CGTM - Mauritanie http://www.cgtm-mauritanie.org Actualites 2010-03-10 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=198 2010-03-10 Conférence de presse La Coordination des Organisations Syndicales appelant à la grève a organisé aujourd’hui une conférence de presse au siège de l’UTM. Cette rencontre était une occasion pour ces organisations syndicales de réitérer leur position face à la situation actuelle à savoir le maintien de la grève générale des travailleurs de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. A quelques jours de l’expiration du préavis de grève, cette conférence de presse était également destinée à faire le point sur les missions qui ont été effectuées à l’intérieur du pays par les leaders de la coordination pour mobiliser leur base. Et à travers leurs propos, on peut dire que la mobilisation pour la grève générale des travailleurs de la fonction publique ne faiblit pas. Il faut rappeler que les syndicats avaient prévu d’observer cette grève en signe de protestation contre le décret fixant indemnités de transport et logement pour les fonctionnaires et agents de l’Etat sans concertation avec les représentants des travailleurs. Ces indemnités sont jugées insignifiantes par une large majorité des travailleurs de la fonction publique compte tenu de conjoncture de crise qui prévaut actuellement. Au lieu de chercher une solution concertée le gouvernement souhaite maintenir le statut quo et refuse de dialoguer avec les principaux concernés. Pire, il a même opté pour fuite en avant et une diversion en faisant recours à des manœuvres de simulations de dialogue avec des organisations syndicales qui n’ont pas déposé de préavis de grève. Aujourd’hui, ce que la coordination des organisations syndicales demande essentiellement c’est l’ouverture de négociations sérieuses pour trouver une solution concertée à cette situation. Au terme de cette conférence de presse voici l’intégralité de le communiqué rendu public par coordination : COMMUNIQUE DE PRESSE Les organisations syndicales de travailleurs signataires du Préavis de Grève des Fonctionnaires et Agents de l’Etat prévue pour les 15, 16 et 17 mars 2010, réaffirment leur détermination à œuvrer pour l’aboutissement des revendications légitimes formulées par ces catégories de travailleurs, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, et ce à travers la revalorisation des indemnités de transport et de logement, unilatéralement octroyées par le gouvernement. Nous saluons, à cet effet, la mobilisation et l’engagement de nos bases respectives et de l’ensemble des travailleurs de la Fonction Publique, qui ont tenu à prendre part massivement aux réunions tenues au niveau de toutes les Wilayas de notre pays. La cause juste défendue par les travailleurs a reçu l’appui et le soutien de l’opinion publique nationale éprise de paix et de justice sociale. Toutefois, nous sommes surpris que non seulement le gouvernement actuel soit l’unique pouvoir de toutes les républiques qui se sont succédées dans notre pays (même ceux d’exception) à faire la sourde oreille face à un préavis de grève générale dans un secteur aussi vital, mais qui également, fasse recours à des manœuvres de simulations de dialogue avec des organisations syndicales qui n’ont même pas apposé leur signature au préavis de grève et en leur ouvrant grandement les canaux des médias publics dans le seul but de saborder la légitimité des revendications qui lui sont soumises. En adoptant cette attitude de refus obstiné d’ouvrir les négociations avec les organisations syndicales qui lui en ont fait la demande, le gouvernement prend la responsabilité indivisible de provoquer l’escalade en continuant d’ignorer tous les appels lancés par les plus importants syndicats représentatifs dans notre pays, lesquels au demeurant, n’ont jamais fait de la grève un objectif mais un moyen de lutte et de négociation pour que les partenaires se retrouvent rapidement autour d’une table afin de négocier des différends qui les opposent. Les organisations syndicales signataires du préavis de grève fustigent la campagne de démobilisation et d’intimidation orchestrée par les médias publics ainsi que par des groupes de pression aussi bien tribaux qu’administratifs et professionnels, à l’encontre des travailleurs qui n’ont demandé que des améliorations de leurs conditions d’existence très dégradées par l’effet de la gouvernance économique et sociale qui les ignore et de l’absence de dialogue social véritable. Nous lançons un vibrant appel aux Fonctionnaires et Agents de l’Etat afin qu’ils résistent à toutes les manœuvres de division et d’intimidation pour mener la lutte légitime en vue de gagner des indemnités de transport et de logement significatives et négociées dans le cadre du respect de la règlementation en la matière (article 25 sur les avantages sociaux du personnel de l’Etat), et des travailleurs et de leurs organisations, et qu’ils observent massivement le mot d’ordre de grève les 15, 16 et 17 mars 2010. Vive la lutte légitime des fonctionnaires et agents de l’Etat Vive la solidarité syndicale Nous vaincrons Nouakchott, le 10 mars 2010. Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages Femmes de Mauritanie (SPISM) Syndicat National des Médecins et Chirurgiens Dentistes (SNMCD) Syndicat National des Professeurs de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (SNPETFP) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=198 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=197 2010-03-09 Grève des employés d'une société pétrolière chinoise opérant dans le bassin de Taoudenni Les employés de la société chinoise CNPC Drilling, contractant des services pétroliers en charge de la réalisation d’une campagne de forage pour le géant pétrolier Total dans le bassin de Taoudenni ont décidé d’entamer, depuis ce matin, une grève suite à la décision prise par leur employeur, de façon unilatérale, de diminuer leur salaire. Les travailleurs ont également observé ce mot d’ordre en signe de protestation contre leurs mauvaises conditions de vie et de travail. En effet, en plus d’un salaire dérisoire, les travailleurs ne sont pas déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Il faut aussi préciser que ces travailleurs ne bénéficient pas d’indemnité de déplacement, ni d’éloignement et n’ont pas de prime de logement. Avant de procéder à ce mouvement, les travailleurs de la société ont plusieurs fois demandé à l’employeur de reconsidérer leur situation. Mais ce dernier n’a rien voulu comprendre des doléances de ses travailleurs, ni songer à améliorer leur situation. Même si l’employeur est en droit de réduire les salaires, il doit quand même respecter certaines conditions. Le salaire est un élément essentiel du contrat de travail; par conséquent, l’employeur ne peut que proposer une diminution du salaire et ne peut, en aucun cas, procéder de façon unilatérale à la réduction de salaire. La diminution de salaire ne peut donc intervenir qu’à la suite d’un accord entre l’employeur et l’employé. Seulement, le premier n’a pas respecté tous ses consignes et a décidé de gérer sa société comme un poulailler « on n’entre et sort comme on veut ». Les autorités doivent se saisir au plus vite de ce dossier afin que la justice soit rendue à ces pauvres travailleurs. La CGTM quand à elle a vivement condamné les comportements de cet employeur et s’est saisi du dossier pour que ses travailleurs puissent retrouver tout leur droit. Elle a également exprimé sa solidarité pour cette action de lutte qui anoblit ces travailleurs qui ont décidé et entrepris de porter haut le flambeau de la lutte syndicale pour revendiquer leurs droits inaliénables. C’est ainsi qu’elle encourage les travailleurs dans le renforcement de leur unité et leur solidarité. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=197 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=194 2010-03-08 COMMUNIQUE DE PRESSE Fidèle aux principes fondamentaux de défense des intérêts professionnels, matériels et moraux de ses membres en particulier et des travailleurs en général, le Syndicat National de l’Enseignement Fondamental ( SNEF ) a toujours pris une position d ’ avant-garde pour l ’ aboutissement des revendications spécifiques des enseignants du fondamental. A cet effet, le SNEF s’est engagé seul ou de concert avec les autres organisations syndicales de la profession, à lutter pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de notre corporation qui se sont fortement dégradées malgré le rôle éminemment noble que remplissent les enseignants dans le développement économique et social de notre pays. Toutefois, face à la déception créée par les indemnités de transport et de logement que le gouvernement vient d’octroyer aux fonctionnaires et agents de l ’ Etat, indemnités qui nous ont laissé dans notre faim tant elles sont dérisoires, le SNEF affirme son adhésion à la lutte revendicative des organisations syndicales (Centrales et Syndicats Autonomes) qui ont déposé un préavis de grève pour les 15, 16 et 17 mars 2010. A cet effet, le SNEF lance un mot d’ordre à tous ses adhérents pour qu’ils se mobilisent et participent activement à la grève. Nouakchott, le 09 mars 2010. Le Bureau National http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=194 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=193 2010-03-08 بيان صحفي وفاء لمبادئها الأساسية في الدفاع عن المصالح المهنية و المادية والمعنوية لأعضائها بشكل خاص وللعمال بشكل أعم فلقد دأبت النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF) على اتخاذ موقف طلائعي من أجل تتويج المطالب الخاصة لمدرسي التعليم الأساسي. وتحقيقا لهذه الغاية ، فلقد التزمت النقابة الوطنية للتعليم الأساسي "SNEF" بشكل منفرد أو بالتنسيق مع غيرها من المنظمات النقابية للمهنة على السعي إلى تحسين ظروف المعيشة والعمل للمعلمين, تلك الظروف التي شهدت تدهورا كبيرا على الرغم من الدور البارز و النبيل الذي يلعبه المعلم في التنمية الاقتصادية والاجتماعية لبلدنا. وعليه و نظرا لخيبة الأمل التي خلفها منح الحكومة مؤخرا علاوات النقل والإسكان لموظفي ووكلاء الدولة , تلك لعلاوات التي لا تسمن و لا تغني من جوع نظرا لكونها زهيدة ، فان النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF ) تؤكد تمسكها بنضال النقابات (المركزيات والنقابات المستقلة)التي تقدمت بإشعار للإضراب أيام 15 و 16 و 17 مارس( آذار) 2010. وتحقيقا لهذه الغاية فإن النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF ) تدعو جميع أعضائها إلي التعبئة الشاملة والمشاركة الفعالة في الإضراب. نواكشوط بتاريخ 09 مارس 2010 المكتب الوطني http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=193 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=192 2010-03-08 La Coordination des femmes syndicalistes : Le 8 mars, pour la syndicalisation des jeunes Dans le cadre des festivités commémoratives du 08 mars, journée mondiale de la femme, la Coordination des Femmes Syndicalistes sous la houlette de la Camarade Mahjouba Mint Saleck, sa coordinatrice et Membre du Comité Mondial des Femmes de la CSI, a organisé le dimanche 07 mars une cérémonie à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott. Durant cette occasion, plusieurs personnalités importantes du pays notamment les grandes figures de l’émancipation de la femme mauritanienne ont fait le déplacement. Le thème retenu à l’occasion de la journée de la femme cette année par la Confédération Syndicale Internationale dont les organisations membres de la Coordination (CGTM, UTM, CLTM,) sont affiliées, est la « syndicalisation des jeunes pour assurer une meilleure relève". Un Thème rappelons-le qui s’inscrit en droite ligne avec les préoccupations du mouvement national des femmes de la CGTM. D’ailleurs, en plus des thèmes « la santé de la femme et l’environnement » ainsi que « la protection de la femme au milieu du travail », la syndicalisation des jeunes est le premier thème qui a été exposé durant cette journée. Celle-ci a d’abord commencé par une exposition d’objet d’art présentée par les femmes issues des 3 organisations affiliées à la CSI en plus de la CNTM qui est en cours de l’être. Rappelons que c’est la première fois que ces femmes issues des 4 organisations syndicales se retrouvent autour d’une coordination pour célébrer cette journée de la femme. Une touche particulière qui a d’ailleurs donné une dimension plus importante à cette journée. Cette coordination n’aurait certainement pas pu voir le jour n’eut été les recommandations de la CSI lors de son congrès du mois d’octobre à Bruxelles et les efforts inlassables de la camarade Mahjouba Mint Saleck, chef de département de l’égalité au niveau de la CGTM. Lors de ce congrès, elle a eu comme orientation d’organiser et d’unifier les femmes syndicalistes autour de cette journée du 08 mars. L’ouverture de la cérémonie a été marquée par une allocution prononcée par la coordinatrice, la Camarade Mahjouba Mint Saleck. Dans son mot, elle a d’abord tenu à souhaiter la bienvenue à l’assistance au nom de la CSI et de la Coordination des femmes syndicales avant de placer cette journée dans son contexte. C’est ainsi qu’elle précise que cette journée puise ses racines dans les protestations, les grèves et les manifestations des femmes syndicalistes. Elle reconnaît que certes des progrès ont été réalisés partout dans le Monde pour une meilleure prise en compte du droit des femmes et leur implication, mais on continue à observer des violations flagrantes des droits de la Femme. « C’est pourquoi, a-t-elle insisté que, cette Journée est également l’occasion de faire un bilan sur la situation des Femmes et de mener Campagne pour le Changement ». La coordinatrice n’a pas manqué de rappeler que le thème sous lequel cette journée est célébrée cette année, s’inscrit parfaitement dans les objectifs stratégiques de la CSI. Elle a aussi souligné que l’unité Syndicale, la santé et la sécurité des femmes travailleuses sont autant de thèmes auxquels la coordination des femmes syndicales mauritaniennes accorde beaucoup d’importance et compte se battre pour les concrétiser sur le terrain. Elle a indiqué que cette coordination qui vient de voir le jour sur recommandation du Département de Egalité de la CSI reste ouverte à toutes les femmes syndicales en Mauritanie. Selon elle de grands défis restent à relever pour la prise en charge des préoccupations de la femme notamment : La non implication des femmes syndicales, par le département en charge de la question genre au niveau du MASEF, dans la définition des politiques d’intégration de genre ; Le manque de dispositions juridiques en matière de travail domestique ; Les problèmes de restructuration des femmes travaillant dans le secteur informel ; La liberté syndicale. Après ce discours important, l’assistance a suivi des exposés sur les 3 thématiques à savoir la « Syndicalisation des Jeunes », « Protection de la Femme au milieu du Travail et l’Environnement », et la « Santé de la Femme et l’Environnement ». Ces exposés ont été présentés respectivement par la député Marième mint Bilal, Warde, vice-présidente du comité des femmes à la CNTM et Aicha Fall, chef du département Egalité à la CLTM. Dans son intervention, la député a insisté sur la nécessité de la syndicalisation des jeunes ainsi que ses avantages et les contraintes dont elle se heurtent. Quant à Warde, elle a rappelé les problèmes dont les femmes font face au milieu du travail et l’importance de la protéger ainsi que de rendre son environnement sain et propice pour son épanouissement. Pour la 3ème exposante, la camarade Aicha Fall, c’est surtout la santé de la femme qu’il faut nécessairement préserver. La dernière intervenante a été la présidente de l’association des femmes handicapées qui a surtout axé son argument sur l’exclusion dont ces femmes font l’objet. Elle précise que ces dernières bien, qu’elles présentent un handicap, elles ne sont pas aussi différentes des autres avant de profiter de cette occasion pour réclamer une meilleure prise en compte de cette frange de la population ainsi que leur insertion dans la vie active. Ce fût donc une cérémonie riche en couleur et en enseignement qui s’est clôturée par un rassemblement des femmes pour demander plus d’égalités et d’équité surtout. Il faut aussi préciser que par ailleurs, les femmes syndicalistes ont affiché des banderoles où elles avaient inscrit bon nombre de leurs doléances et qui vont tous dans le sens de leur plus grande implication. Soulignons enfin que toujours dans le cadre de cette journée, les organisations membres de la coordination vont présenter des expositions au niveau du Centre de Promotion Féminine. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=192 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=190 2010-03-08 Un nouveau rapport s’attarde sur les inégalités de genre en matière d’éducation des enfants et de tâches ménagères L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est bien plus difficile à maintenir pour les femmes Un nouveau rapport de la CSI , qui se penche sur la façon dont les femmes prennent des décisions dans leur vie professionnelle, confirme que les inégalités ancestrales concernant la garde des enfants et les tâches ménagères limitent les possibilités des femmes de tirer tous les avantages des emplois rémunérés. Le rapport, que la CSI publie le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, est intitulé « Decisions for Work : An Examination of the Factors Influencing Women’s Decisions for Work » et se fonde sur une enquête internet menée dans 43 pays et sur une analyse des législations d’un premier groupe de sept pays dans le cadre du projet de la CSI « Decisions for Life » (Décisions pour la vie). Le document souligne que le fardeau inégal que représentent les tâches ménagères et la garde des enfants influence considérablement les possibilités de carrière et les modes de travail. Il confirme par ailleurs que les femmes ayant des enfants travaillent en général davantage à temps partiel que leurs homologues masculins ou que celles qui n’ont pas d’enfant. Un chapitre spécial du rapport démontre également que les pays qui ratifient et mettent en œuvre les conventions de l’OIT relatives à l’égalité, à la protection contre les discriminations, aux droits liés à la maternité et aux travailleurs ayant des responsabilités familiales disposent de lois bien plus enclines à soutenir un équilibre décent entre la vie professionnelle et la vie familiale. Les données corroborent également que l’écart salarial entre les hommes et les femmes, étudié par le menu dans les deux précédents rapports de la CSI pour le 8 mars, reste un sérieux problème. Les différences sont bien plus importantes pour les femmes qui ont des enfants, s’élevant à 32 % dans les différents pays étudiés. « Alors que le monde entier est en quête de solutions, il est plus important que jamais de veiller à ce que les femmes participent aux prises de décisions sur un pied d’égalité et à ce que les droits de la moitié de la population mondiale soient inclus », a expliqué Diana Holland, la présidente du Comité des femmes de la CSI. « Tous les ménages de la planète sont gravement touchés par les conséquences de la crise mondiale de l’emploi, accentuant le poids que les inégalités sociales font peser sur les épaules des femmes », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Le 8 mars, le site web de la CSI mettra en valeur le projet « Décisions pour la vie » en vue de montrer la façon dont les syndicats travaillent notamment en faveur de l’autonomisation des jeunes femmes au travail et dans la société (http://www.ituc-csi.org/-decent-work-decent-life-for-women-.html). Le site présentera également les efforts déployés par des femmes syndicalistes du monde entier depuis le lancement du projet, y compris les actions menées pour que les pays ratifient la Convention de l’OIT n° 183 sur la protection de la maternité et pour améliorer les législations et les pratiques nationales en matière d’égalité de rémunération et d’équilibre entre la vie de famille et les obligations professionnelles. Il est possible de consulter le rapport complet An Examination of the Factors Influencing Women’s Decisions for Work à l’adresse : http://www.ituc-csi.org/rapport-decisions-en-matiere-de.html?lang=fr Le rapport est publié parallèlement à la campagne de la Confédération, « Un travail décent, une vie décente pour les femmes », qui se concentre cette année sur les décisions des jeunes travailleuses en matière de droits au travail, de planification familiale et de choix de l’emploi pour équilibrer le travail et la vie familiale. Ce rapport sera officiellement rendu public le 8 mars, lors d’un événement organisé à la Maison syndicale internationale, conjointement à une nouvelle publication de la Confédération européenne des syndicats : « From Membership to Leadership : Advancing Women in Trade Unions » (http://www.etuc.org/), de même qu’un nouveau rapport de l’Internationale de l’éducation « Equal Opportunities : Progress for All » (http://www.ei-ie.org/fr/index.php). La CSI représente 176 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 312 organisations nationales de 155 pays. http://www.youtube.com/ITUCCSI Source ituc-csi.org http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=190 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=189 2010-03-06 déclaration de presse Les organisations syndicales appelant à une grève les 15, 16 et 17 mars, ont été surprises par les dernières déclarations du Premier Ministre. - celui-ci a indiqué que les primes accordées aux travailleurs sont significatives alors qu’elles ne varient qu’entre 3000 et 5000 pour la majorité des fonctionnaires. Ces primes ne règlent pas les difficultés dont les travailleurs sont actuellement confrontés. - Le Premier Ministre a également dit que ces indemnités n’étaient pas demandées par les syndicats alors que ces derniers ont adressé au Premier Ministre ainsi qu’au Président du patronat une plate-forme revendicative le dimanche 27 décembre 2009 demandant l’ouverture de négociations entre les partenaires sociaux autour des questions évoquées dans ladite plate-forme qui comporte plusieurs points allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs mauritaniens. Le gouvernement n’a pas répondu à cet appel. - le Premier Ministre, contre toute attente décide d’accorder une audience à des centrales syndicales qui n’ont jamais déposé de plate-forme revendicative et n’ont jamais demandé un dialogue. - Le Premier Ministre souligne que le gouvernement est prêt au dialogue. Les organisations syndicales signataires du préavis grève affirment qu’elles restent et demeurent ouvertes aux négociations formelles et formalisées selon la réglementation en vigueur. Mais réitèrent leur position à savoir le maintient de la grève des 15, 16 et 17 mars courant si l’ouverture des négociations ne sont pas prises en compte. La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM SYNAPET-FP http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=189 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=188 2010-03-05 Les travailleurs de Zouerate adressent une plate-forme revendicative au bureau des PME La section infrastructure de la CGTM et les délégués du personnel qui lui sont affiliés, ont déposé un cahier de revendications collectives au bureau des PME, suite aux difficultés que rencontrent les travailleurs des entreprises à Zouerate. Ce cahier traduit parfaitement les inquiétudes de ces travailleurs actuellement. Les signataires de cette plate-forme revendicative demande au bureau des PME d’engager avec eux, dans un délai de cinq jours, des négociations positives susceptibles de conduire à un accord pour aider les travailleurs à dépasser les difficultés auxquelles, ils font face. Voici l’intégralité des doléances exprimées par ces travailleurs : 1) Augmentation générale des salaires 2) Prise en charge de la totalité de l’ITS 3) Prise en charge de la couverture sanitaire des travailleurs et leur famille 4) Rehausser sensiblement l’indemnité de non logement et ce proportionnellement au niveau du loyer 5) Revoir en hausse la prime départ CP pour permettre aux travailleurs de couvrir le coût du voyage à l’occasion du départ en congés annuels. 6) Réglementer le payement de la prime article 40 de la CCGT par un accord qui aligne les travailleurs à leurs collègues des services SNIM en se basant sur les dispositions de l’accord qui régie le payement de cette prime au niveau de cette entreprise . 7) Rehausser la prime Mhaoudate à 400UM / Jour 8) Mettre fin à la fixation des gardiens et revenir à une rémunération sur la base de 40h par semaine au lieu et place du système d’équivalence qui leur est appliqué actuellement. 9) Création d’un économat interentreprises pour assurer le ravitaillement en produits de première nécessité pour contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat de vos employés. 10) Instituer un acompte de quinzaine d’un montant de 20000 UM à distribuer entre le 15 et le 20 de chaque mois. 11) Rehausser les acomptes de fêtes (Korité, El Adha et El Moloud) à un montant de 40000 UM C'est-à-dire deux fois l’acompte de quinzaine et procéder à la retenue en deux mensualités égales chacune à un acompte de quinzaine 12) Instituer la possibilité d’accorder à la demande des avances à échéances dont le montant peut aller jusqu’à 200 000UM c'est-à-dire 10 fois l’acompte de quinzaine à retenir en dix mensualités. 13) Instituer une prime d’enclavement de 7000 UM / Mois. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=188 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=187 2010-03-05 Communiqué des Syndicats professionnels de la santé Une réunion de la Coordination des Syndicats de la Santé s’est tenue le vendredi 5 mars 2010 au siège du Syndicat des Chirurgiens dentistes de Mauritanie. Conformément au préavis de grève en cours, les journées des 15, 16 et 17 mars restent maintenues en l’absence de volonté de négociation affichée par les autorités. Ces dernières, en entreprenant de manière surprenante et unilatérale des négociations avec des interlocuteurs qui n’ont pas déposé de plate-forme adressent une provocation à l’endroit des syndicats signataires du préavis de grève et qui restent toutefois ouverts à des négociations sérieuses. Dans sa déclaration finale, la Coordination appelle tous les travailleurs du secteur de la santé au grand meeting qu’elle organisera le mercredi 10 mars à la nouvelle maison des jeunes. La présence de tous nos militants sera un signal fort pour la réussite du mot d’ordre de grève. Les signataires UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=187 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=186 2010-03-05 Atelier de formation sur le doit syndical et les normes internationales Dans le cadre des activités du projet initié par la CGTM et financé par la Fondation Paix et Solidarité (FPS) et l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID), le siège de la CGTM à Nouakchott abrite, du jeudi 4 mars 2010 au samedi 6 mars, les travaux d’une session de formation au profit d’un certain nombre de cadres de la centrale venus de la capitale et de différentes régions issus de divers secteurs d’activités sur le Droit Syndical et les Normes Internationales du Travail. La cérémonie d’ouverture a été placée sous la présidence du camarade Ba Ali Moctar, coordinateur du projet, Secrétaire Général par Intérim ainsi que de celle du Coordinateur du Centre Guide de la Migration, le camarade, Niang Mamadou. Ces derniers ont dans leurs mots adressés aux participants, appelé les participants à suivre avec beaucoup d’intérêt les exposés qui seront présentés. Ils ont également mis l’accent sur la nécessité pour les participants d’acquérir des connaissances sur le droit syndical et les normes internationales. Ils ont aussi souligné l’importance pour les participants à restituer, les connaissances qu’ils auront acquises au cours de cet atelier à leurs bases respectives et ce en collaboration avec les camardes qui ont déjà suivi de telles formations. Il faut rappeler que ce projet couvre une période de 4 ans qui a débuté en 2008 et prendra fin en 2011. Actuellement, il est à sa troisième année consécutive et cet atelier est le 4ème organisé depuis le début de la collaboration. L’objectif est de renforcer la capacité des cadres syndicalistes sur les principes et droits fondamentaux au travail parce qu’en menant l’action syndicale, il faut connaître ses droits mais aussi ses devoirs dans les limites des textes législatifs et réglementaires. D’ailleurs, au plan international dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail où il y a des conventions et des recommandations qui codifient les relations entre employeurs et employés d’une part et les autorités publiques de l’autre afin de créer un environnement propice au développement économique et social. En effet, un syndicaliste doit pouvoir cerner tous ces aspects et se replonger dans le prolongement de la législation internationale qui doit suivre les conventions internationales car celles-ci ont la priorité sur les textes nationaux. L’atelier regroupe environ une vingtaine de participants dont 30% de femmes sur divers secteurs dont la plupart n’avait pas assisté aux précédents ateliers. Sa particularité c’est qu’il implique également le secteur des mines en particulier au niveau de l’Inchiri qui est secteur nouveau et que les organisateurs veulent intégrer dans la dynamique de formation des cadres pour les aider à accomplir convenablement leur mission. Au terme de cet atelier, les participants sortiront avec un niveau devant leur permette de faire face plus confortablement à leur mission à savoir la défense des intérêts économiques, sociaux et professionnels des adhérents de leurs secteurs respectifs affiliés à la CGTM. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=186 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=185 2010-03-05 Communiqué Une réunion s’est tenue le lundi 01 Mars 2010 dans le bureau de Monsieur le Ministre de l’enseignement fondamental à la demande de celui-ci. Ont pris part à cette réunion le Ministre de l’enseignement fondamental assisté par ses proches collaborateurs dont notamment, le secrétaire général du Ministère et le directeur de l’enseignement public et privé et le bureau de la coordination générale des 9 syndicats de l’instituteur. Cette réunion avait pour objet de passer en revue l’ensemble des problèmes auxquels se heurtent la profession ayant fait l’objet d’un communiqué rendu publique par la coordination en date de 18/02/2010. Après échange des vues et délibérations, les parties ont convenu ce qui suit : 1. Le Ministère s’est engagé à faire de son mieux pour obtenir, dans les meilleurs délais, audiences pour la coordination avec Monsieur le Président de la République ainsi qu’avec Monsieur le Premier Ministre afin de leur exposer les doléances des instituteurs. 2. Le Ministère s’est engagé à ouvrir un dialogue franc, permanent et fructueux avec les syndicats et l’ancrage d’un véritable partenariat. 3. l’engagement du Ministère à constituer rapidement un comité regroupant le conseiller juridique du Ministère, le directeur de l’enseignement public et privé et les représentants des syndicats, chargé des corps, de leur affectation et de leur suivi au niveau de la fonction publique. 4. la mise en place immédiate d’un comité technique spécial chargé de l’étude et de la classification de l’école fondamentale. 5. la volonté du Ministère d’accorder une place de choix à la compétence et au mérite et d’en prendre considération au niveau de choix du poste de responsabilité en accordant la priorité aux instituteurs. 6. la réactivation du bureau chargé de recevoir les doléances des instituteurs et sa transmission aux départements concernés. 7. l’engagement du Ministère de collaborer pleinement avec les syndicats pour la mise en place des critères précis en matière d’affectation et de nomination des directeurs d’écoles. 8. L’émission, dans les meilleurs délais, de la carte professionnelle. 9. œuvrer en collaboration avec les autorités compétentes pour l’augmentation de la prime de craie et son élargissement aux directeurs et faire en sorte que cette prime figure sur le bulletin de paie. 10. œuvrer en collaboration avec les autorités compétentes pour la continuité des primes (d’éloignement, de bilinguisme) et que celles-ci figurent mensuellement sur le bulletin de paie. 11. la révision des critères de la prime d’éloignement et son insertion sur le bulletin de paie. 12. Nous réaffirmons l’importance de l’indemnité de transport acquise récemment et sa révision à la hausse chaque fois que nécessaire. Les points cités plus haut concernent seulement l’enseignement fondamental. Rappelons que les syndicats affiliés aux centrales syndicales maintiennent le mot d’ordre de grève décidé par celles-ci. A l’issue de cette réunion, il a été convenu d’organiser une audience ave Monsieur le Premier Ministre le dimanche 07/03/2010. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=185 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=184 2010-03-04 Communiqué de presse Un énorme contingent des forces de sécurité a pris d’assaut un sit-in de protestation pacifique organisé, hier, par les instituteurs qui ont voulu de façon responsable exprimer leur indignation face à la marginalisation et à l’humiliation dont ils font l’objet suite à l’adoption du tristement célèbre décret sur les indemnités de transport. La police a surpris les instituteurs en lançant des grenades lacrymogènes et jetant des coups de matraques pour disperser ce rassemblement tentant ainsi d’empêcher les concernés de poursuivre leur sit-in prévu devant le ministère de l’enseignement fondamental. La police a également interpellé un certain nombre de dirigeants syndicaux présents à cette manifestation et les a conduit aux commissariats de police. Nous, membres de la coordination des syndicats du fondamental appelant à la grève les 15, 16 et 17 mars, tout en condamnant avec véhémence la répression à l’égard des instituteurs, déclarons ce qui suit : - Notre totale solidarité avec nos collègues interpellés. - Notre appel aux autorités d’arrêter ce genre de comportement, de respecter la loi et de ne pas procéder à la restriction des libertés syndicales. - Le respect du mot d’ordre de grève prévu la mi-mars. - Réaffirmons que l’arrestation des dirigeants ne saurait empêcher la coordination de revendiquer les droits légitimes de ses adhérents et compte tout mettre en œuvre pour que ceux-ci aboutissent. Nouakchott, le 04/03/2010 Coordination des syndicats du fondamental http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=184 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=183 2010-03-04 Le Secrétaire Général de la CGTM en tournée dans Assaba et les deux Hodh Le secrétaire général de la CGTM, le camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah entreprend aujourd’hui même une visite dans les régions de l’Assaba et les deux Hodh. Cette visite entre dans le cadre d’une série de visites qu’effectue actuellement la coordination des organisations syndicales appelant à la grève dans toutes les régions du pays pour mobiliser leurs bases de l’intérieur afin de garantir un succès éclatant de la grève des travailleurs de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. Il faut rappeler que d’autres visites ont été déjà été effectuées dans les régions du nord par certains membres de la coordination. Au moment, où ces journées d’action se préparent et la mobilisation qui bat son plein, le gouvernement tente de faire diversion en voulant semer la zizanie au sein des travailleurs. Il faut rappeler à cet effet l’audience accordée par le chef du gouvernement aux 9 syndicats qui n’ont jamais manifesté leur désapprobation du décret relatif à l’indemnité du transport, qui suscite encore une grande frustration au sein de la majorité des travailleurs. Une situation que les organisations syndicales appelant à la grève ont dénoncée énergiquement dans un communiqué paru le mercredi 3 mars dernier. Preuve que ce décret continue de faire des remous et suscite le mécontentement des travailleurs de la fonction publique, le mercredi 3 mars également, plusieurs dirigeants des syndicats du fondamental ont été brutalisés avant d’être arrêtés par la police, alors qu’ils tenaient un sit-in de protestation contre le décret instituant les indemnités de fonctions. aux dernières nouvelles, ces enseignants ont été libérés tard dans la soirée. Certains ne comprennent pas pourquoi une telle brutalité policière contre des travailleurs qui ne faisaient qu’user de leur droit légal en protestant pacifiquement devant le ministère de tutelle. D’autant plus que cette action était programmée. L’on se demande en effet si cette même brutalité ne sera pas déployée durant le grève des 15, 16 et 17 mars prochain pour dissuader les travailleurs. De toute façon ce n’est pas ce qui va affaiblir la volonté et la détermination de ces derniers pour recouvrer la totalité de leur droit. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=183 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=182 2010-03-03 Déclaration de presse Les organisations syndicales appelant à une grève les 15, 16 et 17 mars, ont été surpris par le fait que le Premier Ministre ait accordé une audience à 9 Confédérations Syndicales et du communiqué que les dites centrales ont rendu public à l’issue de cette audience, qui a relaté essentiellement les points suivants : - La mise en valeur du décret relatif à l’indemnité du transport, que nous jugeons comme une politisation de l’action syndicale, car tout le monde sait que l’adoption du fameux décret a suscité une grande frustration au sein des travailleurs. Or, le fait de tarir d’éloge le dit décret traduit l’existence d’un grand fossé entre son auteur et les attentes des travailleurs sur toute l’étendue du territoire national. - L’appel lancé aux travailleurs afin de préserver la quiétude, ce qui fut une grande surprise. Car, il n’est pas normal que des syndicalistes appellent les travailleurs au calme face aux différentes velléités de marginalisation et d’injustice à leur égard. Les organisations syndicales appelant à la grève les 15, 16 et 17 mars 2010, tout en saluant la démarche du Premier Ministre qui consistait à rencontrer certains syndicats pour concertation, expriment leur étonnement qu’il ait choisi des centrales n’ayant présenté aucune plate-forme revendicative et n’ayant déposé aucun préavis de grève tandis qu’il esquive les organisations syndicales les plus représentatives qui ont présenté des plates-formes revendicatives dont la dernière en date est celle accompagnée d’un préavis de grève. Cette discrimination prouve que le gouvernement n’est pas disposé à entamer des négociations sereines pouvant déboucher sur le règlement des problèmes des travailleurs. Le gouvernement mène une manœuvre de « diviser pour régner » en procédant à l’instrumentalisation et à la manipulation de certains syndicats afin de déstabiliser l’opinion publique et les travailleurs pour que les droits de ces derniers soient maintenus à la merci des autorités. Nous, les organisations syndicales appelant à la grève, affirmons ce qui suit : - Notre demande constante pour qu’un dialogue social serein soit instauré ; - La grève prévue les 15, 16 et 17 mars 2010 et les démarches qui s’en suivent resteront irréversibles face à l’entêtement des autorités et leur fuite en avant ; - Nous tenons le gouvernement responsable des conséquences qui peuvent en découler ; - Nous demandons aux travailleurs de rester tenaces et disposés à informer l’opinion publique sur l’échec de toutes les tentatives visant à saper leur union et à affaiblir leur volonté d’obtenir la satisfaction de la totalité de leurs droits. Nouakchott, le 03/03/2010 La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM SYNAPET-FP http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=182 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=181 2010-03-01 COMMUNIQUE DE PRESSE Selon des informations concordantes relayées par la presse, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a appris que le gouvernement a donné des instructions à la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS) à l’effet de souscrire à hauteur de 24 à 25% au capital de la future Société aérienne nationale que l’Etat va mettre en place. Cependant, le capital dont dispose cette institution de prévoyance sociale est composé essentiellement des fonds de pension des travailleurs nommément désignés et qui en sont les seuls dépositaires légaux. Nous sommes inquiets que le gouvernement ait ignoré ou semble le faire en décidant encore une fois, de manière non négociée, d’hypothéquer les revenus des générations entières de travailleurs dans des investissements dont la vocation ne leur assure aucune protection sociale durable, et qui risquent de se terminer comme les autres investissements que la CNSS avait fait à la STPN, AFARCO et SOCOGIM dont les résultats ont été des dilapidations et des privatisations desquels les travailleurs n’ont vu que du feu. En tant que membre du Conseil d’Administration de la CNSS, la CGTM n’a jamais été saisie de cette décision de recapitalisation des avoirs des fonds de pension et estime que cet organe délibérant doit être saisi de toutes décisions relatives à la vie de l’Institution, et que si des orientations devaient être données à la CNSS, elles devraient concerner la mise en œuvre de reformes actuarielles permettant une meilleure qualité et une extension des filets de sécurité sociale dans notre pays. La CGTM en appelle au gouvernement de renoncer purement et simplement à cette volonté de faire recours aux ressources des travailleurs pour le financement de sa compagnie aérienne, car ce procédé ne repose sur aucune motivation d’ordre juridique et légal et constituerait, le cas échéant, des manœuvres de détournement des fonds de pension que les travailleurs ne sauraient tolérer. La CGTM lance un appel pressant aux travailleurs afin qu’ils préservent leur patrimoine en se dressant contre les mesures arbitraires de détournement de leurs fonds de pension qui, à la longue, vont entraîner la disparition de leur Institution de Prévoyance Sociale. Fait à Nouakchott, le 01 mars 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=181 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=180 2010-03-01 Le calvaire des dockers occasionnels se poursuit Les dockers occasionnels du port de Nouakchott employés par le BEMOP continuent d’être confrontés à une situation de plus en plus difficile depuis presque une trentaine d’année. Certains de ces employés vivent une véritable exploitation de l’homme par l’homme. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir exprimer leur désarroi et leur calvaire partout. Ces travailleurs ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale et ce malgré des retenues injustifiées qui sont opérées sur les maigres pécules qu’ils perçoivent durant les chargements et les déchargements qu’ils font dans l’ancienne portuaire. Ce montant qui depuis 79 était à l’ordre de 50UM par tonne déchargée est imposé par le BEMOP. Aujourd’hui, il a évolué pour se retrouver à 200UM. Ce prélèvement ne correspond à aucune disposition légale puisque ce n’est ni pour la cotisation sociale, ni pour l’ITS, ni pour une mutuelle du secteur encore moins pour le fonctionnement du Bemop lui-même. D’ailleurs, ce dernier en tant qu’association des manutentionnaires est régi par un arrêté du Ministère de l’Intérieur datant de 1972 qui lui interdit formellement de se livrer à des activités lucratives. Ses frais de fonctionnement sont à la charge des manutentionnaires qui sont associés proportionnellement à l’utilisation mensuelle de la main d’œuvre portuaire. La situation de ces dockers est qualifiée par certains de dramatique et aberrante puisque visiblement tous les gouvernements qui se sont succédé y compris celui-ci, continue de façon systématique à refuser de mettre fin à cette pratique également jugée « mafieuse ». Car des pauvres familles qui restent en attente d’appel de listes pendant 2 à 3 semaines et quand ils ont la chance d’accéder à ce petit emploi d’une journée, ils se voient à la fin totalement déplumés de leurs maigres pécules qui vont vers des destinations inconnues. Personne ne sait la destination de cet argent. Le Bemop avait prétexté qu’il y avait un accord qui a été signé en 1979 par lesquels les camions devaient être mis à la disposition de ces travailleurs et en contrepartie il y aura un petit prélèvement sur le tonnage. Une situation ignoble, en effet, des employeurs qui devaient normalement assurer un minimum de transport à leur personnel et que c’est ce dernier lui-même qui se retrouve entrain de payer son transport à l’employeur. Actuellement, ce que tout le monde ignore encore, c’est que cette somme collectée sur le dos des dockers occasionnels et qui va vers cette destination inconnue, représente pas moins de 600.000 UM par mois. C’est faramineux et dans un contexte de lutte contre la pauvreté c’est tout simplement bouleversant. La CGTM dans ce cadre a adressé une correspondance à l’actuel gouvernement depuis plus de 4 mois. Mais ce dernier refuse toujours de répondre. Ce qui est en contradiction avec les dispositions pertinentes de la loi qui leur font obligation de répondre par rapport à toutes les questions auxquelles il recevait dans un délai maximum d’un mois. Ce silence du gouvernement est perçu comme une complicité. Et c’est à se demander si quelque part, il n’y aurait pas un réseau qui reste perpétuellement présente dans tous les pouvoirs et continue de s’enrichir sur le dos de ces pauvres dockers. Une situation inédite, qui n’existe nulle part dans le monde que des prélèvements soient effectués sur le labeur des travailleurs et qu’ils soient envoyés vers des destinations ignorées. La CGTM à cette occasion exprime ses vives protestations face à cette violation très grave des droits de ces travailleurs et le mépris avec lequel ce dossier est traité. La centrale syndicale demande aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures énergiques adéquates pour le respect ainsi que la préservation des droits et intérêts de ces travailleurs par ceux qui les emploient. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=180 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=179 2010-03-01 Mieux faire entendre la voix des travailleuses Rassemblement d’une délégation syndicale à l’occasion de la 54e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies Bruxelles, le 1er mars 2010 : Plus d’une centaine de femmes représentant des syndicats du monde entier viendront revendiquer un renforcement des droits pour les travailleuses à l’occasion de la 54e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui s’ouvre aujourd’hui à New York. Au sein de cette délégation, figurent des membres de la Confédération syndicale internationale, de l’Internationale des services publics, de l’Internationale de l’éducation et d’UNI Global Union. Les États membres de l’ONU évalueront les progrès accomplis vers la concrétisation de l’égalité des sexes et identifieront les difficultés qu’il reste à surmonter, 15 ans après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. « Les commémorations du 15e anniversaire de la Déclaration de Beijing lors de cette session de la Commission ne se prêtent guère à d’éventuelles réjouissances, a déclaré Diana Holland, qui préside le Comité des femmes de la CSI. Les travailleurs et les travailleuses se voient aujourd’hui confrontés à la pire débâcle économique depuis la Grande dépression et les femmes paient un tribut particulièrement élevé au chômage, au travail précaire et au poids de plus en plus lourd des soins qu’elles offrent à leur famille sans être rémunérées. » Les syndicats présenteront sept grandes revendications par lesquelles ils en appelleront aux gouvernements afin qu’ils adoptent une déclaration politique ferme pour réaffirmer que la Déclaration et le Programme d’action de Beijing constituent le socle des politiques en matière d’égalité des sexes. Ils leur demanderont en outre d’appliquer, dans toutes leurs stratégies de relance de l’économie, le Pacte mondial pour l’emploi et la Résolution concernant l’égalité entre femmes et hommes au cœur du travail décent, adoptés par l’Organisation internationale du travail. Le 4 mars, les syndicats tiendront un atelier sous le thème des « Femmes dans l’économie mondiale en temps de crise ». La publication, par les syndicats, de « Alternative Reports to Government National Reports » (Rapports parallèles à ceux des autorités nationales) constituera un deuxième événement. Ces rapports apporteront un éclairage différent sur la réalité de la situation au Canada, en Turquie, au Ghana et à Trinité-et-Tobago en faisant ressortir les conditions réelles que connaissent les travailleuses et leurs familles sur le terrain. Pour lire la déclaration syndicale conjointe, consultez le blog de la Commission consultez le blog de la Commission, où vous trouverez également des informations supplémentaires, des discussions et des mises à jour régulières publiées par la délégation syndicale. Source ituc-csi.org http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=179 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=178 2010-02-28 Licenciement collectif et abusif de la part de Macoba Depuis quelques temps, cette société ne cesse de commettre de graves cas de violations des droits envers ses travailleurs. En effet, elle vient de licencier sans droits 18 de ces travailleurs dont trois candidats proposés par la CGTM à l’élection des délégués du personnel. Il s’agit, en l’occurrence, de Souleimane O/ Mohamed Cheikh, Khaliva O/ Bambaye, Mohamed Mahfoudh O/ Mahmoud. Il faut rappeler que ce dernier avait déjà été licencié au mois d’août 2007 avant de reprendre son boulot le 24 décembre de la même année. Sa seule faute était d’avoir demandé à la société de respecter les clauses du contrat et éventuellement les améliorer. La société faisait travailler ses employés même durant le week-end. Ces derniers ne perçoivent aucune prime de celles prévues dans le contrat. Pour mettre ses travailleurs à la porte, l’entreprise a procédé à une compression de son effectif et comme par hasard, cette mesure ne concernait que les délégués proposés ainsi que tous ceux qui réclamaient leur droit. Cette compression devait normalement débuter à partir du 15 février mais, en vérité, c’est à la fin du mois de janvier dernier que l’entreprise s’est débarrassée de ses pauvres travailleurs. L’autre aspect de violation dans ce dossier c’est qu’en étant candidat à une élection professionnelle, ces travailleurs ne pouvaient faire l’objet d’un licenciement, individuel ou collectif sans l’autorisation de l’inspecteur du travail. Ces travailleurs bénéficiaient donc d'une protection contre le licenciement. D’ailleurs, les dispositions de l’article 125 du code du travail stipule que tout licenciement d’un délégué du personnel doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail. Mais visiblement, toutes ces remarques ne semblent pas inquiétées la direction de cette entreprise qui se croit sans doute au-dessus de la loi. Sinon comment expliquer ce comportement déplorable. L’entreprise est allée même plus loin en voulant faire signer un document à ses travailleurs licenciés pour les obliger à renoncer à toute poursuite éventuelle contre elle. On est donc ici en face d’une société peu soucieuse de son image ainsi que des conditions de ses travailleurs. Une situation qui manque d’attention de la part des autorités car elle représente une sorte de feu vert adressé à l’endroit des sociétés qui violent les droits de leurs travailleurs, de continuer sur leur lancée. La CGTM, par contre, s’est saisie de ce dossier et compte bien défendre les droits et les intérêts des travailleurs afin que de telles violations puissent connaître leur épilogue. Notons que, la Mauritanienne de Construction, de Bâtiment et de Travaux Publics (MACOBA-TP) est une entreprise qui appartient au holding détenu par le jeune homme d’affaire, Ahmed Baba O/ Azizi O/ ElMami qui se trouve également être le président du patronat mauritanien. