internationale Nouakchott le 29 Mai 2008 LA COMMISSION DE COMMUNICATION DE LA CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=15 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=5 2008-06-01 Communiqué de Presse : Des élections professionnelles se sont déroulées le 18 Mai 2008 à l’établissement SMPCV Sarl pour élire le délégué du personnel de cette entreprise. Une seule liste candidate a été présentée par la CGTM. A l’issu du scrutin, la liste CGTM a emporté le siège du délégué titulaire et du délégué suppléant. La CGTM félicite ses affiliés de la MAFCI pour le remarquable travail qu’ils ont fait et les exhortent à utiliser ces résultats pour la défense et l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleurs. Nouakchott, le 26/ 05/ 2008 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=5