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=178 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=176 2010-02-28 Declaration du SNES A la veille de la fête du Mouloud, le Ministère des Finances décide de suspendre les salaires de plus de 5 mille fonctionnaires de l'État sans avertissement préalable. Cette suspension qui touche un groupe de fonctionnaires régulièrement présents à leur travail, suscite un large ressentiment. Elle incite certains enseignants à s'engager dans des débrayages spontanés qui se poursuivent depuis l'annonce de la décision paralysant entièrement le travail dans certains établissements d'enseignement. Cette décision, même si son objectif est de contribuer à l’assainissement de la chose publique, n’est pas suffisamment étudiée. Elle n’a pas bénéficié du contrôle et la prudence requis pour de telles décisions affectant le quotidien des gens : la confusion consécutive à la suspension d’un grand nombre de fonctionnaires assidus à leur travail dénote d’un manque de considération et de respect pour la personne. Ce ressentiment est aggravé par le silence du gouvernement vis-à-vis de cette confusion et par l’absence de mesures visant à réparer ce tort, ainsi que l'absence de représentants du gouvernement sur le terrain: Qu’est ce qui coûte au ministère de l'enseignement secondaire et supérieur, par exemple, de dépêcher des émissaires dans les établissements les plus touchés pour écouter le personnel suspendu injustement? Tout en affirmant son soutien à toutes les réformes sérieuses et bien étudiées, le SNES : - dénonce la suspension des salaires des fonctionnaires honnêtes qui s’acquittent régulièrement de leur travail; - exige le rétablissement immédiat des salaires indûment suspendus; - appelle les travailleurs à resserrer les rangs pour défendre leurs droits légitimes. Le bureau National http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=176 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=175 2010-02-25 Les travailleurs de la SNIM à Zouerate expriment leurs doléances Les délégués du personnel de la SNIM à Zouerate ont déposé une plate-forme revendicative le mardi 23 février dernier après une visite de chantier que ce collège des délégués organisée avec le concours de l’entreprise. Cette visite était l’occasion pour ces délégués de s’acquérir des préoccupations fondamentales des travailleurs au début de cette année 2010. Collège des délégués du personnel à la SNIM-Sem Zouerate le, 22 Février 2010 A Monsieur le Directeur du siège d’exploitation Zoueratt Objet : Plateforme Monsieur le directeur, La dernière visite de chantier que le collège des délégués du personnel a organisée avec le concours de l’entreprise, lui a permis de s’acquérir des préoccupations fondamentales des travailleurs au début de cette année 2010 que nous souhaitons être une année de réalisation des objectifs. Les problèmes que nous n’avons cessé de poser aux directeurs à l’occasion de nos rencontres et qui n’ont malheureusement pas trouvé de solutions, constituent aujourd’hui, la source d’un profond malaise au sein des travailleurs et risquent dans le cas où ils restent sans suite favorable, de baisser le niveau de la motivation et par conséquent handicaper la réalisation de nos objectifs de production. Ce mécontentement profond peut se développer au point de menacer le climat social caractérisé aujourd’hui par la fragilité car il renferme les causes de sa propre dégradation du fait de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, de la stagnation des salaires, de la chute considérable du pouvoir d’achat des salariés et de l’absence d’un dialogue sérieux autour des doléances des travailleurs. Face à cette situation, nous pensons qu’il devient impératif d’engager des négociations internes dans les trois jours qui suivent le dépôt de la présente autour des inquiétudes ci-haut évoquées et qui sont : - Augmentation générale des salaires - Suppression de l’ITS - Amélioration des prestations de la clinique de Zouerate et du service médical en général. - Construction d’une nouvelle cité pour décanter le problème de logements devenus inquiétant - Faire le point, la réparation, l’entretien et la distribution des logements disponibles à la fin de l’année 2009. - Revoir la rémunération du personnel pour rapprocher les salaires par catégorie pour ainsi rétablir la justice en ramenant les écarts à des proportions logiques - La mise à jour des organigrammes du personnel pour dépasser la situation actuelle où l’on ne sait plus qui doit faire quoi et pour permettre à chacun de bénéficier des avantages prévus pour le poste qu’il occupe. - Améliorer le ravitaillement des économats (revoir les délais de livraison des commandes, diversifier les produits, rehausser les quantités commandées et revoir la possibilité de faire baisser les prix) - Trouver une solution durable au problème de l’eau dans nos cités (réparation des réseaux et la réduction du taux de sel) - Accorder des prêts à long terme à tous travailleurs ayant réalisé une durée de présence de 10 années pour les aider à construire le logement de la préretraite. - Etudier en collaboration avec les travailleurs, la possibilité de créer une caisse de retraite dont la source de financement sera les cotisations des travailleurs et une participation de l’entreprise. - Mettre fin à l’application du système d’équivalence aux pompiers professionnels en les ramenant à une rémunération sur la base de la semaine de 40 heures comme tous les autres travailleurs. - Revoir en hausse et dans le cadre d’un accord d’établissement, la classification des chauffeurs de la section transport et revenir au payement de leurs casse-croûtes. - Retour au payement de la prime de câble aux opérateurs des sièges miniers sur la base de l’accord d’établissement de 1971 au lieu et place de la note DG actuellement utilisée comme base de payement de cette prime. - Révision des accords d’établissement de la mine (Roulage, Chargement, Terrassement et Foration) pour revoir les durées du déroulement de carrière, les classifications et les primes du fait des grands changements que les parcs ont connu ces dernières années. Monsieur le Directeur du siège d’exploitation, Ces doléances ne peuvent pas attendre longtemps et par conséquent nous vous demandons avec insistance de bien vouloir nous faire parvenir dans les trois jours une réponse écrite portant votre position par rapport à ces revendications et fixant une date qui ne doit pas dépasser le courant de la semaine prochaine pour commencer les débats autour du contenu de notre lettre et celui de votre réponse écrite. Le caractère urgent de ces réclamations, nous mettra devant la contrainte, dans le cas de non réponse de votre part de nous adresser à l’administration du travail pour entamer une procédure de règlement d’un conflit collectif de travail conformément aux dispositions de la législation du travail. Encore une fois, nous réitérons notre insistance et notre profond souhait de voir des négociations fructueuses s’engager autour de ce cahier de revendications collectives. En attendant, nous vous prions, Monsieur le Directeur du siège d’exploitation, de bien vouloir agréer, l’expression de notre profond respect. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=175 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=174 2010-02-24 La commission régionale d’Aleg chargé de suivi du préavis de grève en conclave Une réunion de la commission régionale d’Aleg chargé de suivi du préavis de grève pour le 15 mars prochain, s’est tenue hier, mardi 23 février dernier. Ont pris part à cette réunion : le Coordinateur Régional de la CGTM, Mohamed Vall O/ Mohamed Salem, Mahfoudh O/ Abdel Jelil de la CNTM, Baba Ould MBareck de CLTM, Tiyib du SNES. L’ordre du jour de cette réunion a été consacré à la discussion autour de quelques points notamment la suspension de salaire des fonctionnaires. Dans ce cadre quelques cas ont été identifiés par les membres de la dite commission. C’est ainsi qu’ils ont noté que : - A l’école 1 de la commune de Chegger, il y a 4 instituteurs en activités concernés par cette mesure. - A l’école 2 de la même commune, 7 instituteurs en activités sont victimes de cette mesure que beaucoup qualifient d’arbitraire et d’injuste. - Dans la commune de Zeghlane, tous les instituteurs en arabe hormis un seul cas ont subi les foudres du ministère de la fonction publique. Le deuxième point de l’ordre du jour de la réunion a porté sur la mobilisation des bases. Sur ce point les participants ont noté que la mobilisation gagne du terrain de jour en jour. D’ailleurs à cet effet, ils ont désigné des responsables pour chaque section afin de garantir un succès total et éclatant pour le mouvement du 15 mars prochain. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=174 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=173 2010-02-24 Réunion de la Commission Communication des Organisations Syndicales appelant à la grève Le mardi 23 février dernier, s’est tenu au siège de la CGTM, une réunion de la commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève générale de 3 jours à partir du 15 mars prochain sous la présidence du Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah. Notons que cette réunion s’est déroulée en présence des représentants de toutes ces organisations syndicales. Cette réunion était destinée à faire le point sur la situation du préavis de grève déposé par ces organisation et critiquer l’attitude des médias audiovisuels officiels (TVM et Radio Mauritanie) qui ont diffusé pendant deux nuits successives des émissions de talk show consacrées au fameux décret relatif aux indemnité sans convier les organisations syndicales opposées à l’application de ce décret. Au sortir de cette rencontre, les participants ont adopté un communiqué de presse dont voici l’intégralité : Communiqué de Presse Dans une démarche surprenante qui transgresse les principes démocratiques et la nécessité d'ouvrir les médias publics à tous les acteurs politiques et sociaux loin de toute instrumentalisation du service public pour la propagande au profit du régime en place à travers la justification de toutes les mesures prises par ce dernier nonobstant leur impact majeur sur la paix sociale dans notre pays, la TVM et la Radio Mauritanie, chacune indépendamment de l'autre, ont diffusé, pendant deux nuits successives, des émissions de talk show consacrées au fameux décret relatif aux indemnités, émission à laquelle les organisations syndicales opposées à l’application de ce décret et qui ont, à cet effet, déposé un préavis de grève, n’étaient pas délibérément conviées en violation flagrante de toutes les valeurs démocratiques. Les centrales et syndicats dépositaires du préavis de grève du 15,16 et 17 Mars 2010, tiennent à affirmer: • Leur désapprobation et leur ferme condamnation de l’attitude des medias publics qui consistait à donner l’occasion aux représentants de l’administration de tromper l’opinion publique en l’absence des représentants des travailleurs. • Ce décret viole de façon notoire les dispositions de l’article 25 de la loi 93/09 qui obligent les autorités à se concerter avec le conseil supérieur de la fonction publique dans tout ce qui a trait aux salaires et aux indemnités. • Ce décret n’est ni juste, ni équitable, car il accorde à moins de 20% des fonctionnaires des montants supérieurs à 19,000 UM, alors que plus de 80% bénéficient des montants qui ne dépassent guère 4000 UM. • Le décret n’a pas retenu de critères dans la distribution des indemnités, car le fonctionnaire dont le traitement est calculé sur la base d’une valeur indiciaire de 250 doit toucher 3000 UM, soit la valeur indiciaire multipliée par 12, tandis que celui dont la valeur indiciaire est 1500 ne percevra que 5000 UM, soit la valeur indiciaire multipliée par 3,3. Nouakchott, le 23/02/2010 La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=173 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=171 2010-02-24 Interview de Abdallahi Ould Mohamed, Secrétaire Général de la CGTM: «Le meilleur moyen d’éviter les crises, c’est le dialogue» Voici une interview accordée par le Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi Ould Mohamed au journal Tahalil Hebdo en marge de la session ordinaire du bureau confédéral tenue les 19 et 20 février dernier. La situation dans la fonction publique avec les indemnités de transport et de logement jugées insuffisantes, continue de créer des remous. Les principales centrales syndicales et trois syndicats autonomes s’apprêtent à un débrayage général en mi-mars. Un préavis de grève a été déposé depuis le 11 février. Un dialogue de sourd s’est installé entre les deux parties, le gouvernement et les syndicats. Dans cette situation de ni guerre, ni paix et en marge de la session du Bureau confédéral de la CGTM, nous avons rencontré M. Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire général de la CGTM qui a accepté de parler du débrayage en perspective, des rapports avec les autres syndicats et du cas Hanafi Ould Dahah. Tahalil : Les principales centrales syndicales dont la vôtre se mobilisent pour un débrayage général prévu du 15 au 14 mars prochain. Qu’en est-il exactement ? Abdallahi Ould Mohamed : Effectivement, il y a les principales centrales syndicales du pays (CGTM, CLTM, CNTM, UTM) avec trois syndicats autonomes (SCDM, SPISM, SYNAPET-FP) ont décidé de déposer un préavis de grève après une attente relativement longue et après plusieurs actions menées parfois de façon conjointe, parfois de façon séparée pour amener le gouvernement à réfléchir sur son projet de revalorisation et d’introduction d’une indemnité de transport et du logement. Quand le décret a été pris et non encore promulgué, nous avons essayé d’anticiper pour demander le gouvernement de revenir sur sa décision pour deux raisons. La première raison c’est que l’acte lui même est illégal parce que l’article 25 du statut général de la fonction publique stipule clairement que pour toute modification du salaire et des avantages sociaux du fonctionnaire l’avis consultatif du conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative est obligatoirement requis sous peine de nullité du texte en question. Malheureusement ce texte n’a pas été soumis à l’avis consultatif du conseil consultatif encore moins il n’a pas été soumis à la négociation avec les organisations syndicales parce que tout simplement le gouvernement a préféré faire cavalier seul. Et cela ne règle pas le problème. Et comme le dit le sage Ghandi, « tout ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi ». D’abord il faudrait qu’on se mette sur la table pour négocier. Et le meilleur moyen pour éviter les crises, c’est le dialogue et la négociation. Effectivement quand on n’a pas eu des réactions positives de la part du gouvernement, on a décidé de passer à une étape supérieure pour faire pression sur lui en vue de négocier. Notre objectif est de régler le problème. Et il ne peut être réglé que par la négociation. Ce préavis de grève qui a été déposé le 11 février dernier durera trois jours les 15, 16 et 17 mars. Mais nous souhaitons que le gouvernement ne s’entête pas, n’aille pas dans un bras de fer inutile parce qu’il a autre chose à faire, nous avons aussi autre chose à faire. L’essentiel c’est de se mettre à table, discuter avec ses organisations syndicales et trouver un consensus sur la question. Si cela n’arrive pas, et ce n’est pas notre souhait, nous serons obligés d’aller en grève sur toute l’étendue du territoire et pour toute la fonction publique sauf quelques fonctionnaires qui ne sont pas autorisés à aller en grève. Notre objectif ce n’est pas de paralyser la fonction publique mais de négocier pour trouver un consensus. Sinon, nous allons utiliser les moyens légaux que nous confère la loi pour ramener le gouvernement à la raison. T: Vos projets en perspective dans le domaine du partenariat international? AOM: Nous sommes affiliés à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) où nous sommes sur plusieurs fronts. Nous sommes sur la question des rapports commerciaux, la question du rôle prépondérante de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), sur le congrès international qui doit se tenir au Canada. Nous sommes également dans un partenariat tripartite avec un certain nombre d’organisations syndicales espagnoles avec la mairie de Madrid, avec la confédération syndicale libérale de Belgique, avec la CSI Afrique. Aussi, nous sommes dans un cadre de partenariat sous régional avec les syndicats du Maghreb arabe. En plus de tout cela nous développons un partenariat avec les pays de la sous région ouest africaine, auxquels nous avons des relations privilégiées dans le cadre de l’OMVS, notamment avec les syndicats sénégalais et maliens. Mais un peu moins actifs avec les Guinéens. T: Quelles sont vos relations avec la CNTS du Sénégal et l’UNTM du Mali? AOM : Nous avons de très bons rapports avec la CNTS du Sénégal, l’UNTM et la CSTM du Mali avec lesquels nous entretenons des rapports assez suivis qui vont au-delà des rapports classiques. Avec la CNTS et l’UNTM nous développons des rapports sur la migration, sur les infrastructures de l’OMVS dans son volet énergétique au niveau de Manantali. Nos syndicats se concertent dans le cadre des négociations de nos travailleurs pour l’amélioration de leurs conditions de travail. T: Etes-vous au courant d’un projet de partenariat entre l’UNTM du Mali, la CNTS du Sénégal et la CLTM de Mauritanie dans le cadre de la défense des intérêts des travailleurs migrants de ces pays ? AOM : Nous savons qu’en marge de la journée internationale du travailleur migrant célébré le 18 décembre, quelques contacts ont été entrepris localement à notre insu d’ailleurs à un certain moment donné visant un partenariat intersyndical. Nous avons fait comprendre surtout à nos camarades du Sénégal et du Mali qu’il est impossible d’envisager une intersyndicale dans la sous région par rapport à la migration et la CGTM est en marge de tout cela. Puisqu’à un certain moment ils nous ont dit qu’il faut intégrer, qu’il faut rejoindre. Or nous, nous ne sommes pas de ce type. Nous sommes une organisation qui se respecte. Nous respectons nos partenaires et nous nous tenons aussi à ce que nos partenaires nous respectent aussi. Aujourd’hui, la Cgtm ne défend pas l’exclusivité de la défense des droits des travailleurs migrants dans notre pays mais nous sommes un acteur extrêmement important dans ce cadre et nous sommes tout à fait preneur et même demandeur d’un large front syndical dans ce pays pour défendre les droits des travailleurs migrants sur des bases de principes mais non pas sur des bases qui en fait, ne sont pas claires. Entre nous mauritaniens, nous sommes contre les étrangers et avec les étrangers nous sommes prêts à défendre leurs intérêts. Ce n’est pas pour remettre en cause l’intérêt des travailleurs mauritaniens mais seulement sur un principe directeur fondateur de notre organisation qui repose sur l’obligation de défendre les intérêts de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance nationale, ni ethnique, ni religieuse ni d’origine sexuelle. Cela constitue un règlement fondateur de notre organisation. Donc, nous ne pouvons pas tenir deux discours différents sur la même question. Pour revenir à cette question, tout ce que nous savons, c’est qu’à un certain moment donné il y avait cette tentative. Mais en fait pour ne pas indisposer la Cgtm, parce que le processus a été entamé sans elle, nos camarades du Mali et du Sénégal se sont rendus compte de tout cela et ont décidé de façon très polie de reporter ça à une date ultérieure. Cela ne veut pas dire que le projet est mort-né, mais que cela mérite une réflexion plus approfondie pour créer un cadre plus performant, plus pertinent et plus rassembleur pour essayer de prendre ensemble cette problématique de la migration. T. : Un confrère, Hanafi Ould Dahah est maintenu en détention pour deux ans après avoir purgé une peine de 6 mois suite à un premier jugement. En tant que syndicaliste, que pensez-vous de la liberté de presse en Mauritanie ? AOM : Vous savez la question de la liberté de la presse est une question fondamentale. Nous le ressentons en tant qu’organisation ouvrière. En 1993, lorsque nous étions une seule organisation, on avait vécu une situation qui nous a obligé, en tant qu’organisation syndicale de prendre position publiquement. Entre autre la convocation des partenaires sociaux sur les libertés politiques dans ce pays. On avait réclamé l’instauration d’une démocratie pluraliste mais également nous avons pris position sur la question des droits humains. Vous savez à l’époque on avait plusieurs centaines de personnes qui, malheureusement pour leur appartenance ethnique, avaient été exécutées dans des conditions extrajudiciaires, inhumaines. Il y a beaucoup qui ont été torturés, il y avait beaucoup de violations. Nous avons dû réclamer par une lettre ouverte adressée aux militaires et au Président de la République, l’instauration d’une commission nationale indépendante pour enquêter sur cette question et faire toute la lumière. Je reviens sur cela pour tout simplement dire que cette situation constitue une menace pour tous mais également une menace pour chacun. Puisque quand les règles de droits ne sont pas une référence et une obligation pour tout le monde qui doit se référer et les respecter, c’est la loi de la jungle. Ceux qui sont forts aujourd’hui ne sont pas appelés à rester éternellement. Cela nous menace régulièrement et individuellement parce que chacun de nous peut se retrouver en prison où il va subir un arbitraire mais de façon isolée. Mais en fait cette multiplication des cas isolés finit par constituer une tendance générale et généralisée et donc constitue une menace pour tout le monde. T.H : Revenons à la question … AOM : Pour revenir à votre question, Hanafi, de notre point de vue, a été victime d’un règlement de compte politique. Et non pas parce qu’il a eu à violer des textes parce que ces textes n’existent même pas. Un, la presse électronique n’est pas réglementée non plus. Deux, c’est que dans cette affaire Hanafi pour laquelle il a été traîné devant les tribunaux, n’a pas été condamné pour cela, mais il a été condamné pour autre chose qu’on n’a même pas pu expliquer. Parce que Hanafi ou le site a eu à parler d’une question liée aux mœurs, on l’a condamné et les juridictions compétentes ont confirmé la condamnation après appel du Parquet sur cette situation. Il a purgé sa peine et encore on ressurgit pour le garder en prison sans aucun acte légal. On le condamne au niveau de la cour suprême par un jugement auquel il n’était pas représenté et le droit de défense n’y était pas. Mais ce n’est pas la personne de Hanafi qui nous préoccupe dans cette affaire malgré tout mon respect pour lui, qui mérite la liberté et tout le respect. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est la pratique elle-même. Qui de nous ne peut pas se retrouver en prison parce que nous sommes des syndicalistes et nous avons des opinions différentes à développer. Et pour ces opinions ils peuvent se retrouver en prison parce que le droit n’est pas respecté. Donc par rapport à la question de liberté, nous constatons trois éléments : la répression qui s’abat sur le journaliste, la restriction de l’accès aux médias publics qui deviennent des médias de propagande et non des médias d’information, le fait que le gouvernement traîne les pieds par rapport à la libéralisation de l’espace médiatique pour permettre à notre peuple d’avoir son droit constitutionnel de l’accès à l’information. Propos recueillis par Ibou Badiane http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=171 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=170 2010-02-23 COMMUNIQUE DE PRESSE La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a tenu deux sessions importantes de son directoire, à savoir le Conseil Confédéral, le 18/02/10 à l’Hôtel Chinguetti Palace, et le Bureau Confédéral, les 19 et 20/02/10 au niveau du Centre de la Migration de la CGTM. L’Agenda des ces deux instances comportait l’étude de l’orientation générale à suivre avant le tenue du prochain congrès ainsi que l’étude de la situation générale de la Centrale, à travers les rapports d’activités des différents départements du comité exécutif. D’importants autres questions concernant les travailleurs ont été étudiées, parmi lesquelles le dépôt de la plate forme revendicative par les Centrales (UTM, CGTM et CNTM) demandant l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux et le préavis de grève générale dans le secteur public déposé auprès du Ministère de la Fonction Publique et du Travail, les restrictions des libertés, la question de la migration de la main d’œuvre. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral ont constaté que les indicateurs sociaux démontrent la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, l’absence d’une couverture sociale suffisante et de qualité, la montée vertigineuse des prix des denrées de base, un mécontentement généralisé des fonctionnaires et agents de l’Etat suite à la décision d’allocation des indemnités de transport qui ont été très en deçà des attentes de ses catégories de travailleurs. Face à toute cette situation, les deux instances lancent un appel pressant aux pouvoirs publics afin qu’un dialogue franc et sincère soit établi entre les partenaires sociaux pour trouver des solutions concertées et consensuelles entre les parties afin d’éviter au pays des troubles sociaux qui ne profitent à aucune des parties. Les deux instances renouvellent leur soutien inconditionnel et sans faille à la lutte des travailleurs pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail en général et en particulier aux fonctionnaires et agents de l’Etat contre les faibles allocations de transport accordées unilatéralement par le gouvernement. Les deux instances renouvellent leur solidarité au Directeur de publication Taqadoumy, Monsieur Hanefi Ould Dahah, et exigent sa libération inconditionnelle. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral de la CGTM lancent un appel pressant à tous les travailleurs et aux organisations syndicales, pour s’unir et resserrer leurs rangs afin de préserver leurs intérêts fondamentaux. Nouakchott, le 22 février 2010. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=170 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=169 2010-02-22 Gros Plan sur Moulkheiry Sidiel Moustapha (CGTM- Mauritanie) « Combattre le silence et l’impunité pour aider les domestiques migrantes » Vice-présidente du comité des femmes et présidente du comité de veille pour les migrations de la CGTM, Moulkheiry Sidiel Moustapha dénonce l’exploitation dont sont victimes les domestiques migrantes. Soulignant les liens avec la problématique de trafic d’êtres humains, de traite et de travail forcé, elle explique le travail de sensibilisation, de formation, d’aide sociale, et de défense juridique entrepris via le centre pour les migrants de la CGTM à Nouakchott (1). D’où viennent les travailleuses migrantes présentes en Mauritanie ? Elles viennent du Sénégal, du Mali, de Guinée Conakry, de Guinée Bissau, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Niger, du Togo etc. Elles soutiennent leurs familles au pays par les envois d’argent gagné comme elles le peuvent en Mauritanie. Elles sont la plupart arrivées par la route, après avoir souvent subi de lourdes tracasseries en traversant parfois plusieurs frontières. Elles quittent leurs pays d’origine dans des conditions difficiles, via des intermédiaires qui leur promettent un enrichissement facile en Mauritanie pour financer d’aller plus loin vers l’Europe. Mais très vite les problèmes surgissent avec ceux qui les emploient. Peut-on parler de situations de trafic d’êtres humains ? Oui, particulièrement dans notre travail avec les travailleuses domestiques, il est indispensable d’intégrer la dimension de trafic d’êtres humains, de traite et de travail forcé. En septembre 2009, dans les locaux du centre pour les migrants de Nouakchott, nous avons organisé un séminaire syndical sur le travail forcé et la traite des personnes dans le cadre de la migration des femmes domestiques. Vingt cinq femmes, originaires de huit pays différents, ont participé activement à ce séminaire, en présence également de plusieurs associations de migrants et du mouvement des femmes de la CGTM. Nous avons notamment écouté avec beaucoup d’émotion le témoignage de plusieurs jeunes filles gravement exploitées. Comme celui d’une jeune Guinéenne de 25 ans, Binta Barry. En Guinée, c’est une amie qui lui avait proposé de venir travailler en Mauritanie, pour pouvoir aider son père malade. Mais une fois arrivée en Mauritanie sans papiers, cette amie intime l’a abandonnée entre les mains d’un trafiquant camerounais qui lui a infligé de nombreux sévices. Beaucoup de femmes migrantes se retrouvent à la merci des réseaux qui les ont pris en charge à leur arrivée et à qui elles doivent désormais rembourser de fortes sommes d’argent. On a mis en place un comité de veille que je préside, en charge d’établir un plan de travail et un partenariat avec les autres acteurs de la société civile actifs sur les questions de traite et de travail forcé des femmes domestiques. Au travail, quels types de problèmes ces travailleuses migrantes rencontrent-elles ? Paiements très faibles ou non-paiement, mauvais traitements, séquestrations, privation de nourriture et de soins médicaux, horaires de travail excessivement longs, harcèlements et viols par les patrons… les problèmes sont très nombreux. Pour donner une idée des salaires de ces migrantes, on a le cas d’une femme qui travaillait dans un salon de coiffure, du matin jusqu’à 10 h du soir depuis trois ans, pour un salaire mensuel de seulement 10.000 Ouguiya (environ 38 US$). Le cas aussi d’une enseignante sous-payée. Employée avec le statut d’aide-enseignante alors qu’elle preste le même travail que les enseignants de l’école française, elle n’y gagne que 30.000 Ouguiya (264 $), contre 600.000 pour un Français (5280 $), soit vingt fois moins ! Mais les pires situations concernent les femmes migrantes qui travaillent comme domestiques. Elles n’ont aucune visibilité, parce que d’une part elles sont étrangères, et d’autre part parce que leur lieu de travail est à l’abri des regards, sans reconnaissance légale, la plupart du temps sans statut et sans contrat. De plus en plus souvent, elles doivent loger sur place. Ca leur permet d’économise le loyer d’une chambre, mais elles n’ont pas de lieu correct pour dormir, souvent elles doivent se contenter d’un coin dans la cuisine et elles doivent être disponibles 24h/24. Même en pleine nuit, elles sont réveillées. On a reçu des témoignages de tabassage par certaines familles mauritaniennes lorsque ces travailleuses domestiques osent réclamer le paiement de leurs salaires en retard ou refusent ’exécuter des tâches trop nombreuses non prévues dans le contrat oral. Dans les ambassades, on a eu vent de situations vraiment inacceptables. Notamment deux cas de travail à double horaire pour un salaire très bas. Mais le contrat est signé entre l’intermédiaire et l’ambassade concernée, sans que la femme sénégalaise concernée ne soit impliquée dans ce contrat. Elle ne connait pas le salaire réel mentionné dans le contrat et que touche l’intermédiaire, mais elle ne peut abandonner ce travail car elle doit faire vivre ses enfants restés au pays. Comment le Centre des migrants de la CGTM peut-il concrètement aider ces travailleuses migrantes ? Le centre des migrations, c’est le lieu d’accueil idéal pour ces femmes. En plein centre ville, il est ouvert 24h/24. Comme les hommes, La plupart de celles qui y viennent, demandent avant tout de l’aide pour trouver un petit boulot, pour se nourrir. Elles viennent de tous les secteurs, des services domestiques, mais aussi du petit commerce, de la coiffure, de la restauration. Il y a même des enseignants qui viennent en Mauritanie espérant trouver des salaires deux à trois fois plus élevés de ce qu’ils peuvent espérer dans leur pays d’origine. L’important c’est d’entrer en contact et de dialoguer avec ces femmes. Certaines se livrent facilement, d’autres mettent plus de temps. Certaines nous ont confié des expériences tellement terribles qu’elles ont fait pleurer tout le monde, femmes et hommes présents. La dimension psychologique est très importante, certaines vivent dans une peur très forte vis-à-vis de l’employeur, il faut les aider à surmonter cette peur pour revendiquer leurs droits en portant leurs cas devant l’inspection du travail. Etes-vous en contact avec les associations de migrant(e)s ? Ces derniers mois, on a commencé à sensibiliser les communautés originaires de Guinée, du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire, de Gambie, de Guinée Bissau, du Burkina et du Togo. On travaille avec les associations des ressortissant(e)s de ces pays établis en Mauritanie. Ces relations établies avec les différentes associations de migrants, c’est un point essentiel pour nous. On leur a distribué des dépliants, avec une information simple sur les droits, les contacts etc. On organise aussi des rencontres sur les lieux de vie où se rassemblent les différentes communautés. On a créé un comité de pilotage avec les femmes représentant ces huit communautés. Ce sont elles nos relais avec le reste des groupes. On cible pour le moment Nouakchott et Nouadhibou, on voudrait aussi toucher Rosso, à la frontière du Sénégal. Outre le travail d’information et de sensibilisation sur la législation et sur leurs droits, on voudrait ouvrir un bureau qui enregistre les patrons et les employés, pour briser le silence et l’impunité. Le gros obstacle, c’est le silence, les autorités ne sont pas au courant. Il faut d’abord parvenir à recueillir l’information, après on peut poser le problème à l’inspection du travail et s’il le faut au tribunal du travail. Les expatriés qui exploitent les domestiques sont très sensibles à leur image, ils n’aiment pas du tout qu’on les traîne devant les tribunaux. Quelles sont vos revendications sur le plan législatif ? Les travailleuses domestiques, femmes et jeunes filles parfois très jeunes, sont un maillon vital dans la chaîne économique du pays. Mais leur travail n’est pas reconnu par le législateur, ce qui ouvre la porte à tous les abus. Couplés au manque de statistiques et au manque de volonté politique, ce vide juridique complique la protection des droits de ces travailleuses qui sont aussi désavantagées par leur manque de formation. Les conditions de travail doivent être régulées et contrôlées, avec sanctions civiles et pénales à la clé. Sur le plan international, la mobilisation syndicale en faveur d’une nouvelle Convention de l’OIT sur les domestiques est très importante pour leur apporter la reconnaissance et la protection qui leur manquent cruellement. Propos recueillis par Natacha David. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=169 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=168 2010-02-19 Ouverture de la session du Bureau Confédéral Le Bureau Confédéral de la CGTM s’est réuni, comme prévu, en session ordinaire ce matin au niveau du Centre Guide pour la Migration sous la présidence du camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire Général. Il faut rappeler que cette rencontre durera deux jours les 19 et 20 février 2010. Au cours de cette session également différents points seront examinés notamment les rapports d’activités 2009 du Secrétaire Général de la CGTM ainsi que ceux des différents départements. D’autres points non moins cruciaux qui concernent l’organisation ou le mouvement syndical d’une façon générale seront également débattus au cours de cette session. Nous y reviendrons plus amplement demain. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=168 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=167 2010-02-19 Session ordinaire du Conseil Confédéral de la CGTM Le conseil confédéral de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie s’est tenu le jeudi 18 février dernier à l’hôtel Chinguitty Palace. Ce conseil est la deuxième instance de la CGTM, il se réuni tous les deux ans. Il est habilité à prendre des décisions concernant l’orientation générale et rappeler les redressements nécessaires au niveau de la centrale. Il est composé de 11 membres élus par le congrès plus les membres du bureau confédéral et les coordinateurs régionaux comme les membres de droit. La tenue de ce conseil a eu comme ordre du jour la discussion autour de la situation générale de la centrale. Certains ont également évoqué les préparatifs du congrès national de la CGTM qui aura lieu cette année. Cette rencontre a été présidée par le Secrétaire Général de la CGTM, le camarade Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah, accompagné Mohamed Fayçal Ould Beyrouk, Chef de Projet National à la CGTM, du Chef du Département Presse et Communication, la camarade Sallimata Sy etc. Au cours de cette rencontre le Secrétaire Générale de la Centrale a prononcé un discours important dont voici l’intégralité : Discours du camarade Secrétaire Général à l’occasion de la tenue du conseil confédéral de la CGTM, organisé le18 Février 2010 à l’hôtel Chinguity Palace, Nouakchott Chers camarades, La session ordinaire du conseil confédéral de la CGTM à laquelle nous assistons aujourd’hui se tient dans un contexte général assez particulier marqué, sur le plan international, par l’impact d’une crise financière et économique à l’échelle planétaire qui a entraîné la suppression massive d’emplois dans toutes les régions du globe. Cette crise et ses conséquences sociales, notamment en termes d’emploi, montrent l’impasse et les dangers de la finance dérégulée et du néolibéralisme au point qu’on assiste à la faillite du modèle néolibéral et à la naissance d’une tendance qui propose de véritables alternatives : Bâtir une société plus juste, plus démocratique, plus solidaire. L’émergence des mouvements de lutte contre le néolibéralisme où notre internationale – la CSI- joue un rôle important a contribué grandement à l’adoption d’une série de mesures et de politiques qui visent à promouvoir l'emploi et à développer les entreprises, et étendre la protection, notamment sociale, des personnes affectées par la crise afin d’assurer une économie mondiale juste et durable où les entreprises durables et le travail décent peuvent prospérer. . Notre continent, l’Afrique, est la région du monde la plus affectée par cette crise, car les chocs qu’ont connu les prix des produits alimentaires et énergétiques en 2007-08 et qui ont précédé l’actuelle crise financière mondiale, ont affaibli la position extérieure des importateurs nets, attisé l’inflation et pesé sur les perspectives de croissance. La crise financière accroît la complexité de la tâche à laquelle doit s’atteler la région à l’heure où elle s’efforce de consolider les acquis macroéconomiques et d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en dépit des taux de pauvreté et de chômage qui y sévi. Le ralentissement de la conjoncture mondiale a entraîné les prix des matières premières à la baisse (pesant ainsi sur les recettes d’exportation, les soldes des transactions courantes, les recettes budgétaires et les revenus des ménages. Les exportateurs de matières premières subissent une nette dégradation des termes de l’échange. En Afrique la démocratie régresse de plus en plus. Des foyers de tension naissent, des coups d’Etat se font sentir et toutes ces turbulences affaiblissent la démocratie dans le continent ce qui compromet les processus démocratiques entamés au début des années 90 qui, de nos jours, connaissent des reculs inquiétants. Sur le plan syndical, le parachèvement de la fusion qui a donné naissance à la CSI Afrique ferait naître de nouveaux espoirs dont l’essentiel est d’atteindre l’objectif pour lequel la fusion a eu lieu, à savoir construire une organisation syndicale régionale plus forte et disposée à relever les défis auxquels font face les travailleurs dans notre région. Sur le plan national, la situation a été marquée par un processus démocratique qui a conduit à l’élection d’institutions politiques et l’instauration d’un espace de libertés publiques. Ce processus a été malheureusement interrompu suite au coup d’état du 06 août 2008 perpétré par une junte militaire au moment où la Mauritanie avait besoin de tout mettre en œuvre pour endiguer les répercussions de la crise économique et sociale. Les accords de Dakar devaient mettre fin à cette situation d’exception et assurer le retour à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’une élection présidentielle et la gestion consensuelle de la période de transition. Nous constatons cependant que le pays n’arrive pas encore à démarrer. L’accès aux medias publics reste encore limité voir inexistant. Les violations des libertés publiques sont devenu monnaie courante, le cas de Hanefi ould Dahah, qui a été maintenu en prison après avoir purgé sa peine est édifiant dans ce domaine. Le dialogue social est en panne, malgré la demande formulée par trois centrales syndicales (UTM, CGTM et CNTM) qui ont adressé officiellement des lettres, en décembre 2009, aux autres partenaires sociaux les invitant à des négociations sociales autour d’une plate forme que les organisations syndicales ouvrières ont élaboré en commun. La situation syndicale reste globalement marquée par une pléthore d’organisations syndicales qui donna lieu à une pluralité syndicale «sauvage» affaiblie par ses controverses. Malgré les différentes tentatives d’unité d’actions, on reste encore très en deçà des attentes du monde du travail. La situation sociale désastreuse marquée, entre autres, par le chômage accru, l’impact de l’inflation, la stagnation des salaires, l’absence d’une couverture sociale appropriée place la CGTM devant un certain nombre de défis majeurs . • La plate forme commune qui a été élaborée par trois centrales syndicales (UTM, CGTM et CNTM) et soumise à l’attention des autres partenaires sociaux dans la perspective d’un éventuel dialogue social. • Les élections professionnelles de représentativité qui étaient prévues depuis 2008 et dont l’organisation a été suspendue suite au coup d’état et qui seront probablement organisées dans le premier semestre de l’année en cours. • La situation alarmante des fonctionnaires de l’Etat qui, déçus par les récentes mesures prises par les autorités publiques concernant les indemnités du transport et du logement, étaient contraints, en l’absence d’un cadre permanent de concertation, à user de leur ultime moyen de pression afin d’obliger le gouvernement à revenir à sa décision en déposant un préavis de grève prévue le 15, 16 et 17 Mars prochain. La CGTM est également interpellé sur un plan strictement interne par la quête du perfectionnement de ses institutions et ses structures et à préparer minutieusement la tenue de son congrès national. Au cours des dernières années, la CGTM a pu assurer une forte présence dans tous les secteurs ou presque surtout dans les secteurs stratégiques, tels que, les mines, le pétrole, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement. etc. La position qu’occupe actuellement la CGTM au sein du mouvement syndical national et sa forte présence dans les différents secteurs d’activités impliquent nécessairement la prise en charge des doléances qui traduisent fidèlement les attentes et les préoccupations des travailleurs. Dans cette même période, nous avons développé un certain nombre de projets en partenariat avec plusieurs organisations syndicales dont on peut citer notamment : 1. Le projet MSI pour la syndicalisation des travailleurs et travailleuses du secteur de l’économie informelle que nous développons en partenariat avec le syndicat belge : la CGSLB. 2. le projet FPS pour la formation développé avec les Commissions Ouvrières espagnoles 3. le Projet ISCOD sur la Migration avec l’UGT espagnole Nous avons pu obtenir l’assurance du financement d’un projet de formation professionnelle sur financement de la municipalité de Madrid. . D’autres projets sont en cours dont le financement est presque acquis, concernant le développement durable en partenariat avec l’UGT espagnole et la sécurité alimentaire avec la CSI Afrique. La CGTM a un programme ambitieux qui a pour objet de doter toutes ses coordinations régionales en matériel informatique et bureautique afin d’améliorer les capacités syndicales de ses adhérents. Dans ce cadre, 9 coordinations régionales ont été entièrement équipés d’un matériel informatique comportant notamment, un ordinateur avec accessoires, une imprimante et un photocopieur. Les quatre autres régions le seront inchallah avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Sur le plan social, la majorité des conflits pendant devant les juridictions du travail sont gérés et pris en charge par la CGTM. Aujourd’hui nous sommes confrontés à des challenges que nous devons courageusement surmonter parmi lesquels on peut citer notamment la mise en place d’un comité national des jeunes au sein de notre organisation. La CGTM a des jours meilleurs si elle parvient à mettre en marche de façon soutenue et continue une politique de sensibilisation et de mobilisation de ses bases autour des objectifs et des plans d’actions élaborés par les instances dirigeantes de la centrale. A cet effet, nous avons besoin de serrer les rangs pour garantir la réussite à nos missions et je vous invite à n’épargner aucun effort pour relever ces défis. Sur ce, je déclare ouverte la session ordinaire du conseil confédéral de la CGTM tenue à Nouakchott le 18 février 2010. Je vous remercie. C’est donc un discours important et qui relate à lui seul l’ensemble des difficultés vécues par le monde syndical dans le pays ainsi que les projets en cours au niveau de la centrale qui ne manqueront certainement pas d’avoir un impact positif auprès des travailleurs du pays. A noter que c’était une rencontre qui a été très bénéfique pour les participants. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=167 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=165 2010-02-18 Élection des délégués du personnel de Grands Moulins : La CGTM confirme son statut de leader dans la défense des intérêts des travailleurs Le Mercredi 17 février dernier, s’est tenu les élections des délégués du personnel au niveau de Grands Moulin de Mauritanie. Deux listes étaient en compétition, il s’agit notamment de la CGTM et de l’UTM. Il y avait au total 10 sièges à pourvoir au niveau de ce collège. A l’issue du scrutin les résultats suivants ont été obtenus : CGTM : 4 délégués titulaires et 4 délégués suppléants UTM : 1 délégué titulaire et 1 délégué suppléant A noter que ces élections ont été supervisées par les camarades Thiam Mamadou Yéro et Moctar Ould Bilal. Ces résultats ne font que confirmer la confiance exprimée par les travailleurs de cette société à la CGTM. Il faut dire aussi que celle-ci s’est toujours préoccupée par la défense des droits et les intérêts des travailleurs de Grands Moulins. C’est ainsi qu’on peut quelques améliorations dans les conditions de vie et de travail des employés malgré les difficultés encore visibles. Cette victoire est aussi celle des travailleurs de cette société car ils trouveront des personnes prêtes à prendre en charge leurs doléances et de les faire aboutir au niveau de la direction surtout qu’elles connaissent très bien la société pour y avoir servies depuis quelques temps. Liste des délégués de la CGTM élus Titulaires : Sid’Ahmed O/ Yehdih, Moctar O/ Mohamed, Ramdane O/ Bilal, Boulkheir O/ Soueilek, Med Salem O/ Alioune. Suppléants : Souleymane Diakité, Mohamed O/ Aghmy, Djibril Abou Diop, Mohamed O/ Brahim, Mohameden O/ Cheikh. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=165 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=164 2010-02-18 Réunion des droits humains et syndicaux sous le thème «Priorités et défis spécifiques dans la région de l’Afrique du Nord » La Confédération Syndicale Internationale en collaboration avec la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie a organisé les 15 et 16 février courant à l’hôtel Chinguitty Palace une réunion des droits humains et syndicaux sous le thème « priorités et défis spécifiques dans la région de l’Afrique du Nord ». Cette rencontre importante intervient après celle organisée à Lomé au Togo, à Turin en Italie et à Berlin en Allemagne. Elle regroupait notamment les centrales syndicales de la Mauritanie avec 4 représentations (la CGTM, l’UTM et la CLTM en plus de la CNTM qui est observateur affiliée au niveau de la CSI ), l’Algérie avec l’UGTA, la Tunisie avec l’UGTT, le Maroc avec la CMBT, l’UGTM et une organisation de la société civile égyptienne. Il faut noter également que la rencontre de Nouakchott a traité essentiellement de la question des droits humains et syndicaux. Pendant ces deux jours, l’idée était de créer un réseau en matière de droits humains et syndicaux pour la région nord-africaine. Il faut préciser que tous les membres présents étaient des affiliés de la Confédération Syndicale Internationale à part l’organisation égyptienne. Le but de ce réseau était de dénoncer les violations des droits humains et syndicaux en Afrique de façon générale et dans l’Afrique du Nord en particulier. Durant ces deux jours les participants ont formé des groupes de travail pour échanger sur des problèmes transversaux à tous ces pays et qui vont de la ratification des conventions à leur respect si elles déjà ratifiées en passant par la pratique des employeurs privés. Les participants ont fortement dénoncé d’une façon générale le fait que beaucoup d’entreprises privées ne respectent pas les droits syndicaux, licencient abusivement des délégués syndicaux et empêchent la tenue de grève. Ils ont ainsi noté l’importance de faire de la pression auprès des gouvernements pour qu’ils obligent les entreprises à respecter ces droits. Pour certains participants que nous avons pu rencontrer durant cette réunion, ils ont remarqué que dans de nombreux pays, il y a une défaillance criante au niveau de l’inspection du travail notamment par un manque de ressources. Les participants ont profité de cette occasion également pour discuter des violations dont subissent les lois et les réglementations en vigueur ainsi que les moyens de mettre un terme à ces violations. A l’issue de cette réunion, les participants ont exprimé toute leur satisfaction car ils sont sortis avec des résultats très probants, significatifs et surtout très positifs. En effet, le réseau a finalement été mis en place et les participants ont pu aussi élaboré un plan d’action pour l’année 2010. Ce plan a été jugé comme très ambitieux et qui va permettre à ce que le réseau soit mieux connu pour qu’il puisse entamer des actions sur des thématiques très importantes telles que l’esclavage, le travail forcé, les travailleurs migrants, l’informel et tout ce qui pourrait renforcer le cadre dans lequel agissent les travailleurs. Les participants ont insisté sur le fait que toutes ces thématiques demandent une action coordonnée au niveau de la région et même au niveau international. C’était donc une rencontre très fructueuse à la lumière des résultats auxquels les participants sont parvenus et la pertinence des interventions. Ils ont exprimé ainsi leur besoin de voir ce genre de rencontre se tenir le plus souvent car il fait également l’objet d’une formation et d’une information pour les syndicalistes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=164 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=163 2010-02-16 De vieux bus immobilisés pour calmer la hargne des étudiants Depuis près d’une semaine les étudiants ont commencé une grande manifestation qui a paralysé le fonctionnement normal de l’université. Ces étudiants manifestaient notamment pour réclamer un moyen de transport promis par les autorités mais qui ne serait pas venu à la date prévu. Cette manifestation a été organisée par les trois syndicats estudiantin: Union autonome, le Snem et l’Unem. Il faut rappeler que c’est au mois de décembre dernier les étudiants se sont réunis avec la direction de l’université et une délégation du ministère de l’enseignement secondaire et supérieur. A l’issue de cette réunion un accord a été trouvé pour résoudre ce problème. Le ministre s’est engagé à trouver une solution au début de cette semaine par l’achat de 20 bus qui vont s’ajouter à six grands bus qui sont déjà immobilisés devant l’université. Mais les étudiants ont maintenu leur manifestation estimant que les paroles ne suffisaient plus à elles seules. Ce n’est donc hier, dimanche 15 février dernier que le ministre a envoyé tous les bus que l’Etat a loué pour résoudre le problème du transport des étudiants arguant qu’un contrat a été signé avec la fédération nationale du transport en attendant l’arrivée des grands bus de la République d’Iran. Ces petits bus disponibles vont transporter les étudiants dans tous les quartiers gratuitement jusqu’à l’arrivée des autres. Cependant un autre groupe d’étudiants ont intensifié leur mouvement empêchant ainsi les professeurs et étudiants d’accéder aux salles de classe. Ils réclamaient notamment la réduction des prix au niveau de l’université et la construction d’une buvette dans la faculté des sciences économiques et juridiques. Les syndicats des étudiants ont exprimé leur satisfaction de voir cette solution partielle avec la mise à leur disposition de petits bus jusqu’au 30 avril. A noter que le chef de l’Etat avait promis de régler ce problème par la signature d’un contrat avec une société privée. Mais cette société ne va prendre service que s’il y a une assurance qu’il n’y aura pas de concurrence avec d’autres sociétés de transport. L’Etat a également décidé par ailleurs la création d’une société de transport publique. Soulignons que ces bus mis à la disposition des étudiants, sont vétustes et dans un état de délabrement avancé. D’ailleurs, ils n’ont même pas commencé le transport des étudiants car comme nous le dit le secrétaire général de l’UNEM, l’Etat serait entrain de négocier avec les membres des fédérations de transport pour mettre en place une commission qui va organiser ces bus et voir si elle sera liée à la fédération ou directement rattachée à l’université. Mais cette mesure ne semble pas faire l’unanimité. En effet, plus les négociations prendront du temps plus la frustration des étudiants va augmenter. Ce qui fait qu’il ne sera pas impossible de voir un autre soulèvement de la part des étudiants parce que les autorités selon certains ne chercheraient visiblement qu’à gagner du temps. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=163 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=162 2010-02-16 Intensification des sit-in par les travailleurs devant la présidence Le palais de la présidence de Nouakchott est devenu ces derniers temps, le lieu de prédilection de toutes les revendications à caractère sociale. En effet, depuis le début de cette semaine 3 groupes de manifestants ont élu domicile devant la présidence pour réclamer leur droit. Le premier groupe de manifestants est constitué à peu près d’une vingtaine de jeunes ingénieurs qui se disent victimes du manque de transparence lors d’un concours de recrutement de 70 ingénieurs. C’est ainsi qu’ils profité de cette occasion pour adresser une lettre de contestation au président de la république pour attirer son attention sur ce qu’ils qualifient comme étant un détournement de résultats. Ils rappellent que ce concours est caractérisé de transgressions insupportables des textes. Ils estiment par ailleurs que ceux qui ont été recrutés par le ministère du pétrole n’ont pas les qualifications nécessaires. Ils vont même plus loin en pointant du doigt accusateur la commission de supervision du concours d’avoir informé certains candidats de l’issue avant même la proclamation des résultats officiels. Comme anomalie, certains ont indiqué qu’il y aurait des candidats admis alors que leur candidature avait été rejetée pour non-conformité aux conditions requises. Par contre un autre souligne que parmi les admis nombreux sont ceux qui ont dépassé l’âge imposé par les textes au moment du dépôt des dossiers. Après leurs multiples interventions auprès des responsables de la fonction publique et du concours, ils font appel au président pour réparer ce qu’ils jugent comme étant une injustice et qui ne fait que rappeler les mauvaises pratiquent qui ont gangrené notre administration et qui continuent de persister (corruption, trafic d’influence, régionalisme, favoritisme…). Quant au second groupe de manifestants, il s’agit essentiellement d'ex-employés de la mairie de Nouadhibou qui accusaient les responsables de cet établissement de les avoir licenciés abusivement et sans droit. Leur affaire remonte à 3 mois quand la mairie a décidé de compresser son effectif. Certains manifestants nous ont précisé que la mairie a commencé par des départs volontaires forcés. Devant le refus des 55 employés ainsi que des bénévoles d’obtempérer, elle a finit par un licenciement abusif et sans droit de ces employés. Ces derniers précisent que c’était un moyen pour eux de recruter d’autres personnes sans doute des proches à leur place et qui sont pour la plupart de vieux retraités. L’affaire a été portée devant le Wali, qui n’a pas donné de suite à cette requête. C’est dans le but d’obtenir leur droit qu’ils ont fait le déplacement à Nouakchott pour demander l’intervention du président. Malgré les conditions difficiles et les menaces quelques fois, ils affirment ne pas bouger de leur place jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Le troisième groupe est composé essentiellement de 350 enseignants du privé qui ont été recrutés pour une période de 3 ans grâce à un concours supervisé par l’ANAPEJ et le ministère de la fonction publique. Mais depuis leur recrutement, ils n’ont pas reçu de salaire depuis presque une année ainsi d’autres avantages prévus dans leurs contrats. Ils ont porté cette affaire devant l’ANAPEJ qui devait jouer un rôle d’arbitre pour avoir supervisé ce concours mais le directeur leur a fait savoir que ce n’était pas de son ressort. Puis, ils sont allés au ministère de la fonction publique mais là également c’est la réponse était identique. Ne sachant plus qui contacté, ils se sont retrouvés devant le palais pour demander l’intervention du président. Cette période est certainement l’une des plus délicate du pouvoir en place. C’est ainsi que les revendications sociales ne cessent de se multiplier. Au lieu de trouver une solution concertée à cette crise sociale, le gouvernement continue de prendre des décisions unilatérales à l’endroit des travailleurs du pays à leur grand dam. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=162 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=161 2010-02-16 Session de monitoring au profit des coordinateurs régionaux de la CGTM Le siège de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie abrite une session de monitoring organisée par le projet CGTM/MSI 2009-2011, le 16 et 17 février courant au profit des coordinateurs régionaux de la CGTM dans les 13 Wilaya du pays. Il faut rappeler également que ces coordinateurs sont des présidents des comités régionaux de pilotage du projet au niveau de ces différentes régions. Les participants auront à suivre outre des exposés sur les résultats du projet en 2009, le plan d’action détaillé 2010 ainsi que les cahiers de charge régionaux. Au cours de cette session, ils bénéficieront aussi d’une initiation à l’outil informatique pour leur permettre de mieux faire leur travail dans leurs régions respectives. A préciser qu’à cette occasion ces coordinateurs régionaux de la CGTM vont saisir cette occasion pour présenter leur rapport de l’année 2009 ainsi que les réalisations qui sont à mettre à leur actif. La direction de la CGTM saisira l’opportunité de cette réunion pour briefer les coordinateurs régionaux sur la situation syndicale nationale et les défis de l’heure. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=161 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=160 2010-02-16 La CGTM rafle la majorité des sièges des délégués du personnel de TASIAST Mauritanie Limited Le dimanche 14 février dernier, s’est tenu les élections des délégués du personnel au niveau de TASIAST Mauritanie Limited et du comité consultatif de la même société. Pour les élections des délégués du personnel, il y avait trois listes en compétition : CGTM, ULTM, UGTM. Au total 18 sièges étaient à pourvoir au niveau de ce collège. A l’issue du scrutin les résultats suivants ont été obtenus : CGTM : 4 délégués titulaires et 4 délégués suppléants ULTM : 3 délégués titulaires et 3 délégués suppléants UGTM : 2 délégués titulaires et 2 suppléants Quant à l’élection des délégués du personnel du comité consultatif de la société, il y avait notamment 12 sièges à pourvoir pour deux listes candidates en l’occurrence celle de la CGTM et une autre pour l’UGTM. C’est la CGTM qui a remporté le plus de sièges avec 3 délégués titulaires et 3 suppléants. A noter que ces élections ont été supervisées par les camarades Mohamed O/ Imigine, Bâ Ibrahima, Sène Mohameden et Mohamed Mahmoud O/ Sidi Mohamed. A la lumière de ces résultats, il est clair que la confiance exprimée par les travailleurs de cette société à la CGTM est au beau fixe. Car celle-ci s’est toujours préoccupée par la défense des droits et les intérêts des travailleurs de cette boîte. C’est ainsi qu’on peut noter des améliorations dans le quotidien de ces travailleurs. C’est dans la perspective de la consolidation de ces acquis et de les améliorer significativement pour le bien-être des travailleurs de cette société qu’elle s’est présentée à ces élections et confirme son statut de grand défenseur des droits des travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=160 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=158 2010-02-16 Adhésion massive du personnel paramédical à la FNS affiliée à la CGTM Le samedi 13 février dernier, le syndicat national pour le renforcement du personnel paramédical a organisé une cérémonie d’adhésion à la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la CGTM. Cette rencontre s’est déroulée dans la grande salle de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott qui était archicomble. Ils étaient donc plus d’une centaine d’infirmiers, sages-femmes, techniciens supérieurs de santé… à avoir ainsi décidé de rejoindre la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie dont la mission principale consiste à défendre les intérêts et les droits des travailleurs du secteur de la santé. Les membres de ce syndicat viennent pour la plupart du Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages-femmes de Mauritanie. Et ils se fixent comme objectifs principaux : La lutte contre l’injustice à l’égard de l’infirmier, la sage-femme et le technicien supérieur de santé, la réduction des risques encourus par le personnel paramédical, l’augmentation de la rémunération des heures supplémentaires, la défense des droits matériels et moraux du personnel paramédical, la participation aux centres de décisions, la défense des intérêts de tout adhérent du syndicat n’importe quand et n’importe où entre autre. La cérémonie a donc débuté vers 17 heures avec la présence de plusieurs personnalités de la CGTM parmi lesquelles ont peut citer : le Secrétaire Général de la CGTM, le Chef Département Education et Formation, le coordinateur du Centre Guide de la Migration, de la Directrice du Département de l’Administration et des finances, de la Directrice du Département Presse et Communication, du Secrétaire Général de la Fédération Nationale de la Santé etc. Après la lecture de quelques versets coraniques, M. Sarr Amadou a ensuite prononcé un mot de bienvenue où il a tenu à remercier au nom des membres de ce syndicat le secrétaire général de la CGTM ainsi que tous ceux qui ont bien voulu faire le déplacement pour cette cérémonie d’adhésion. Puis la parole a été donnée au Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah. Dans son discours, il a remercié les membres de ce syndicat pour le choix de la CGTM en affirmant qu’il était très honoré par cet acte de confiance. Il a également promis que la CGTM ne lésinera pas sur les moyens dont elle dispose pour appuyer ce syndicat. Par la suite, il a énuméré un certain nombre de difficultés dont le personnel paramédical est confronté en rappelant que ce n’est pas un problème récent. Il a précisé que vers les années 80, il y avait un syndicat fort qui défendait les intérêts de ce personnel mais qu’au fil des années et sur implication des autorités ce syndicat a été vidé de son esprit et s’est détourné de sa mission. Poursuivant son discours, il a tenu à rappeler le préavis de grèves générale sur toute l’étendue du territoire national déposé par les syndicats auprès de la Ministre de la Fonction Publique et du Travail pour revoir le décret sur les indemnités de transport et de logement des fonctionnaires et agents de l’Etat. Il a indiqué que les travailleurs de la Fonction Publique dans le pays, ont les plus bas salaires par rapport à leurs voisins de la sous région et du Maghreb. C’est ainsi qu’il souligne qu’une solution du logement et du transport doit être trouvée de façon concertée et non en ignorant les travailleurs. C’est dans ce cadre qu’il a aussi rappelé la plateforme commune déposée par les trois centrales syndicales CGTM, CNTM, UTM le 27 décembre dernier où elles demandaient l’ouverture des négociations sociales. Après ce discours, les responsables du syndicat ont également intervenu pour rappeler le contexte qui les a permis d’adhérer à la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la CGTM en soulignant que c’est dans la perspective de leur donner une plus grande visibilité afin de rendre leurs revendications plus légitimes. Ils ont également remercié la CGTM qui les a accueilli à bras ouvert et a promis de faire de son mieux pour l’aboutissement de leurs doléances. Le mot de la fin a été prononcé par Aziza mint Saleh qui a promis que les adhérents ne seront pas déçus par la CGTM qui a fait ses preuves dans le domaine de la lutte contre la discrimination du personnel paramédical et la défense de ses intérêts. Cette allocution a été reprise en français par le secrétaire général de la Fédération Nationale de la Santé, le camarade Diop Aliou Samba qui a exprimé toute sa joie à cette adhésion. Il faut rappeler que c’est grâce à ce dernier et à son travail soutenu dans l’aboutissement des revendications du personnel paramédical que cette adhésion a été rendue possible http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=158 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=156 2010-02-16 Les syndicats menacent d’entrer en grève Ce Samedi 13 février, le siège de l’UTM a accueilli une conférence de presse organisée par 4 centrales syndicales (UTM, CGTM, CLTM, CNTM) et 3 syndicats professionnels (SCDM, SPISM, SYNAPAT-FP). Ces syndicats dénonçaient notamment la médiocrité des indemnités de logement et de transport. Ils ont profité de l’occasion pour contester les critères d'attribution des indemnités de transport attribuées aux fonctionnaires et agents de l'Etat et ont exigé la révision du décret l’établissant ainsi que la publication du décret portant indemnité de logement sur la base de négociations avec les syndicats également. C’est ainsi qu’ils ont rappelé leur plate-forme revendicative déposée le jeudi dernier auprès de la Ministre de la Fonction Publique et du travail où ils appelaient au dialogue et menaçaient d'entrer dans une grève générale du travail pendant trois jours à compter du 15 mars prochain si aucune progression n’est enregistrée jusque-là. A travers cette action, certains sont allés même plus loin en demandant même la suppression du décret et l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les syndicats afin de trouver une solution concertée à cette situation. D’ailleurs voici le communiqué intégral rendu public par ces syndicats Nouakchott, le 13 Février 2010 Communiqué de presse Les gouvernements mauritaniens ont la fâcheuse habitude de décider pour les travailleurs sans aucune forme de concertation avec eux. Le décret portant indemnités de transport et logement publié récemment s'inscrit en droite ligne de cette politique de refus de concertation préjudiciable et illégal. Ce décret qui accorde à l'écrasante majorité des fonctionnaires et agents de l'Etat une indemnité de transport de 3000 à 5000 UM est accueilli avec un large mécontentement et une indignation profonde exprimés à travers des débrayages spontanés, des déclarations et conférences de presse demandant au gouvernement sa révision. Après un mois d'attente, les syndicats soussignés, n'ayant perçu aucun signal favorable en réponse aux appels répétés des travailleurs décident de franchir un nouveau pas. Jeudi 11 février 2010, ils adressent une plate-forme à Madame la Ministre de la Fonction Publique et du Travail la demandant la révision négociée avec les syndicats du décret portant indemnité de transport et la publication sans tarder du décret portant indemnité de logement sur la base de négociations avec les syndicats également. Cette plate-forme est assortie d'un préavis de grève des travailleurs de la fonction publique du 15 mars 2010 à 8 heures au 17 mars 2010 à 18 heures sur l'étendue du territoire national. Tout en affirmant que l'objectif de cette action vise à obtenir des solutions négociées, les organisations syndicales soussignés: - invitent le gouvernement à ouvrir des négociations constructives autour de cette plate-forme; - demandent aux travailleurs de rester mobiliser pour faire aboutir leurs revendications légitimes; Les organisations signataires: - L'Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) - La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) - La Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) - La Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) - Le Syndicat des Chirurgiens Dentistes Mauritaniens (SCDM) - Le Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages-femmes de Mauritanie (SPISM) - Le Syndicat National des Professeurs de l'Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (SYNAPET-FP) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=156 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=155 2010-02-16 Les syndicalistes à l’école des nouveaux médias Le NDI (National Democratic Institute) a permis ce samedi 13 février dernier, à une dizaine de syndicalistes de s’initier aux nouveaux médias. Les participants à cet atelier ont pu ainsi suivre deux intéressantes présentations préparées par un groupe 4 journalistes mauritaniens qui avaient participé à une session de formation dans ce domaine à Istanbul, organisée par le NDI et ASWAT. En plus d’une initiation à l’utilisation des emails, les exposés présentés ont également abordé les principaux réseaux sociaux du web comme (Twitter, Facebook et Skype). A signaler aussi que la technique participative utilisée a facilité l’assimilation des connaissances dispensées. Pour les participants c’était plutôt une rencontre d’échange et de partage, car le groupe des 4 journalistes devait faire une restitution des connaissances acquises à Istanbul. Au terme de cet atelier d’une journée, les syndicalistes ont tenu à remercier M. Jacques Veilleux, directeur résidant du NDI ainsi que ses principaux collaborateurs pour le choix du thème de la formation ainsi que les moyens mis en œuvre pour la rendre fructueuse et instructive. Notons enfin que la formation a profité, entre autres, à des syndicalistes venus de centrales de l’UTM, de la CGTM avec la participation de la Directrice du Département Presse et Communication Mme Salimata Sy, de la CNTM… http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=155 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=154 2010-02-10 Communiqué de l’intersyndicale du fondamental Les instituteurs ont été surpris par le récent décret sur les indemnités du transport et par l’attitude des autorités qui consiste à ignorer les revendications légitimes présentées par les syndicats ce qui a nourri la conviction chez tout le monde sur la nécessité d’œuvrer pour l’instauration d’un dialogue serein et objectif afin de faire aboutir ces doléances, de réviser le décret fixant les indemnités du transport et éviter de commettre la même erreur lors de l’adoption du décret relatif aux indemnités du logement. A cet effet, les syndicats de l’enseignement fondamental ont décidé de mener les actions suivantes : 1. la tenue, à compter du 10/02/2010 d’une réunion dans chaque moughataa tous les deux jours 2. le débrayage pour une durée d’une heure le 28 /02/2010 de 10 à 11 H du matin 3. Sit-in dans l’enceinte du ministère de l’enseignement fondamental le 03/03/2010 à partir de 12H 4. Préavis de grève partielle dans deux moughataa de Nouakchott et une moughataa de l’intérieur à partir du 06/03/2010 5. Préavis de grève général au niveau national à partir du 12/03/2010 Les signataires : - Syndicat National de l’enseignement public - Syndicat National de l’enseignement (UTM) - Syndicat de l’enseignement (CGTM) - SNEN - Syndicat National des formateurs des ENI - Syndicat National des inspecteurs du fondamental - Syndicat National des conseilleurs pédagogiques - Syndicat National des instituteurs - Syndicat National de l’enseignement (CLTM) - Syndicat libre des instituteurs mauritaniens - Syndicat des instituteurs libres - Syndicat National de l’enseignement général - Syndicat de l’enseignement (Union des syndicats libres mauritaniens) - Syndicat National de l’enseignement fondamental http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=154 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=153 2010-02-10 Un travailleur d’une entreprise chinoise sur la route Kaédi- M’Bout- Sélibaby licencié sans motif valable Une mission de la Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie a été dépêchée depuis hier sur l’axe Kaédi-Mbout-Sélibaby pour s’enquérir de la situation des travailleurs qui sont le plus souvent victimes de plusieurs violations de leur droit par les sociétés qui les emploient le long de cet axe. A son arrivée, cette mission a déjà été confrontée à son premier cas. En effet, un travailleur d’une société du nom de SABR sous-traitante d’une entreprise chinoise a été licencié sans motif valable par cette dernière mais il semblerait que c’est son activisme syndical qui lui aurait coûté son travail. Il s’appelait Mahmoud Sow et il était proposé par la CGTM comme délégué pour des élections des délégués du personnel prévues pour le 12 février prochain. L’entreprise chinoise a d’abord pris la décision d’arrêter le travail de Mahmoud Sow. Le seul motif avancé c’est que ce dernier aurait pris l’initiative de mobiliser ses collègues pour se syndiquer et pouvoir ainsi mieux réclamer leur droit. Il faut noter par ailleurs que plusieurs travailleurs de cette entreprise ont exprimé leur indignation sur le comportement de la direction à leur égard et jugent leurs conditions très déplorables. Les tracasseries de ce travailleur ont réellement commencé le lundi dernier, quand un chinois est venu le conduire du laboratoire où il était manœuvre au service de concassage, lui précisant au passage que désormais il était affecté dans cet endroit où les travailleurs ne bénéficient pas du strict minimum. Là son nouveau patron lui a imposé des conditions de travail très rudes. Après avoir été soumis à plusieurs harcèlements et pressions de la part de son nouveau patron, Mahmoud Sow a été licencié. Lorsque ses collègues sont venus à son chevet pour demander des explications auprès de la direction sur cette décision incompréhensible et incongrue, l’entreprise chinoise n’avait d’autres explications à fournir à part de souligner que ce travailleur était l’instigateur d’une initiative de syndicalisation des travailleurs de cette entreprise. Pourtant cette démarche n’a rien d’anormale et visait tout simplement à faire en sorte que les travailleurs puissent mieux réclamer leur droit, les faire valoir et ne pas avoir à agir dans la clandestinité. Mais visiblement cela inquiète l’entreprise qui a sûrement beaucoup à se reprocher. Cette décision de l’entreprise n’est donc qu’une violation de plus en elle-même. Mais la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie fidèle à ses principes s’est rapidement saisie de ce dossier pour que l’injustice ne reste pas impunie et va recourir à toutes les voies légales pour que le travailleur en question retrouve ses droits. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=153 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=152 2010-02-08 Déclaration de soutien Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM BP 6164, Tél : 525 80 57, Mail : cgtm@mauritel.mr DECLARATION DE SOUTIEN AU JOURNALISTE HANEFI OULD DEHAH La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est consternée après avoir pris connaissance du verdict de la Cour d’Appel qui condamne Monsieur Hanefi Ould Dehah, Directeur de publication du journal électronique TAQADOUMY, à deux ans fermes d’emprisonnement pour des faits liés à << l’atteinte aux bonnes mœurs, à l’incitation à la révolte et délit de publication>>. Cette nouvelle condamnation inattendue survient après l’Arrêt de la Cour Suprême qui avait annulé le verdict de la cour d’appel rendu en juin 2009 condamnant Monsieur Hanefi à 6 mois de prison ferme avec amende de 30.000 UM après que ce dernier ait entièrement purgé cette même peine. La CGTM, fidèle à ses principes de défense des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens en général et des travailleurs en particulier, exprime sa grande indignation face à cet acharnement qui a poussé à la requalification des faits reprochés à Hanefi, et renouvelle à ce dernier toute la solidarité des travailleurs et des travailleuses affiliées à notre Centrale. Ces pratiques de harcèlement et d’intimidation ne sont pas le signe d’une gouvernance démocratique, et doivent être endiguées pour que les libertés fondamentales et leur préservation retrouvent leur place dans la société. Nouakchott, le 07 février 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=152 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=151 2010-02-07 Un travailleur de la société de sous-traitance MALICOD brutalisé par son employeur Malicod est une société sous-traitante de l’ATTM. Dans cette société, les travailleurs sont victimes de violations de leurs droits. D’ailleurs, pas plus que le 30 du mois dernier, un employé du nom de Khalihine O/ Brahim qui travaille pour le compte de la société a été rudoyé par son employeur. Son seul tord c’était simplement d’avoir eu le courage de réclamer son salaire mensuel après un retard de plusieurs jours. Durant cette journée, il faut rappeler que les travailleurs de la société Malicod étaient rassemblés devant la direction de la société pour le même objectif. C’est la présence de certains journalistes sur les lieux pour s’enquérir de la situation des travailleurs de la société qui aurait irrité le Directeur de la société. Ce dernier n’a pas hésité à donner un coup de poing sur le thorax de Khalihine O/ Brahim qui se trouvait juste devant lui. Après cette scène, le travailleur est parti pour des soins à l’hôpital où il a passé une radio qui aurait révélé la fracture de l’une de ses côtes. Ce n’est qu'une fois la violation dont le directeur s’est adonné en refusant d’abord le paiement de salaires pour ses employés et en les brutalisant ensuite sans vergogne. Il faut préciser que ce n’est pas la première fois que de pareils cas sont commis dans cette société où les employés sont régulièrement victimes d’injustice et de toutes sortes de mauvais traitements. Certains qui acceptent de témoigner racontent que très souvent les salaires viennent en retard. A cela s’ajoute le fait que la plupart des travailleurs de la société Malicod ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale. Sans compter qu’ils n’ont même pas de contrat de travail, les heures supplémentaires et leurs primes de paniers ne sont payées. En plus de cette situation la société ne fourni aucun moyen de transport pour ses employés. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=151 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=150 2010-02-07 Election du nouveau bureau de la section de Mauripost de Nouakchott Le samedi 06 février dernier, le siège de la Confédération Général des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a abrité une assemblée générale du renouvellement du bureau de la section Mauripost de Nouakchott. Cette rencontre s’est déroulée sous la supervision du Coordinateur de Nouakchott le camarade Moulaye Hacen Camara. Il faut noter par ailleurs que c’est la deuxième fois que cette assemblée générale est convoquée et sur les 76 inscrits 33 étaient présents. Une commission de désignation a d’ailleurs été mise en place à cet effet pour la désignation de ce nouveau bureau qui comprend 4 membres élus à l’unanimité. Il s’agit notamment des camarades suivants : 1) Secrétaire Général : Camara Siley 2) Secrétaire Générale Adjoint : Khadi Diaw 3) Trésorière : Marième Diko 4) Trésorier adjoin: Mohamed Lemine O/ Dade 5) Commissaire aux comptes: Boubacar Kassé Dans son discours bilan, la secrétaire générale sortante de la section, Moulkhairy M/ Sid El Moustaph, a d’abord commencé par remercier les participants pour leur présence qui témoigne de l’importance accordée à la CGTM et au syndicat professionnel de Mauripost. Ensuite elle a aussi rappelé le contexte dans lequel son élection le 25 décembre 2004 était intervenue soulignant qu’il était marqué par la mise en exécution du plan social au niveau de leur entreprise. Une situation qui a aboutit au départ de plus de deux cent collègues réduisant ainsi considérablement les effectifs syndicaux. C’est ainsi qu’elle a abordé les réalisations qu’elle a pu accomplir durant son mandat en tant que secrétaire générale de cette section. Elle a indiqué que lors de sa prise de fonction, les adhérents affiliés à la section étaient au nombre de 45 et aujourd’hui ce nombre est passé à 76 membres. Quant aux revendications qui se sont posées à son mandat, son bureau a obtenu l’application des augmentations de 8000 UM en 2005 ; l’indemnité de logement a aussi connu une amélioration de 7000 UM pour toutes les catégories de travailleurs et une indemnité de transport a été créée pour toutes les catégories de travailleurs en remplacement du bus de transport qui a été définitivement arrêté. Cependant, elle signale que son bureau a néanmoins rencontré quelques blocages notamment dans l’application des augmentations de 50 de 2005 et 2006 ainsi que les demandes d’ouverture d’un restaurant ou la signature d’un contrat avec un restaurateur. Pour ce qui est de l’hygiène et la santé au travail, le bureau sortant de la section est parvenu à la destruction et la rénovation des sanitaires. Le bureau sortant a également participé pleinement aux activités de la centrale aussi bien pour les festivités de la Fête Internationale du Travail, que pour les autres réunions syndicales. La Secrétaire Général sortante ne pouvait finir son mot sans lancer un appel à tous les adhérents pour se mobiliser davantage dans les structures de la CGTM et soutenir sans relâche le bureau entrant pour qu’il puisse mener à bien sa principale mission à savoir l’amélioration considérable des conditions de vie et de travail des membres de la section. Cette allocution a vivement été ovationnée par l’assistance à cause de sa sincérité et sa véracité car elle traduit fidèlement les réalisations du bureau sortant. Et la CGTM souhaite bonne chance et plein de succès au bureau entrant pour une plus grande amélioration des conditions de vie et de travail des membres. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=150 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=149 2010-02-04 Entretien avec Sidi Ould Souelim "Pour nous le plus grand des problèmes c’est qu’il faut d’abord que l’administration du travail prenne en charge ses responsabilités" Le camarade Sidi O/ Souelim, est le Secrétaire Général du Syndicat National de l’Infrastructure et il est aussi membre du bureau confédéral de la CGTM. Dans cet entretien exclusif, il revient sur les difficultés dont ce secteur très sensible est confronté ainsi que les différentes réalisations qu’il a pu accomplir depuis sa prise de fonction. Pouvez-vous nous parler de votre secteur ainsi que des difficultés auxquelles vous êtes confrontés ? Le secteur de l’infrastructure et du bâtiment est un secteur qui prend de l’ampleur actuellement en Mauritanie mais il est confronté à des difficultés énormes notamment la sous-traitance, la précarité de l’emploi, le manque de protection social, les salaires sont très bas. C’est aussi un secteur qui est confronté à des licenciements abusifs, il y a le recours à des heures supplémentaires, le manque de contrat de travail et les travailleurs le plus souvent ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale. Quelles sont les réalisations que vous avez accomplies pour redresser ce secteur ? Depuis que je suis le secrétaire général du secteur du bâtiment, je me suis attelé à faire l’assainissement d’une administration. Il y a actuellement au niveau de plusieurs régions des sections syndicales. Nous, nous sommes attelés à régler certains problèmes au niveau de certaines entreprises comme COVEC, MCE, SADE de Mauritanie, Quitano, Batro T.P. etc.. Plusieurs missions ont été effectuées pour s’enquérir de la situation des travailleurs à l’intérieur du pays. D’ailleurs, une mission sera organisée le 09 de ce mois sur le tronçon Kaédi-Mbout-Selibaby dans le même cadre. Y a-t-il des améliorations qu’on peut signaler dans ce secteur ? Certes il y a eu des améliorations dans ce secteur mais ce n’est pas encore suffisant. On s’attelle à prendre en main les préoccupations de ces travailleurs, mais nous sommes toujours confrontés à des difficultés énormes : la majorité des travailleurs sont analphabètes, le manque de conscience et le manque de cadre est criant. Face à cette situation déplorable, des conflits individuels ont été réglés, d’autres sont au niveau du tribunal. Et surtout nous avons pu faire en sorte que de nombreuses entreprises organisent des élections de délégués du personnel. Quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour régler les problèmes qui surviennent dans ce secteur? Pour nous le plus grand des problèmes c’est qu’il faut d’abord que l’administration du travail prenne en charge ses responsabilités. Il faut que les textes et les lois en vigueur dans le pays soient respectés parce que les textes sont souvent bafoués et piétinés. Il y a des licenciements abusifs que font certaines sociétés et qui ne suivent aucune réglementation. On voit des sociétés qui transgressent les textes, les conventions, le code du travail, et restent impunies. C’est donc un grand défis à relever, notre plus grand problème reste donc l’application de ces textes. Les heures supplémentaires sont appliquées tous azimuts sans le respect des textes. Il y a même pire c’est que les sociétés emploient certains travailleurs sans bulletin de salaires, sans protection sociale. Il existe d’autres cas, comme des employeurs qui ne sont même pas déclarés entant qu’employeurs. Nous sommes aussi confrontés aux problèmes de la sous-traitance avec des marchés que l’on accorde à tour de bras. L’administration du travail est-elle la principale responsable ? A mon avis elle a une part de responsabilité dans cette situation parce qu’aujourd’hui s’il y a des textes qui ne sont pas respectés c’est à cause d’elle. On peut signaler également le manque d’instruction des travailleurs qui manquent de conscience, le manque de motivation et même d’organisation. L’autre problème c’est l’existence de cette multitude d’organisations syndicales dont beaucoup ne sont que des organisations cartables. C’est donc cette situation qui est là et qui empêche les travailleurs de s’unir et de s’organiser autour d’une plate-forme revendicative. En définitive, qu’est-ce que vous souhaitez ajouter ? D’abord je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de parler même brièvement de la situation du secteur du bâtiment dans le pays. Je félicite aussi la CGTM puisqu’elle nous a toujours aidé à affronter les problèmes dont nous sommes confrontés. Je saisi encore cette occasion pour féliciter notre organisation internationale du bâtiment et du bois pour son appui constant qui est déjà important sur le plan international. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=149 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=148 2010-02-04 La CGTM équipe ses coordinations régionales du Brakna et de l’Assaba C’est dans le cadre de l’équipement de ses coordinations régionales en matériels informatiques et bureautiques, que la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), a dépêché une mission dans les wilaya du Brakna et de l’Assaba, ce jeudi 04 février. Cette mission qui comprend par ailleurs le Chef de projet au niveau de la CGTM Mohamed Fayçal Ould Beyrouk (voir photo)ainsi que le permanent du projet Mohamed Lehbib O/ Cherif, est destinée à doter les structures de cette centrale syndicale à l’intérieur du pays de matériels informatiques et bureautiques pour les initier aux nouvelles technologies de l’Information et de la Communication. Notons qu’elle intervient également dans le but de moderniser ses coordinations régionales. Il est nécessaire de préciser que les bénéficiaires de ce lot, auront aussi une formation pour leur permettre une meilleure utilisation. Il faut signaler qu’il est prévu également que des missions similaires sillonnent toutes les coordinations régionales de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie qui sont au nombre de 12 pour les équiper afin qu’elles soient en concorde avec les progrès du monde moderne. Il faut rappeler enfin que c’est la deuxième que cette mission est organisée après celle menée dans les wilayas d’Akjoujt et de Zouerate. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=148 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=146 2010-02-03 Ouverture d'un atelier de formation en vue organisationnelle des organisations membres du Réseau pour la promotion de la citoyenneté Le Projet d’Appui aux Renforcements des Capacités d’organisation de la société civile pour la promotion de la Citoyenneté en partenariat avec le PASOC a organisé ce mercredi 03 février courant au Centre Guide de la Migration qui est une extension du siège de la CGTM, un atelier de formation en vue organisationnelle des organisations membres du RPC. Cet atelier de 3 jours : 3, 4, 6 février est organisé au profit des centrales syndicales ainsi que certaines ONG membres du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté. Il faut signaler que cet atelier qui a vu la mobilisation de nombreux participants a été financé par le PASOC. Parmi les personnalités présentes lors de la cérémonie d’ouverture, on pouvait noter celle du Secrétaire Général de la Confédération Général des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah, le Coordinateur du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté M. Amadou Sall, le Directeur Résident du NDI en Mauritanie M. Jacques Veilleux, le Représentant du PASOC M. Bal Mamadou etc. Dans son mot de bienvenue le Secrétaire Général de la CGTM, M. Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah a affirmé que la centrale était honoré de recevoir une telle rencontre précisant qu'elle entre en droite ligne avec le renforcement des capacités au niveau de la Société Civile soulignant au passage son importance. Par ailleurs, il ne manquera pas de préciser que la question de la Démocratie doit être en avant poste de la société civile car selon lui aucun système démocratique ne peut se renforcer, être fiable et s’installer dans la durée que s’il y a une société civile assez forte et qui assume ses responsabilités. C'est donc grâce à ce système, qu’il estime être la seule garantie pour les faibles d’exprimer leurs voix, que les gouvernants sont obligés de tenir compte de l’opinion puisqu’elle est capable de les sanctionner par les urnes. Poursuivant son allocution, le camarade Abadallahi O/ Mohamed dit Nahah a souligné que "notre souci aujourd’hui ce n’est pas le fait de vivre sur le passé mais c’est d’affronter l’avenir et de se poser les questions comment la société civile peut contribuer au renforcement et à l’enracinement de la démocratie dans ce pays. Et de voir comment il faut les organisations de la société civile, peuvent contribuer à une culture citoyenne qui peut permettre aux citoyens d’être l’élément essentiel de contrôle de l’action gouvernementale". Il faut rappeler que notre pays vient tout juste de sortir d’une crise politique et institutionnelle né du coup d’état du 06 août 2008. Le Secrétaire Général de la CGTM pousse les participants à réfléchir sur ces problématiques pour que le pays ne renoue plus avec ce triste passé. Il a également invité les participants à ce séminaire de contribuer à l’approfondissement de la réflexion sur la manière dont les organisations de la société civile, peuvent d’avantage avoir des organisations plus performantes afin d’essayer de relever les différents défis qui les empêchent d’avoir cette perfectibilité. Pour finir sont mot, il appelle les participants de ne pas continuer à se laisser influencer par des politiques qui n’ont d’autres préoccupations que de vivre sur le dos des plus pauvres. Puis, c’était autour du représentant du PASOC, M. Bal Mamadou de prononcer une brève allocution dans laquelle il a souligné que cette rencontre n’est pas seulement une formation proprement dite mais plutôt une rencontre d’informations, d’échanges et de partage. Pour lui c'est de cette manière que la rencontre pourra être instructive pour tous. Il a aussi indiqué que l’objectif de cet atelier est d’améliorer le travail des organisations de la société civile et de mieux les outiller sur le plan méthodique, de la gestion financière etc. C’est ainsi qu’il ne manquera pas de préciser que la vue organisationnelle est un thème large et doit permettre de maîtriser un certain nombre d’aspects importants. Et le dernier intervenant de la journée était le Coordinateur du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté, M. Amadou Sall qui a prononcé un discours dans lequel il va placer cet atelier dans son contexte. Pour lui le but de cet atelier est double. Premièrement, il va permettre au renforcement des capacités d’organisation qui doit être garantie et chaque organisation aura à suivre le processus et mettra sur la table un projet qu’elle va soumettre à un bailleur. L’autre point marquant pour lui c’est la présence de Jacques représentant de NDI, qui entre dans un esprit d’évaluation d’un partenariat possible. Pour lui, il y a des opportunités et que c’est aux participants de montrer comment ils peuvent les saisir. Notons que durant cet atelier, il y aura l’intervention d’imminents conférenciers comme le représentant de NDI, qui est connu pour ses talents de bon orateur. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=146 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=145 2010-02-02 SAFA s’immisce dans l’organisation des travailleurs La société arabe du Fer et de l'Acier (SAFA) est une filiale de la SNIM à Nouadhibou spécialisée dans le domaine de la fabrication du fer à béton. On compte notamment au niveau de cette société, cinq délégués du personnel, dont deux de la CGTM, deux autres de l’UTM et un de la CLTM. Dans les textes de la société, il est prévu que La Direction de la société et les délégués du personnel se rencontrent une fois tous les mois pour discuter des questions qui touchent la bonne marche de la société ainsi que la situation des travailleurs. Une initiative tout à fait louable pour toute société qui se respecte et soucieuse des conditions de ses travailleurs. Seulement voilà, depuis quelques temps les délégués peinent à rencontrer le directeur général comme prévu alors que les conditions des travailleurs ne sont pas au mieux. C’est à cause de cette situation délétère que les délégués de la CGTM ont adressé au Directeur Général de la société SAFA une plate-forme revendicative. Mais constatant le retard accusé sur l’ouverture de la discussion autour de cette plate-forme, les délégués de la CGTM ont demandé une audience auprès du directeur de la société depuis le mois de novembre dernier mais c’était en vain. C’est à la suite de cela que ces délégués du personnel ont décidé de saisir l’Inspecteur du Travail au niveau de Nouadhibou et déposer leur plate-forme revendicative pour la convocation de toutes les parties. Peu de temps après, le directeur en compagnie des trois autres délégués du personnel non signataires de cette plate-forme, a rencontré l’Inspecteur du travail pour lui faire savoir que ce ne sont pas tous les délégués qui sont avec cette plate-forme ainsi que son intention de licencier les deux délégués de la CGTM alors que ceux-ci ne cherchaient que la prise en compte de la situation des travailleurs par la direction de la société et surtout le respect de leurs engagements. Cette intervention du Directeur de la société est une violation de la convention n°98 du BIT qui précise que la société ne doit pas s’immiscer dans l’organisation des travailleurs ou s’ingérer dans les affaires des délégués. L’inspecteur bien évidemment a rejeté cette demande de licenciement qui ne respectait pas également les dispositions de l’article 125 du code du travail qui stipule que tout licenciement d’un délégué du personnel doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail. Le Directeur de la société a remarqué qu'il était dans le tord, au lieu de le reconnaître, il a cherché à se disculper en accusant injustement les délégués de la CGTM de vol de matériels alors qu'il n'étaient même pas chargés de la gestion du matériel. Cette situation a donc perduré jusqu’à cette semaine quand l'inspecteur du travail a décidé de suspendre la plate-forme revendicative déposée par les délégués de la CGTM, alors que ce n’était pas de son ressort. Pourtant la démarche des délégués de la CGTM est tout à fait noble et ne demandait que le respect des engagements pris par la direction de la société à savoir la tenue d'une rencontre mensuelle entre elle et les délégués du personnel pour discuter de la situation des travailleurs, ce qui n’a pas été fait jusque-là. Il faut préciser par ailleurs que l’Inspecteur du Travail n’avait pas le droit de suspendre la plate-forme des délégués de la CGTM sans prendre le délais requis pour son traitement, ne se basant que sur supputations sans fondements. C’est donc un nouveau cas de violation des droits des travailleurs qu’on est entrain de commettre au niveau de cette société et qui mérite une attention particulière de la part des autorités qui doivent prendre les mesures qui s’imposent afin d’éviter que l'injustice ne continue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=145 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=144 2010-02-01 Sit-in du personnel paramédical du CHN devant la direction de l’établissement Après le sit-in des médecins intervenu hier dimanche à cause des violations commises sur leur collègue, ce matin c’était autour des infirmiers et sages-femmes au niveau du CHN qui ont observé un arrêt de travail deux heures durant paralysant ainsi une grande partie de l’établissement. Il faut dire que les infirmiers et sages-femmes qui représentent une main d’œuvre non-négligeable du CHN vivaient depuis quelques temps dans des conditions de vie et de travail très précaires. Ajouter à cela la décision du gouvernement d’allouer des montants insignifiants sur les indemnités de transport et de logement aux travailleurs qui est bien en deçà des espérances. Les principales doléances de ce personnel paramédical étaient notamment le règlement immédiat des 3 mois de motivation, l’augmentation des primes de risque pour le personnel paramédical qui sont insignifiantes, la révision des heures supplémentaires, la prise en compte des horaires de garde et le paiement du retard des salaires de certains fonctionnaires de l’établissement. C’est donc pour manifester leur colère face à cette situation catastrophique qu’ils ont décidé d’organiser un sit-in pour deux heures de temps afin de sensibiliser l’opinion sur les problèmes dont ils sont confrontés. Il faut aussi préciser que ce sit-in a été suivi pratiquement par tout le personnel paramédical qui a battu le pavé. La police craignant des débordements s’est même introduit au sein de l’établissement empêchant ainsi certains journalistes d’avoir accès. Ce qui n’est pas du tout normal. Certains manifestants ont profité de notre présence pour souligner la mauvaise gestion qui sévit dans cet établissement depuis plus d’une vingtaine d’années et qu’en plus de cela les directions qui se sont succédé à la tête du CHN ne font que des promesses d’amélioration des conditions, sans lendemain. C’est donc pour exprimer leur mécontentement et leur exaspération par rapport à cette situation qui n’en finit pas, qu’ils ont tenu ce mot d’ordre. Il faut préciser aussi que certains nous ont indiqué que le syndicat des sages-femmes et infirmiers est infiltré par quelques éléments envoyés par la direction de l’hôpital pour semer la zizanie. Une dure réalité pour ce personnel paramédical qui a tenu à protester contre cette forme de mépris de leurs efforts alors qu’ils font fonctionner une grande partie de l’établissement. Ce personnel paramédical du CHN qui compte plus de 300 personnes, demande tout simplement un changement de la gestion de l’hôpital national. Les infirmiers et sages-femmes de l’hôpital ont décidé d’accorder un délais de 10 jours pour une meilleure prise en compte de leurs doléances par la direction de l’hôpital d’abord et le ministère de tutelle, sinon ils menacent de rentrer dans une grève ouverte et illimitée. Ce qui serait bien évidemment un handicap notoire pour l’établissement. Cependant, le personnel paramédical a indiqué qu’il était ouvert pour toute négociation visant à améliorer leur condition et à trouver une solution consensuelle. Il est donc nécessaire voire urgent de changer le mode de gestion de l’hôpital national que beaucoup qualifient d’ « opaque » et revaloriser le traitement des travailleurs pour qu’ils puissent être plus efficaces. A noter que nous avons également approché quelques manifestants qui sont unanimes et demandent l’amélioration de leur condition ce qui passe surtout pas le respect des engagements de la direction de cet établissement. Il faut rappeler notamment que le Président de la République avait visité cette structure et a laissé des instructions qui n’ont jamais été suivi. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=144 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=143 2010-01-31 Les employés et adhérents du programme de lutte contre la Mendicité protestent devant la présidence Ce dimanche 31 janvier, il y avait une manifestation devant la présidence organisée par les employés et adhérents du programme de lutte contre la Mendicité. Ces derniers manifestaient notamment contre l’exclusion dont il font l’objet par le commissaire aux droits de l’homme dans son nouveau programme. Selon ces employés, ce nouveau programme ne doit pas être financé alors que toute la lumière n’a pas été faite sur le budget de l’ancien programme qui est estimé à 300 000 000UM depuis 2008. Ils estiment que c’est juste une manière de détourner ces fonds. Ces employés précisent également que pendant que les vrais mendiants continuent à vivre une situation catastrophique et une détérioration des conditions de vie, le commissaire les ignore totalement et recrutent ses proches dans le cadre du nouveau programme. C’est ainsi qu’ils demandent au chef de l’Etat de donner des instructions pour le règlement des fonds destinés aux AGR, nourriture et salaires en retard depuis 9 mois et dont les ressources existent au niveau du commissariat aux droits de l’homme. Dans leurs doléances, ils ont aussi noté la nécessité d’empêcher le commissaire aux droits de l’homme d’affecter les ressources de leur programme à d’autres bénéficiaires qu’il a recensés récemment dans la plus grande opacité pour justifier l’utilisation de leurs fonds. Enfin, ils exigent l’arrêt immédiats des procédures entamées par le commissaire des Droits de l’homme visant à créer un programme parallèle au leur au profit d’individus qui ne seraient pas de véritables mendiants. Rappelons que c’est depuis l’annonce faite par le Commissaire aux Droits de l’homme devant le parlement, de la mise en place d’un nouveau programme de lutte contre la mendicité que l’affaire des bénéficiaires de l’ex-programme a éclaté et depuis ce jour cette affaire fait de plus en plus de bruit. Espérons que le chef de l’Etat écoutera les doléances des ces personnes et demandera des comptes au commissaire pour faire la lumière sur cette affaire. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=143 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=142 2010-01-31 Grève des médecins au Centre Hospitalier de National après l’arrestation de leur collègue par le substitut du procureur Ce dimanche tous les services au sein de l’hôpital national avaient observé un arrêt d’une heure après le début des heures de travail à l'exception des cas urgents ou au niveau du service de réanimation. Les médecins manifestaient leur colère après l’arrestation de leur collègue au cours de son travail au sein des urgences par le substitut du procureur dans la nuit du 26 au 27 janvier . Cette arrestation était intervenue lorsque le substitut du procureur est venu pour réquisitionner un médecin généraliste durant son travail pour une autopsie. Le médecin a refusé arguant qu’il n’était pas en mesure de quitter son service et qu’il n’était pas habileté à faire une autopsie. Le substitut du procureur a ordonné son arrestation et sa conduite à pied au niveau du commissariat de Tevragh-Zeina. Les médecins ont donc observé ce mot d’ordre pour exprimer leur colère face à ce qu’ils qualifient comme étant une violation de la dignité personnelle et professionnelle de leur collègue d’une part. D’autre part, il semblerait selon le Président du syndicat des médecins de Mauritanie, Mohamed Lemine Ould Sidi que le directeur de l’hôpital avait souligné que l’affaire était close mais apprenant que le substitut du procureur avait déposé une plainte au niveau de la primature, les médecins ont décidé de réagir. C’est donc cette réaction qui a augmenté l’exaspération et le mécontentement des médecins qui ont tenu à le faire savoir à travers ce sit-in qui a paralysé une grande partie de l’établissement. Il faut noter que le Président du syndicat des médecins a tenu à préciser que ce n’était pas la première qu’une telle violation est commise contre un de leurs collègues. Il affirme que c’est la troisième fois et qu’un atelier a été organisé à cet effet pour demander la formation des médecins légistes et la mise en place d’une médecine légale afin que de tels abus ne puissent plus se reproduire. Seulement, depuis cette date toujours des promesses de la part des autorités sans avancées notoires. Les médecins ont décidé également de sensibiliser le ministre de la santé pour l’application des recommandations qui ont été signées durant l'atelier afin que des cas pareils ne se répètent plus. Les médecins ont décidé d’organiser d’autres protestations du genre mais en suivant la loi si des améliorations ne sont pas observées jusque-là. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=142 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=141 2010-01-31 La CGTM remporte les élections des délégués du personnel des travailleurs au niveau de l’ANEPA Le jeudi 28 janvier dernier, s’est tenu au siège de l’ANEPA une élection du collège des délégués du personnel des travailleurs de l’ANEPA. Il faut noter que la seule liste candidate durant cette élection était celle de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) qui a d’ailleurs conquis les 10 sièges des délégués du personnel de cette société. La commission qui a supervisé cette élection était composé de Baba O/ Dahi, représentant de l’ANEPA et Oum Elmouminine Salma M/ Sid’Ahmed ainsi que Mohamed Mahmoud O/ Sidi Mohamed qui représentent la CGTM. Le nombre total d’inscrits pour cette élection étaient de 97 dont 51 votants et 46 absents. Selon les résultats de ce scrutin les 5 délégués titulaires sont : 1- Mohamed O/ Ely O/ Levreiwa ; 2- Ely O/ Chebani ; 3- Ba Hacen O/ Haimer ; 5- Oumar Saleck O/ Oubeid. Et les 5 délégués suppléants sont : 1- Mohamed Baba O/ Mohamed Lemine ; 2- Ethmane Sow ; 3- Mohamed Mbareck O/ Boiba ; 4- Mahjoub O/ Ahmed ; 5- Cheikhna O/ Mahmoud. Toutes ces personnes sont des délégués qui appartiennent à la CGTM et elles sont connues pour des qualités qui peuvent leur permettre de défendre les droits des travailleurs de cette société. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=141 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=140 2010-01-27 Toujours la précarité des conditions des travailleurs L’analyse de la situation du département des affaires sociales indique que la CGTM avait une vision éclairée des problèmes que rencontrent les travailleurs dans leur vie de tous les jours et même après leur éventuel départ de l’entreprise soit par la limite d’âge ou à la suite d’un licenciement. Un recensement sommaire des conflits de travail, passés et en cours, prouve aussi que cette centrale syndicale ne s’était pas trompée en créant ce département. Une évaluation des activités du département pour l’année 2009 donne un aperçu de l’ampleur et la diversité des problèmes que rencontrent les travailleurs, tous secteurs d’activités confondus, avec une prédominance marquée par des licenciements abusifs. En observant les conflits pendants devant l’Inspection du Travail et la commission de médiation, on constate que l’emploi est précaire, non pas du fait des problèmes économiques que rencontrent les employeurs, mais bien parce que les relations entre employeurs et employés ne respectent souvent aucune loi. Certains employeurs gèrent leurs travailleurs comme des poulaillers et les rémunérations et/ ou sanctions se font au gré du patron. Les conditions de travail Les travailleurs exercent parfois dans des conditions très dures. Dans les usines notamment, les équipements de sécurité sont inconnus ou volontairement ignorés. Dans certains secteurs, les travailleurs effectuent des heures supplémentaires qui ne sont pas souvent payées. Les rares fois où les travailleurs osent réclamer le paiement des heures supplémentaires, la réponse la plus fréquente est généralement le licenciement. Dans les sociétés disposant d’un collège de délégués du personnel, les plates-formes revendicatives aboutissent presque toujours à l’Inspection du Travail où même les points de droit font l’objet de marchandage pour amener les employeurs à faire un geste en direction des travailleurs. L’impunité dont jouissent ces patrons de sociétés pousse les travailleurs à subir en silence le diktat du patronat. A cela s’ajoute également certains accidents de travail qui ne sont pas souvent pris en compte par les patrons et mènent parfois au licenciement. L’administration du travail L’Inspecteur du Travail étant un agent de l’Etat, dont le pouvoir est très limité voire inexistant, est confiné dans le rôle de simple conciliateur qui, le plus souvent, ne jouit même pas du respect dû à son rang de la part de patrons de société. Il faut préciser que certains inspecteurs sont parfois victimes d’intimidations qui émanent de leurs hiérarchies. Il arrive aussi que les inspecteurs ne disposent pas souvent des moyens nécessaires pour mener à bien leur mission. Le laxisme qui prévaut au niveau de l’administration du travail est pour beaucoup dans la situation de chômage latent observée dans le pays. D’une part, les heures de l’administration permettent le recours aux supplémentaires qui sont permanentes dans certaines entreprises ; d’autre part, elles permettent à certaines sociétés par dérogation de recourir aux heures supplémentaires pour des travaux qui ne demandent aucune expertise nécessitant le maintien des travailleurs au delà des heures normales ou pouvant empêcher le recrutement d’une main d’œuvre en plus. Le calcul des heures effectuées par la plupart des travailleurs nous donne une idée du gâchis ainsi permis par l’administration du travail, soit par le silence autour des heures supplémentaires, soit par les dérogations évoquées plus haut, car il est possible de faire travailler des milliers de citoyens en limitant le recours à ces heures. Il est nécessaire de rappeler ici que la CGTM a plusieurs fois saisi les autorités sur le problème des heures supplémentaires. Les conséquences sur les travailleurs. L’impunité et le laxisme de l’Administration du Travail ont des conséquences catastrophiques sur le travailleur et sa famille : - Il est contraint au silence et ne peut réclamer la plupart de ses droits qu’après être licenciés en espérant en recouvrer moins que le quart. - Il vit dans le besoin permanent du fait du rapport pouvoir d’achat/coût de la vie. - Les heures supplémentaires ont une incidence dans sa vie familiale, car il ne passe pas suffisamment de temps avec sa famille, du fait de son rythme soutenu de travail. - Il est prématurément usé par manque de repos dont a besoin l’organisme. La plupart de ces travailleurs n’étant pas déclarés à la CNSS et les accidents de travail, dont ils sont victimes, n’étant pas déclarés, ils finissent souvent dans la rue à faire la manche. Voici quelques cas sur la nature des conflits de travail dont le département des affaires sociales est chargé de suivre : - A la SOMASERT, il y avait un licenciement collectif pour des raisons économiques et le recrutement d’autres travailleurs. Ce cas est au niveau de la médiation. - A l’ENER, on signale un licenciement individuel qui est actuellement au niveau du tribunal du travail. Selon le département, il s’agit d’un licenciement verbal sans motif invoqué et à moins de 3 ans de la retraite l’employé est décédé peut être à cause de ce licenciement. - Au niveau de la Société Dragui Transport, les employés ont déposé une plate forme revendicative qui est actuellement au niveau du conseil d’arbitrage. L’employeur avait refusé de discuter avec eux, les amenant ainsi à saisir l’Inspecteur du travail qui faute de pouvoir concilier les deux parties a transmis le dossier à la commission de médiation. Les recommandations de celle-ci ont font l’objet d’une opposition de la part de l’employeur qui au cours de la négociation a refusé toute solution. - A la société PROPLUS aussi, il y avait un cas de licenciement collectif qui est actuellement au niveau de la commission de médiation. Les travailleurs de cette société ont été licenciés verbalement pour avoir demandés le paiement des heures supplémentaires et primes de paniers qu’ils effectuent. - Le dernier cas en date, c’est la société MAURIBAT, où on pouvait noter un cas de licenciement collectif qui est en phase de demande d’exécution auprès du tribunal de travail. Ici des femmes de ménage qui ont été licenciées verbalement pour la simple raison que l’employeur estime que c’est sa société et qu’il licencie qui il veut comme il veut. A noter qu’il avait même menacé l’Inspecteur du travail pour l’avoir convoqué Tous ces cas ne font que démontrer la nécessité d’ouvrir rapidement un dialogue social tripartite, pour améliorer les conditions de vie des travailleurs dans le pays, qui se dégradent de jour en jour. Il faut tout simplement rappeler qu’à cet effet, les trois Centrales syndicales de travailleurs (UTM, CGTM, CNTM) ont adressé, le dimanche 27 décembre 2009, au Premier Ministre et au Président du Patronat, une plate forme revendicative autour de laquelle elles avaient demandé l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux pour justement évoquer les difficultés auxquelles les travailleurs sont confrontés et y apporter des solutions idoines. Cette plate-forme peut donc servir de base de discussion mais le gouvernement rechigne toujours, ignorant ainsi le droit des travailleurs et surtout leurs apports non-négligeables dans l’économie du pays. Il faut signaler enfin que dans le même cadre, la CGTM mène actuellement des réunions de sensibilisation avec ses différentes sections pour une mobilisation autour de cette plate-forme. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=140 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=139 2010-01-27 Participation du Secrétaire Général de la CGTM à l’atelier de la CSI à Lomé Le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah a participé la semaine dernière à un atelier de la CSI qui s’est déroulé à Lomé au Togo. C’était une réunion pré-congrès car il faut rappeler que la CSI est entrain de préparer son congrès mondial qui doit se tenir en juin prochain au Canada. Cet atelier de la CSI-afrique avait pour objectif de discuter d’un certain nombre de questions liées à ce congrès. Notons qu’il a regroupé comme participants entre autre l’exécutif de la CSI-afrique, des représentants du continent africain, des représentants des travailleurs au sein du conseil d’administration du BIT et certaines centrales syndicales. Lors de cet atelier, les participants ont discuté sur les 13 projets de résolution qui touchent les différents domaines des préoccupations du monde du travail comme la mondialisation, la libéralisation du système économique, la dernière crise, le VIH/ SIDA, l’informel, la question du genre, la jeunesse… bref les différents domaines qui peuvent interpeller la liberté syndicale. Des amendements ont aussi été apportés et qui seront présentés à l’exécutif de la CSI au cours de sa réunion du mois de février et le projet final sera présenté au congrès. Parmi les questions abordées lors de cette rencontre il y avait celle liée à l’unification du mouvement syndical africain notamment l’unification de la CSI-afrique et l'OUSA, qui est l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine créée en 1973 à Addis-Abeba. Cette question qui a été abordée par la CSI-afrique lors de son dernier congrès constitutif à Accra en 2007 a été négociée entre les secrétariats généraux des deux organisations. Visiblement l’OUSA a décliné la démarche, disant qu’elle n’était pas en mesure de se prononcer puisque son congrès ne lui a pas donné mandat et qu’elle ne serait disposée qu’à une unité d’action. Il faut rappeler que l'OUSA compte un certain nombre d’affiliés qui ne sont pas membres de la CSI. D’ailleurs cette dernière ne les a pas accepté parce qu’elle pense qu’ils ne remplissent pas les conditions surtout en matière d’indépendance vis-à-vis de leurs gouvernements. La réunion a estimé que les conditions ne sont pas réunies pour cette unification parce qu’il y a une absence de volonté politique au niveau de l'OUSA et que de toutes les façons cette unification doit rester un objectif stratégique à atteindre. Au cours de cette rencontre, il a été évoqué en perspective du congrès de la CSI à Vancouver au Canada, l’élection du Secrétaire Général. Il faut ici préciser que le camarade Guy Ryder qui est le secrétaire général sortant a exprimé son souhait de ne pas se porter candidat à sa propre succession du conseil général de la CSI. Aujourd’hui, c’est Sharon Baron actuellement Présidente de la CSI qui est candidate à la succession de Guy Ryder. Cette femme est australienne de nationalité, originaire d’Irlande et c’est une enseignante de profession. Grande militante du mouvement ouvrier, elle est connue pour ses positions assez radicales quant à l’injustice et aux grands problèmes qui interpellent aujourd’hui le monde du travail et l’humanité de façon générale. Elle a fait le déplacement de Lomé pour assister à cet atelier au cours duquel elle a eu un échange avec les participants qui sont constitués rappelons-le de l’exécutif de la CSI-afrique, des représentants du continent africain, des représentants des travailleurs au sein du conseil d’administration du BIT et certaines centrales syndicales. Au terme de cet échange, la régionale africaine c’est-à-dire la CSI-afrique a décidé d’apporter son soutien à la candidature de Sharon. A ne pas confondre avec Sharon d’Israël, il n’y a donc aucune ressemblance entre les deux. L’autre est un bourreau, celle-ci est une grande militante des droits de l’homme, une grande amie d’ailleurs de la Palestine et des travailleurs palestiniens. Durant cet atelier, il a été également question de la dernière réunion de la commission africaine du travail au cours de laquelle un rapport pour l’année 2009 a été présenté par la CSI-afrique. Ce rapport malheureusement a suscité beaucoup de remous au niveau des gouvernementaux et pour statuer la commission des ministres du travail a tenu une réunion à huit-clos. Au cours de cette réunion qui a selon certain trop duré et a été très houleuse semble t-il, la décision a été de demander le retrait de ce rapport de l’ordre du jour de la conférence. Ce qui a provoqué l’indignation de la CSI et de l’ensemble de ses affiliés puisqu’ils estiment qu’on peut ne pas être d’accord avec un rapport mais le censurer parce qu’il y a des choses qui ne nous conviennent pas et sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord, c’est tout simplement inadmissible. Et c’est un signe d’intolérance très grave au niveau de notre organisation régionale. C’était donc une occasion pour cet atelier de condamner fermement cet acte et de protester officiellement auprès de l’Union Africaine. Aujourd’hui, c’est une situation très grave car on assiste à un recul de la démocratie, du débat, du dialogue social au niveau de notre continent. Il est inacceptable que des gouvernants parce que n’étant pas d’accord avec des opinions continuent à vouloir maintenir le continent à leur propre niveau et ne pas permettre l’éclosion d’un grand débat démocratique qui lui seul est capable de permettre aux africains de choisir librement un mode, une manière de penser, d’entretenir des rapports et de les civiliser. Parce que ce ne sont pas les armes qui doivent continuer de parler et constituer le seul moyen de gouverner dans le continent. Il faut une autre gouvernance dans ce continent. Nous avons donc le droit et le devoir d’avoir une ambition dans nos pays, d’avoir une gouvernance plus tolérante et plus démocratique. C’était essentiellement ces éléments qui ont été abordés au cours de l’atelier de Lomé. En marge de cet atelier le Secrétaire Général de la CGTM a eu plusieurs entretiens bilatéraux que cela soit avec nos amis sud-africains, tunisiens avec le secrétariat général même de la CSI afrique. Et selon lui, cela a été globalement un atelier très riche en débats, en idées surtout en matière d’innovation du point de vue de la gouvernance inter-régionale parce que c’est pour la première fois que les africains se retrouvent à la veille d’un congrès mondiale, harmoniser leur position pour essayer de peser, venir avec des amendements et des projets avec des idées pour contribuer efficacement au sein mouvement ouvrier international et de ne pas continuer éternellement à subir ni à suivre. Entretien avec le Secrétaire Général de la CGTM sur l’atelier de Lomé Pensez-vous que l’Afrique va parler d’une seule et même voie durant le congrès de Vancouver ? Durant ce congrès et à la lumière de ce qui s’est passé à l’atelier de Lomé nous pouvons dire que l’Afrique va parler d’une seule et même voie ce qui est extrêmement important. Je pense que non seulement elle va parler d’une même voie mais elle va aussi venir avec quelque chose de concret à défendre surtout les préoccupations des travailleurs du continent africain en matière des injustices qui sont aujourd’hui assez criantes notamment ce problème de déséquilibre en matière d’échange, la politique commerciale de l’OMC, les interventions des institutions financières internationales, la pauvreté qui continue à sévir en Afrique, le problème de la dette, les grandes pandémies comme le VIH/SIDA etc. bref par rapport aux grands problèmes que rencontrent le continent africain et en particulier le mouvement ouvrier africain. L’Afrique défendra ses choix car le mode de développement que nous impose cet ultra-néolibéralisme aujourd’hui qui est ambiant et qui a fait ses limites et dont les dégâts sont perceptibles un peu partout, quand on voit les problèmes de l’environnement, le bouleversement de l’écosystème, le développement durable… Par rapport à toutes ces questions le continent africain aura à parler d’une seule voie et mobilisera autant que possible toutes les alliances nécessaires au sein de ce mouvement ouvrier pour essayer de remettre en avant toutes ses préoccupations qui déjà il faut le cité, constituent une partie importante des préoccupations. Je pense qu’elles ont besoin d’être affirmées d’avantage et mises en exergue et surtout aux avant-postes de l’action quotidienne de l’international syndicale. Je crois avoir des espoirs assez intéressants pour le mouvement syndical et que la déclaration faite par la camarade Sharon au cours de cet atelier sur cette question des conflits va se remettre aux premières positions des préoccupations de l’international. Surtout que nous, nous appartenons à une zone où ces problèmes de conflit représentent un élément majeur pour notre développement parce qu’il est hypothéqué c’est à cause de cela qu’on voit aujourd’hui les conflits qui ravagent notre continent, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine. Dans l’hémisphère sud d’une manière générale, il y a énormément de problèmes lié à ces conflits et à ses conséquences désastreuses. Je crois que c’est un élément extrêmement positif et c’est un chalenge qui aujourd’hui une fois réglé ou gagné, le mouvement syndicale créera des conditions plus propices au développement économique et sociale et une plus grande justice dans le monde. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=139 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=138 2010-01-26 DECLARATION Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM BP 6164 Tél : 525 80 57 Fax : 525 60 24 Mail : cgtm@mauritel.mr Nouakchott Mauritanie DECLARATION Dans sa Déclaration de Politique Générale présentée devant l’Assemblée Nationale en janvier 2010, Monsieur le Premier Ministre avait mis un accent particulier sur des mesures substantielles que son Gouvernement va entreprendre en faveur des fonctionnaires et Agents de l’Etat, notamment en ce qui concerne le transport et le logement. Il avait défini ces mesures comme les premières dans l’histoire de notre Fonction Publique par leur importance en termes d’amélioration des conditions des travailleurs dans les deux domaines cités, mais aussi en termes de justice sociale de par la généralisation de son application à toutes les catégories socioprofessionnelles. Toutefois, dès la promulgation du Décret relatif à ces deux primes, la surprise et la stupéfaction de toutes les couches de travailleurs concernées par ces mesures, furent amèrement ressenties, car les montants qui sont alloués (entre 3000 UM et 5000 UM/mois de prime de transport pour l’écrasante majorité des Agents de l’Etat), sont dérisoires et très en deçà des promesses préalablement annoncées par le Chef du Gouvernement, mais aussi et surtout très décevants par rapport aux attentes des travailleurs. Cette situation a créé la désillusion des travailleurs qui d’ailleurs, en dehors d’un cadre permanent de concertation visant à les associer à toutes les décisions relatives à leurs conditions de vie et de travail, sont toujours restés sceptiques aux annonces fracassantes des différentes augmentations de salaire dont la plupart demeurent encore non appliquées à tous les secteurs concernés. Face à cette situation qui indigne tous les travailleurs de notre pays, la CGTM interpelle le Gouvernement sur sa responsabilité devant cette aggravation des conditions d’existence des fonctionnaires et agents de l’Etat, qui constatent au demeurant, une érosion de leur pouvoir d’achat demeuré très faible face à la flambée des prix de toutes les denrées de base qui connaîtront encore la hausse de leur taxation prévue par la Loi des Finances 2010. Il est inacceptable que les pouvoirs publics fassent supporter tout le poids de la crise économique et financière sur les dos des pauvres travailleurs et qu’il reste muet devant l’appel lancé par les Centrales syndicales (CGTM, UTM, CNTM) pour l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux autour de la plate forme revendicative qui leur a été transmise le 27/12/09, afin de rétablir d’une manière durable l’amélioration des conditions de vie et de travail, la justice sociale véritable, une équitable répartition des richesses et une lutte conséquente contre le chômage et la pauvreté. La CGTM appelle tous les travailleurs à resserrer leurs rangs et à refuser le diktat par des luttes syndicales légales et légitimes afin de défendre leur existence vitale, à savoir leur pain. Nouakchott, le 25/01/10 Le Comité Exécutif de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=138 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=137 2010-01-25 Un travailleur de la société TRANSLOG victime d’accusations mensongères et molesté injustement par la police Un groupe de travailleurs d’une société de tâcheronnat du nom de TRANSLOG sous-traitant de COVEC ont été licenciés sans droit depuis le 28 décembre 2009 à Rosso. Grâce à leurs revendications, ils ont pu obtenir une convocation de la société de tâcheronnat auprès de l’Inspection Régionale de Travail à Rosso pour le 06 janvier. A la veille de cette date, la police de la ville de Rosso a procédé à une interpellation du groupe les accusant d’avoir volés 40litres de fioul. L’un des leaders du groupe en l’occurrence Bah O/ Mbareck a été conduit devant le commissaire. Lors de cet interrogatoire plutôt musclé, le principal accusé du vol qui a tout de suite reconnu les faits était présent dans la salle et il avait nié toute relation avec les membres du groupe des travailleurs licenciés. Malgré ses réponses, la police a tenté par tous les moyens de faire porter le chapeau à Bah O/ Mbareck et ses compagnons qui ont passé 7 jours en grille où ils ont été victimes de toutes sortes de mauvais traitements. D’ailleurs les stigmates qu’il portent sur son corps en témoignent largement de cette brutalité. Apparemment c'est une tentative d'intimidation pour que le groupe retire ses revendications. Finalement, le commissaire a accepté de conduire les blessés à l’hôpital faisant croire aux médecins qu’ils étaient victimes d’un accident de voiture. Il faut signaler que Bah O/ Mbareck a déposé une plainte contre le commissaire au Procureur du Tribunal Régional du Trarza à Rosso depuis le 12 janvier. Le dossier a également été transmis entre les mains du Commissariat aux Droits de l’Homme qui a pris sa déposition et son dossier porte le N°05/2010. Ce cas n’est pas le premier du genre d’autres cas d’abus sur des travailleurs encore plus critiques continuent de persister dans le pays. L’impunité et l’injustice, voilà ce qui caractérisent la situation des travailleurs dans le pays. Il est donc urgent que les autorités prennent leur responsabilité et acceptent d’ouvrir un dialogue entre tous les acteurs afin que de tels abus puissent être punis comme il faut. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=137 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=136 2010-01-25 Entretien avec M. Mohamed Fayçal Ould Beyrouk: «Les Projets visent à renforcer structurellement la CGTM » Mohamed Fayçal Ould Beyrouk est le chef du Département Etudes et Gestions de Projet au niveau de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM). Il est également le chef de Projet National au sein de cette centrale syndicale. Il avait notamment représenté la CGTM à la réunion de monitoring des projets MSI tenu à Bujumbura du 10 au 16 Janvier courant et à laquelle ont pris part les Chefs de Projets du Sénégal, du Burkina Faso et du Burundi. Dans cet entretien exclusif, il nous parle de son département et du projet qu’il dirige ainsi que son apport pour les travailleurs du secteur informel. 1/ Quelle est la mission du Département que vous dirigez à la CGTM ? Le Département Etudes et Gestion de Projet a été crée en Décembre 2005 à l’issue du III Congrès de la CGTM et ce en vue de doter l'Organisation de capacité interne pour l’analyse et la stratégie de tous les aspects de la vie syndicale et en même temps la bonne préparation des dossiers de partenariats envisagés et naturellement l’établissement et l’exécution des règles de bonne gestion des différents Projets en cours 2/ Vous êtes aussi Chef de Projet de syndicalisation des travailleurs du SEI (secteur économie informelle ), quand est ce que ce Projet a démarré ? Vous savez le Secteur de l’Economie Informelle est prépondérant dans le tissu économique et social de notre pays , comme partout ailleurs en Afrique; cette réalité n’a pas échappé à la CGTM, qui dés 2005 a mis en place un Département dédié à l’économie informelle et s’est lancé dans une stratégie visant à la syndicalisation des travailleurs du SEI et ce partant de notre conviction que ces travailleurs ont besoin d’être organisés , encadrés et aidés pour pouvoir obtenir la reconnaissance et la jouissance de leurs droits . Dans notre démarche , nous avons obtenu l’aide et le soutien de la CGSLB (centrale Générale des Syndicats Libéraux de Belgique) à travers sa filiale MSI (Mouvement pour la Solidarité Internationale) , que je remercie au passage , et dés 2007 la phase préparatoire de ce Projet a débuté et il continuera , Inchallah, jusqu’en 2011. 3/ Depuis son démarrage, quelles actions concrètes qui ont été menées ? Ce projet est à vocation syndicale et comme tous les Projets que nous développons il a pour but le renforcement structurel de la CGTM. Concrètement , le Projet a permis la syndicalisation de milliers de travailleuses et travailleurs de l’informel et leurs organisations en comités sectoriels par métiers et ce dans toutes les Wilayas du pays ;des sessions de formations ont été organisées dans différents aspects importants des activités syndicales , des sessions de sensibilisations sur la santé et sécurité au travail ont été menées ; Un autre aspect important de l’intervention du Projet sont les services d’appui syndicaux qui constituent un appui matériel et financier qui vise à améliorer les conditions de vie et de travail précaires dans le SEI ; Dans un autre registre le Projet a doter les coordinations régionales de la CGTM d’équipements informatique et bureautique pour qu’elles puissent mener pleinement et sans entrave toutes les activités syndicales régionales et en même temps assurer une liaison de qualité avec le siège central. 4/ Parlez-nous de l’impact de ce projet sur les travailleurs du SEI ? Les travailleuses et travailleurs du SEI syndiqués sentent une reconnaissance de leur statut et de leur apport social et économique. Le fait qu’ils soient organisés et encadrés par la CGTM leur permet de revendiquer et d’obtenir des améliorations de leur condition de travail. Cela leur permet aussi d’accéder au micro crédit et à l’aide d’autres structures étatiques ou ONG ; et enfin cela permettra d’avancer sur le terrain législatif pour avoir des lois et des règlements qui organise le SEI. 5/ Quels sont les obstacles dont vous faites face dans la réalisation de vos activités ? Le SEI est vaste et complexe et vit dans une paupérisation totale : pauvreté ,analphabétisme, absence de règles de sécurité, absence de cadre juridique et la Mauritanie est très vaste ; tous ces aspects rendent notre tache difficile mais exaltante et nous renforcent dans notre conviction que nous sommes en train de faire quelque chose de positif pour notre communauté nationale. 6/ Quels sont les perspectives d’avenir pour votre projet ? Le Projet continue encore jusqu’en 2011 et nous comptons mettre en place des comités régionaux de l’informel au niveau de toutes les Wilayas qui seront démocratiquement élues par les travailleurs eux-mêmes et qui auront pour mission de coordonner les activités syndicales de l’informel et défendre efficacement et avec l’aide de la CGTM leurs affiliés. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=136 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=135 2010-01-24 Déclaration du SNES : Décret lié aux avantages des fonctionnaires et agents de l’Etat : un partage léonin Le gouvernement issu des élections du 18 juillet 2009 a nourri un réel espoir dans le pays par sa volonté affichée de combattre la gabegie et autres formes de prévarications, et par les promesses d’améliorer substantiellement les conditions de vie des populations et des fonctionnaires en particulier. Dans les faits, la multiplication des contrôles de gestion des biens publics et les sanctions de fonctionnaires dans le cadre de la lutte contre la mauvaise gestion, ont confirmé dans l’imaginaire collectif cette volonté de redistribuer équitablement les fonds ainsi récupérés. Mais, aussitôt rendu public, le décret lié aux avantages des fonctionnaires et agents de l’Etat a soulevé une vague d’indignation, particulièrement perceptible au niveau des deux ordres d’enseignement : fondamental et secondaire. Très avertis, pourtant, du contexte et des enjeux stratégiques de cette décision gouvernementale, les enseignants, mieux que quiconque, savent que cette décision intervient à juste titre et que la mesure est novatrice. Elle généralise – pour la première fois dans l’histoire du pays- les indemnités de transport et de logement à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat. Par ailleurs, en réduisant la facture d’eau et d’électricité et en rationalisant l’usage des véhicules de service, elle allège sans doute les charges de l’Etat. Toutefois, nous estimons que cette mesure – qui reste très en deçà des attentes particulières des enseignants – permet à peine d’assurer leur transport pendant 10 jours: Environ 4000UM pour le transport d’un professeur du second cycle ; ce qui correspond strictement à 181 UM/jour (à peine le billet du bus usuel), s’il monte 2 fois par jour et 22 jours par mois. Par ailleurs, dans l’application de leur décret, ses initiateurs n’ont pas respecté leur propre logique consistant à rattacher l’indemnité à la fonction. Car les Directeurs des études du Collège et les Surveillants généraux n’ont pas bénéficié d’indemnités liées à leur fonction à l’image de leurs collègues du lycée. Ces deux faits prouvent l’incohérence d’une telle décision avec la réalité vécue et qu’elle a été prise sans concertation avec les principaux concernés. En conséquence, nous estimons que cette mesure- qui instaure sans doute plus de justice qu’auparavant-, reste cependant très inéquitable en raison des écarts qu’elle a consacrés. Compte tenu de ce qui précède, le SNES: - Attire l’attention des Pouvoirs publics sur les conditions particulièrement alarmantes des enseignants; - Exige une redistribution plus équitable des avantages attribués aux fonctionnaires et agents de l’Etat; - Réclame l’implication des travailleurs dans toute décision les concernant; - Exhorte tous les enseignants à se mobiliser pour la revendication de leurs droits dans le respect de la légalité (augmentation substantielle et extension aux douze mois de l’année des indemnités de Craie, d’Eloignement, de Coordination de discipline, etc., respect par le Ministère de ses engagements pris en 2008 et 2009 en commun accord avec les syndicats,…); - Lance un appel pressant aux syndicats pour unir leurs efforts afin de défendre leurs revendications légitimes. Le Bureau National http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=135 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=134 2010-01-24 Atelier sur les négociations collectives organisé par la Rencontre Citoyenne La Rencontre Citoyenne a organisé le samedi 23 janvier courant au siège de l’Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) un atelier de formation sur les techniques des négociations syndicales au profit des centrales syndicales et ONG membre du Réseau pour la promotion de la citoyenneté. Il faut signaler que cet atelier qui a vu la mobilisation de nombreux participants a été financé par le PASOC. La cérémonie d’ouverture a été marqué par un mot de Bienvenue prononcé par le Secrétaire Général de l’Union des Travailleurs de Mauritanie, M. Abderrahmane O/ Boubou qui a invité les participants à suivre avec beaucoup d’attention les exposés qui leurs seront présentés par d’éminents conférencier. Puis c’était autour du Coordinateur du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté, M. Amadou Sall de prononcer un discours dans lequel il va placer cet atelier dans son contexte. Il faut par ailleurs préciser qu’au cours de cet atelier de formation deux communications ont été présentées et elles ont porté d’abord sur les droits syndicaux pour la première dont le l’objectif était de faire un rappel aux syndicalistes de leur droit envers la société. Pour la deuxième communication elle a porté sur les techniques de négociation collective syndicale. Notons que ces deux communications exposées par de brillants conférenciers ont été suivi par des participants très enthousiastes et attentionnés. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=134 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=133 2010-01-24 Sentiment de mécontentement de certains fonctionnaires sur les montants alloués aux primes de logement et de transport Le contenu de l’arrêté conjoint fixant les modalités d’attribution des indemnités de logement, de transport, des consommations d’eau potable et d’électricité des fonctionnaires et agents de l’Etat, ne cesse de faire de remous au sein dans certains milieux qui se considèrent comme les parents pauvres de cet arrêté. La première réaction d’indignation suite à cette décision nous vient du Syndicat des Instituteurs et Professeurs de l’Enseignement Supérieur qui dans un communiqué rendu public a exprimé son immense déception après avoir nourri un certain espoir à la suite du discours du chef de l’état à l’occasion de la fête d’indépendance nationale, qui évoque ces allocations. C’est dans ce cadre que le SIPES a saisi les autorités d’abord par une correspondance adressée au Président de la République depuis le mardi 19 janvier dernier et ensuite une audience avec le ministre de l’enseignement secondaire le lendemain pour leur faire part de la frustration causée par cet arrêté. Voilà la lecture que le Bureau Exécutif du SIPES, se fait de cet arrêté et juge que : - Le taux de 3000 à 5000 accordé aux enseignants est quasi insignifiant. - L’arrêté consacre et accentue de fortes disparités de traitement entre les fonctionnaires de l’Etat - Il souffre d’incohérences notoires par l’adoption de critères (indice- fonction) non pertinents et inadaptés à la nature de l’indemnité. - Il sacrifie le principe d’équité fortement proclamé par les autorités et viole du coup l’esprit du projet de départ. - Il cultive et renforce un sentiment de mépris et de manque de considération vis-à-vis des vrais acteurs du système éducatif. En conséquence le bureau exécutif du SIPES a demandé au Ministre de transmettre à qui de droit le sentiment de frustration des professeurs et leur ferme détermination à traduire celle-ci en fait dans les prochains jours si aucune solution juste n’est trouvée d’ici là. Tout comme il a fait transmettre une lettre au Premier ministre demandant une audience en vue de discuter en priorité de la nécessité de réviser cet arrêté. Le SIPES reste par ailleurs disposé à tout dialogue sérieux et constructif allant dans le sens de l’apaisement du climat social. Il est de tout évidence que cet arrêté est loin de faire l’unanimité au sein de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat. En effet, si les hauts cadres de l’administration peuvent exprimer leur satisfaction de ces nouvelles propositions de la commission ministérielle, ce n’est sans aucun doute pas le cas des simples fonctionnaires comme les Instituteurs et Professeurs etc. qui se sentent frustrés par ces indemnités alors qu’ils sont sous le coup de la flambée des prix des produits de base ainsi que l’augmentation du coût de la vie d’une manière générale. Ce sentiment n’est pas seulement exprimé par les professeurs et instituteurs du secondaire, on se rappelle que le doyen de l’ordre des médecins dentistes mauritaniens, avait indiqué que les montant alloués aux primes de logement et de transport, par décret du gouvernement, étaient « insignifiants ». A sa voix se joint également celle des infirmiers qui expriment et rappellent que cela ne correspond nullement à leurs dépenses quotidiennes. Une telle situation était prévisible vue que le gouvernement actuel ne fait que prendre des décisions unilatérales sans concertation avec les concernés, ce qui fait que dans les prochains jours il faut s’attendre peut-être à une montée de la grogne sociale. Car les travailleurs dans ce pays sont loin d’être satisfaits des traitements que leur réservent les autorités et considèrent que c’est juste une partie des travailleurs qu’on met à l’abri du besoin alors que la grande majorité continue de crouler sous le seuil de la pauvreté. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=133 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=131 2010-01-21 Licenciement abusif de travailleurs en mer à Nouadhibou : A quand la fin de l’impunité et de l’injustice ? Depuis le mercredi 06 janvier dernier, nous avions écrit un article sur la manifestation tenue par un groupe de marins et d’officiers sans titre venus de la capitale économique Nouadhibou devant le ministère des pêches. Il faut reconnaître que depuis cette date rien a changé véritablement concernant leur cas. En effet, ils continuent de siéger devant ce ministère. Rappelons qu’ils sont plus de 600 personnes licenciées abusivement par des sociétés de pêche à Nouadhibou sous prétexte que leurs livrets étaient falsifiés. Cela fait donc un peu plus de deux semaines qu’ils continuent de battre le pavé devant le ministère des pêches. Selon l’un des responsables de ce groupe, depuis cette date ces travailleurs n’ont pas bougé de leur place attendant toujours cette solution qui ne vient pas. Il y avait pourtant eu l’amorce d’une sortie de crise la semaine dernière quand ils ont rencontré le ministre et qu’il leur a promis une solution au cours de cette semaine mais c’est toujours la case départ. Ces travailleurs demandent qu’on leur rende leur papier pour qu’il puisse reprendre leur travail et gagner leur vie. Pour eux, ils ne sont pas responsables de cette falsification dont on parle car ils ont déposé leur dossier comme tout le monde et c’est comme cela qu’ils ont obtenu ces livrets. Ils pointent du doigt accusateur la Direction Régionale de pêche ainsi que le ministère qui sont les seuls responsables de cette situation. Ils veulent également savoir si cette formation dont on leur a parlé est toujours d’actualité parce que jusqu’à présent ils ne voient rien de ce qu’on leur a promis. Ils souligne aussi leur disponibilité à toute proposition sensée améliorer les conditions de vie difficiles auxquelles ils sont confrontés depuis un bon moment. Certains ont profité de notre passage pour adresser un message au Président de la République. Ils rappellent que ce dernier en accédant au pouvoir a promis d’aider les pauvres de ce pays or que ce n’est pas du tout le cas. Il avait également promis que désormais l’administration sera plus proche des administrés, là encore c’est un constat très amer. Ils souhaitent le règlement de leur problème dans les plus brefs délais et qu’ils ne bougeront pas d’un iota avant ce règlement définitif . Il faut préciser que certains d’entre, nous ont indiqué qu’ils n’ont rien avalé depuis quelques jours et n’ont même pas de transport pour retourner à Nouadhibou car ils ont dépensé tout ce qu’ils avaient. C’est donc l’injustice qui atteint son paroxysme car la situation des travailleurs dans le pays en ce moment précis où la conjoncture n’est pas très favorable, ne cesse de connaître une dégradation constante face au mutisme absolu des autorités. D’ailleurs il faut dire que jusqu’à présent celles-ci n’a pas encore enclenché un dialogue social pour trouver des solutions idoines à la situation des travailleurs dans le pays. Tous ces cas sociaux ont surtout comme origine l’absence de négociation sociale alors qu’aujourd’hui elle est plus que nécessaire pour garantir la paix sociale dans le pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=131 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=130 2010-01-21 Sit-in des enseignants du privé devant la présidence Un groupe d’enseignants issus essentiellement du secteur privé a tenu un sit-in ce matin devant le palais présidentiel. Ils réclamaient notamment leur rétablissement dans leur droit par certaines écoles privées qui n’ont pas respecté les contrats signés sous la supervision de l’ANAPEJ. Face au refus de cette dernière mais également du ministère de l’emploi à prendre leur responsabilité, ces enseignants ont tenu à sensibiliser le chef de l’Etat sur leur condition de vie qui dégrade de jour en jour. Ils demandent un règlement définitif et urgent de leur problème. Ils sont plus de 350 enseignants arabisants et francisant confondus et depuis une année ils sont désormais sans travail ni ressources. Il faut rappeler que ces enseignants avaient signé des contrats d’une durée de 3ans avec des écoles privées sous la tutelle de l’ANAPEJ. Au lieu de ces 3 ans ils n’ont fait qu’une année au cours de laquelle aucune clause du contrat n’avait été respecté par ces établissement privés : qu’il s’agisse du paiement de salaire ou les versements à la caisse et même le mois de congé, rien ne leur a été accordé de tout cela. Pourtant ce sont, en tout cas pour la plupart d’entre eux, des pères de familles qui se retrouvent injustement sans travail. Depuis lors, ils ont rencontré plusieurs fois le Directeur de l’ANAPEJ qui avait supervisé la signature de ces contrats. La réponse de ce dernier est sans équivoque, il affirme que cette situation n’est pas de son ressort et qu’il ne pouvait trouver une solution. Puis, ces enseignants se sont rendus au ministère de l’emploi sensé régler ce genre de cas mais ce dernier s’est montré peu sensible à leur cas. Depuis cette date, il ne savaient pas quoi faire et c’est pour manifester leur mécontentement qu’ils ont tenu à rencontrer le président de la République pour l’avertir sur cette situation plus que délicate. Ces enseignants pensent que si les directeurs d’établissements privés n’ont pas voulu respecter les clauses du contrat c’est sans doute grâce la complicité du Directeur de l’ANAPEJ sinon expliquer sa réaction alors que c’était sous sa tutelle que ces contrats ont été signés. Actuellement ces enseignants souhaitent la révision de ces contrats qui selon eux sont mal ficelés ou à défaut ils demandent leur insertion dans le secteur public. Ils exige aussi à ce que le Directeur de l’ANAPEJ joue un rôle d’arbitre dans ce conflit au lieu de soutenir d'une manière ou d'une autre les directeurs d’établissements privés. Si l’ANAPEJ n’est pas capable de prendre une décision concernant leur cas, ils veulent que leur dossier soit simplement transféré auprès du ministère de l’emploi pour une solution définitive. C’est donc une situation plus que catastrophique que vivent ces enseignants et avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter si une solution concertée n’est pas trouvé à leur cas, on peut imaginer le pire. On ne comprend pourtant pas pourquoi tant de grogne sociale alors que le Chef de l’Etat ne cesse d’instruire l’administration à être plus proche des administrés. Soit ce ne sont que de simples propos sensés convaincre l’opinion ou tout simplement de la mauvaise volonté des autorités à régler ces questions pendantes. Il est donc nécessaire de revoir la situation des travailleurs d’une manière générale dans le pays afin d’améliorer leur condition de vie. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=130 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=129 2010-01-21 Atelier de formation des femmes de la CGTM sur la gouvernance et la gestion des coopératives Le Mouvement National des Femmes de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie en collaboration avec la Fondation Paix et Solidarité (FPS) des commissions ouvrières (CCOO) d’Espagne, a organisé le 18 et 19 janvier dernier, un atelier de formation en gestion, organisation et gouvernance des coopératives au profit de ses adhérentes, employées et chefs de mutuelles ou de coopératives. Après l’hôtel Koumbi Saleh, c’est donc le Centre de formation pour la Promotion Féminine de Teyarett qui a abrité cet atelier destiné aux femmes des Mooghataa Teyarett, Ksar, Toujounine, Dar Naim et El Mina. Cet atelier dont la cérémonie d’ouverture a vu la présence du Maire de la commune de Teyartt, avait pour objectif d’encadrer les femmes issues essentiellement du secteur informel pour les initier dans la gestion, l’organisation ou la création d’une coopérative. Pratiquement tous les aspects de ce processus ont été abordés et rien n’a été laissé en reste. Comme lors du premier round qui s’est déroulé à l’hôtel Koumbi Saleh, les 16 et 17 janvier courant avec des femmes de Sebkha, Tevragh-Zeina, El Mina et Arafat, les bénéficiaires de cet atelier ont également appris les différentes démarches pour rechercher des financements pour leurs activités et sur l’importance des syndicats pour défendre leurs droits. A noter que cet atelier a aussi été marqué par la présence de la Directrice du centre qui a non seulement ouvert les portes de son établissement aux participantes mais aussi et surtout elle a, elle-même, participé deux jours durant à cet atelier. Au terme de cette rencontre, les participantes ont tenu tout d’abord à remercier la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie et particulièrement le mouvement national des femmes qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet atelier de formation. A cela s’ajoute également les vifs remerciements qu’elles ont tenu à adresser à la Directrice du Centre pour son hospitalité et sa disponibilité. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=129 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=128 2010-01-19 Entretien exclusif avec Mme Oumoukelthoum Mint Mohamed: "On voit que la condition féminine est entrain de faire beaucoup de choses sans nous, elle ne nous associe pas." Mme Oumoukelthoum Mint Mohamed est une femme qu’on ne présente plus dans le domaine de lutte contre la discrimination des femmes. Militante de premières heures au sein de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) où elle préside le Mouvement National des Femmes de la centrale et par la même occasion membre du bureau de la section de la santé au sein de la CGTM. Au niveau sous-régionale, elle est membre du réseau des femmes syndicalistes dans l’Afrique de l’Ouest. Cette sage-femme de profession est également très attachée à sa profession, c’est ce qui sans doute explique sa qualité de membre de l’association des sages-femmes. C’est donc en marge de l’atelier de formation des femmes de la CGTM sur la gouvernance et la gestion administrative des coopératives qu’elle organise en ce moment en collaboration avec la Fondation Paix et Solidarité d’Espagne (FPS), qu’elle a bien voulu nous recevoir pour cet entretien exclusif où elle aborde des questions liées à ses activités en tant que Présidente du mouvement national des femmes de la CGTM. Depuis combien de temps vous militez au sein de la CGTM ? Je suis presque membre fondatrice de la CGTM. Depuis la création de cette centrale j’étais là. Quelles sont les activités que vous menez en tant que Présidente du Mouvement National des Femmes ? Ce qui est important ici c’est de revenir sur l’existence Mouvement National des Femmes de la CGTM. Je rappelle qu’il y a eu d’abord un mouvement provisoire parce que c’est au cours du congrès de 2001 que la CGTM a créé dans son exécutif un département chargé de l’égalité où on retrouve les femmes, les handicapés, les jeunes et les immigrés. Il y avait donc un comité provisoire. En 2004, nous avons eu avec l’appui de la CISL à l’époque, un projet de recrutement et de sensibilisation où il y a eu un pourcentage très élevé plus que la demande de la CISL. Nous avons à travers la CISL fait un recrutement dans toutes les capitales régionales de la Mauritanie où on a implanté des comités régionaux dans chaque wilaya. Nous avons organisé après cela une Conférence Nationale des Femmes et c’est une première en Mauritanie. Nous sommes la première centrale syndicale qui a organisé une conférence de femmes syndicalistes. C’est là où est né le mouvement national qui a été élu le 25 décembre 2005 et on m’a porté à la tête de ce mouvement. Depuis que nous existons comme mouvement nous avons continué notre travail parce que nous avons déjà le plan d’action global de notre centrale. Nous avons une stratégie claire qui vise tous les travailleurs de tous les secteurs. Il y avait une priorité de la CGTM qui s’intéressait aux travailleurs du secteur de l’économie informelle. Le mouvement national s’est là aussi orienté vers ces populations des travailleuses qui regroupent aujourd’hui un nombre très important de la population mauritanienne et participe dans le développement du pays mais reste une main d’œuvre méconnue par tous alors qu’elle produit plus de 70% de l’économie de ce pays. Nous travaillons donc sur les deux champs avec les travailleurs du secteur formel c’est-à-dire en prenant en compte leurs préoccupations et leurs revendications légitimes, nous défendons ces travailleurs pour ceux qui ont des problèmes soit avec l’Etat soit à avec les sociétés publiques qui les emploient. Nous les formons dans différents thèmes qui puissent les intéresser et les donner plus de connaissances sur le syndicat en général. Vos activités sont-elles menées de concert avec l’Etat ? Nous sommes une centrale syndicale officielle, reconnue, légale. Nous travaillons d’une manière légitime et légale. Par rapport à l’Etat, s’il nous convie à une activité bien sur nous allons travaillé avec lui. C’est ce qui d’ailleurs doit se faire parce qu’on ne peut pas être syndicat et ne pas vouloir prôner le dialogue. Nous, nous faisons une mobilisation, une sensibilisation et nous appelons justement l’Etat à ce dialogue tripartite. Parce que c’est là que nous entant que représentants des travailleurs, posons nos problèmes devant les représentants du gouvernement et devant les représentants du patronat. C’est d’ailleurs là où nous allons demandé au gouvernement de prendre certaines décisions. Si maintenant ce dialogue n’existe pas cela veut dire qu’il y aura des décisions unilatérales et qui ne prendront pas en compte ni en charge les préoccupations des travailleurs. Quels sont les obstacles dont vous êtes confrontés dans vos activités ? Entant que Mouvement National des Femmes, je pense que c’était en 2007, la Secrétaire d’Etat à l’époque avait quand même une écoute pour nous. Elle était un peu sensible à notre discours. Elle nous avait reçu une à deux reprises et on a eu à discuter avec elle. C’est à travers cela, qu’elle a fait une lettre circulaire au chef d’antenne régionale c’est-à-dire les représentantes de la condition féminine au niveau régional pour désormais impliquer les femmes syndicalistes dans le travail qu’elle faisait avec le groupement. Elle demandait même que pour les activités du 8 mars de nous impliquer et de travailler de près avec nous. Seulement, depuis lors, il n’ y a plus eu de suite. On voit que la condition féminine est entrain de faire beaucoup de choses sans nous, elle ne nous associe pas. Elle ne nous confie même pas certaines réflexions sur la problématique des femmes alors que nous sommes d’abord des femmes, nous sommes des travailleuses, des citoyennes et nous avons notre place dans tous les programmes qu’élabore justement ce département qui est le notre et qui a besoin de nous entendre, de nous impliquer dans ce qu’il est entrain de faire. Çà c’est parmi l’un des obstacles. Un autre obstacle c’est par rapport aux bailleurs. Les gens avaient peut-être une autre compréhension du syndicat. Aujourd’hui le syndicat c’est une autre devise, une autre science et une autre réflexion. Il regroupe toutes les parties de la société. Je pense qu’il serait intéressant que les représentants des organismes internationaux se rapprochent de ses groupements de femmes que nous avons organisé pour essayer de leur trouver des soutiens, de les aider parce que ce sont des femmes qui travaillent, qui cherchent à développer leur foyer et leur pays. Quand on lutte contre la pauvreté, je pense que ce sont des cibles vulnérables et qui ont besoin de soutien. Malgré ces contraintes vous arrivez quand même à réaliser certaines choses ? Ces obstacles comme vous avez eu à le constater ne nous empêchent pas de travailler. Vous voyez que nous sommes entrain de faire beaucoup de choses pour les femmes parce que nous, nous attendons pas seulement les moyens pour travailler. Au niveau de la CGTM, nous avons la chance d’avoir un syndicat qui regorge de compétences et de personnes disponibles et disposées à donner ce qu’elles ont. Quand nous nous sommes orientés vers le secteur de l’économie informelle nous avons pensé d’abord que c’était urgent parce que c’était un secteur dispersé, qu’il fallait restructurer et réorganiser comme un secteur professionnel car c’était plus facile pour nous de les contacter et de les former autour de chaque problème spécifique à chaque groupe. Je vous cite comme exemple les teinturières, les poissonneuses. Nous avons eu à les former sur la santé et l’hygiène en milieu du travail. Les teinturières utilisent des produits chimiques qui sont extrêmement graves, qu’elles inhalent enceintes ou pas. Elles exposent les enfants et souvent même le bétail. Nous les avons formé sur l’importance du port des gants au moment du travail, sur l’importance de porter les masques, sur l’importance d’isoler leurs matériels du travail des ménages pour ne pas à être confrontés à des accidents souvent dangereux. On a formé les femmes sur plusieurs autres thèmes comme le VIH Sida. Pour que notre travail puisse arriver à d’autres femmes plus loin et plus isolées que nous, c’est bien que nous ayons ces moyens. Pour le moment, nous travaillons selon les moyens dont ont dispose, selon notre temps et notre disponibilité. Comme je vous l’ai dit au plus haut ce sont nos propres ressources, nos propres compétences qu’on est entrain d’utiliser. Et je remercierai bien sur tous les partenaires qui travaillent avec la CGTM particulièrement la fondation Paix et Solidarité, qui nous a donné ce projet de démultiplication parce qu’on a été formées dans plusieurs pays sur certains thèmes et actuellement nous sommes entrain de démultiplier toutes les formations reçues au niveau de toutes les structures de la centrale. C’est pourquoi aujourd’hui vous voyez que nous sommes à la base, nous sommes entrain de faire un atelier de formation sur la gouvernance et la gestion des coopératives. Quels sont vos projets ? Nos projets c’est surtout de développer le mouvement national des femmes. Lui donner un renforcement de capacité, les moyens de se prendre en charge et de le faire pour ses militantes qui ont adhéré avec tant d’espoirs. Nous avons aujourd’hui besoin d’avoir un siège, des bureaux d’écoute, d’avoir des bureaux d’analyse, d’expertise. Seulement, comme je vous l’ai dit nos moyens étant limités nous faisons ce que nous pouvons. Notre objectif aujourd’hui c’est d’amener et à motiver les femmes pour se syndiquer afin de mieux connaître leurs droits et leurs devoirs. Quand on a fait la formation sur les normes internationaux de travail nous avons pris le soin de développer les conventions spécifiques aux femmes. Il y a des femmes travailleurs qui ne connaissent même pas les conventions qui leur sont spécifiques ; elles ne savent pas qu’il y a la convention 183 sur la protection de la maternité; elles ne savent pas qu’il y a la convention 156 sur les travailleurs ayant des responsabilités familiales; elles ne savent même pas qu’il y a la convention 100 sur l’égalité des rémunérations, sur la 111 concernant la discrimination en matière d'emploi et de profession parce qu’aujourd’hui nous sommes victimes de discrimination. Notre référence c’est la Chariaa alors qu’on ne respecte pas souvent ses principes d’égalité qui y sont mentionnés. Si c’était le cas il n’y aurait certainement pas toutes ses violations. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=128 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=127 2010-01-18 LA CGTM PARTICIPE AU MONITORING DES PROJETS MSI La CGTM a été représenté par le Camarade Mohamed Fayçal Ould BEYROUK, Chef du Département Etudes et Gestion de Projets / Chef de Projet MSI 2009/2011, à la réunion de monitoring tenue à Bujumbura du 10 au 16 Janvier courant et à laquelle ont pris part les Chefs de Projets du Sénégal, du Burkina Faso et du Burundi; MSI était représenté par son Président Bernard Noël, la responsable de la Coopération Mme Vera Dos Santos, et les coordinateurs de Projet André Bruyneel et Dominik Roland. Ce colloque a été l’occasion d’évaluer les résultats des projets pour 2009 et jeter les grands axes des activités pour 2010. Il faut rappeler que le partenariat entre la CGTM et la CGSLB à travers sa filiale MSI dure depuis 2003 et ce à la grande satisfaction et dans l’intérêt des deux organisations http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=127 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=125 2010-01-18 Atelier de formation des femmes de la CGTM sur la gouvernance et la gestion administrative des coopératives Le Mouvement National des Femmes de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie en collaboration avec la Fondation Paix et Solidarité d’Espagne (FPS), a organisé le 16 et 17 janvier dernier, un atelier de formation en gestion, organisation et gouvernance des coopératives au profit de 60 de ses adhérentes, employées et chefs de mutuelles ou de coopératives, dont les regroupements d’activités ont atteint des niveaux avancés de la structure administrative. Cet atelier de formation a été animé par d’éminents experts en matière de gestion, d’organisation et de gouvernance des coopératives. Il faut aussi préciser que pour faire un large écho de cette formation, les femmes bénéficiaires et ciblées ont été reparties en deux groupes distincts de 30 chacun issues des 9 communes de la ville de Nouakchott. Les lieux ciblés pour la tenue de cet atelier de formation sont d’abord l’hôtel Koumbi Saleh du 16 au 17 et ensuite le Centre de Promotion Féminine de Teyarett. Cette formation intervient après celle organisée sur les techniques de communication et de gestion des coopératives pour permettre aux femmes de se doter des moyens susceptibles de mieux mettre en valeurs leurs activités et de pouvoir rechercher des financements en cas de besoin. Les moments forts de cet atelier ont été marqués par l’initiation des participantes aux conditions de création d’une coopérative, notamment pour ce qui concerne les aspects juridiques, des fonctions et composition des principaux organes. Un autre aspect qui a également été abordé lors de cette formation c’est celui qui concerne le « contrôle et arbitrage de la coopérative ». A l’issue de chaque journée pour voir si les femmes ont bien compris les thèmes débattus, les organisateurs élaboraient une fiche évaluation destinée à jauger le degré d’appropriation des techniques de gestion des coopératives et mutuelles. Durant cet atelier une présentation relative aux rapports entre les organes de la coopérative et aux procédures de recherche de financement ont été faites. La clôture a été marquée des exposés enrichissant portant sur l’importance des réseaux et la nécessité pour ces femmes de se syndiquer pour mieux connaître leurs droits et savoir comment les défendre . D’après l’une des formatrices, cet atelier de formation entre dans le cadre du projet de démultiplication de l’action syndicale, qui commence à prendre une ampleur considérable et ceci grâce aux campagnes de sensibilisation et de mobilisation des femmes. Et il entre aussi dans le cadre de la consolidation et la capacitation des femmes de la CGTM. Pour cette fois, l’atelier a mis l’accent particulièrement sur le secteur de l’informel car la grande masse des travailleurs c’est surtout dans le secteur informel. Au terme de ces deux journées les organisatrices comme la présidente du Mouvement des Femmes de la CGTM a promis que d’autres thématiques de l’action syndicaliste féminine de son Mouvement feront dans les prochains jours l’objet d’un grand intérêt pour CGTM afin de s’assurer un cadre harmonieux à l’épanouissement des femmes. Il faut rappeler tout simplement qu’après l’hôtel Koumbi Saleh, c’est le Centre de Promotion Féminine de Teyarett qui va également abrité du 18 au 19 un autre atelier qui abordera le même thème. D’autres formations du genre seront mises à profit pour les femmes de l’intérieur du pays qui sont également très sensible à ses genres de regroupement. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=125 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=124 2010-01-18 Réunion de la Coordination de Nouakchott Le samedi 16 janvier dernier, le siège de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a abrité une réunion de la Coordination de Nouakchott. Il faut noter que cette réunion a vu la participation du Secrétaire Général de la CGTM, M Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, le Coordinateur de Nouakchott Moulaye Hacen Camara ainsi que les Secrétaires Généraux des différentes sections au niveau de Nouakchott. Elle était également l’occasion pour discuter de la plate-forme revendicative que les trois Centrales syndicales de travailleurs (UTM, CGTM, CNTM) ont adressé le dimanche 27 décembre 2009, à Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le Président du Patronat et autour de laquelle, elles ont demandé l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=124 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=123 2010-01-14 Manifestation d’un groupe de femmes du secteur de la santé devant le palais présidentiel Ce jeudi matin, lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, un groupe de femmes issues essentiellement du secteur de la santé ont profité de cette occasion pour manifester devant le palais présidentiel. Elles étaient environ une vingtaine venues crier leurs doléances au président de la république. Il faut rappeler que ces femmes sont des bénévoles du secteur de santé et exerçaient leur métier depuis plus d’une trentaine d’années pour certaines d’entre-elles. Seulement voilà un bon jour, elles se sont retrouvées sans travail injustement mises à la rue après tant d’années de labeurs et de souffrances au service des patients. Elles rappellent que durant la campagne présidentielle, elles avaient pu rencontrer le président de la république alors qu’il était candidat. Ce dernier les avaient promis une réintégration dans le secteur dans les plus brefs délais une fois élu. D’après certaines, après son élection le président avait instruit même le ministre de la santé de prendre les dispositions nécessaires pour leur rétablissement dans leur droit. C’est à la suite de cette situation, que le ministre les avait demandé de constituer une liste qu’elles devraient déposer dans son département. A leur grande surprise et amertume, ces pauvres femmes qui se disent au nombre de 200, ont trouvé sur place une autre liste composée de plus de 400 femmes et dont aucune ne faisaient partie de leur rang. Selon certaines d’entre elles que nous avons rencontré, cette liste aurait été confectionnée au sein du ministère même par des parents et proches qui cherchaient à caser des connaissances même si elles n’ont aucune qualification. Ces dernières sont actuellement embauchées dans des centres de santé de la ville. Depuis cette date, elles ne cessent de faire la navette entre la présidence et le ministère de la santé depuis près de six mois alors que certaines d’entre elles habitent des endroits lointains. Ces femmes dont certaines ont beaucoup de spécialités dans le domaine de la gynécologie, ont profité de cette manifestation pour demander aux autorités compétentes de leur venir en aide et surtout de respecter leur promesse. Elles se sentent trahi parce qu’elles sont à l’origine du recrutement d’autres personnes alors qu’elles n’ont pas eu la même chance. Elles exigent de ce fait, aux autorités de leur dire la vérité si elles ont réellement l’intention de tenir leur promesse en les réintégrant dans leur secteur. C’est donc un cas social qui mérite un traitement rapide et efficace car il faut préciser que beaucoup de ces femmes sont veuves et ont en charge plusieurs personnes. Le fait de les laisser dans cette situation sans revenu risque de grossir un peu plus le rang des pauvres femmes qui occupent les rues pour chercher quoi nourrir leur famille, ce qui serait bien évidemment un nouveau coup dur pour les autorités qui disent faire de la lutte contre la pauvreté une priorité. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=123 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=121 2010-01-14 Entretien avec Amadou Sarr, secrétaire général de la section des employés du CHN: « Ce que nous voulons c’est tout simplement l’amélioration de nos conditions sans passer par la grève qui est préjudiciable à la bonne marche même de l’établissement ». Amadou Sarr est le secrétaire général de la section des travailleurs du Centre Hospitalier Nationale. Il a bien voulu nous accorder cet entretien pour nous éclairer sur les problèmes vécus par les travailleurs au niveau de cet établissement. C’est ainsi qu’il ne manquera pas de souligner la source de ces problèmes et le règlement à l’amiable qu’il préconise pour ne pas empêcher la bonne marche de l’établissement. Quels sont les problèmes dont les travailleurs de cet établissement sont confrontés ? Au nom de la CGTM, je tenu à rappeler ce qui s’est passé au niveau du centre hospitalier national qu’on appelle généralement CHN. Nous avons avec le directeur précédent en l’occurrence Pr. Isselmou Ould Khalifat, engagé une procédure de régularisation de la situation administrative des employés de cet établissement. Actuellement, nous sommes à 129 employés et plus de 200 vacataires recrutés arbitrairement généralement sans justification. Les 129 recrutés n’ont aucun avantage et on a demandé à ce qu’on apporte des solutions à leur égard. Mais l’administration de l’hôpital s’entête dans cette situation, elle continue à recruter selon des critères, souvent peu orthodoxes. A chaque fois, on dénonce ce comportement qui est inadmissible, mais cette situation continue de persister. Avec Isselmou, nous avons eu une bataille rude, allant même jusqu’à une altercation avec le secrétaire général de USLM, M. Kane Moctar, lorsque j’était au niveau de cette centrale. Cette altercation a même fait un échange de note entre les deux hommes. Le directeur disait qu’il n’avait jamais empêché la liberté syndicale au niveau de l’hôpital. Il avait même appelé toute la section pour nous menacer, notre réclamation portait essentiellement à cette époque sur la régularisation des 50% accordé en 2006 et 2007 qu’il a fini par accepter. Lorsque le président Sidi est venu au pouvoir, il avait donné 10% en février 2008 à l’ensemble du personnel et l’administration avait refusé de nous l’accorder. C’est au cours du mois de décembre passé qu’elle a accepté de régulariser cette situation. Ce qui nous préoccupe actuellement, c’est que l’hôpital n’a pas de statut et l’administration veut jouer sur cette carte pour recruter d’autres personnes. Les personnes recrutées au niveau de l’hôpital n’ont ni logement, ni statut encore mois le transport. En 2005, lorsque, nous avons demandé le SMIG qui était à 21.000, les gens ont refusé de nous l’accorder. Cette situation fait que le salaire de l’hôpital est le salaire le plus bas parmi tous les établissements publics à caractère administratif. Je vous rappelle que l’hôpital est un établissement public à caractère administratif doté d’une autonomie de gestion et s’il y avait un statut le personnel serait certainement dans des conditions meilleures. Nous demandons à ce qu’il y ait un statut pour l’hôpital. D’autant plus que les personnes qui sont dans la fonction public ont des avantages, les personnes qui sont recrutées pour l’hôpital doivent être traitées au même titre parce que c’est le décret 75056 et le décret 75055 qui les réglementent en même temps. Cette séparation d’avantage n’a pas sa raison d’être. Nous ne sommes pas d’accord sur cette situation, nous sollicitons une égalité des chances. Les employés de l’hôpital sont tous des employés, des cadres ou des vacataires. Nous voulons changé cette donne. Concrètement qu’est que vous avez fait pour changer cette donne ? C’est pourquoi nous avons demandé le 23/11/09 au directeur de l’hôpital d’ouvrir des négociations. Il a accepté avec presque un mois de retard c’est-à-dire le 10 décembre dernier. au cours de cette rencontre nous avons débattu d’un certain nombre de choses qui figurent en bonne place et parmi lesquelles il y a : le problème de statut. Le directeur a donné son avis en disant qu’il va régler ce problème mais je crois que c’est toujours dans la langue de bois et qu’il n’est pas prêt à le faire. Nous avons aussi demandé avec ce statut de mettre fin à la « subalternisation » des travailleurs cela veut dire que les travailleurs recrutés sont toujours inférieurs aux autres ils n’ont pas d’avantage ni d’indemnité ni rien. Ils n’ont que le salaire sec et les heures supplémentaires ainsi que les motivations sont en deçà des espérances car les médecins accaparent la part du lion et les autres n’ont rien. On a aussi parlé de la discrimination au niveau de l’emploi car les gens ont souvent le même diplôme mais ne sont pas employés de la même manière. Il y a des gens qu’on prend en catégorie supérieure même s’ils n’ont aucune référence et il y a d’autres même s’ils ont des références ont les donne des catégories vraiment subalternes et les salaires ne sont pas les mêmes. On peut signaler des cas qui concerne les avantages et les logements, les cadres ont des avantages et des logements, les fonctionnaires et agents de l’Etat sont logés. Ce n’est pas le cas des agents de l’hôpital qui ne bénéficient d’aucune de ces situations. C’est une discrimination en matière de logement et d’avantage. Les personnes qui sont dans la fonction publique bénéficient de deux choses, elles ont logées par l’Etat et bénéficient des indemnités de logements. On a dénoncé cette situation et le directeur a dit qu’il n’est pas au courant. Après cela, il a demandé au gestionnaire de mener sa petite enquête. Nous avons aussi demandé à ce qu’il y ait une clarification sur ce qu’on appelle employé et ce qu’on appelle vacataire cela présente une confusion. Le dernier volet concerne le statut et le contrat de travail. Il faut dire que l’hôpital ne fait pas de contrat avec ces employés sauf les contrats de vacation avec des retraités qu’ils reprennent. Nous avons dénoncé cette situation et nous avons demandé à ce que tous les travailleurs soient immatriculés au niveau de la caisse. Il y a des jeunes très talentueux qui sont là-bas, nous avons exigé leur intégration dans la fonction publique et la revalorisation du salaire des travailleurs conformément aux salaires des établissements publics comme la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, le Port autonome de Nouakchott, la CNAM, la BCM… dont le planton de ces institutions touche 65.000 ce que notre cadre le plus élevé touche actuellement à l’hôpital. Actuellement, certains sont à 100.000, 200.000 ou même 300.000UM. Pour l’instant les 10% sont rappelés et pour le rappel de tout le personnel, le directeur dit qu’il ne peut pas tout faire et que l’hôpital n’est pas comme toutes ses institutions. Nous avons demandé que le personnel soit pris en charge à 100% par l’établissement sur les soins, les médicaments et même l’évacuation. Malheureusement, l’employé qui doit faire une évacuation ne trouve que 100.000UM pour couvrir tous les frais de cette évacuation. Dans notre plate-forme revendicative, il est également mentionné la généralisation des indemnités de risque, de transport, de logement… à l’ensemble du personnel ou acheter des voitures pour le transport. Le directeur dit qu’il va voir en fonction des moyens. Nous avons aussi souligné le reclassement de certaines personnes qui sont au plafond et qui ont déjà comme on le dirait chez nous, gravi 8 échelons, il faut les mettre dans une autre catégorie qui leur permet de jouir de leur droit avant leur retraite. Au sein de cet établissement, il y a certains qui sont des cadres supérieurs et qui occupe des postes de secrétaires ou d’autres cas similaires. Au titre du pèlerinage, nous avons dit qu’il doit concerner tout le personnel avant ils disaient que ce sont les fonctionnaires et le agents de l’Etat seulement qui sont concernés les autres qui sont environs plus de 300 personnes ne sont pas concernées. Dans le budget de cette année le directeur dit que le pèlerinage concernera tout le personnel mais je sais qu’il y’aura des discriminations. Nous avons demandé aussi à être représenté au niveau du conseil d’administration, les médecins en ont 2, les infirmiers 1 et les autres n’ont rien. En dernier lieu, nous avons réclamé à ce que le centre mette à la disposition du personnel des sessions de formations. Nous avons dénoncé ce que le conseil des ministres a évoqué lors de leur réunion, le problème des retraités qui continuent d’occuper certains postes de responsabilité au niveau de l’hôpital et sont inamovibles. C’est pourquoi, je comparait CHN à un centre de rétention des retraités de l’Etat. Ces retraités absorbent plus de 60% du budget affecté au personnel, s’il y a retard de salaire aujourd’hui c’est souvent à cause de cette situation. Il y a certains cas comme le mien qui n’ont pas reçu de salaire depuis plus de 2 mois. Lorsque, j’en ai parlé au directeur, il m’a dit qu’il n’a pas pu obtenir quelque chose pour nous et que la seule issue serait de déclencher une grève. Je lui ai dit que ce n’était pas la solution et qu’il faut essayer de trouver une solution concertée. Maintenant lui, il veut obligé les gens à aller en grève et nous ne voulons pas en arriver jusque là parce que la grève est préjudiciable à tous. Si nous la faisons, elle peut même provoquer le départ du directeur et bien d’autres conséquences indésirables. Aujourd’hui que préconisez-vous pour le règlement définitif de ces problèmes ? Nous ne voulons pas la confrontation nous privilégions la discussion. Ce que nous voulons c’est tout simplement l’amélioration de nos conditions sans passer par la grève qui est préjudiciable à la bonne marche même de l’établissement. Seulement quand cette situation perdure nous allons nous regrouper parce qu’actuellement je suis interpellé par beaucoup de gens qui me demandent d’agir. Et je sais que d’ici la semaine prochaine si rien ne change on sera obligé d’agir et je sais aussi que notre réaction nous permettra aussi de déterminer les responsabilités de chacun. Nous sommes prêt à négocier et nous sommes prêts à descendre dans les rues, occuper les locaux pour empêcher les gens de travailler parce que nous avons la majorité. Je sais que si nous déclenchons une grève çà sera vraiment suivi. 2 mois déjà sans salaire c’est suffisant et un 3ème mois, nous ne l’accepterons pas entant que père de famille et délégué syndical. Nous avons demandé à ce que l’hôpital signe une convention avec la CNAM pour la prise en charge du personnel au cas où l’hôpital se dit incapable de nous prendre en charge. Les personnes qui sont dans notre section demandent à ce qu’on rehausse les salaires, les motivations… Nous avons aussi constaté qu’en matière de sanction, l’administration de l’hôpital ne sanctionne que les faibles. Le directeur nous a promis de régler tous ces points qui figurent dans notre plate-forme revendicative. Nous sommes en tout cas confiant des propos tenus par le directeur et nous lui demandons d’agir vite. Nous fondons beaucoup d’espoir autour de ce directeur rappelons-le, qui est venu avec un nouveau staff pour nous montrer de sa volonté à ouvrir les négociations avec le personnel. D’ailleurs, cette réunion entre dans le même cadre, nous demandons à ce que cela continue toujours quand il y a des problèmes. Nous déplorons cependant le manque d’information de la part de l’administration qui ne communique pas assez surtout quand ce sont des informations qui nous concerne. Nous ne voulons pas entreprendre des actions qui seront préjudiciables même à la CGTM qui est une grande organisation syndicale et qui n’a comme principale préoccupation que la défense des droits des travailleurs mais cela ne signifie pas pour autant empêcher la bonne marche d’une institution. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=121 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=120 2010-01-13 Prix des denrées de base: Toujours pas à la portée des populations Les prix des denrées de base ont connu ces derniers temps une certaine augmentation dans le pays. C’est le moins qu’on puisse dire après avoir effectué un tour dans les grands marchés de la capitale. Malgré quelques maigres efforts des autorités, la situation ne s’améliore pas vraiment. Du moins, c’est ce qu’en pensent beaucoup de revendeurs et acheteurs. Du coup le panier de la ménagère en souffre beaucoup. L’autre raison qu’il faut aussi évoquer c’est le fossé qui sépare souvent les prix et les salaires qui ne cesse d’augmenter au détriment de nos populations surtout les plus pauvres. Les prix dans les différents marchés de la ville ont connu une certaine augmentation depuis le début de cette semaine au niveau des denrées de première nécessité. Cela concerne entre autre le riz, le lait, l’huile, les pâtes alimentaires, les ognons, les pommes de terre, le lait, le sucre… Notons que ces augmentations interviennent surtout après l’adoption de la loi de finance 2010 marquée par la forte hausse des taxes sur les produits de grande consommation. Selon certains cette flambée n’est pas le fait du hasard et résulterait de la spéculation sur les marchés internationaux sur les denrées de base. Du côté des consommateurs, les problèmes actuels de la cherté de la vie sont toujours diversement vécus, mais il faut néanmoins préciser qu’une très grande majorité de nos populations en souffrent et ne cessent de crier leur ras-le-bol. Cette hausse jugée spectaculaire par certains, des prix, concerne surtout le riz dont le sac varie entre 8400 et 9500 selon les catégories ; l’huile dont le bidon de 5 litres se trouve entre 1800 et 2100 ; le sucre qui s’obtient à 10.500 ; le lait avec le sac de 25.kg qui coûte à 2500 ; le sac d’ognons s’obtient à 4000, la pomme de terre à 25.000, la carotte à 2100... Des prix rappelons-le, qui ne sont pas tellement à la porté d’une grande majorité de nos populations qui pour certains se contentent d’un repas par jours. Il faut préciser également que chez les détaillants les prix de ces denrées de base sont surtout marqués par une grande disparité. Cette hausse dans nos marchés, selon certains vient du fait de la mauvaise volonté des autorités et des importateurs de venir en aide aux pauvres. Du marché de la capitale, en passant par celui des légumes, de la SOCIM, au marché de Sebkha jusqu’à celui de Teyarett, partout c’est le cri de détresse qui l’emporte le plus. Et personne ne comprend réellement les raisons et les responsables d’une telle hausse. Selon M.S, consommateur venu payer sa ration du mois, les prix des denrées de première nécessité doivent immédiatement baissés comme l’a promis l’Etat. Il insiste sur le fait que le gouvernement ne peut continuer à nourrir, les populations d’espoirs mal fondés. Il rappelle que les commerçants avaient déjà eu droit à des subventions de l’Etat auparavant afin que les populations puissent avoir des produits à des prix raisonnables. Quand à S. K., vendeuse de légumes au marché de la SOCIM, elle prévoit une augmentation encore dans les prochains jours, des prix des denrées de base si les autorités ne font rien. «Depuis bien des années, nous dit-elle, je vends des légumes, tout le monde me connaît dans ce domaine. Je n’ai jamais connu une telle période. Les prix montent tous les jours, ils avaient commencé à baisser à un moment donné. Mais là c’est redevenu trop cher. Imaginez, qu’on vend le sac de pomme de terre à 2500UM, les ognons à 4000UM. Le sac de sucre avoisine 10.500 UM. A ce train, je suis sûre et certaine que d’ici la fin de ce mois, il y aura d’autres augmentations». N.T, ménagère, accuse pour sa part les revendeurs des différents marchés. Pour elle, ils ne suivent pas les autorités dans leur tentative de réguler les prix pratiqués le marché. Tout est cher tous les jours», s’indigne-t-elle. Certains, que nous avons pu rencontrer déplorent pou leur le laisser aller, qui caractérise les prix dans certains marchés, où chaque commerçant détermine, suivant ses intérêts et parfois ses humeurs, les prix qu’il veut. En tout cas, il faut rappeler tout simplement que la situation actuelle des prix des denrées de base au niveau de la capitale, devient de plus en plus difficile et inquiétants pour les populations, qui ne savent plus ce que leur réserve le lendemain. Elles vivent au jour le jour. S’il est incontestable que la flambée des prix dépend en partie d’une conjoncture internationale très difficile, il est tout aussi certain que la spéculation de certains hommes d’affaires et la situation de monopole expliquent, instabilité des prix dans les marchés, d’où la nécessité de réguler les prix en y ajoutant des contrôles pour sanctionner ceux qui nourrissent ces spéculations. Il faut donc associer à cette baisse des prix des mesures d’accompagnement pour permettre à nos populations de vivre décemment. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=120 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=119 2010-01-12 Gros Plan sur Mamadou Niang (CGTM-Mauritanie): « Nous voulons donner aux migrant(e)s des outils pour défendre leurs droits » Très exposée au phénomène migratoire, la Mauritanie est à la fois un pays d’accueil de migrants de la région ouest-africaine et un pays de transit vers l’Union européenne. Coordinateur du projet sénégalo-mauritanien de renforcement des capacités des centrales syndicales dans la défense des droits de la main-d’œuvre migrante (1), Mamadou Niang expose les résultats encourageants de ce partenariat syndical avec le Sénégal. Collecte de données, défense juridique, partenariat avec les associations de migrants, lutte contre le trafic et l’exploitation des domestiques…le travail du Centre pour les migrants établi à Nouakchott a permis au syndicat d’être reconnu comme acteur clé dans la gestion des migrations et la promotion d’un travail décent pour les migrant(e)s. Quelle est la spécificité de votre approche syndicale du phénomène migratoire ? Les nombreuses tentatives de gestion des migrations se basent essentiellement sur une approche sécuritaire et administrative. En tant que syndicaliste, nos voulons une approche basée sur les droits des migrant(e)s, articulée autour du droit fondamental de choisir librement là où l’on veut travailler et autour de la lutte pour un travail décent. Depuis janvier 2007, date de démarrage du projet, quelles actions concrètes ont été menées ? Nous avons organisé des sessions d’information et de sensibilisation tant en Mauritanie qu’au Sénégal. Un centre d’accueil, d’information et de guidance pour les migrant(e)s a été mis en place à Nouakchott. Deux points focaux ont été implantés, l’un à Nouadhibou, ville portuaire au Nord de la Mauritanie, point de départ de nombreux migrants clandestins, l’autre à Dakar, capitale du Sénégal. Nous avons entrepris un travail de collecte de données statistiques sur les migrations. Nous avons diffusé un dépliant sur les droits des migrants. Nos démarches auprès des institutions et acteurs de la société civile nous ont permis d’être perçus comme acteurs incontournables sur les migrations dans nos deux pays. Quelle est l’importance de la diaspora mauritanienne à l’étranger ? Elle représente 10% de la population totale, soit une estimation de 250.000 personnes. Les principales destinations sont la Côte d’Ivoire (50.000), les pays du Golfe (24.000), le Mali (20.000), la Gambie (20.000), la France (20.000) et le Sénégal (10.000). Cette émigration est le fait d’une part des populations arabes portées vers le commerce de bétail et détail dans les pays limitrophes, et d’autre part des populations négro-africaines de la vallée du fleuve qui ont développé des réseaux d’immigration basés sur les relations parentales (Soninkés et Poulars) à destination de l’Europe, et plus récemment de l’Amérique du Nord. Comment a évolué le phénomène d’installation et de transit de migrants en Mauritanie ? La Mauritanie a longtemps ignoré la problématique de l’immigration dont les effets ont longtemps été très peu perceptibles dans ce pays constitué d’une grande zone désertique, avec des frontières très perméables et une côte atlantique de 700km. Les rares flux migratoires visibles étaient constitués par les entrées et sorties de ressortissants maliens et sénégalais venus, à partir de ces deux pays frontaliers, travailler en Mauritanie. Durant les quatre décennies qui ont suivi l’indépendance, ce n’était pas un sujet de préoccupation, la législation n’a d’ailleurs pas bougé, si ce ne sont les conventions bilatérales conclues avec les pays voisins concernés. Mais ces dernières années, le renforcement des contrôles aux frontières de l’Afrique du Nord a détourné toutes les routes de l’immigration qui partaient au préalable directement du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et de la Lybie pour rejoindre l’Europe par l’Espagne et l’Italie. Cette nouvelle donne s’est traduite par un déplacement des migrations vers les régions sahariennes et subsahariennes. Les interpellations de ressortissants indiens, pakistanais et bangladeshi dans le nord de la Mauritanie à la frontière du Sahara occidental ont révélé l’existence d’un flux migratoire important et insoupçonné jusque là. Cette nouvelle réalité de zone de transit de la Mauritanie vers l’Europe méridionale a été accentuée par la nouvelle route Nouakchott-Nouadhibou qui relie l’Afrique du Nord à l’Afrique de l’Ouest et par l’existence de la « route de l’espoir » entre Néma (frontière avec le Mali) et Nouakchott qui traverse le pays d’Est en Ouest. Les images et récits terribles de jeunes hommes et femmes péris en mer ont fait prendre conscience du phénomène et de la nécessité de s’impliquer pour informer sur les dangers de l’émigration clandestine de ces jeunes souvent aveuglés par un soi-disant eldorado européen. Outre cet essor du transit migratoire vers l’Europe, pourquoi la Mauritanie est-elle aussi une zone où de plus en plus de migrants viennent s’établir ? En raison de son développement économique fondé notamment sur l’exploitation de ressources minières, halieutiques et, plus récemment pétrolières, la Mauritanie attire en effet davantage de travailleurs migrants. Les 300.000 travailleurs, chiffre estimé, qui y résident proviennent d’autres pays africains, mais aussi d’Asie, notamment parce que les Chinois s’investissent aussi dans divers secteurs de développement. Les violences et les guerres, les aléas climatiques, l’attrait aveugle d’une image mirobolante de l’économie mauritanienne, mais surtout la pauvreté systémique sont la cause de ces migrations. La prolifération d’intermédiaires pour le recrutement est un autre paramètre qui facilite l’afflux de travailleurs et travailleuses migrants. Par ailleurs, l’accès à l’emploi en Mauritanie est relativement facile pour les migrants car les structures de contrôle (bureaux d’emploi et inspection du travail) n’ont pas les moyens d’assurer un contrôle réel. Quels types de travail occupent les migrants en Mauritanie ? Nouakchott est un grand chantier. Les immigrés travaillent comme ouvrier dans le bâtiment, mais aussi dans l’entretien et le nettoyage, les garages, la tôlerie, la menuiserie, le commerce, le transport routier, le service dans les restaurant ou encore comme domestiques. Ils sont aussi attirés par l’agriculture, la pêche, et le secteur émergeant du pétrole. Nouadhibou, capitale économique, est aussi un pôle d’attrait. Quelle est la proportion de femmes migrantes ? La migration en Mauritanie a un visage majoritairement féminin, puisque la proportion de femmes travailleuses migrantes est estimée à environ 60%. Ces femmes ont de longues journées de travail, elles doivent abandonner leurs enfants qui sont victimes de beaucoup d’abus. Elles n’ont aucune protection en cas de grossesse. Elles sont la cible de tracasseries administratives et policières incessantes. Quelle est votre perception de la législation mauritanienne sur la migration ? D’une conception aujourd’hui dépassée, Le décret de 1964-65 est fondé sur le souci des pouvoirs publics nouvellement indépendants d’affirmer leur souveraineté interne, aujourd’hui en déphasage avec les engagements internationaux de la Mauritanie qui a ratifié la convention internationale de l’ONU (1990) sur les droits des travailleurs migrants et de leurs familles. Son aspect répressif à l’égard des migrants clandestins et son silence sur le droit protecteur des migrants contrastent avec la pratique des pouvoirs publics qui reconnaissent aux migrants, conformément à la Constitution, plusieurs garanties fondamentales. Via le code du travail (2004), les travailleurs immigrés en ordre de permis de travail sont protégés par le principe de non discrimination qui leur confère les mêmes droits que ceux des travailleurs mauritaniens, notamment en matière de sécurité sociale. En matière de liberté syndicale, tout travailleur étranger peut librement adhérer et constituer un syndicat professionnel. Mais pour accéder aux fonctions de direction d’un syndicat, il doit justifier cinq années consécutives au moins d’exercice sur le sol mauritanien de la profession défendue par le syndicat. L’emploi illégal de travailleurs migrants tombe sous de coup de la loi de 2003 portant sur la répression de la traite des personnes. Nous sensibilisons les autorités pour qu’elles ne privilégient pas les mesures sécuritaires mais prennent également en compte les droits des migrants en ratifiant les Conventions 97 et 143 de l’OIT et en procédant à une adaptation des lois nationales. Vu l’absence actuelle de synergie entre les différentes instantes concernées (notamment les trois ministères concernés), nous demandons la mise en place d’un organe tripartite pour la gestion de la migration sous forme d’un observatoire national. Comment se déroule votre collaboration syndicale avec le Sénégal ? Il y a un mouvement de circulation de personnes naturelle entre nos deux pays, qui sont aussi des pays d’accueil de nombreux autres pays pour des migrants occupés pour la plupart dans l’économie informelle. Une importante frange d’immigrés traverse la frontière sénégalo-mauritanienne à pied. Il s’agit généralement d’ouvriers agricoles, de domestiques placés par des intermédiaires, d’aventuriers en quête d’emploi qui longent le fleuve à la nage ou dans des pirogues. Les confréries maraboutiques contribuent également au mouvement de travailleurs en favorisant le passage clandestin de la frontière lors de pèlerinages ou défilés religieux. Dans le secteur de la pêche, les pêcheurs originaires de Saint Louis du Sénégal sont très largement majoritaires en Mauritanie. Nous avons établi un comité de liaison pour assurer un suivi mutuel actif de notre partenariat syndical. Sur le terrain, nous collaborons essentiellement avec la CNTS(Sénégal). Nous avons notamment participé ensemble à un séminaire à Dakar sur la question, avec la participation de plusieurs ministères sénégalais, ainsi que des représentants du BIT et de l’OIM. En septembre, nous avons mené un atelier conjoint à Saint Louis. Résultats concrets de ce projet, nous avons implanté un centre pour migrants à Dakar, plaque tournante pour la sous-région, et un centre à Nouakchott, lieu de passage pour les migrants qui s’établissent en Mauritanie et pour les candidats au départ par la mer à partir des côtes mauritaniennes. Quels sont les objectifs du centre syndical pour les migrants de Nouakchott ? Soutenu également par la centrale syndicale espagnole UGT (ISCOD) et la coopération internationale espagnole, ce centre a pour objectif d’informer les migrants pour qu’ils puissent prendre les bonnes décisions et qu’ils connaissent les bonnes pratiques, comme c’est le cas aussi des centres similaires mis en place dans le même cadre au Maroc (avec la FDT) et au Sénégal (avec la CNTS). Nous menons ce travail de sensibilisation en ciblant en particulier certains secteurs d’activités, comme le transport et le bâtiment qui emploient une importante main-d’œuvre immigrée. Nous avons publié un dépliant d’information sur les droits et les conditions de recherche d’emploi des migrants. Nous avons aussi fait de nombreuses activités d’information sur les marchés de l’emploi européen, pour leur expliquer qui est éligible à un emploi en Europe, et quels sont les formalités à accomplir, car souvent ils arrivent avec des fausses informations, des fausses promesses véhiculées par le trafic organisé. Ce travail de sensibilisation a été mené de concert avec d’autres organisations de la société civile spécialisées sur les migrations et nous a valu une large attention des médias. Dans la foulée, nous envisageons prochainement la mise sur pied d’un réseau mauritanien de gestion des droits des travailleurs migrants avec les associations des droits de l’Homme et autres ONG nationales. C’est important de souligner l’implication importante des femmes et des jeunes de la CGTM dans cette campagne de sensibilisation sur les migrants. Le Centre a également élargi sont intervention au niveau sous-régional en prenant part à la session du forum social maghrébin consacré à la migration. Comment pallier au manque de données statistiques fiables ? Beaucoup de migrants n’ont pas envie d’être « fichés », c’est un travail de confiance à établir. Les travailleurs migrants sont essentiellement occupés dans l’économie informelle, ils ne viennent pas facilement vers les syndicats, surtout ceux en situation irrégulière et qui vivent dans la peur. Les contacts directs établis via le centre d’accueil de Nouakchott sont précieux pour ce travail de collecte statistique. Nous avons établi une base de données sur les droits, les conditions de travail et d’emploi de la main-d’œuvre migrante. Cette base de données est utile au centre pour cerner au plus près les besoins des migrants et évidemment à ces derniers pour avoir plus d’information sur leurs droits. Nous les informons, à eux après de s’organiser et de se battre pour le respect de ces droits. Notre philosophie syndicale basée sur le renforcement des capacités, c’est donner des outils pour défendre soi-même ses droits. On ne peut pas se battre à leur place, ce sont eux les premiers acteurs. Notre campagne de syndicalisation de l’informel est également très importante pour aider les migrants à défendre leurs droits. Au-delà du travail d’information, quelles actions concrètes le centre mène-t-il ? On a ouvert un bureau des conflits pour les travailleurs migrants. Tout migrant qui a un problème au travail, on porte son cas à l’inspection du travail et on va au tribunal du travail s’il le faut. Les problèmes principaux sont relatifs à l’obtention des permis de travail, aux contrats de travail, aux licenciements abusifs. On est par exemple intervenu dans des cas de domestiques non payées par leurs employeurs. Il est important de signaler que les ambassades et les consulats des pays concernés sont venus à l’ouverture de notre centre et ont compris notre objectif. Par exemple, on a eu le cas malheureux d’un migrant décédé dans une mine d’Akjouj. C’est la CGTM qui a averti le consulat sénégalais qui ne connaissait même pas son identité. Grâce au réseau syndical, on a pu fournir au consulat les informations pertinentes sur cette personne afin que le consulat se charge du rapatriement du corps. Maintenant, les consulats eux-mêmes nous envoient des travailleurs qui ont des problèmes, on s’est imposé comme acteur en tant que syndicat. On travaille aussi sur l’accès des migrants au crédit logement que la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) octroie aux ressortissants sénégalais à l’étranger. Beaucoup de migrants, pour la plupart originaires de Saint Louis du Sénégal, sont victimes de détournements des fonds qu’ils envoient à des proches pour réalisation de projets de construction. Avec la CNTS, nous voudrions aider ces migrants à avoir accès à des comptes d’épargne logement. Quel est votre relation avec les associations de migrants établis en Mauritanie ? Nous avons établi des relations avec toutes les associations de migrants des différentes nationalités présentes en Mauritanie (Sénégalais, Maliens, Gambiens, Guinéens, Burkinabés). Par exemple, en juin dernier, les 23 associations des Maliens en Mauritanie on tenu leur assemblée générale dans notre centre en présence du consul du Mali. C’est important pour nous que les migrants se sentent chez eux dans notre centre. On va aussi à leur rencontre avec des mini-meetings sur les lieux de vie où se rassemble l’une ou l’autre communauté. Renforcer notre présence auprès des associations de migrants, à Nouakchott comme à Nouadhibou via notre comité de liaison sur place, c’est une priorité. Nous travaillons aussi avec les églises qui jouent un rôle important d’assistance aux travailleurs migrants. Comment abordez-vous la problématique du trafic d’êtres humains ? C’est important d’intégrer la dimension de trafic d’êtres humains, de traite et de travail forcé dans notre travail sur les migrations, surtout en ce qui concerne les travailleuses domestiques. Elles nous ont livré des récits très émouvants, à l’exemple d’une jeune femme de 25 ans qui a été séquestrée dans une maison, à la merci d’un passeur. Tout le monde était en larmes à l’entendre, de se rendre compte que ça se passe ici, chez nous et pas en Europe, ce genre d’histoires abominables ! Beaucoup de femmes migrantes arrivent via des réseaux qui les prennent en charge dès leur arrivée et à qui elles doivent rembourser durant des mois de travail. L’influence des réseaux fait obstacle à la visibilité des migrants. Dans nos défilés, nous encourageons la participation des migrants, précisément pour leur donner plus de visibilité. Quelles sont les difficultés spécifiques des travailleuses domestiques migrantes ? Le besoin de main-d’œuvre pour le travail domestique des classes supérieures et moyennes mauritaniennes suscite un appel pour les migrantes et les trafiquants qui en tirent profit. Par nature, le travail domestique en général conduit facilement à l’exploitation car les travailleuses sont isolées, mal payées, à la merci de leurs employeurs. L’immunité diplomatique conduit aussi à beaucoup d’abus. Des cas nous ont été rapportés de violations terribles commises à l’encontre de personnel domestique derrière les grilles des ambassades et des consulats. Nous nous occupons du cas d’une domestique sénégalaise victime d’un licenciement abusif de la part d’un coopérant français. On a porté son cas devant l’inspection du travail qui a émis une convocation pour tentative de conciliation. On est allé avec elle au domicile de son patron, mais quelques mètres avant d’arriver, elle a demandé à descendre de la voiture tant elle avait peur, elle était vraiment traumatisée. Il y a de nombreux cas de coopérants étrangers qui ont des pratiques de travail abusives. Comme ils sont protégés par l’immunité diplomatique, c’est difficile. Mais dans le cas de cette Sénégalaise, nous poursuivons l’action en son nom, pour obtenir des dommages et intérêts de la part de l’employeur. La CSI poursuit le soutien de votre projet bilatéral sur les migrants pour les deux années à venir. Sur base de votre première expérience, quels sont vos objectifs de développement du projet ? Nous voulons poursuivre et renforcer les premiers résultats obtenus, continuer notre travail de collecte de données et donner plus de visibilité à nos actions au niveau des frontières car c’est là que trop de migrants sont abandonnés à leur sort, à la merci des réseaux qui profitent de leur vulnérabilité. Sur le plan stratégique, nous voulons renforcer les mécanismes d’articulation déjà mis en place entre les activités couvrant la sensibilisation et la défense des migrants dans leur ensemble, la protection et l’organisation de l’informel qui couvre les migrants établis, et enfin la défense des domestiques, en tant que secteur particulier en lien avec les problématiques de trafic et de travail forcé. Propos recueillis par Natacha David. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=119 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=118 2010-01-12 Interview accordée par le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Mohamed Abdallahi dit Nahah, au journal le Quotidien de Nouakchott. Dans cette interview exclusive, il évoque les conditions de vie des travailleurs, la plate-forme revendicative des trois centrales syndicales (CGTM, UTM, CNTM), mais aussi les raisons de leur désunion avec le leader de la CLTM, Mr Samory Ould Béye. « Nous n’avons pas de problèmes avec Samory Ould Béye » QDN : Les conditions de vies des travailleurs se sont-ils améliorées depuis le coup d’état du 06 août 2008 ? Mohamed Abdallahi dit Nahah : Si la référence est le coup d’état, non, il y a eu dégradation. C’est vrai qu’il y a eu à cause de la conjoncture internationale, une baisse des prix des denrées des premières nécessités, notamment le riz, le sucre et le blé. Et une baisse des prix du carburant, mais malheureusement, tout cela était de courte durée, et effectivement, on assiste aujourd’hui à la crise internationale avec ses répercussions sur le plan national, aussi bien en matière de denrées de première consommation courante tels que le sucre, le riz et le carburant. Mais en plus de cela, on assiste à une fiscalité moins favorable à la population, un peu avec la TVA, qui est de 18%, les taxations sur les communications, le carburant, le riz… C’est un ensemble de facteurs qui va avoir impérativement des incidences très négatives sur le pouvoir d’achat. S’y rajoute la stagnation des salaires nominaux. Le blocage des salaires, a une influence très négative sur le pouvoir d’achat. Il faut rappeler un autre élément très important qui nous inquiète et qui est le chômage chronique. Aujourd’hui en Mauritanie, il n’y a aucunes perspectives très claires en matière d’absorption de ce chômage. Puisque jusqu’ici, les secteurs qui peuvent être potentiellement pourvoyeurs de mains d’œuvre sont léthargiques tels que la pêche, les bâtiments, l’agriculteur. Des secteurs qui restent malheureusement très négligés par les pouvoir publics et il n’y a aucune politique réelle qui incite un peu au développement de ces secteurs pour pouvoir absorber ce chômage. Le taux de chômage très élevé conjugué à la baisse du pouvoir d’achat constitue un ensemble de facteurs qui s’ils ne trouvent pas une solution rapide par le mécanisme de la négociation entre les partenaires sociaux et les acteurs économiques, risque de conduire à des jours agités dans le pays. Parler nous des doléances de votre plate-forme revendicative ? On vient tout juste de présenter une plate-forme revendicative avec deux autres centrales syndicales (UTM, CNTM) qui posent neuf points au gouvernement et au Patronat et pour les quelles, on avait sollicité l’ouverture de négociations enfin de trouver des solutions à ces problèmes. Notamment il y a eu cette question des salaires, de la fiscalité, de l’emploi, de la formation professionnelle, de la protection sociale et ses différents volets aussi bien pour les secteurs publics des fonctionnaires, la révision des textes de la CNAM, la séparation du système de protection sociale des fonctionnaires, notamment la retraite et les allocations familiales pour lui donner l’autonomie nécessaire. Et concernant la sécurité sociale des travailleurs ? On avait posé le problème de la révision des textes de la sécurité sociale, qui a été instituée en 1967 et qui est complètement dépassée. Il a été institué dans un contexte où l’Etat prenait en charge les soins, l’éducation. Cette situation est largement dépassée, car on accuse un retard énorme par rapport aux pays de la sous-région. On avait demandé même l’introduction de deux autres branches, notamment une assurance maladie et une assurance chômage. Généralement quand on parle d’assurance chômage, on pense que c’est de l’argent à distribuer gratuitement aux chômeurs, non c’est une assurance comme toutes les autres. Avant, on avait une certaine stabilité de l’emploi, les gens de la SNIM savaient qu’ils feront leur retraite à la SNIM, ceux de la SOMELEC, du, Port aussi…, mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il arrive qu’on fasse une dizaine d’années dans une entreprise et au lendemain, on se retrouve au chômage. Et par conséquent sans aucune garantie d’avoir un minimum pour faire vivre ses enfants. Pour cela, nous avons introduit une demande d’assurance chômage au niveau de la protection sociale et cela rentre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et, par le mécanisme de la solidarité sociale, permettre à ceux qui n’ont pas le minimum de l’avoir. Et quoi d’autres ? On avait posé le problème de l’implication des travailleurs dans le conseil d’administration des entreprises. Aujourd’hui le secteur public est très menacé et nous souhaitons que les travailleurs soient impliqués dans la gestion de ces entreprises pour mieux contribuer à la pérennisation de ces outils de production. Il faut également combattre le chômage. La Mauritanie était en 1995 le premier pays africain a organisé des états généraux sur l’emploi, mais malheureusement cette politique a été arrêtée par l’ensemble des acteurs intervenants dans le secteur public et privé pour les classer dans les tiroirs. On avait aussi posé le problème de révision des textes, notamment le code du travail qui est pénalisant pour les travailleurs que ça soit en matière de liberté d’organisation, ou de liberté d’action comme le droit de grève qui est très hypothéqué par les procédures en cours. On avait aussi demandé la révision de la convention collective du travail qui date de 1974 et qui est totalement dépassé. On avait aussi demandé la négociation des conventions sectorielles, secteurs des mines, pétrole. Vous savez dans ce pays il n’ y a que cinq conventions collectives sectorielles et la plus récente date de 1969, celle du secteur des mines. Il y a énormément de secteurs qui n’ont pas de textes qui leur sont spécifiques. Il faut aussi que la Mauritanie renoue avec ce qu’elle avait entamé dans les années 70, à savoir les institutions politiques qui doivent permettre aux travailleurs, surtout les moins nantis, la possibilité d’avoir un toit. Et concernant le volet du logement justement ? La SOCOGIM qui a été créée à cette fin a été détournée de sa mission première qui est de permettre à ce qui n’ont pas la possibilité d’accéder aux logements d’avoir des logements. Aujourd’hui, elle est devenue tout à fait le contraire, c’est l’élite qui accède aux logements. Nous avons aussi posé le problème de la sous-traitance, qui est un problème qui gangrène le climat du pays et qui pénalise son développement économique. Aujourd’hui, il n’y a pas une entreprise qui ne sous traite pas les travailleurs, si je passe par le cas de la SNIM, pratiquement la moitié du personnel est sous traité. Plus grave encore à la MCM d’Akjoujt, 75% du personnel est sous traité. A la Sam (Société des Aéroports Mauritanienne), à la MAURITEL, à CHINGUITEL, tous les opérateurs, toutes les entreprises se trouvent un peu dans une situation, où elles n’hésitent pas à sous traiter l’essentiel de leurs activités. Ce qui n’est pas normale et met des milliers de travailleurs dans une situation d’esclavage. Nous avons réclamé qu’il ait plus de réglementation dans ce domaine et qu’il y ait absolument dans les textes l’interdiction de ce qu’on appelle la location de la main d’œuvre. Peut-on parler de libertés individuelles ou syndicales en Mauritanie ? Il y a quand même une espace de libertés individuelles qui continuent, même si parfois, il y a des difficultés. Mais sur le plan des libertés publiques, il y a un recul très important, que ça soit en matière d’organisation au plan syndicale, ou en matière de privation de droit de manifester, ou encore l’accès aux médias publics. Que ça soit par rapport aux emprisonnements, car le cas de Hanefi Ould Daa constitue un casse-tête, une situation très grave qui nous préoccupe tous, car chacun de nous peut se retrouver dans cette situation. La démocratie connaît un recul dans ce pays, d’une façon générale, ce qui constitue une menace très inquiétante. Avec cette plate-forme revendicative, on peut dire que les trois centrales syndicales (UTM, CGTM, CNTM) reconnaissent maintenant le régime actuel? Nous sommes effectivement érigés de façon très claires contre le coup d’Etat du 06 août 2008. Ce n’est pas la première fois que nous nous positionnons contre les coups d’Etats. Il faudra se rappeler ou rappeler aux lecteurs qu’en 2003, nous avons pris position contre la tentative de coup d’Etat qui a eu lieu à l’époque. Nous avons pris position également contre la deuxième tentative de 2004. Nous avons dénoncé et pris position contre le coup d’état de 2005. Par conséquent, nous avons pris position contre le coup d’Etat de 2008. Pourquoi, les organisations syndicales sont contre les coups d’Etat parce que la logique de la force exclue les acteurs qui n’ont pas la force militaire. Aujourd’hui si la Mauritanie se confronte à un nouveau coup d’Etat, par principe nous ne pouvons qu’être opposé et prendre position ouvertement contre cela. Même si on est contre le régime en place, la solution des coups d’Etats n’est pas une solution parce qu’il faudrait que les changements soient pacifique, deuxièmement, il faudrait qu’il soit le produit du peuple mauritanien et il faudrait que les changements soient opérer de façon démocratique pour permettre au peuple de retrouver sa souveraineté. Il faudrait aussi que les dirigeants sachent que le peuple peut les dégager par les urnes et que la récompense par les urnes soit plutôt la règle pour l’accession au pouvoir politique. Nous sommes contre les coups d’Etats , quelque soit leur nature et quelques soient les bonnes intentions de ceux qui l’on fait, parce qu’ils nous exclus de l’action elle même. Nous avons pris position contre le coup d’Etat car quand les règles de droit sont violées, nous ne pouvons que nous y opposer. Notre problème c’est le respect des procédures et des textes fondamentaux. Ce qui veut dire que vous reconnaissez, les élections du 18 juillet 2009? Le problème des élections et ceux qui gouvernent, ce n’est pas notre problème, en tant que organisation syndicale, en tant que citoyen mauritanien, tout le monde est libre de donner son point de vue, mais en tant qu’organisation syndicale, nous nous sommes désengagés depuis que les accords de Dakar ont été officiellement acceptés et que Sidioca est venu nommer un gouvernement et présenter sa démission. On était hors jeu par rapport aux jeux politiques, car nous ce qui nous intéresse c’est la démocratie. On ne voit plus la CLTM marchait à vos cotés ? J’aurais souhaité que vous posiez la question à la CLTM, pourquoi elle n’est plus avec nous. Il ne m’appartient pas de répondre à la place de la CLTM. Il semble que vous n’êtes plus sur la même longueur d’onde ? On a été ensemble dans le cadre de cette Coordination, des Forces des Centrales Syndicales Démocratiques opposées au coup d’Etat, et quand on est revenu à une situation plus ou moins normale et qu’on devait s’occuper de ce qui nous interpellait et qui était la cause essentielle de notre existence en tant que organisation syndicale, il y a eu une reconstitution du paysage syndical pour le moment. On souhaite qu’il soit provisoire, qu’il ne dure pas éternellement, mais pour les raisons, j’aurais souhaité que la CLTM se prononce. Ce qui prouve vos divergences avec son leader ? Nous n’avons pas de problème personnel avec Samory Ould Bèye. On a eu des divergences avec lui sur la question de l’utilisation de la main d’œuvre étrangère. Sur l’ordre du jour proposé à la négociation, il fallait être bien clair. Nous, notre point de vue, c’est que la négociation ne doit connaître que des questions qui relèvent du domaine de l’amélioration des textes, de faire évoluer les droits. Nous savons qu’il y a un texte qui réglemente l’utilisation de la main d’œuvre étrangère en Mauritanie. Sur ce texte, nous n’avons pas de réserve majeure. Mais dans une négociation, on ne vient pas réclamé le respect d’un texte. Le non respect d’un texte relève d’une procédure que l’on appelle la procédure contentieuse et ce n’est pas le seul texte qui n’est pas respecté. Le texte sur les heures supplémentaires n’est pas respecté, sur les élections des délégués aussi, il y a énormément de textes qui ne sont malheureusement pas respectés dans ce pays, mais on ne va les mettre sur la table de négociation. Nous avons proposé sur la table de négociation seulement les textes sur lesquels nous avons des réserves et pour lesquels nous souhaitons des modifications en vue d’améliorer le droit des travailleurs. Pour finir, nous souhaitons que le gouvernement et les employeurs comprennent l’impérieuse nécessité et surtout l’urgence d’ouvrir des négociations avec les organisations de travailleurs pour trouver des compromis, des solutions acceptables qui préservent les intérêts essentiels des différentes parties, qui stabilise et contribue à une relance véritable de l’ économique du pays. Propos recueillis par Dialtabé http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=118 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=117 2010-01-11 Le syndicat des journalistes en sit-in devant leur siège pour protester contre la détention prolongée de Hanevi Ould Dahah L'appel du Syndicat des Journalistes de Mauritanie (SJM), dimanche dernier a finalement bien été suivi. En effet, plusieurs dizaines de journalistes ont participé à un sit-in organisé par ce syndicat pour dénoncer vigoureusement la détention « arbitraire » de Hanevi Ould Dahah, directeur de publication du journal en ligne « Taqadoumy ». Ces professionnels des médias ont profité de l’occasion pour réclamer avec insistance la libération « immédiate » de Hanevi Ould Dehah, surtout que ce dernier serait dans un état de santé très inquiétant et jugé "préoccupant", par ses confrères. Même son épouse Mariem Nefissa, présente également lors de ce sit-in de solidarité a évoqué les souffrances qui observe une grève de la fin depuis plus de 15 jours. Il faut rappeler que Hanevi Ould Dehah, avait été condamné à 6 mois de prison ferme pour "atteinte aux bonnes mœurs" le 24 juin 2009. Cette peine a expiré depuis le 24 décembre dernier, mais il reste détenu, en dépit de plusieurs démarches effectuées par divers milieux, pour obtenir sa libération. Même le Président de la République interpellé plusieurs fois sur cette question, continue de la repousser à chaque fois. Et pourtant on ne sait toujours pas qui il faut saisir pour demander sa libération. Il est donc urgent de libérer ce journaliste car avec la détérioration de son état de santé à cause de cette grève de la fin c’est sa vie qui en dépend. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=117 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=116 2010-01-11 Entretien avec Bâ Ibrahima, membre du bureau confédéral de la CGTM: "Les employeurs font souvent fi des règles les plus élémentaires du droit des travailleurs" M. Bâ Ibrahima, est membre du bureau confédéral de la CGTM et de la commission des négociations et normes. Il occupe aussi le poste de secrétaire général adjoint du syndicat national des travailleurs de service. Il est chargé de recevoir les travailleurs, de recenser leur problème, de les orienter, de les assister dans le cadre des négociations et à l’inspection du travail dans la recherche des solutions conciliables et à la direction du travail également pour que s’il n’y a pas des solutions à l’amiable, que le dossier soit transmis à la médiation. Il est également assesseur au tribunal du travail et dans le cas où il y a des arbitrages, il est membre du conseil d’arbitrage. C’est pour nous édifier sur la situation difficile des travailleurs dans le pays ainsi que les conflits de travail qui surviennent généralement, qu’il a bien voulu nous accorder cet entretien. Quels sont les conflits de travail dont vous avez eu à faire face ces derniers temps ? En moyenne, nous faisons face à 30 ou 40 conflits dans le mois qui parfois trouvent une solution à l’inspection du travail. Mais généralement, les employeurs sont réticents à trouver une solution bien que dans 90% des cas, ils ont tord. Les employeurs font souvent fi des règles les plus élémentaires du droit des travailleurs. Parmi eux, il y a certains qui connaissent bien ces règles mais ils ont à faire avec des travailleurs qui ne sont pas imbus de la chose légale, alors ils profitent de cette ignorance. Ce qui fait que la plupart du temps, ils sont même réticents à reconnaître les droits les plus élémentaires des travailleurs. Comment jugez-vous la situation des travailleurs dans le pays ? Elle est très difficile, c’est une situation qui est « pitoyable » parce que nous avons un cadre légal qui s’il n’est pas parfais au moins octroie aux travailleurs quelque chose qui pourrait les permettre à tenir. Malheureusement, ce cadre n’est pas respecté, les lois ne sont pas suivis. Tant soit peu même si on pouvait respecter quelques unes de ces dispositions, le travailleurs pourraient subvenir à ces besoins. Au delà de ce problème, il y a celui des salaires, qui est catastrophique. Il faut dire qu’en Mauritanie les salaires sont vraiment dérisoires. Quand on dit qu’un manœuvre première catégorie doit toucher 21.000UM, une somme qui ne peut même pas faire vivre une famille de 3 personnes pendant 4 jours vue le conjoncture actuelle. De ce fait, la situation des travailleurs est très difficile, ils sont souvent dans la pauvreté totale et les employeurs ne font rien pour remédier à cette situation. Peut-être qu’ils ne se mettent pas dans la tête que le bien-être des travailleurs pourrait être aussi celui de l’entreprise. Malheureusement, c’est cette vision qui manque à certains employeurs. Quel est le cas le plus critique dont vous avez eu à traiter ? Il y ‘en a des dizaines, mais je me rappelle d’un cas qui m’a le plus marqué. C’est un maçon du nom de M. Soufi qui était allé faire des travaux dans une boutique et qui a fait une chute du fait du propriétaire de la boutique qui a déplacé une table sur laquelle le maçon était debout. En tombant, il s’est cassé les deux bras. L’employeur n’a rien voulu savoir de son cas, même quand il s’est rendu à l’hôpital pour des soins. On est allé à l’inspection du travail, on a convoqué le Monsieur il n’est pas venu, son cas est au tribunal. Çà c’est l’un des cas qui m’a le plus marqué parmi tant d’autres plus difficiles. Il y a donc des accidents, dont les employeurs ne prennent pas en conséquence. Malheureusement, dès qu’il y a un cas en justice ces mêmes employeurs tentent de régler le problème à l’amiable avec la famille de la victime. La famille ne comprenant pas que la victime n’a plus de vie devant elle, préfère la solution pécuniaire qui pourrait servir pou un temps seulement. Quel message souhaitez-vous lancer aux autorités pour une meilleure prise en compte du droit des travailleurs ? C’est un message qui va d’abord à l’endroit des autorités de ce pays, il est nécessaire que les négociations tripartites reprennent. Il faut que tout le monde se mettent autour d’une même table le syndicat, les employeurs et l’administration. Cette dernière est le plus grand employeur de ce pays et à l’ouverture de ces négociations, il ne faut pas qu’elle soit un arbitre mais partie prenante parce que c’est un employeur. Un travailleur qui n’est dans de bonnes conditions n’est pas rentable pour une entreprise et que la situation conflictuelle permanente dans laquelle nous sommes est du à leur réticence à respecter la loi. L’impunité est totale dans ce pays, ils pensent qu’ils peuvent tout se permettre. Cette situation ne doit pas continuer çà doit changer pour le bien-être et l’intérêt de tous aussi bien les travailleurs que l’entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=116 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=115 2010-01-11 La CGTM remporte les élections des délégués des travailleurs au niveau de la MCE La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie a remporté tous les sièges des délégués des travailleurs au niveau de la société Mauritanienne de Construction et d’Equipement, le 07 janvier dernier lors du second tour de ce scrutin. Il faut dire que depuis 2006, les travailleurs de cette société, n’ont cessé de réclamer une élection des délégués pour mieux défendre leurs intérêts. C’était sans compter sur le niet catégorique des responsables de la société qui voulaient sans doute priver les travailleurs de tout leur droit. Ce bras de fer, entre les travailleurs et les responsables de la société s’est poursuivi jusqu’au 20 Mai 2009 quand les travailleurs de la société ont soumis une plate-forme revendicative à l’Inspecteur du travail pour demander la tenue de ces élections qui ont fait l’objet de plusieurs reports. Dans cette plate-forme, figurait notamment des éléments d’information sur la situation des travailleurs au niveau de la MCE. Certains n’avaient pas de contrat de travail, d’autres n’étaient pas déclarés au niveau de la caisse et n’avaient pas d’assurance maladie. Pour défendre toutes ces doléances, il fallait nécessairement organiser des élections pour élire des délégués qui prendront mieux en charge ces dossiers. C’est finalement le 12 novembre de l’année écoulée que le premier tour de ces élections ont pu avoir lieu et les résultats donnaient lieu à un second tour. Par la suite, l’inspecteur du travail dans une correspondance postée le 29 décembre dernier, au Directeur de la société MCE a fait savoir que la liste présentée par certains employés de la société pour le second tour de ces élections, comportait quelques anomalies. L’inspecteur soutient son argument par le fait que « certains candidats appartiendrait toujours à la CGTM, d’autres ne sont pas éligibles et certains sont accusés de monnayer le nom de l’entreprise ainsi que leur nom et qualification professionnelle en vue de dissuader les travailleurs de voter la liste CGTM ». De ce fait, ce second tour ne pourra se tenir à la date prévue soit le 31/12/09 parce que la présence d’une telle liste pouvait produire des conséquences préjudiciables sur le climat social. C’est ainsi qu’à la lumière de ces arguments, que la date du 07 janvier dernier, a été suggérée pour le second tour de ce scrutin pour apaiser le climat social. Et lors de ce second tour, tenu le jeudi dernier, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie qui était d’ailleurs la seule liste candidate, a conquis les 10 sièges des délégués des travailleurs, 5 pour les délégués titulaires et 5 autres pour les suppléants. Selon les résultats de ce scrutin les 5 délégués titulaires sont : 1-Ahmed Vall Ould Merzoug ; 2-Abe Ould Mouftah ; 3-More Thiam ; 4-Abdellahi Ould Meki ; 5-Mohamed Lemine Ould Hamady. Toutes ces personnes sont des délégués de la CGTM, et elles sont connues des qualités humaines et professionnelles qui font qu’elles pourront bien défendre les droits des travailleurs de cette société. Malgré donc les intimidations et les provocations, les voix des travailleurs de la MCE trouveront certainement des échos favorables avec l’élection de ces délégués de la CGTM connus pour leur intégrité et qui ont comme principal soucis l’amélioration des conditions de travail des employés de la MCE ainsi que la défense de leurs droits. Leur première mission consistera donc à régulariser la situation de tous les travailleurs de cette société en conformité avec la plate-forme revendicative soumis le 20 Mai 2009 à l’Inspecteur du travail. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=115 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=114 2010-01-10 De vieux retraités assiègent la CNSS pour demander la généralisation de l’augmentation de leur retraite Ce dimanche matin très tôt dans la journée, un groupe de vieux retraités ont pris d’assaut les locaux de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Ces personnes attendaient la fin de la réunion du conseil d’administration de la caisse pour rencontrer le directeur et lui demander une généralisation de l’augmentation de la retraite. C’est d’ailleurs,leur principale doléance parce qu’ils ne comprennent pas le fait que ce soit certains seulement qui puissent bénéficier de cette augmentation. Il faut reconnaître que cette décision avait été prise lors d’un conseil des ministres mais son application tarde à entrer en vigueur. C’est ainsi que des heures durant, ces vieux attendaient impatiemment le directeur et le président du conseil d’administration de cette boite pour demander des explications par rapport à cette augmentation. Ils souhaitent également un règlement à l’amiable de ce quiproquo et pensent que cette injustice doit être réparée. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=114 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=113 2010-01-10 Grève d’un groupe d’étudiants à l’université de Nouakchott Un groupe d’étudiant de la Faculté des Sciences juridiques et Economiques, ont manifesté ce dimanche 10 janvier leur colère devant le rectorat de l’université de Nouakchott pour revendiquer une meilleure prise en compte de leurs doléances. Des revendications qui portent sur le problème de l’absence répétées des certains professeurs, l’insalubrité des classes, la disponibilité du matériel comme les photocopieuse, la généralisation des bourses, la restauration et surtout le transport. Sur ce dernier point notamment, les étudiants grévistes ont demandé la disponibilité des nouvelles cartes de transport pour la réduction des tarifs dans les bus, car celles qu’ils avaient sont expirées depuis le mois de décembre dernier. De ce fait, ils sont obligés de payer le tarif plein alors que certains d’entre eux ne bénéficient pas de bourse. Dans le même cadre, ils demandent au Président de la République de tenir sa promesse à l’endroit des étudiants lorsqu’ils l’avaient rencontré au palais ocre. Au cours de cette rencontre le Président les avait notamment promis des bus réservés uniquement aux étudiants au début de ce mois. Pour manifester leur mécontentement, ils ont organisé une marche qui a commencé devant leurs locaux, pour se terminer à la faculté des sciences juridiques et économiques. C’est aux alentours de dix heures, que les étudiants, munis de banderoles, ont quitté leur faculté vers la Socométal en direction de la faculté des sciences juridiques et économiques. Mais, ils ont fini par battre en retraite à cause de la machine répressive policière qui avait commencé à faire des ravages. Plus de peur que de mal, il n’y a pas eu de blessés graves, mais les étudiants ont promis d’intensifier cette manifestation dans les prochains jours jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=113 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=112 2010-01-09 Election des délégués du personnel de la Mattel : La CGTM seule défenseur des droits des travailleurs Le jeudi 07 janvier dernier, la Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie, a raflé tous les sièges des délégués du personnel de la Mattel, c’était au cours d’un scrutin portant élection des délégués du personnel de cette société. Notons que durant cette élection, il y avait au total 10 sièges de délégués à pourvoir : 5 pour les délégués titulaires et 5 autres pour les suppléants. Il faut dire aussi que la CGTM, comme pour démontrer son souci à défendre les droits des travailleurs de cette société, était la seule centrale syndicale à présenter dans les délais requis par la législation en vigueur, une liste pour ces élections. Ainsi, la liste des délégués élus de la Mattel se présente donc comme suit : -pour les titulaires : 1-Mohamed Mahmoud O/ Mohd Ahmedou ; 2-Mohamed Abdallahi Ould Mohamed T’Feil ; 3-Mohamed El Hafedh O/ Radhi ; 4-Mamadou Thiam ; 5-Jemal O/ Brahim -pour les suppléants : 1-Ahmed Lehbib O/ Ahmedou ; 2-El Moustapha O/ Hamadi ; 3-Moctar O/ Mohamed Mahmoud ; 4-Adama Abdou Diawara ; 5-Habiboullah O/ Mohamed Ahmed. Toutes ces personnes sont des délégués de la CGTM, et elles sont connues pour leur loyauté, leur sens du devoir très poussé, mais aussi et surtout leurs capacités intellectuelles ainsi que leur probité morale. C’est toutes ces qualités réunies qui leur ont permis d’être élues car elles sauront mieux défendre les droits et les intérêts des travailleurs de cette société. Quant à nous, nous leur félicitons et leur souhaitons plein succès dans leurs nouvelles fonctions. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=112 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=111 2010-01-07 La CGTM modernise ses coordinations régionales Dans le cadre de l’équipement de ses coordinations régionales en matériels informatiques et bureautiques, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), a dépêché une mission à Zouerate et Akjoujt, ce jeudi 07 janvier à cet effet. Cette mission est donc destinée, rappelons-le, à doter ses structures de l’intérieur du pays de matériels informatiques et bureautiques pour les initier aux nouvelles technologies. Cette mission intervient également dans le but de moderniser ses coordinations régionales. Notons que dans ce cadre, il est prévu également que des missions similaires sillonnent toutes les coordinations régionales qui sont au nombre de 12 pour les équiper afin qu’elles soient au diapason des progrès de l’heure. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=111 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=110 2010-01-07 Grève des médecins au niveau du Centre Hospitalier de Nouakchott Plus d’une vingtaine de médecins avaient observé une grève générale et illimitée depuis le mardi soir, au niveau de l’administration du Centre hospitalier de Nouakchott après avoir été soumis à des abus intentionnels de la part du directeur général de l'hôpital national. Selon Dr Hassen, l’un des leaders de ce mouvement, ce sont les résultats d’un examen qui devait être une formalité, qui a été à l’origine de ce mot d’ordre de grève. En effet, il soutient que les médecins qui ont passé cet examen étaient au nombre de 49 tous travaillaient déjà soit à l’hôpital national ou à l’hôpital Cheikh Zayed ou dans d’autres structures médicales reconnues par l’Etat. Selon lui, ce nombre de médecins qui a passé l’examen était bien en deçà du besoin exprimé par le ministère de la fonction public et celui de la santé qui parlent de 64 médecins. Cet examen qui devait être une sorte de formalité pour voir l’aptitude de ces médecins à exercer leur fonction, s’est avéré plus tard être une évaluation et a vu finalement l’élimination de 19 d’entre eux. Ce que ces médecins dénoncent énergiquement et réclament le recrutement de tous. D’autant plus qu’il y a un manque criant de médecin dans le pays. Dr Hassen nous donne comme exemple des chiffres cités par l’OMS et qui parlent d’un médecin pour 1000 habitants alors que dans le pays, c’est souvent un médecin pour plus de 10.000 habitants. Car le pays tout entier ne compte que 500 médecins, il en faudrait donc plus de 1000 autres pour répondre convenablement aux besoins de tous les patients du pays. L’autre aspect de ce mouvement d’humeur, c’est que lorsque les médecins sont allés voir le directeur du centre hospitalier de Nouakchott, celui-ci les a très mal reçu et expulsé de son bureau en tenant des propos bouleversants à leur égard. Ce qui est un comportement inacceptable de la part du directeur à l’endroit de ces médecins qui ne sont pas seulement ses employés mais surtout ses confrères avant tout. Aujourd’hui, ce que ces médecins exigent c’est le recrutement de tous ceux qui ont passé l’examen car ils ont étudié pendant 7ans pour arriver là où ils sont. La deuxième exigence c’est que le directeur du centre hospitalier de Nouakchott leur présente des excuses. Aux dernières nouvelles les négociations avec le jury de l’examen sont dans la bonne voie, quant aux excuses du directeur de l’hôpital, ce n’est toujours pas à l’ordre du jour. Et la seule victime qui risque de faire les frais de ce bras de fer si jamais il perdurait, c’est bien sur les malades qui seront privés de soins. Alors une solution d’urgence s’impose pour sortir de cet imbroglio car en premier lieu, il faut penser d’abord aux malades qui risquent d’en souffrir beaucoup. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=110 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=109 2010-01-07 Licenciement abusif de travailleurs en mer à Nouadhibou Depuis le mercredi 06 janvier dernier, un groupe de marins et d’officiers sans titre venus de la capitale économique Nouadhibou, sont entrain de battre le pavé devant le ministère des pêches pour réclamer leur droit. Ces personnes qui se disent être au nombre de 600, ont été licenciées abusivement de leur travail par les sociétés privées qui les employaient. Les raisons avancées par leur patron, c’est que la direction régionale maritime a retiré leurs livrets sous prétexte qu’ils sont falsifiés et que d’autres seront confectionnés incessamment. Notons qu’après qu’on leur a retiré leurs livrets sans aucune raison convaincante, ces travailleurs de longues dates étaient à la merci de leurs employeurs. C’est pour cela, que depuis deux mois, ils sont sans salaire alors que certains d’entre eux sont des pères de famille et qui ont en charge plusieurs personnes. Ces travailleurs ne demandent que le rétablissement dans leur droit, une demande pourtant légitime. C’est ainsi que depuis deux mois, ils font la navette entre la Wilaya et la Direction Régionale Maritime pour réclamer leur droit, mais qui reste jusqu’à présent sans suite. Pire, alors qu’ils manifestaient un jour devant la Wilaya pour l’obtention de leur droit, ils ont été rudoyés par la police et la gendarmerie sur ordre du Wali, qui les ont injustement réprimé. Et quand, ils ont rencontré le directeur régional maritime celui-ci les a renvoyé au ministère des pêches prétextant que c’est lui qui est habilité à régler leur problème. Dès lors, ils ont regroupé tout ce qu’ils avaient comme moyens pour venir à Nouakchott et faire entendre leur voix au ministère qui reste encore muet. Ces travailleurs profitent de cette occasion pour demander ministère ou aux parties concernées par cette affaire de prendre leur disposition pour rétablir ces pauvres gens dans leur droit parce qu’ils sont devenus des pères de familles sans ressources et avec la montée des prix des denrées de base actuellement, cette situation risque d’avoir des conséquences fâcheuse pour tout le monde. D’autant plus qu’ils sont sous le coup d’être expulsés de chez eux car ils ont des arriérés de logement. Ils demandent également la réduction de la durée de la formation afin de leur permettre d’obtenir rapidement des livrets valables. La situation de ces travailleurs est donc très urgente et requière de trouver dans les plus brefs délais des solutions qui s’imposent. Déjà, il faut noter qu’avec leurs maigres revenus, ces travailleurs arrivaient difficilement à joindre les deux bouts, maintenant qu’ils n’ont plus leurs droit, on voit mal comment ils peuvent s’en sortir. Pour l’instant, ces travailleurs ont élu domicile devant les locaux du ministère des pêches et espèrent que grâce à cette mobilisation leurs doléances seront satisfaites. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=109 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=108 2010-01-06 Les conditions de vie des travailleurs dans le pays encore plus préoccupantes Ce mercredi 06 janvier, le siège de l’Union des travailleurs de Mauritanie, a abrité une conférence de presse organisée par les trois centrales syndicales: Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM), Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM). Sur la tribune, il y avait les Secrétaires Généraux de ces trois centrales, il s’agit respectivement de Abderrahmane Ould Boubou, de l’UTM, Abdallahi Ould Mohamed dit Naha de la CGTM et Mohamed Ahmed de la CNTM. Présidant la rencontre, le Secrétaire Général de l’UTM, a commencé d’abord par remercier les représentants de la presse nationale et internationale qui ont bien voulu répondre à l’invitation. Ensuite, Abderrahmane Ould Boubou n’est pas allé par le dos de la cuillère. C’est ainsi qu’il abordé d’emblée le sujet, en affirmant que la situation des travailleurs dans le pays n’a jamais été aussi préoccupante. Abderrahmane Ould Boubou a donné un bref aperçu sur la situation difficile dont les travailleurs font face actuellement et qui se résume par le pouvoir d’achat devient de plus en plus faible ajouter à cela une flambée vertigineuse des prix des denrées de base ainsi qu’une absence couverture sociale de plusieurs secteurs à haute intensité de main d’œuvre. Tout ceci alors que d’autres phénomènes encore plus ignobles de l’exploitation de l’homme par l’homme, comme la sous-traitance, ne cessent de faire leurs beaux jours. Pour lui, si ces centrales sont regroupés aujourd’hui c’est pour lancer un cri de détresse car la situation est assez préoccupante. Il a également tenu à rappeler que cette situation intervient alors que le gouvernement ne donne pas d’ouverture afin qu’une solution concertée puisse être trouvée pour les travailleurs du pays. Le secrétaire général de l’UTM, a précisé que encore une fois que « nous vivons toujours dans une dictature militaire ». Enfin, comme solution, il préconise l’association des centrales syndicales à la gestion de toutes les entreprises à caractères sociaux, pour défendre les intérêts des travailleurs et le droit à un niveau de vie décent. Rappelons que ces trois grandes centrales syndicales, représentent la majorité des forces vives que sont les travailleurs du formel que de l’informel. Cette situation difficile des travailleurs dans le pays intervient comme l’on souligné les Secrétaires Généraux de ces trois centrales, dans un contexte marqué par une crise qui dépasse même nos frontières et qui nécessite la synergie de tous acteurs, particulièrement l’Etat et les syndicats pour sortir de ce marasme. Mais le gouvernement n’a pas l’air d’être soucieux de cette situation difficile que vivent les travailleurs dans le pays c’est ainsi qu’il a choisi d’adopter la Loi des finances 2010 marquée par la forte hausse des taxes sur les produits de grande consommation accroissant davantage la détérioration du pouvoir d’achat des ménages. Aujourd’hui, ce que ces trois grandes centrales syndicales demandent c’est tout simplement l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux. Il est aussi nécessaire de préciser qu’elles avaient adressé au Premier Ministre ainsi qu’au Président du Patronat le dimanche 27 décembre 2009, une plate forme revendicative autour de laquelle, elles ont demandé l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux. Mais jusqu’à ce jour, elle reste sans suite. Ils ont tenu encore une fois à rappeler que la seule voie pour aider les travailleurs du pays à sortir de cette situation difficile c’est la recherche d’une solution concertée en y associant tous les acteurs concernés. Mais bien sur cela reste un vœu pieu, espérons qu’il va trouver des échos favorables sinon la crise continuera de s’accentuer et les soulèvements contre la fin vers le mois de novembre 2007 que le pays a connu risque de revenir à tout moment. Il est donc urgent de rechercher avec les acteurs concerné une solution à cette situation qui est plus ue préoccupante de nos jours. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=108 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=107 2010-01-05 Conférence de presse Demain, Mercredi 06 Janvier 2009, à 12 H, les trois centrales syndicales: Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM), Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM), organisent une conférence de presse dans les locaux de l’UTM. Ces trois grandes centrales syndicales, qui représentent la majorité des forces vives que sont les travailleurs du formel que de l’informel, vont interpeller l’opinion sur des questions d’actualité et qui traitent de la situation difficile des travailleurs. Et ceci dans un contexte marqué par une crise qui nécessite la synergie de toutes les forces pour sortir de ce marasme. Ces interpellations vont notamment à l’endroit du gouvernement et du patronat car c’est eux qui sont aux devants et doivent chercher avec tous des solutions concertées pour aider les travailleurs à sortir de ces conditions de vie qui ne cessent de se détériorer de jour en jour. D’autres questions interviendront également au cours de cette rencontre avec la presse comme l’absence de couverture sociale de plusieurs secteurs à haute intensité de main d’œuvre, la sous-traitance… Ceci alors que le gouvernement a choisi d’adopter la Loi des finances 2010 marquée par la forte hausse des taxes sur les produits de grande consommation accroissant davantage la détérioration du pouvoir d’achat des ménages. Aujourd’hui ce que ces trois grandes centrales syndicales demandent c’est tout simplement l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux. A ce titre il faut rappeler, qu’elles avaient déjà saisi le dimanche 27 décembre 2009 le Premier Ministre ainsi que le Président du Patronat. Il faut tout simplement noter que la seule voie pour aider les travailleurs du pays à sortir de cette situation difficile c’est la recherche d’une solution concertée entre tous les acteurs concernés. Espérons qu’ils entendront ces cris du cœurs et prendront les mesures qui s’imposent, cela y va pour le bien être de nos travailleurs et plus généralement de nos secteurs d’activité. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=107 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=106 2010-01-05 Préavis de grève Les délégués du personnel de l’ANEPA ont adressé au Directeur Général un préavis de grève, le dimanche 04 janvier dernier. Ils réclament notamment le paiement de leur salaire du mois de décembre dernier qu’il n’ont pas encore perçu. Et ils fixent leur ultimatum à la date du 14 janvier prochain pour appliquer leur mot d’ordre si leur réclamation n’est pas satisfaite conformément aux articles 357 et 358 du code de travail. Les délégués signataires de ce préavis de grève sont : Oumrou Saleck Ould Oubeid ; Med M’Bareck Ould Beiba; Mahjoub Ould Ahmed; Abdallahi Ould el Haimer http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=106 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=105 2010-01-05 Election du Représentant des travailleurs au sein du Conseil d’Administration de la SNDE La CGTM élue Le lundi 4 janvier dernier, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a remporté l’élection du représentant des travailleurs au sein du Conseil d’Administration de la SNDE. Notons que la personne désignée à ce poste se nomme Yacoub Ould Ahmed Hamine. En grand connaisseur de la situation des travailleurs au niveau de la société pour y avoir servi pendant plusieurs années, il saura sans aucun doute bien défendre le droit des travailleurs à la SNDE. Outre cette grande expérience capitalisée au fil des ans, l’homme a la réputation d’être quelqu’un de très sociable, affable et qui entretient de très bonnes relations avec tout le monde. D’ailleurs, après son élection, il a tenu à remercier les travailleurs pour la confiance placée en lui et a promis de ne pas les décevoir. Il a également rappelé qu’il représentait toutes les tendances confondues pas seulement celle de la CGTM. On voit donc que cette victoire est bien celle des travailleurs de la SNDE car ils auront trouvé quelqu’un qui va défendre leurs intérêts comme il se doit. Quant à nous, nous lui félicitons et luis souhaitons plein succès dans ses nouvelles fonctions. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=105 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=104 2010-01-03 Les employés de l'ex-programme de lutte contre la mendicité en sit-in devant l'Assemblée Nationale Ce dimanche 3 janvier 2010, les employés et adhérents du programme de Lutte Contre la Mendicité de 2001 à Nouakchott, ont tenu sit-in devant l’Assemblée Nationale. C’était au moment où le Commissaire au Droit de l'Homme, à l'Action Humanitaire et aux Relations avec le parlement, se présentait devant cet auguste chambre du parlement pour présenter les réalisations de son département et les projets en cours pour leur prise en compte dans le budget de 2010. Ces employés dénoncent notamment leur mise à l'écart par le nouveau programme de lutte contre la mendicité alors que leurs structures ont été établis depuis 2001 et comptent à leur actif un effectif de 2020 inscrits dont 400 étaient en voie d'insertion définitive dans la vie active. Il faut aussi préciser que cette mise à l'écart est intervenue à la fin du mois Béni du Ramadan dernier avec l'ouverture d'un centre d'accueil de nouveau mendiant par le Commissariat. Depuis l'arrêt de leurs activités, ils sont à la charge de la commission des Mosquées et Mahadras. Même là également, ils ne sont pas tout à fait à l'abri. Ces employés qui se réclament comme étant les véritables mendiants et qu'ils doivent bénéficier des prévisions du budget, occupent des locaux à la charge de l'Etat et utilisent des véhicules achetés par l'Etat. Ils dénoncent aussi une « surmédiatisation » des actions du nouveau Commissariat qu'ils considèrent comme du "Théâtre". Actuellement, ce que demandent les employés de l'ex-programme, c'est le déblocage d'une partie de leur AGR depuis 2008 par le CSA pour continuer à insérer les mendiants du programme passé et le respect des promesse faites à leur endroit durant l'année écoulée à savoir 1333 AGR au profit de 1333 mendiants conformément au budget qui ont été mobilisé par les pouvoirs publics en début de l'année et qui avoisine les 300.000.000 d'UM approuvés par le parlement sur des personnes déjà ciblées. Leurs protestations, ils l'ont également adressé à l'endroit de la chambre basse du parlement pour qu'elle interroge le Commissaire sur le reliquat de leurs AGR du budget 2008 et dont une tranche, ils parlent de 42 490 000UM, qui est restée dans les comptes du CSA lors du transfère de leur tutelle au nouveau Commissariat. Il est donc nécessaire que le parlement prenne en compte ces aspects avant d’approuver le nouveau programme de lutte contre la mendicité pour tout simplement éviter la dilapidation des ressources du pays et que ce programme ne soit pas un nouveau coup d’épée dans l’eau. Ils lancent un appel envers les autorités pour prendre en compte la situation difficile des employés de cet ex-programme qui risquent bientôt de se retrouver sans rien si des mesures ne sont pas prises à leur adresse. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=104 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=103 2010-01-03 COMMUNIQUE DE PRESSE La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est gravement préoccupée par la poursuite de la détention carcérale qui dépasse les délais fixés par sa condamnation de Monsieur Hanefi Ould DAHAH, Directeur de la publication TAQADOUMY. Cette préoccupation est d’autant plus grande que l’intéressé est en grève de la faim depuis quelques jours et se trouve être dans un état critique de santé. La CGTM interpelle les autorités publiques et judiciaires nationales à cesser cette escalade inquiétante dans le harcèlement, l’intimidation et l’arbitraire à l’encontre de tous les citoyens quelque soit leur position sociale et leur activité car la sauvegarde des libertés individuelles doit être garantie conformément à la Constitution et ne saurait être violée pour des motifs d’abus de pouvoir ou de règlement de compte. La CGTM renouvelle sa solidarité à Monsieur Hanafi ould DAHAH dans sa lutte courageuse visant à recouvrer sa liberté et sa dignité humaine après avoir purgé une peine de prison de six (6) mois fermes et exige sa libération immédiate et inconditionnelle. La CGTM soutient la lutte des travailleurs organisés dans le syndicat des journalistes mauritaniens qui ont entrepris des actions de protestation afin de faire respecter la liberté de presse et les libertés fondamentales dans notre pays à travers une libération immédiate de leur collègue HANEFI dont la prolongation de la détention devient illégale et absurde. Nouakchott, le 01 janvier 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=103 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=102 2009-12-27 Communiqué de Presse UTM CGTM CNTM Après une analyse minutieuse de la situation économique et sociale du pays, les centrales syndicales susmentionnées, par devoir de responsabilité,ont décidé de porter à la connaissance des autres partenaires sociaux une plate-forme revendicative qu’elles pensent traduire la nécessite impérieuse de se pencher sur la situation économique et sociale désastreuse qui exige la prise des mesures appropriées et la recherche des solutions rapides afin de préserver la paix sociale et la stabilité contribuant ainsi à propulser le développement de notre pays. A cet effet, les organisations syndicales ouvrières ont soumis ce dimanche 27 décembre 2009 à l’attention de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et de Monsieur le Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM) une plate-forme revendicative commune et ont demandé l’ouverture de négociations entre les partenaires sociaux autour des questions évoquées dans ladite plate-forme qui comporte les points suivants : 1.Salaires -revalorisation du SMIG -augmentation des salaires -suppression de l’ITS 2.Sécurité sociale et sanitaire a) CNSS : -création d’une branche assurance maladie au sein de la CNSS -La revalorisation des allocations familiales -La revalorisation des pensions -Assurance Chômage b) CNAM : -la révision des dispositions et du mode de fonctionnement de la CNAM -Autonomie du régime de protection sociale des fonctionnaires de l’Etat 3.La Formation Professionnelle -Élaboration d’une politique pour la formation professionnelle 4.Dialogue Social -Création d’un cadre permanent de concertation 5.La législation du Travail -La révision du code du Travail -Des conventions collectives générales -Des conventions sectorielles -Des conventions collectives du Travail maritime -Du statut général de la fonction publique et des textes d’application 6.Logement -Élaboration d’une politique de logements sociaux pour les travailleurs 7.les Travailleurs et les entreprises publiques -implication des travailleurs dans la gestion des entreprises publiques 8.Sous-traitance -plus de codification législative et réglementaire concernant la sous-traitance -interdiction de la location de la main d'oeuvre 9.Emploi -révision des politiques de l’emploi -révision des textes régissant l’emploi Nouakchott, le 27 /12/2009 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=102 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=101 2009-12-27 بيان صحفي اتحاد العمال الموريتانيين الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا الكونفدرالية الوطنية للشغيلة الموريتانية بعد دراسة متأنية للوضعية الاقتصادية و الاجتماعية و انطلاقا من مسؤوليتها ارتأت المنظمات النقابية المذكورة أعلاه أن تتقدم للشركاء الاجتماعيين بعريضة مطلبية تري أنها تمثل ضرورة ملحة للتعاطي مع الوضعية الاجتماعية المزرية والتي تحتاج إلي إجراءات وحلول سريعة من أجل المحافظة علي السلم الاجتماعي واستقرار البلد ودفع عملية التنمية نحو الأمام. من أجل ذالك تقدمت هذه المنظمات بعريضة مطلبية مشتركة إلي الوزير الأول و رئيس الاتحاد الوطني لأرباب العمل الموريتانيين يوم الأحد 27 دجمبر2009 وطالبت بفتح مفاوضات حول هذه العريضة والتي تشمل النقاط التالية : أولا – الأجور • مراجعة الحد الأدنى للأجور • زيادة الرواتب • إلغاء الضريبة علي الأجور و المرتبات ثانيا – الحماية الاجتماعية والصحية أ‌- الضمان الاجتماعي • مراجعة مخصصات المعاشات • مراجعة العلاوات العائلية • استحداث تأمين صحي في الصندوق الوطني للضمان الاجتماعي • التأمين ضد البطالة • مراجعة نصوص الصندوق الوطني للضمان الاجتماعي ب‌- الصندوق الوطني للتأمين الصحي (CNAM) • مراجعة نظام الصندوق الوطني للتأمين الصحي • استقلالية التأمين الاجتماعي لموظفي الدولة ثالثا – التكوين المهني - رسم سياسة تكوين مهني رابعا- الحوار الاجتماعي - إنشاء إطار دائم للتشاور خامسا – تشريعات العمل مراجعة : o مدونة الشغل o قانون الوظيفة العمومية و النصوص المطبقة له o الاتفاقيات الجماعية o الاتفاقيات القطاعية o الاتفاقيات الجماعية البحرية سادسا – الإسكان - وضع سياسة سكنية اجتماعية عمالية سابعا – العمال و المؤسسات العمومية - إشراك العمال في تسيير المؤسسات العمومية ثامنا – المقاولة من الباطن - مزيد من الضوابط للمقاولة من الباطن - تحريم تأجير الأيدي العاملة تاسعا – التشغيل - مراجعة سياسات التشغيل - مراجعة النصوص المنظمة للتشغيل http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=101 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=100 2009-12-16 Quelques remarques relatives à la convention d’établissement de la MCM-SA L’assemblée Nationale a adopté, le mercredi dernier (25/11/2009) un projet de loi autorisant la signature d'une convention d'établissement entre la Mauritanie et la société « Mines de Cuivre de Mauritanie » (MCM-SA). Cet accord laisse un goût amer à tout citoyen mauritanien digne de ce nom et à tous ceux et toutes celles (mauritaniens ou pas) épris de justice et d’égalité et soucieux des intérêts des travailleurs de ce pays. En effet, la convention donne l’impression d’être mal (re)négociée par la partie mauritanienne, ou pas négociée du tout. Tellement elle fait la part belle à la multinationale qui pillent nos ressources et lèse de façon inadmissible les travailleurs mauritaniens et l’Etat à travers les innombrables concessions qu’elle fait aux sociétés étrangères sans aucune contrepartie pour notre pays. Historiquement, l’exploitation du minerai de cuivre d'Akjoujt a commencé en 1948 avec la société française MICUMA (Mine de Cuivre de Mauritanie) qui arrêta ses activités suite à l’accession de la Mauritanie à l'indépendance. D’autres tentatives exploitation de ces gisements ont été entreprises entre 1970 et 1978 par la SOMIMA et de 1981 à 1995 par la SAMIN. Le 18/06/1997, une convention d’établissement entre la Mauritanie et la société Guelb Moghrein Mines d'Akjoujt (GEMAK) a été conclue. Le 24 Mars 2004 l’Etat mauritanien a bradé l’ensemble des droits et profits qu’il détenait dans les sociétés SAMIN et GEMAK à la société Wadi Al Rawda Industrial Investments LLC en contrepartie de la modique somme d’un million de dollars américains dont seulement un montant de quatre cents milles a été versé immédiatement. . Le 23 Septembre 2004, une concession minière (CM2) a été accordée à la GEMAK Par la loi N°2005-050 du 27 Juillet 2005,l'Etat mauritanien a procédé curieusement au transfert des dispositions de cette dernière convention en faveur de la MCM arguant du fait de l’incapacité de la société GEMAK à exploiter la mine. Une transaction dont le seul bénéficiaire est la société Wad Al Rawda qui devient alors actionnaire détenant 19%.des actions de la nouvelle structure et quelques millions de dollars en espèces ! Nous nous limitons à signaler quelques anomalies qui donnent une idée de l’amateurisme et du peu de sérieux dont ont fait preuve ceux qui l’ont négociée. Si négociation, il y’a eu. Les dispositions relatives aux conditions de l’emploi du personnel mauritanien figurent curieusement dans l’aliéna 5 de l’article 3 intitulé « Garanties et Avantages » ! Cet alinéa est une pâle copie de la convention d’établissement signée le18/06/1997 entre la Mauritanie et la société Guelb Moghrein Mines d'Akjoujt (GEMAK) à une exception et de taille : dans la convention révisée il était stipulé que « le nombre de travailleurs expatriés décroîtra graduellement pour atteindre dix (10) après les trois premières années de production » alors que la nouvelle convention laisse cet impératif à la bonne volonté(pour ne pas dire le bon vouloir) de la société qui ne se sent pas tenue de par ses obligations à des objectifs chiffrés et précis, sans parler de l’absence de tout calendrier contraignant. Rappelons à ce titre que le processus de la mauritanisation des postes qui a commencé par le recrutement de 6 employés mauritaniens en 2007 et 202 en 2008 a été suspendu depuis novembre 2008 laissant ainsi 700 travailleurs à la merci des sous-traitants. La M.C.M. a obtenu pour ses employés expatriés une exonération de l'impôt sur les salaires pendant une année et l’assurance qu’ils ne soient ultérieurement assujettis à l'impôt qu’à hauteur de 20% du salaire brut. La convention donne également l’impression d’avoir oublié (délibérément ?) l’aspect social. Car rien n’est prévu en ce qui concerne les risques de santé inhérents à l’exploitation minière et les règles de sécurité relatives au transport, au stockage et à l'utilisation des explosifs, les conditions générales du travail relatives à la prévention et à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles et aux associations professionnelles et syndicats,et encore moins l’attribution des logements décents pourvus d’électricité et d’eau courante à défaut de construction d’une cité pour les travailleurs, sans parler des l’implantation ou l’amélioration des infrastructures sanitaires et scolaires à une distance raisonnable du gisement correspondant aux besoins normaux des travailleurs et de leurs familles et l’organisation, sur le plan local, d’installations de loisirs pour le personnel. L’accord a, par ailleurs, révisé d’autres dispositions de la convention Gemak, notamment celle relative au taux de royalties qui a été fixé à 3 % sur les recettes de vente de cuivre et 4% sur les recettes de vente d’or au lieu respectivement de 2,5 et 3 %, ainsi que celle relative à l’eau, qui donne désormais à la MCM le droit de déterminer, seule, le niveau de prélèvement sur l’aquifère de Bennichab et le délai de la mise en exploitation de la nappe saumâtre. Concernant l’environnement, il est précisé que la société ne sera pas tenue pour responsable « des désordres environnementaux du site résultant des travaux antérieurs ». La MCM peut ainsi prétendre que les dégâts datent de la GEMAK, de la MORAK ou de la SOMIMA, Compte tenu du fait que c’est à la MCM -sans assistance de l’administration- que échoit l’honneur de dresser un P.V. d’Etat des lieux décrivant et quantifiant les impacts antérieurs. Plus grave encore la Convention dispose que l'Etat défendra et protègera la SOCIETE et ses actionnaires contre toute responsabilité pour les réclamations, pertes ou dommages. En décembre 2005, dans une correspondance adressée à la société, le ministre des mines de l’époque a constaté certaines insuffisances en matière de politique environnementale de l’opérateur dont il a cité notamment l’absence du plan de gestion environnementale, l’absence du plan de réhabilitation du site après la fermeture et l’absence de la garantie bancaire. Il a demandé à la société de satisfaire l’ensemble des procédures environnementales qui est condition sine quoi non de la délivrance de l’autorisation finale d’effectuer les travaux. Il faut signaler à ce propos que l’utilisation par la société des matières hautement toxiques et cancérigènes (arsenic, amiante, cyanure) nuit gravement à l’environnement de la ville d’akjoujt et de ses parages. D’ailleurs une plainte a été introduite contre la compagnie auprès du parquet régional d'Akjoujt par un avocat agissant pour le compte de plusieurs habitants de la capitale de la wilaya de L'Inchiri ayant subi des préjudices consécutifs à l'exploitation de la mine. La société est exonérée de toutes taxes quelle que soient leurs natures et même sur le produit de la liquidation ainsi que sur le transfert du produit de liquidation mais aussi sur le transfert des actions de la société entre actionnaires. Toutefois la société convient de payer à l'Etat mauritanien une redevance de production supplémentaire de 0,75 dollars US par tonne de minerai, redevance qui ne sera appliquée qu'une fois que les premiers quinze millions de tonnes de cuivre traités. Ce qui, à raison de 2 millions de tonnes nous amènera à huit ans. Et, en tout état de cause les sommes perçues seront plafonnées à 8 500 000 dollars US pour toute la durée de l'exploitation. En plus de tous ces avantages on peut aussi citer la mise à disposition du Port et du Wharf, la concession de terrains à Akjoujt et à Nouakchott, la liberté d'importer en franchise les matériels y compris les véhicules, la liberté d'ouvrir un magasin de vente pour ses employés, la liberté d'approvisionnement en carburants et lubrifiants quelle qu'en soit la nature ou la provenance. Concernant la route d’Akjoujt, la MCM s’engage dans la nouvelle convention a réfectionner 30 kilomètres par an au lieu du contrat de maintenance de 1,4 milliards d’ouguiyas qui avait été signé avec le Ministère de l’Equipement. Seulement à raison de 30 Km par an il faut 9 pour refaire toute la route et au rythme des portes chars de la MCM le tronçon réfectionné sera largement détérioré avant que l’on puisse y retourner. La nouvelle révision est intervenue juste une semaine après l’adoption par le Conseil de Ministres, du Projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi n°2008-011du 27 avril 2008 portant Code Minier, modification qui va imposer aux sociétés exploitantes de céder au moins 7 % de leur capital à des nationaux ou à l’Etat. La MCM veut-elle que cette disposition ne lui soit appliquée ? Nouakchott, le 08/12/2009 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=100 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=99 2009-12-16 ملاحظات حول اتفاقية التأسيس بين شركة معادن النحاس وموريتانيا صادقت الجمعية الوطنية يوم الأربعاء 25/11/2009 على مشروع قانون يسمح بالتوقيع على اتفاقية التأسيس بين موريتانيا وشركة معادن النحاس في موريتانيا. هذا الاتفاق يترك إحساسا بالمرارة لدى كل مواطن موريتاني غيور ولدى كل الرجال والنساء ( موريتانيين وغير موريتانيين ) المؤمنين بقيم العدالة والمساواة والحريصين على الدفاع عن مصالح العمال في هذا البلد. وفي الواقع فإن هذه اتفاقية تعطي الانطباع بأنها معاهدة أساء الجانب الموريتاني التفاوض بشأنها بل لم يفاوض إطلاقا بشأنها ، ذلك أنها تعطي للشركة الأجنبية التي تنهب ثروتنا وتنتهك بشكل غير مقبول حقوق عمالنا ، الكثير من التنازلات بدون أدني مقابل لبلادنا . تاريخيا ، بدأ استقلال معادن النحاس بأكجوجت عام 1948 من طرف الشركة الفرنسية ( معادن النحاس في موريتانيا ) التي أوقفت أنشطتها مباشرة بعد استقلال موريتانيا .وقامت بعد ذلك محاولات لاستغلال هذا المنجم من طرف شركة صوميما مابين 1970 – 1978 و شركة سامين من 1981 على 1995 . في 18 من يونيو 1997 تمت المصادقة على اتفاقية تأسيس بين الدولة الموريتانية وشركة معادن گلب امگرين ( جماك ) . وفي 24 مارس 2004 قامت الدولة الموريتانية ببيع جميع الحقوق التي تمتلك في شركتي سامين وجماك لصالح شركة وادي الروضة للاستثمارات الصناعية مقابل مبلغ زهيد تمثل في مليون دولار أمريكي تم دفع 400 ألف فقط منه مباشرة بعد توقيع الاتفاق . وفي 23 سبتمبر 2004 حصلت شركة جماك على امتياز معدني ( الامتياز المعدني رقم 2 ) . وفي 27 يوليو 2005 أصدرت الدولة الموريتانية القانون 050 – 2005 القاضي بتحويل ترتيبات هذه الاتفاقية لصالح شركة معادن النحاس في موريتانيا بحجة عدم قدرة شركة جماك على استغلال المنجم. صفقة كان الرابح الوحيد فها هو شركة وادي الروضة التي أصبحت تمتلك نسبة 19 % من أسهم الشركة الجديدة بالإضافة إلى حفنة من ملايين الدولارات. سوف نقتصر هنا على ذكر جملة من القضايا التي تعطي فكرة عن مدي عدم الجدية التي طبعت عمل المفاوضين الهواة أثناء قيامهم بالتفاوض بشأن الاتفاقية ، إن كان هناك تفاوض بالأساس . الغريب أن الأحكام المتعلقة بظروف عمل العمال الموريتانيين ثم تضمينها في الفقرة 5 من المادة 3 المعنونة <<ا لضمانات والامتيازات >> !. هذه الفقرة هي استنساخ درئ لأحكام اتفاقية التأسيس الموقعة يوم 18 يونيو 1997 بين موريتانيا وشركة معادن گلب امگرين مع استثناء معتبر : ذلك أن الاتفاقية التي تمت مراجعتها كانت تنص على وجوب << التناقص التدريجي للعمال الأجانب حتى يصل عددهم 10 عمال فقط بعد الثلاث سنوات الأولي للإنتاج >> في حين تترك الاتفاقية الحالية هذا الأمر لإرادة – حتى لا نقول لرغبة – الشركة التي لم تعد ملزمة الآن بتحقيق هذا الهدف بشكل محدد وطبعا في غياب أي جدول زمني ملزم . وللتذكير فإن عملية مرتنة الأطر التي بدأت باكتتاب 6عمال عام 2007 و202 عام 2008 توقفت منذ نوفمبر2008 لتترك حوالي 700 عمال تحت رحمة المقاولين . لقد استطاعت الشركة الحصول على إعفاء عمالها الأجانب من الضرائب على الأجور والمرتبات خلال السنة الأولي وبداية من السنة الثانية لاتنطبق تلك الضريبة سوى على 20% من الأجر فقط. إن الاتفاقية تعطي كذالك الانطباع بأنها أغفلت ( تناست ) الجوانب الاجتماعية إذ لم تتضمن أي ترتيبات حول الأخطار المرتبطة بالاستغلال المنجمي أو أي ترتيبات حول نقل وحفظ واستخدام المواد المتفجرة أوحول الظروف العامة للعمل خاصة منها تلك المتعلقة بالحماية ضد حوادث الشغل والأمراض المهنية وكذا التنظيمات المهنية والنقابات . ولم تتضمن الاتفاقية كذلك أي ترتيبات حول توفير سكن لائق يتوفر على الماء والكهرباء دون الحديث عن إنشاء مراكز صحية وتعليمية بالقرب من المنجم يستفيد منها العمال وأسرهم وكذا توفير وسائل الراحة والترفية . وبالإضافة إلي ما سبق راجعت الاتفاقية كذلك جملة من أحكام اتفاقية جماك خاصة منها تلك المتعلقة بالإتاوات التي تحصل عليها الدولة من مبيعات النحاس والذهب التي بلغت 3% من مبيعات النحاس و 4% من مبيعات الذهب بدل 2,5 % و 3% سابقا وكذلك الأحكام المتعلقة بالماء حيث أعطت الاتفاقية الحالية للشركة الحق بأن تحدد ، وحدها٬ منسوب المياه التي سيتم استخدامه من بحيرة بنشاب والآجال التي سيتم فيها استغلال أي بحيرات أخري . أما بخصوص البيئة فقد نص الاتفاق على أن الشركة لن تكون مسؤولة عن أي << أخطار بيئية ناتجة عن الأعمال السابقة" وبالتالي يمكن للشركة أن تتذرع دائما بأن أي ضرر يمس البيئة هو نتاج عمل جماك أو موراك أو حتي سوميما٬ خاصة .أن الشركة هي وحدها – وبدون أي تدخل من طرف الإدارة – المخولة صياغة المحضر الذي يتضمن حصر كل ما من شأنه أن يدخل في عداد الأضرار السابقة . و أكثر من ذلك فإن الاتفاقية تنص على أن تحمي الدولة وتدافع عن الشركة ومساهميها ضد أي مسؤولية ناتجة عن أي دعوي أو خسائر أو أضرار . وكانت رسالة موجهة إلى الشركة في دجمبر 2005 من طرف وزير المعادن آنذاك قد لاحظت وجود بعض النواقص المتعلقة بالسياسة البيئية للشركة من بينها بشكل خاص غياب مخطط للتسيير البيئي ، غياب خطة لإعادة تأهيل الموقع بعد الإغلاق وكذا غياب الضمانة المصرفية وطالب الوزير الشركة بأن تستجيب لكافة الإجراءات البيئية كشرط للحصول على الرخصة النهائية لإنجاز الأشغال . وتجدر الإشارة في هذا الإطار على أن الشركة تستخدم بعض المواد السامة التي تؤثر سلبا على البيئة في مدينو اكجوجت وذلك ما حدى بمجموعة من سكان المدينة المتضررين من أعمال استغلال المنجم إلى رفع دعوي قضائية عبر مكتب محاماة ضد الشركة. و تستفيد الشركة من إعفاء شامل من كل الضرائب مهما كانت طبيعتها .و لكنها وافقت على دفع إتاوة إضافية على الإنتاج تبلغ 0,75 دولار للطن بعد معالجة 15 طن الأولي من الإنتاج . و بالنظر إلى كمية الإنتاج الحالية التي تبلغ 000,000,2 طن سنويا فان ذالك ما لن يتم قبل ثمان سنوات . وفي كل الأحوال فإن هذا المبلغ لا يمكن أن يتجاوز 8,500,000 دولار أمريكي خلال كل فترة الاستغلال . وبالإضافة على هذه الامتيازات يمكن أن نضيف استخدام ميناء نواكشوط والميناء القديم ( الورف ) وكذا الحصول علي قطع أرضية في انواكشوط واكجوجت وحرية استيراد كافة الآلات والتجهيزات يما فيها السيارات دون دفع رسوم ، حرية فتح نقاط بيع لعمالها ، حرية اقتناء المازوت والزيوت مهما كانت طبيعتها وسعرها و أيا كان مصدرها . وبخصوص طريق اكجوجت فإن الشركة تلتزم في الاتفاقية الحالية بتأهيل 30كم كل سنة بدل الاتفاق الذي كان موقعا مع وزارة التجهيز و الذي كان يقضي بأن تدفع الشركة مبلغ 1,4 مليار أوقية. إن تأهيل 30 كم من الطريق كل سنة يتطلب تسعة سنوات لتأهيل كامل الطريق وبالنظر إلى حجم الشاحنات التي تعبرها كل يوم فإن هذا المقطع المؤهل سوف يتم تدميره قبل أن تعاد الكرة إليه . إن مراجعة الاتفاقية تمت خلال أسبوع واحد بعد مصادقة مجلس الوزراء على تعديل بعض ترتيبات القانون 011- 2008 بتاريخ 27 ابريل 2008 المتضمن مدونة المعادن ، ويتضمن ها التعديل إلزام الشركات التي تستغل المعادن ببيع 7% من رأسمالها للدولة أو لمواطنين موريتانيين . فهل تريد الشركة أن لا تطبق عليها ترتيبات هذا التعديل ؟ . نواكشوط 08/12/2009 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=99 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=98 2009-12-15 La CGTM célèbre la journée mondiale des travailleuses africaines de l’informel La nouvelle maison des jeunes de Nouakchott a abrité, ce jour, le 15 décembre 2009, une cérémonie de célébration de la journée mondiale des travailleuses africaines de l’informel, sous le thème « la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses de l’informel » organisée par le projet CGTM/MSI, qui est un projet développé par la CGTM en partenariat avec la CGSLB à travers sa filiale MSI et ayant pour objectif la syndicalisation des travailleurs et travailleuses du secteur de l’économie informelle. Cette activité qui s’est déroulée en présence des responsables de la centrale et des représentants de l’administration et des parlementaires en plus d’une grande foule des militants et militantes de la CGTM a été marquée par une cérémonie des discours prononcés par le secrétaire général de la centrale, le chef du projet MSI et la présidente du mouvement national des femmes de la CGTM ainsi que par des représentantes des travailleuses du SEI. Les intervenants ont évoqué les différents aspects de la situation du secteur informel en Mauritanie et ont appelé les autres partenaires sociaux a conjuguer leur efforts afin d’élaborer une stratégie nationale qui vise à subvenir au besoins des travailleurs de ce secteur. Une exposition des produits fabriqués par des femmes membres des différentes coopératives affiliées à la CGTM à Nouakchott a été organisée en marge de cette cérémonie. Rappelons que cette cérémonie a été également célébrée à Rosso par la coordination régionale de la CGTM au niveau du Trarza et à Aleg par celle du Brakna. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=98 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=97 2009-12-15 الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا تخلد اليوم العالمي للنساء الإفريقيات العاملات في القطاع الغير مصنف. خلدت الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا اليوم 15 دجمبر (كانون الأول) 2009 اليوم العالمي للتضامن مع النساء الإفريقيات العاملات في القطاع الغير مصنف. التظاهرة التي نظمت هذه السنة تحت شعار" الصحة و السلامة لعمال وعاملات قطاع الاقتصاد الغير مصنف والتي جرت فعالياتها بدار الشباب الجديدة بنواكشوط تميزت بحفل خطابي تناول فيه المتدخلون مختلف الجوانب المتعلقة بواقع القطاع و الوضعية الهشة للعاملين والعاملات فيه. وطالبت الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا الشركاء الاجتماعيين بالعمل علي وضع استراتيجية وطنية تستهدف خلق اطار قانوني ينظم القطاع الغير مصنف ويحمي حقوق ومصالح العاملين فيه٠ وعلي هامش الحفل تمت إقامة معرض لمنتوجات مختلف التعاونيات النسوية التابعة للكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا المتواجدة في نواكشوط. للتذكير فان الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا خلدت هذا اليوم في عواصم ولاية الترارزة و لبراكنة. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=97 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=95 2009-12-12 DECLARATION La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), fidèle à ses principes, a toujours accordé à la défense des libertés fondamentales un intérêt particulier en tant que base de son projet de société et de gage de développement des libertés syndicales en particulier. C’est ainsi qu’elle ne cesse de militer et d’œuvrer pour l’ancrage de la démocratie, de la justice sociale et de la bonne gouvernance dans notre pays. Cependant, la CGTM constate que dans le cadre des contentieux en cours opposant certains citoyens à l’Etat, Monsieur le Président de la République, en dépit de son rôle de Gardien de la Constitution et de Protecteur des institutions républicaines et de leur indépendance, a, dans une déclaration publique faite hier, prononcé déjà un verdict dans le cadre du déroulement d’une affaire pour laquelle la présomption d’innocence est requise tant que les instances régulièrement habilitées, ne se seront pas prononcées. D’autre part, ces libertés fondamentales ont fait l’objet de violation par le traitement partial et le dénigrement dont la Télévision de Mauritanie (TVM) a présenté la conférence de presse de certains leaders de partis politiques, au mépris de la dignité des individus et des institutions. En outre, dans la journée du mercredi 9 décembre 2009, certains responsables de différentes entreprises, ont obligé leurs travailleurs à participer à une marche organisée par un parti politique, procédé qui nous rappelle les années où la liberté d’organisation et d’adhésion des travailleurs à un syndicat était confisquée. Face à ces pratiques qui présagent d’une gestion personnalisée des affaires de l’Etat, de caporalisation des organes d’information et d’intimidations des forces vives et de leurs représentants, la CGTM en appelle au Chef de l’Etat pour le respect des libertés fondamentales auxquelles les travailleurs ont consacré des sacrifices considérables et à travers lesquelles la paix sociale trouve sa légitimité et saura être préservée. Nouakchott, le 09 décembre 2009. Le comité exécutif de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=95 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=94 2009-12-10 بيان اخلاصا لمبادئها أولت الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا دائما اهتماما خاصا بالدفاع عن الحريات الأساسية باعتبارها أساس مشروعها المجتمعي وضمانا لتنمية وتطوير الحريات النقابية بشكل خاص . وهكذا مافتئت المركزية تناضل وتسعي جاهدة إلى تجذيرو تكريس الديمقراطية و العدالة الاجتماعية والحكم الرشيد في بلادنا . غير أن الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا لاحظت في إطار النزاع القائم بين الدولة وبعض المواطنين أن السيد رئيس الجمهورية وعلى الرغم من دوره كراعي للدستور وحامي لمؤسسات الجمهورية ولاستقلالها أصدر وعبر تصريحات أطلقها يوم أمس حكما نهائيا في إطار سير قضية تتطلب قرينة البراءة مادامت الهيئات القضائية المخولة قانونا لم تقل كلمتها بعد. من جهة أخري فلقد تعرضت الحريات الاساسية لخرق سافر خلال تعاطي غير محايد وتشويه متعمد أساء إلي كرامة الاشخاص والمؤسسات قام به التلفزيون الموريتاني اثناء تغطيته لمؤتمر صحفي عقده قادة بعض الاحزاب السياسية. واكثر من ذلك فقد قام مسؤولو بعض المؤسسات و الشركات يوم الأربعاء 09 دجمبر 2009 بإرغام عمالهم على المشاركة في مسيرة نظمها حزب سياسي وهو تصرف يذكر بالسنوات التي عرفت إغتصاب حرية العمال في التنظيم والانتساب إلى المنظمات النقابية . أمام هذه المسلكيات التي تنبئ بتسير شخصاني لشؤون الدولة وتدجين وسائل الاعلام وتخويف القوي الحية في البلد وممثليها فإن الكنفدرالية العامة لعمال موريتانيا تدعو رئيس الدولة إلى احترام الحريات الاساسية التي قدم من اجلها العمال تضحيات جسام والتي من خلالها يجد السلم الاجتماعي شرعيته وتتم عبرها صيانته . انواكشوط 9 دجمبر (كانون الاول) 2009 اللجنة التنفيذية http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=94 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=93 2009-12-06 Clôture d’un atelier de formation Dans le cadre des activités du projet initié par la CGTM et financé par la Fondation Paix et Solidarité (FPS) et par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID), le siège de la CGTM à Nouakchott a abrité, du jeudi au samedi dernier, les travaux d’une session de formation au profit d’un certain nombre de cadres de la centrale venus de différentes régions et des différents secteurs d’activités sur les méthodes d’organisation de formation. La cérémonie de clôture de atelier a été marquée par une allocution prononcée par le camarde NAHAH, Secrétaire Général de la CGTM qui a appelé les participants à contribuer à la réussite de la campagne de concertation menée par la centrale aussi bien au niveau central que régional autour de la plate forme revendicative qui fera l’objet du dialogue entre les partenaires sociaux. Il a également attiré l’attention des participants sur la nécessité de sensibiliser les bases au sujet des élections professionnelles de représentativité qui se dérouleront éventuellement au cours de l’année prochaine. Le camarde, Ba Ali Moctar, coordinateur du projet, a, quant à lui, appelé les participants à restituer, les connaissances qu’ils ont acquises au cours de ce séminaire à leurs bases respectives et ce naturellement en collaboration avec les camardes qui ont déjà suivi de telles formations. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=93 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=92 2009-12-06 Centre national d’oncologie : Silence on vire ! Le Directeur du Centre national d’oncologie vient de licencier quatre employés de son institution suite, dit-on, « aux directives concertées avec le ministère du tutelle ». Les travailleurs concernés qui n’ont pas reçu d’explication objective à la décision du directeur estime qu’il s’agit bel et bien d’un licenciement abusif. Selon des informations non encore confirmées, il aurait procédé au recrutement d’au moins trois nouveaux travailleurs http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=92 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=91 2009-12-02 بيان صحفي لقد علمت الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا عبر و سائل الإعلام نبأ اختطاف ثلاث رعايا اسبان يعملون لصالح منظمة "برسالونا آكثيو سوليداريا" يوم 29 من نوفمبر2009 علي طول الطريق الرابط بين نواذيبو و نواكشوط. ويعمل عمال الإغاثة هؤلاء ضمن قافلة محملة بالهدايا و الهبات العينية لصالح سكان مناطق مختلفة من بلادنا. إن هذا العمل الإرهابي البغيض أيا كان منفذوه يتنافي و قيم السلم و كرم الضيافة التي مافتئت تكرسها ثقافتنا عبر العصور. و تدين الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا بقوة هذا العمل الإرهابي و تطالب بالإفراج الفوري عن عمال الإغاثة الثلاث ضحايا هذا الجرم الشنيع. نواكشوط بتاريخ فاتح دجمبر2009 اللجنة التنفيذية http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=91 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=90 2009-12-01 COMMUNIQUE DE PRESSE La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a appris par voie de presse que trois humanitaires espagnols de l’ONG Barcelona Accio Solidaria, ont été kidnappés le 29 novembre 2009, le long de la route Nouadhibou/Nouakchott. Ces volontaires humanitaires effectuaient une caravane de dons en nature au bénéfice des populations de différentes localités de notre pays. Cet acte terroriste abominable, quel qu’en soient les auteurs, entre en contradiction avec les valeurs d’hospitalité et de paix que la culture de notre pays a toujours su incarner au travers des siècles. La CGTM condamne avec la dernière énergie les auteurs de cet acte terroriste et exige la libération immédiate des trois humanitaires victimes de ce forfait. Nouakchott, le 1 décembre 2009. Le Comité Exécutif de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=90 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=89 2009-11-24 Appel lancé par le Collège des délégués du personnel de la SNIM-Sem de Zouerate Camarades Travailleurs La situation d’aujourd’hui est caractérisée par la persistance d’un certain nombre de problèmes sérieux qui risquent d’engendrer la dégradation de nos conditions de vie. En effet les prestations du service médical se sont dégradées au point où la couverture sanitaire est au niveau zéro. Le ravitaillement des produits de première nécessité a lui aussi connu une dégradation notoire. La gestion des logements, elle aussi, continue à souffrir de toutes les entorses du fait de l’absence de la clarté et de la justice. Le service régional du personnel chargé du partenariat ne fait aucun effort pour faire du dialogue le moyen de trouver des solutions aux problèmes posés. Les problèmes individuels continuent à s’entasser et l’entreprise n’affiche aucune volonté à les résoudre. Camarades travailleurs Devant ces problèmes, vos représentants ont tenté par le biais des rencontres avec l’ensemble des responsables de l’entreprise de trouver des solutions à ces problèmes. Malheureusement la situation continue à se dégrader malgré les multiples promesses tenues par les différents responsables rencontrés Nous avons profité de la prise de contact avec l’Administrateur Directeur Général lors de son premier séjour à Zouérate pour lui faire part de ces problèmes et pour lui signifier notre inquiétude quant à la négligence affichée par ces responsables. Malgré la promesse de nous rapporter la réponse à nos doléances lors de son prochain séjour, Mr l’ADG nous surprend par sa réponse à la demande d’audience que nous lui avons adressé à l’occasion de son actuel séjour. Au lieu de nous recevoir, de nous écouter et nous communiquer ses réponses, Mr l’ADG nous délègue son DDMG et son DRH pour nous signifier que son calendrier ne lui permet pas de nous rencontrer. Ayant déjà rencontré ces responsables à plusieurs occasions et compte tenu du caractère brûlant des problèmes, nous avons estimé que seul l’ADG était à même de prendre des décisions qui s’imposent surtout qu’il a déjà tenu la promesse de le faire. En conséquence nous avons signifié à ces responsables notre décision de nous abstenir de discuter avec eux au lieu et place de l’ADG. Nous avons également réitéré notre insistance pour le rencontrer à l’occasion de son séjour actuel. Camarades Travailleurs Nous nous sommes adressé à vous pour vous tenir informés de la situation et vous demander de rester mobilisés pour soutenir vos représentants dans la recherche des solutions à vos problèmes La situation ne peut pas continuer à se dégrader alors que la Direction ignore vos représentants. Nous restons favorables au dialogue dans le respect mutuel. Mobilisez vous et attendez vous à l’appel éventuel de notre part. Les délégués du personnel 1. Pam Mamadou 2. Abdel Kader Ould Abdellahi 3. Brahim Ould Ely 4. Sid’Ahmed Ould Moye 5. Mohamed Ould Boukheir 6. Cheikh Ould Med Mahmoud 7. Didi Ould Lezgham 8. Tourad Ould Cheikh Nema 9. Mohamed Ould Abdatt 10. Isselmou Ould Mohamed 11. Marico Bocar 12. Kénémé Demba 13. Cheikh Ould Bakar 14. Habib Ould Salem 15. Moulaye Ould Bilal 16. Mohamed Ould Brahim 17. Alioune Ould Mada 18. Mow Ould Weid 19. Babana Ould Bilal 20. Ba Alassane 21. Lalla M/ Boye 22. Diop Saïdou 23. Cheikh N’Diouk 24. Mohamed Ould Sid’Ahmed. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=89 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=88 2009-10-08 DECLARATION La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) célèbre la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) en ce 7 octobre, à l’instar de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et des millions de travailleurs et de travailleuses de par le monde, sous le signe de la lutte contre la crise mondiale économique et de l’emploi. Les travailleurs et travailleuses de notre pays comme ceux de toutes les parties de notre planète, font face à de multiples défis dont notamment la précarité et l’insécurité de l’emploi, la non application des normes internationales de travail et les atteintes aux droits de travailleurs. Pendant ce temps, les gouvernements tardent à entreprendre des changements de direction décisifs et fondamentaux et la plupart préfèrent appliquer les politiques qui ont causé la pire récession des 70 dernières années et permis à une petite minorité d’amasser une richesse faramineuse aux dépens des emplois, de la sécurité et du revenu des masses travailleuses, alors même que des centaines de millions de personnes restent condamnées à la pauvreté absolue. Face à cette situation dramatique, la CGTM et le mouvement syndical international élèvent leurs voix pour démontrer leur opposition farouche à cette gouvernance mondiale qui n’a que trop duré et réaffirment leur détermination à lutter pour que les gouvernements aux quatre coins du monde comprennent une fois pour toutes qu’il est de leur devoir d’accéder aux demandes des travailleurs et des travailleuses. La CGTM appelle la classe ouvrière et les masses travailleuses de notre pays à saisir l’occasion de cette journée pour renforcer leur solidarité et leur unité afin de faire peser de tout leur poids sur les reformes économiques et sociales à entreprendre par le gouvernement et sur la gouvernance démocratique qui doit accorder une place de choix au dialogue social et le respect des conventions de travail, à travers des emplois décents et durables. Vive la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) Nouakchott, le 7 octobre 2009. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=88 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=87 2009-10-01 Fin d'un séminaire du BIT sur la responsabilité des femmes syndicalistes dans l'organisation des travailleuses et travailleurs du secteur de l'économie informelle Le bureau sous régional du BIT de Dakar a organisé conjointement avec les centrales syndicales mauritaniennes UTM, CGTM, CLTM, USLM et CNTM un séminaire sur le thème : la responsabilité des femmes syndicalistes dans l’organisation des travailleuses et travailleurs du secteur de l’économie informelle. Ce séminaire, qui s’est tenu à Nouakchott du 28 au 30 septembre 2009, a regroupé 25 participants des cinq centrales concernées dont 30% d’hommes. Durant les trois jours, les participantes et participants se sont penché sur la problématique du secteur de l’économie informelle, en particulier sur l’organisation de ses travailleuses et travailleurs. Au terme du séminaire, les participants ont adopté un plan d’action pour faire face au défi lié à l’organisation de cette frange de travailleuses et travailleurs, et s’acquitter d’un devoir de solidarité et de justice avec eux. Il a été constitué ne commission de suivi de la mise en œuvre de ce plan d'action, commission composée des représentants de chacune des 5 centrales. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=87 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=86 2009-06-21 Communiqué de Presse Le responsable du site d'informations Taqadoumy.com, le journaliste Hanevy Ould Dehah a été interpellé par un groupe d’inconnus, qui s’est avéré par la suite des gendarmes, et conduit menotté à la brigade de gendarmerie puis au commissariat de police. Dans le contexte actuel de notre pays où la justice est instrumentalisée au service de certains groupes politiques,cette arrestation opérée de façon arbitraire et humiliante nous rappelle les méthodes de l’état policier que nous avons pensé révolues. A cet effet, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) : •exprime son indignation et sa ferme condamnation de l’arrestation illégale du journaliste. •exige la libération immédiate et sans conditions du détenu. •exprime sa vive inquiétude face à l’atteinte des libertés individuelles et celles d’expression. •Salue l’engagement et le professionnalisme de Mr Hanefy Ould Dahah et son site Taqadoumy.com. Nouakchott, le 21/06/2009 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=86 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=85 2009-06-10 Les travailleurs de la société Pizzorno suspendent leur mouvement de grève Après trois jours de tractations entre la CGTM représentant les travailleurs en grève et les responsables de l’employeur à travers l’administration du travail, les deux parties se sont parvenues à un accord qui stipule la reprise du travail des employés grévistes à partir de ce soir, à 00 H et l’ouverture d’un dialogue entre les partenaires sociaux en présence des facilitateurs le 21 du mois courant. Espérons que ce dialogue soit serin et constructif et débauchera sur une amélioration des conditions de vie et de travail afin de pérenniser un climat de cohésion et de paix sociale au sein de l’entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=85 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=83 2009-06-08 Les travailleurs de Pizzorno lancent un mot d’ordre de grève Suite au préavis de grève qu’ils ont déposée depuis le 24 Mai 2009, préavis avec lequel l’employeur n’a pas voulu s’adonner favorablement (par mépris ?), les travailleurs de la société Dragui Transport, filiale du groupe Pizzorno spécialisé dans la gestion des déchets ménagers et industriels ont décidé d’observer une grève jusqu’à la satisfaction de leurs doléances tout à fait légitimes. Ce mouvement de grève a été largement suivi par les travailleurs qui se sont regroupés dans l’enceinte de la CGTM et dans ses parages. Rappelons que cette entreprise prend en charge la collecte et le nettoiement des rues de Nouakchott et la collecte des ordures pour un montant de 112 millions d’euros !! http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=83 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=82 2009-06-08 Session de formation à Kaédi Dans le cadre des séries de formations organisées par la CGTM en partenariat avec la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne, une session de Formation sur les Normes Internationales du Travail et la Santé et Sécurité au Travail a été organisée du 28 au 31 Mai 2009 à Kaédi au profit de 20 responsables syndicaux venus, en plus de la région d’accueil, le Gorgol, de la wilaya du Brakna et de Nouakchott. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=82 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=81 2009-05-26 Communiqué de Nécrologie La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a le regret d’annoncer le décès de notre camarade SAO Amadou Moussa, militant syndical de la première heure de notre Centrale, décédé à Nouakchott, le Lundi 25 mai 2009, à la suite d’une longue maladie. Cette disparition est une perte considérable pour sa famille,mais également pour la CGTM et tous les travailleurs de notre pays à cause de la qualité des valeurs de solidarité, de dévouement et de désintéressement qu’il incarnait jusqu’à la fin de ses jours. Nous prions pour qu’Allah l’accueille en son Saint Paradis et que son Ame repose en Paix. Nouakchott, le 26 mai 2009. Le Secrétariat Général de La CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=81 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=80 2009-05-26 Communiqué de Nécrologie La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a le regret d’annoncer le décès de notre camarade SAO Amadou Moussa, militant syndical de la première heure de notre Centrale, décédé à Nouakchott, le Lundi 25 mai 2009, à la suite d’une longue maladie. Cette disparition est une perte considérable pour sa famille,mais également pour la CGTM et tous les travailleurs de notre pays à cause de la qualité des valeurs de solidarité, de dévouement et de désintéressement qu’il incarnait jusqu’à la fin de ses jours. Nous prions pour qu’Allah l’accueille en son Saint Paradis et que son Ame repose en Paix. Nouakchott, le 26 mai 2009. Le Secrétariat Général de La CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=80 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=79 2009-05-21 Communiqué de presse sur la situation des travailleurs des Mines de Cuivres d'Akjoujt -MCM- Les travailleurs de la mine de cuivre d’Akjoujt (MCM) font face depuis le début de l’exploitation du gisement, à d’énormes difficultés liées aux conditions de vie et de travail particulièrement délicates dans un environnement pollué par l’utilisation des matières toxiques et cancérigènes (arsenic, amiante, cyanure) Devant cette situation pour la solution de laquelle les travailleurs ont fait recours à toutes les voies légales, l’employeur continue et persiste à ignorer les doléances et les droits des travailleurs. C’est ainsi que, excédés par ce statu quo qui n’a que trop duré, les ouvriers de la mine ont déposé un préavis de grève qui arrive à expiration ce jeudi 21 mai 2009. Depuis le dépôt de ce préavis, l’administration du travail a usé de tous les subterfuges pour parvenir à casser le mouvement des travailleurs qui refusent de se faire abuser par des manœuvres dilatoires. Dans le même ordre d’idées, Monsieur le Wali de l’Inchiri a convoqué les délégués des travailleurs hier après midi, vers 18H00 pour une discussion qui a continué ce matin vers 12H00. Tous les points de revendications recensés par les travailleurs comme prioritaires ont été exposés au Wali qui dans la réunion de ce jour a rendu compte aux délégués de la position de l’employeur. Pour l’augmentation des salaires, il dira que la société va accorder une augmentation généralisée de 10% et une autre de 3% après évaluation à compter de janvier 2010 : pour l’eau et l’électricité, ils ne donnent qu’à ceux qui bénéficient de logement : pour les transferts , ce sera en 2010 : pour la prise en charge médicale, le Wali dit qu’il a oublié de discuter avec l’employeur sur ce point ; pour les statuts, ils seront entamés dès le retour de l’inspecteur du travail Après ce compte rendu très en deçà des attentes des travailleurs, le secrétaire général de la section CGTM a dit que ces éléments ne constituent aucun progrès dans la résolution de la situation et ne tiennent aucun compte des droits des travailleurs et que le préavis déposé va demeurer jusqu’à son expiration. Sursautant devant ces propos, le Wali a menacé les ouvriers en ces termes : Tout celui qui ira en grève demain sera ligoté. Le SG de la section lui rétorqua que dans ce cas il faut prévoir plusieurs cordes et la Wali de dire ; je ferai appel à l’Armée pour vous ligoter tous s’il le faut Voilà un médiateur qui se distingue par sa partialité et son rangement en faveur de l’employeur et dont les propos ne visent en rien une solution de médiation. La CGTM réitère son soutien indéfectible et sa solidarité agissante aux ouvriers de la MCM et appellent l’ensemble des travailleurs et l’ensemble des organisations syndicales nationales et internationales à soutenir les collègues de la mine d’Akjoujt dans leur lutte pour le recouvrement de leurs droits et le refus du diktat et de l’arbitraire Nouakchott,le 21/05/09 Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=79 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=78 2009-05-19 Le SNTS prône le dialogue social Le Syndicat National des Travailleurs des Services (SNTS) affilié à la CGTM vient de soumettre une plate-forme de revendications à l’intention de la fédération des professions libérales. Cette plate-forme qui servira de base pour d’éventuelles négociations entre les partenaires sociaux du secteur des Services comporte les points suivants : •Révision à la hausse du salaire de base •Détermination d’une prime de transport •Négociation d’une convention sectorielle •Application des arrêtés N° 213 et 214 du 2 Juillet 1953 modifiés par l’arrêté N° 10.284 du 2 Juin 1965 et l’arrêté N° 408 du 24 Novembre 1953 •Octroi de la prime de risque et l’application des règles d’hygiène et de sécurité dans les lieux du travail •Relèvement de la prime d’assiduité •Relèvement d la prime de rendement •Institution d’une assurance maladie •Mise en place d’un plan de promotion sociale comportant la construction de logements sociaux au profit des travailleurs •Mise en place d’un plan de formation http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=78 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=77 2009-05-18 Zoueiratt : Les travailleurs reprennent Suite à un accord conclu, hier, entre la section syndicale de la CGTM et l’employeur en présence des représentants de l’administration régionale du travail, les travailleurs de la sous-traitance travaillant sur les chantiers de la SNIM à Zoueiratt suspendent leur action de grève qu’ils observent depuis quelques jours et reprennent le travail aujourd’hui. L’accord prévoit également que les parties entament des négociations, dès demain, afin de régler le litige d’une façon satisfaisante et définitive. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=77 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=76 2009-05-17 Fin d’une session de formation à Nouadhibou Dans le cadre des activités du projet développé en partenariat entre la CGTM et la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne,une session de formation en faveur des responsables syndicaux a été organisée à Nouadhibou du 14 au 17 du mois courant. Cette formation qui portait sur le thème du dialogue social et les négociations collectives a profité à 27 participants représentant les sections de la CGTM de Nouakchott, Zoueiratt, Taziast et Nouadhibou. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=76 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=75 2009-05-17 Un travailleur étranger agresse physiquement son collègue mauritanien à Taziazt Un conducteur mauritanien travaillant sur le chantier de la société Taziast Mauritanie vient d’être agressé physiquement par un expatrié employé par la même société. Cet acte montre le mépris qu’affichent les étrangers à nos compatriotes sur le sol mauritanien et qui devient malheureusement une règle de conduite. La CGTM dénonce ce genre d’agissements et rappelle tous les employeurs aussi bien nationaux qu’étrangers de la nécessité de respecter les travailleurs recrutés localement et de veiller à préserver leurs intégrités physiques et morales http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=75 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=74 2009-05-17 Le Wali de l’Inchiri fait pression sur les travailleurs de la MCM d’akjoujt Toujours dans le chapitre des campagnes d’intimidation orchestrées par les autorités administratives régionales sur les travailleurs revendiquent de leurs droits élémentaires, le wali de l’Inchiri a convoqué, les délégués du personnel travaillant pour le compte de la société MCM, exploitant de la mine d’or d’akjoujt, pour leur informé que l’employeur était disposé à accepter leurs revendications et régler tous leurs problèmes ! Cette immixtion soupçonneuse de la part des autorités administratives dans les affaires des syndicats dénote d’un parti pris au profit de l’employeur qui bénéficie déjà de la complicité de l’administration du travail. Il est à rappeler que les travailleurs de la MCM ont introduit un préavis de grève auprès de leur employeur qui court jusqu’à le 21 du mois courant. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=74 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=73 2009-05-17 Les Autorités régionales dissuadent les travailleurs de la SNIM à Zoueratt Suite au mouvement de grève observé depuis quelques jours par les travailleurs de la sous-traitance de la SNIM de Zoueiratt, les responsables de la section de la CGTM au niveau de cette société ont été reçus tour à tour par le Hakem et le wali de la cité minière. Le Hakem a signifié clairement aux représentants des travailleurs sa désapprobation de l’action menée par ces derniers, action qu’il juge d’ailleurs inopportune et périlleuse. Le Wali a, quant à lui, fait savoir aux syndicalistes qu’ils sont en train de faire de la politique et qu’ils doivent se rappeler que « l’Etat n’est pas faible » ! Décidément, les autorités administratives régionales ne ménagent aucun effort de pression ou d’intimidation pour dissuader les employés de poursuivre leur entreprise légale et légitime. Suite à la protestation des représentants des organisations syndicales en grève auprès des autorités, des instructions fermes ont été données à l’inspecteur régional du Travail de n’impliquer dans les négociations que les organisations concernées. Rappelons que ce même inspecteur du Travail, visiblement pour semer la confusion, avait convié toutes les organisations syndicales qui sont majoritairement contre l’action de grève, à une réunion dans ses bureaux. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=73 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=72 2009-05-09 Le forum syndical Euromed soutient les centrales démocratiques en Mauritanie Une réunion du comité de coordination du forum syndical Euromed s'est tenue à Nouakchott le 05 et le 06 du mois de Mai courant. cette réunion à laquelle ont pris part des participants venus de la France, de l'Espagne , du Portugal, de l'Algerie, de la Tunisie, du Liban et bien sur de la Mauritanie avait pour objet, entre autres, d'apporter un soutien pour les centrales démocratiques en Mauritanie dans leur lutte pour la défense de les libertés publiques et le droit syndicale. A l'issue de cette réunion, les participants ont adopté la déclaration suivante: Réuni à Nouakchott, les 5 et 6 mai 2009, le Comité de Coordination du Forum Syndical Euromed a adopté la déclaration ci-après : - Considérant le coup d'état militaire perpétré en Mauritanie le 6 août 2008 et la situation anti-constitutionnelle qui en découle; - Considérant la position des organisations syndicales mauritaniennes (UTM, CGTM, CLTM et CNTM) condamnant fermement le coup d'état; - Vu les atteintes et limitations des libertés syndicales et les multiples formes de pression dont sont actuellement victimes les organisations syndicales mauritaniennes, notamment l'UTM; - Vu les tentatives en cours visant à introduire des dispositions répressives du droit syndical dans le code du travail mauritanien et exclure les organisations syndicales de la représentation des travailleurs dans les réunions des organes de l'OAT et de l'OIT Les participants déclarent leur : * Soutien indéfectible à la coordination des organisations syndicales démocratiques de Mauritanie dans sa lutte pour la défense des droits syndicaux et la restauration de la démocratie; * Ferme condamnation de toute forme de pression contre les organisations syndicales de Mauritanie; * Conviction que toute recherche de solution à la situation actuelle implique le plein respect des droits syndicaux, des libertés individuelles et publiques et de la légalité constitutionnelle. Comité de Coordination Forum Syndical Euromed Nouakchott, le 6 mai 2009 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=72 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=71 2009-05-09 Communiqué Suite au mot d’ordre de débrayage lancé le 04/05/2009 qui a été largement suivi par les employés de la sous-traitance travaillant sur les chantiers de la SNIM à Zoueratt qui accumulent depuis des années frustrations et privations, les concernés ont décidé, après s’être heurtés au mépris et au silence de la direction de la SNIM, de déclencher un mouvement de grève pour protester contre les conditions de vie digne d’un esclavage moderne auxquelles leur employeur les soumet. A cet effet, la CGTM, tout en réitérant son appui aux travailleurs et en appuyant leur action qu’elle estime juste réaffirme ce qui suit : •Nous entendons rester fidèles à notre rôle de défenseur des intérêts des travailleurs et à cet effet nous soutenons sans réserve l’action de ces derniers. •Demandons avec insistance à la direction de la SNIM de procéder sans tarder à l’embauche des dits employés afin qu’ils puissent bénéficier de tous les avantages accordés aux travailleurs de la SNIM et mettre fin une fois pour toutes à cet état discriminatoire dont sont victimes des travailleurs mauritaniens qui usent de leurs mains pour nourrir leurs familles mais aussi pour permettre à la société d’engranger des bénéfices. •L’employeur et les employés doivent être les premiers à veiller à instaurer un climat serein propice à la production et à la bonne marche de l’entreprise et cette tâche incombe en premier lieu à l’employeur qui est le premier concerné par cette crise et le seul indiqué à la régler de façon satisfaisante et définitive. Nouakchott, le 07/05/2009 Le secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=71 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=70 2009-05-04 Débrayage à la SNIM de Zoueratt Les employés de la sous-traitance de la SNIM à Zoueratt observent depuis hier un arrêt du travail en signe de mécontentement du traitement discriminatoire dont ils ont victimes dans le cadre de la distribution de l’enveloppe annuelle que le conseil d’administration de l’entreprise vient d’accorder à l’ensemble des travailleurs de la boite et que la direction compte verser exclusivement au personnel permanent. Ce traitement marque malheureusement la volonté affichée de certains employeurs dans notre pays de mépriser le travailleur dont le rôle au sein de l’entreprise n’est pas à négliger. Ce mouvement largement suivi par les travailleurs qui comptent le poursuivre jusqu’à satisfaction de leurs revendications, risque d’aggraver la situation sociale dans la société qui connaît déjà des difficultés suite à l’impact de la crise financière internationale, la récession de l’économie mondiale et la baisse des prix du minerai de fer sur le marché mondial. Rappelons que la SNIM emploie à Zoueratt plus de 2000 travailleurs intérimaires embauchés par des entreprises de sous-traitance et de tâcheronnat. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=70 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=69 2009-05-03 Célébration du 1er mai des centrales démocratiques sous le slogan:"Retour à l'ordre constitutionnel" COORDINATION DES CENTRALES SYNDICALES DÉMOCRATIQUES Discours à l'occasion du 1er Mai 2009 Chers collègues syndicalistes Mesdames et messieurs, Les travailleurs mauritaniens célèbrent aujourd'hui la fête internationale du travail, dans une conjoncture spécifique marquée par une grave crise internationale et par une vague de coups d'état qui a ruiné le processus démocratique dans plusieurs zones sur le continent africain. Au niveau national, le 1er Mai intervient cette année alors que notre pays traverse une situation très difficile sur tous les plans, après neuf mois d'un putsch qui a renversé un pouvoir démocratiquement élu. Chers collègues, La CCD a choisi de célébrer le 1er mai, cette année, sous le thème "Oui pour un retour à la démocratie". Le choix de ce thème exprime les aspirations du mouvement syndical national qui fait face à de graves et multiples défis sur les plans économiques, sociaux et politiques. Sur le plan économique, l'isolement international imposé au pays depuis le putsch du 06 août 2008 a été un revers très dur pour l'économie nationale, ce traduisant, entre autres, par le retrait des investissements étrangers, la réticence des investisseurs nationaux, l'arrêt de toutes les initiatives incitatrices de l'économie notamment celles visant à l'appui de la production agricole, la création de micro et moyens projets, la valorisation des ressources locales, la lutte contre la pauvreté. A cela s'ajoutent les effets de la crise économique internationale qui a entraîné un net recul des exportations nationales. Face à cette situation on constate une indifférence totale vis-à-vis de cette crise et ses effets, une volonté d'occuper le pays par la question politique voire même une tentative de faire croire au peuple mauritanien que le pays est à l'abri de cette crise économique et qu'il connaît même un regain économique. Sur le plan social, l'arrêt des projets de développement suite au putsch a entraîné la compression de milliers de travailleurs, le retard de paiement des salaires, en plus de graves pratiques arbitraires de licenciement collectif, des limogeages sur la base d'opinion politique et syndicale, surtout parmi des opposants du coup d'état, la croissance du chômage, la prolifération de la criminalité, la détérioration du système éducatif, la déchéance des valeurs morales et la baisse de la couverture sanitaire. Sur le plan de la liberté d'action syndicale, de graves violations et atteintes ont été enregistrées surtout avec les agressions physiques contre les secrétaires généraux des centrales syndicales en particulier et contre les travailleurs en général, la confiscation de la liberté de manifestation et de rassemblement. En plus, les centrales syndicales ont été interdites de célébrer plusieurs festivités syndicales telle que la journée mondiale du travail décent du 07 octobre, la journée mondiale de lutte contre la pauvreté le 17 octobre...etc. Cette interdiction a même atteint l'occupation des sièges des centrales, la répression et les arrestations. Pire encore, la réglementation de la répression à travers la dernière révision du code de travail introduite pour faciliter la dissolution des syndicats et l'instauration de peines abusives de prison et d'amendes à rencontre des dirigeants syndicalistes. De surcroît, les centrales opposées au putsch ont été particulièrement visées par des campagnes de déstabilisation comme la tentative échouée de semer la discorde au sein de TUTM. Au niveau des libertés publiques, la situation est marquée par la confiscation des libertés individuelles et collectives à travers l'agression contre les manifestants pacifiques et l'interdiction des manifestations; un signe d'une grave montée de l'oppression dont le paroxysme était la répression brutale des femmes. Par ailleurs, les médias officiels ont été clos devant toute divergence d'opinion. Mesdames et messieurs, Le mouvement syndical a été, tout au long de son histoire, l'avant-garde de la lutte pour la liberté, la justice, l'égalité et la résistance contre la dictature. Aujourd'hui, et en face de cette sombre station de l'histoire moderne de notre pays, nous sommes tous appelés à assumer nos responsabilités, avec davantage de solidarité afin de nous permettre de relever les défis. La naissance de la CCD a été le prélude de l'émergence d'un front syndical actif et solide, déjà concrétisé par l'organisation de nombreuses activités communes, la coordination des positions et la concertation des points de vue, ce qui constitue une autre illustration pratique de cet effort commun. A cette occasion, nous sommes appelés à plus de mobilisation, d'unité afin de soutenir toutes les activités visant à réaliser les objectifs tracés. C'est ainsi que la CCD a œuvré pour la création d'un cadre élargi des forces nationales opposées à la confiscation des libertés et au repli du pays. Ce but a été atteint avec la constitution de la Coordination des Forces Démocratiques (CFD) comprenant en plus de la CCD, des organisations de société civile et des partis politiques. Chers travailleurs, La présente commémoration nous offre l'occasion de rendre hommage aux positions internationales rejetant le sabotage de la volonté du peuple mauritanien et la mise en péril de la sécurité, la stabilité et l'avenir de notre pays. Nous saluons également vivement l'appui qui nous est apporté, au sein de la CCD, par la CSI (Confédération Syndicale Internationa1?,) qui n'a cessé d'exprimer sa solidarité et son soutien à la lutte des travailleurs mauritaniens. Chers collègues, A cette occasion, nous réitérons notre solidarité et notre soutien aux peuples militant pour jouir des leurs droits d'expression, de démocratie et de liberté partout dans le monde. Chers collègues, Le coup d'état du 6 août 2008 a eu comme résultat l'arrêt des négociations tripartites sur lesquelles nous avons mis de grands espoirs aussi bien pour l'amélioration des conditions matérielles et morales des travailleurs mauritaniens, que pour la révision des réglementations contractuelles afin de garantir la sécurité et la promotion du travail et de la production. Rappelons ici qu'on est tous appelés à œuvrer énergiquement pour faire échouer l'agenda unitaire (des putschistes). Pour ce faire, nous invitons tous les mauritaniens à se retrouver ensemble dans un dialogue national compréhensif permettant de sortir le pays de la crise actuelle dans laquelle il s'abat, et de sauver nos générations futures d'un avenir inconnu. Vive la Mauritanie libre, démocrate et fière Vive la coordination des centrales démocratiques Vive le 1er Mai Le 1er Mai 2009 La Coordination des Centrales Démocratiques http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=69 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=68 2009-04-21 Session de Formation Dans le cadre des activités du projet développé en partenariat entre la CGTM et la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne, une session de formation en faveur des responsables syndicaux s’est déroulée du 16 au 18 du mois courant dans les locaux du centre guide de la migration. Cette formation qui portait sur le thème du dialogue social et les négociations collectives a profité à 25 syndicalistes venus des différentes régions du pays dont 30% sont des femmes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=68 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=67 2009-04-21 Appel A l'occasion du 1 mai 2009, fête internationale du travail, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) invite l’ensemble de ses adhérents et ses sympathisants à participer massivement à la commémoration de cette journée. Lieu du rassemblement : Centre hospitalier national – Direction de l’hydraulique http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=67 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=66 2009-04-21 Appel conjoint A l'occasion du 1 mai 2009, fête internationale du travail, les centrales syndicales (UTM, CGTM, CLTM et CNTM) invitent l'ensemble des travailleurs de Nouakchott à participer massivement à la commémoration de cette journée organisée sous le thème : " Ensemble pour le retour de la démocratie" en prenant part au défilé et au meeting qu'elles organisent en commun en vue de faire face à la détérioration des conditions de vie des travailleurs" Lieux du rassemblement : Ministère du Pétrole- Hôpital Sabah ------------------- CLTM Hôpital National – Direction des Hydrocarbures ---------- CGTM Direction des Hydrocarbures – Carrefour BMD --------------CNTM Carrefour BMD – Station STAR ---------------------------- UTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=66 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=65 2009-04-21 Elections professionnelles Des élections professionnelles se sont déroulées le 15 Avril 2009, dans les la société d’assainissement Pizorno à Nouakchott pour l’élection du collège des délégués au niveau de cette entreprise: Il y’avait 2 listes candidates dont l’une représente la CGTM, et l’autre la coalition CLTM+UGTM+USLM). A l’issue de ce scrutin, La CGTM a remporté tous les sièges à pourvoir. A savoir, les 9 délégués du personnel au sein de la société Pizorno. La CGTM félicite ses militants et sympathisants dans cette entreprise pour le remarquable travail qu’ils ont accompli et les exhortent à utiliser ces résultats au service de l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleuses et travailleurs. Nouakchott, le 20 Avril 2009 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=65 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=64 2009-04-21 Nécrologie Dans l’après midi du jeudi 16 avril 2009, notre regretté camarade, ami et frère Wane Mamadou Djibril était arraché à notre affection et décédait à l’hôpital national de Nouakchott, suite à une longue maladie. Cette disparition est une perte immense pour le mouvement syndical mauritanien et international en général, et pour la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) en particulier. Le camarade Wane Mamadou Djibril, instituteur de l’enseignement fondamental de son état, a intégré très tôt le mouvement syndical, devenant l’un des pionniers de celui-ci car il appartenait à l’une des premières générations du syndicalisme en Mauritanie, mais également un membre fondateur du PMT. Par son militantisme avéré et son engagement à défendre les nobles idéaux de la cause de la classe ouvrière, il a occupé diverses fonctions syndicales dont le titre de délégué régional du Gorgol, de membre du bureau national de l’Union des Travailleurs de Mauritanie et de celui de membre du comité exécutif de l’UTM où il occupait le département des affaires économiques et sociales. Au niveau international, il a pris part à plusieurs conférences et forums syndicaux internationaux où il a porté haut les voix des travailleurs mauritaniens. En 1991, lors de la crise survenue au niveau de l’UTM, il a courageusement défendu la légitimité du camarade secrétaire général, feu Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Radhy, paix à son Ame, et après le limogeage de ce dernier, Wane a décidé de prendre sa retraite syndicale. Ayant pris sa retraite professionnelle dans la même période, le camarade Wane fut employé au niveau de la BMCI au service des Ressources Humaines et avait ouvert un cabinet d’expert social agréé auprès des tribunaux de Nouakchott. L’édification d’un mouvement syndical indépendant, unitaire, démocratique en Mauritanie fut le crédo de son action et il n’a jamais cessé d’apporter son appui à la CGTM pour s’inscrire dans cette école syndicale, dès sa création en 1993. La CGTM exprime ses condoléances à sa famille et aux siens et prie le Bon Dieu de l’accueillir en son Saint Paradis. Nouakchott, le 20 avril 2009. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=64 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=63 2009-04-15 L’IBB, le SYNIBAT/Guinée et le FTBC-TOGO expriment leur solidarité avec leurs collègues mauritaniens. L’internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), le SYNIBAT/Guinée et La Fédération des Travailleurs du Bois et de la Construction (FTBC-TOGO) ont exprimé, dans des courriers adressés au camarade Sidi Ould Soueilem,Secrétaire Général du Syndicat National de L’infrastructure affilié à la CGTM, leurs solidarité avec les syndicalistes mauritaniens et ont condamné fermement la répression de la marche organisée par la coordination des Forces Démocratiques opposées au putsch le 02 du mois courant où un dirigent du SNI en la personne du camarade Iselmou ould Jiddou,SG de la section de Nouakchott, a été grièvement blessé. L’IBB a publié sur son site web un communiqué relatif à ce sujet dont voilà le lien : http://www.bwint.org/default.asp?Index=2213&Language=FR http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=63 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=62 2008-12-28 Clôture d’une session de formation des formateurs et formatrices Une session de formation des formateurs et formatrices au profit des cadres de la CGTM s’est déroulée du 25 au 28 décembre courant à Nouakchott. Cet atelier avait pour objet d’initier les participants venus de Nouadhibou, Zouerate, Rosso, Aleg et Nouakchott avec les différentes méthodes et techniques d’organisation des formations syndicales. La formation a été organisée dans le cadre du projet de renforcement structurel et d’amélioration des capacités de défense des droits et intérêts des travailleurs et travailleuses, projet développé dans le cadre du partenariat entre la CGTM et la Fondation paix et Solidarité des commissions ouvrières d’Espagne et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le développement. Cette activité intervient à la suite de l’organisation de deux autres sessions de formation consacrées aux droits syndicaux, à la santé et la sécurité au travail et aux normes internationales du travail, formations qui ont eu lieu il y a quelques jours à Rosso et Aleg respectivement du 4 au 7 et du 11 au 14 décembre 2008. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=62 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=61 2008-12-28 MISE AU POINT La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie est une organisation syndicale démocratique, libre et indépendante qui œuvre pour la paix, la justice sociale et la démocratie, à travers la défense des intérêts professionnels, matériels et moraux des travailleurs. A travers son orientation générale, elle se fixe entre autres objectifs de contribuer à l’édification d’une société mauritanienne démocratique, unie et solidaire, basée sur le respect des valeurs fondamentales de notre Constitution. Par ailleurs, la CGTM, à travers ses structures démocratiquement élues, tant au niveau de la base qu’à la direction de l’organisation, privilégie les débats et la libre expression sur toutes les questions qui se posent aux travailleurs. C’est ainsi que notre attitude intransigeante de condamnation de toute prise du pouvoir par la force, à travers des putschs militaires, a été et demeure une constante dans nos principes et constitue une position partagée par toutes les instances de l’organisation, dès sa création. A notre grande surprise, dans la soirée du vendredi 26 décembre 2008, un groupe de 5 membres de la CGTM dont deux du comité exécutif, un secrétaire général d’un syndicat professionnel et deux secrétaires généraux de section, ont mis sur la place publique, une déclaration, relayée en grandes pompes par la Télévision de Mauritanie qui, faut il le rappeler au passage, ne couvre plus les activités régulières de notre centrale depuis le 06 août, faisant étalage de leur opposition à une prétendue politisation de l’organisation par ses alliances avec certaines forces politiques. La CGTM rappelle que sa participation à la création de la Coordination syndicale dès le début du putsch ainsi que celle de la Coordination Nationale pour la Défense de la Démocratie, sont des décisions unanimement prises et approuvées par les instances de l’organisation et qui ont été régulièrement portées à la connaissance des militants de toutes les régions du pays. Nous informons l’opinion nationale et les militants de la CGTM que l’un des membres de ce groupe, a reconnu dans une réunion extraordinaire de l’instance à laquelle il appartient tenue ce jour samedi 27/12/08, avoir commis une erreur en recourant à des actions fractionnistes interdites par les Statuts et Règlement de l’organisation et il s’est engagé à ne plus en commettre, tout en regrettant ses agissements. La CGTM réitère sa position ferme et déterminée de lutter inlassablement pour la restauration de la démocratie à travers le rétablissement du Président de la République légitimement élu en 2007. Nouakchott, le 27 décembre 2008. Le Comité exécutif http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=61 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=59 2008-12-17 Licenciement collectif abusif dans les chantiers de la SNIM L’ETPM, un sous-traitant de la SNIM vient de licencier 8 travailleurs du chantier travaux 3 de la SNIM. Le motif évoqué du licenciement des ces employés était le retard et l’absence du lieu de travail, alors que les concernés profitaient de leur repos de récupération. Les travailleurs, qui considèrent que la mesure engagée à leur encontre est injuste et abusive, ont demandé à leur employeur et au représentant du département concerné de la SNIM que la décision les concernant soit annulée et qu’ils soit rétablis dans leurs emplois respectifs. Mais personne, dans les deux sociétés, ne veut visiblement rien entendre sur ce sujet ! Le Mardi, 16/12/08, l’ensemble des travailleurs du chantier ont, en signe de solidarité avec leur collègues, décidé d’entamer une grève pour dénoncer l’injustice et l’abus du pouvoir et demander le réembauche des travailleurs licenciés et le respect des la législation sociale en vigueur dans notre pays. Il faut rappeler que le personnel de la sous-traitance de la SNIM connaît une situation difficile et certain parmi ses employés sont affectés à la bergerie des animaux de certaines grosses pointures de la SNIM ou affectés aux fonctions de domestiques. C’est un secteur ou toutes les pratiques dégradantes et humiliantes sont monnaie courante. La CGTM, dénonce encore une fois le comportement de plus en plus aberrant de certains employeurs vis-à-vis des travailleurs au mépris de la législation du travail en vigueur dans le pays http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=59 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=58 2008-12-17 Mauritel abuse de ses travailleurs temporaires Dans le cadre de la campagne d’identification des abonnés de sa branche mobile qu’elle entreprend ces derniers jours, la Mauritel a procédé au recrutement d’un certain nombre de travailleurs temporaires en leur proposant verbalement une rémunération mensuelle de 65.000UM. Salaire maigre, certes, que les intéressés étaient contraints d’accepter vu la conjoncture économique actuelle du pays. Surprise ! Les travailleurs apprennent, hier, le 16 décembre 08, qu’ils ne percevront en fait que 21.000 UM comme salaire. Cette mesure unilatérale de révision des clauses du contrat a provoqué l’indignation des travailleurs qui ont engagé, aujourd’hui, une série des négociations avec les responsables de la société. La CGTM, dénonce encore une fois le comportement de plus en plus aberrant de certains employeurs vis-à-vis des travailleurs au mépris de la législation du travail en vigueur dans le pays. Affaire à suivre http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=58 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=57 2008-12-15 Journée mondiale de solidarité avec les travailleurs de l'économie informelle La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie célèbre et pour la première fois ce 15 décembre 2008 à l’instar de ses partenaires, la Journée mondiale de solidarité avec les Travailleurs et Travailleuses de l’Economie Informelle. Cette initiative est née du « Projet intégré MSI Belgique / Sénégal- Mauritanie-Burkina Faso (Afrique de L’Ouest) et Burundi (Afrique Centrale) pour le Renforcement des Capacités Syndicales par la Syndicalisation des Travailleurs et travailleuses du SEI (Secteur de l’Economie Informelle) » sur financement de la Direction Générale de la Coopération au Développement (DGCD) du Ministère belge de la Coopération au Développement, qui a tenu du 26 au 30 janvier 2008 à Saly dans le département d M’Bour du Sénégal, un atelier international monitoring pour les chefs de projets. A l’issue de cet l’atelier et suite à des débats approfondis, les participants, composés des membres de l’Unité de Gestion internationale du Projet (de Belgique et des partenaires africains), ont décidé dans leur cahier de charges, d’instituer une journée de solidarité avec les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle qui sera célébrée le 15 décembre de chaque année. Cette décision découle : - De l’importance de plus en plus accrue du secteur de l’économie informelle et de ses travailleuses et travailleurs dans le processus de développement économique et social des pays en développement à travers le pourcentage de ses travailleuses et travailleurs dans la population active (60 à 70%) et de son apport considérable au PIB ; - Des propos du Directeur Général du BIT qui disait dans son rapport de 1991 : «On peut le voir de manière positive en tant que source d’emplois et de revenus pour des millions de personnes qui, autrement, ne disposeraient d’aucun moyen de subsistance. Il peut être vu négativement dans la mesure où c’est un segment entier de la société qui échappe à toute réglementation et protection. Il peut être perçu de manière romanesque en tant que terrain propice à l’esprit d’entreprise, qui pourrait s’épanouir si seulement il n’était pas gêné par un tas de réglementations et une bureaucratie inutile. Il peut être condamné en tant que source de retard, de pauvreté, de crimes et de conditions insalubres…» (BIT: « Le dilemme du secteur non structuré », rapport du Directeur Général, 1991) - De la résolution concernant le travail décent et l’économie informelle de la Conférence Internationale du Travail de 2002 (CIT 2002) ; - De l’orientation et des différentes initiatives de la Confédération Syndicale Internationale et de l’ensemble du Mouvement Syndical International pour attirer l’attention sur la nécessité de prendre en compte et en charge les préoccupations fondamentales des travailleuses et travailleurs de l’économie informelle ; Mais, et assez paradoxalement, cette frange de travailleuses et de travailleurs reste encore exclue du bénéfice des principes et droits fondamentaux au travail. Cette heureuse initiative dans le cadre de la collaboration entre le Mouvement pour la Solidarité Internationale du Syndicat Libéral de Belgique et des syndicats africains avec l’appui de la DGCD vient s’ajouter à toutes les autres initiatives précitées, et sans que la liste soit exhaustive, pour s’acquitter d’un devoir de solidarité et de justice à l’endroit des travailleuses et travailleurs de l’Economie informelle. En Mauritanie, l’Economie informelle s’est développée avec la conjugaison de plusieurs facteurs : - La sécheresse des années 70 qui a détruit les richesses traditionnelles (agriculture, élevage principalement) dans les campagnes et entraîné l’exode des populations rurales analphabètes, sans aucune qualification pour les emplois dans les villes à la recherche de moyens de survie ; - Les plans d’ajustements structurels du FMI et de la Banque Mondiale qui ont engendré d’énormes pertes d’emplois suite aux privatisations et au désengagement de l’Etat des services sociaux de base, poussant une masse importante de travailleurs et travailleuses à l’exercice d’activités de survie dans l’économie informelle ; - L’échec des politiques d’éducation qui jette sur le marché du travail une masse de plus en plus importante de jeunes élèves, d’étudiants et de diplômés avec comme seul recours l’exercice d’activités dans l’économie informelle. Les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle, qui comptent plus de 200.000 dans les villes, exercent leurs activités dans des conditions indécentes caractérisées par l’absence de protection sociale, des tracasseries administratives, la marginalisation et la privation des droits fondamentaux au travail au moment où leur contribution au développement national est manifeste. La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, consciente de l’importance de la question s’est employée depuis 2003 à la sensibilisation, à la syndicalisation des travailleuses de l’économie informelle et à leur apporter des appuis syndicaux avec le concours de MSI et la CISL, actuelle CSI. Ces efforts ont non seulement contribué au renforcement des capacités et de la représentativité de la CGTM, mais aussi à l’amélioration des conditions d’organisation, de vie et de travail des travailleuses et travailleurs de ce secteur. En cette journée du 15 décembre, elle lance un appel pressant à ses partenaires du nord et du sud qui ont initié cette journée pour la poursuite de leurs efforts afin que le mouvement syndical international se l’approprie pour que les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle retrouvent la place qui leur revient dans les rangs des travailleuses et travailleurs du monde. Elle lance en particulier un vibrant appel à la Confédération Syndicale Internationale et à l’OIT pour l’adoption de mécanismes appropriés en vue de l’élaboration de normes internationales et de promotion de législations nationales au bénéfice de ces travailleuses et travailleurs. Elle invite enfin ses militants et sympathisants à contribuer au maximum pour la promotion de cette journée, et à populariser la cause des travailleurs et travailleuses et l’économie informelle comme premier acquittement du devoir de solidarité et de justice à leur égard. Pour un travail décent dans le secteur de l’économie informelle ! Vive la solidarité syndicale internationale ! Nouakchott, le 15 décembre 2008 Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH, Secrétaire Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=57 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=55 2008-10-24 UNI AFRICA réitère on soutien et sa solidarité avec ses affiliés et les syndicats anti coup d'Etat Le Secrétaire Général de la CGTM, le camarade Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH entouré de certains membres de son Comité Exécutif et des affiliés d’UNI en Mauritanie, a reçu ce matin au siège de la Centrale une délégation d’UNI AFRICA conduite par son président le Camarade Gabou Guèye. Les deux délégation étaient composées de : Côté CGTM : - M. Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH, Secrétaire Général - Des membres du Comité Exécutif - Des représentants des syndicats mauritaniens affiliés à la CGTM et à l’UNI (la Fédération Nationale des Postes et télécommunications, la Fédération Nationale du Commerce, des Banques et des Service, le Syndicat National des Industries Graphiques) Côté UNI AFRICA : - M. Gabou GUEYE, Président et secrétaire Général du Syndicat National des Travailleurs des Postes et Télécommunications du Sénégal - M. Mongi Abderrahim, membre du Comité Exécutif et Coordinateur pour l’Afrique du nord, Secrétaire Général de la Fédération Générale des Professions et services de Tunisie - Mme Mariama Penda B. DIALLO, membre du comité exécutif, Secrétaire Général adjointe de la Fédération des banques de Guinée et membre de l’Inter centrales de Guinée Dans sa déclaration, le président d’UNI AFRICA a dit que la délégation qu’il dirige est porteuse d’un message de solidarité et de soutien des 20 millions de membres d’UNI aux syndicats mauritaniens opposés au coup d’Etat intervenu le 06 août 2008 et qui luttent pour un retour à la légalité constitutionnelle. La délégation a réitéré la ferme condamnation d’UNI du coup d’Etat et la violation des libertés syndicales en Mauritanie, et l’exigence d’un retour à la légalité constitutionnelle par la libération et la réinstallation du Président démocratiquement élu dans ses fonctions, ajoutant que cette position est dictée par l’exigence d’une vraie démocratie qui est une condition sine quanon pour les libertés et le développement durable. De son côté, le Secrétaire Général de la CGTM, après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, a remercié UNI AFRICA pour cette marque concrète et de proximité de solidarité agissante à l’endroit de leurs camarades mauritaniens dans la lutte qu’ils mènent aux côtés d’autres acteurs pour le retour à la légalité et la promotion de la démocratie, condition indispensable pour un cadre et un environnement favorables aux libertés et à l’exercice de l’action syndicale. Il a entretenu la délégation de la chronologie des événements qui ont abouti au coup d’Etat du 06 août 2008, de la lutte que mènent les forces démocratiques et de l’élan de solidarité de la communauté internationale au sein de laquelle le mouvement syndical international occupe une bonne place. La délégation d’UNI AFRICA participera à la conférence débats qu’organise cet après midi les six centrales opposées au coup d’Etat ; Rappelons que UNI (Internationale des Compétences et Services) regroupe d’importants secteurs comme les Postes et Télécoms, le graphique, les Banques, les Services…etc. à travers le monde. Nouakchott, le 24 octobre 2008 Le secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=55 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=54 2008-10-12 La CNTS soutient les travailleurs mauritaniens Confédération Nationale des Travailleurs du SENEGAL Dakar, le 09 Octobre 2008 LE SECRETAIRE GENERAL Aux Camarades Secrétaires Généraux des Organisations Syndicales Mauritaniennes membres de la CSI s/c CGTM Objet: Soutien Camarades Secrétaires Généraux, Nous avons appris avec une très grande consternation la répression sauvage exercée par les forces de l'Ordre, sur des travailleurs membres des Centrales syndicales de Mauritanie, alors qu'ils marchaient pour célébrer la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) initiée par la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et le BIT. Cet acte barbare exercé sur des citoyens qui ont usé de leurs droits et libertés syndicales, constitue une violation flagrante des dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme et des Convention internationales de L'OIT. Aussi, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), condamne avec la plus grande fermeté la répression de cette manifestation pacifique. Les travailleurs sénégalais membres de la CNTS, apporte leur solidarité aux travailleurs mauritanien et demande aux autorités mauritanienne de respecter les dispositions des Conventions 87 et 98 de TOIT et de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par VAssemblée générale des Nattons Unies le 9 décembre 1998, qui prévoit notamment en son article 6.b que "chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, d'étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales, et par ces moyens et autres moyens appropriés d'appeler l'attention du public sur la question". La CNTS renouvelle sa disponibilité aux travailleurs mauritaniens pour envisager toutes actions, aux plans national, sous régional et international pour le respect des droits et libertés des citoyens. Dans l'attente, nous vous prions de croire, Camarades Secrétaires Généraux, à l'assurance de notre soutien agissant et de notre fraternelle considération. Mody Guiro, Secrétaire Général Président de la CSI Afrique -------------------------------------------------------------------------------- http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=54 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=53 2008-10-08 la CSI condamne les violences contre une marche syndicale à Nouakchott CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) 172/081008 Mauritanie : la CSI condamne les violences contre une marche syndicale Bruxelles, 8 octobre 2008 (CSI en ligne) : La CSI condamne vivement la répression survenue à l’encontre des syndicalistes mauritaniens qui s’étaient mobilisés ce 7 octobre pour participer à la journée mondiale pour le travail décent (JMTD) mais dont la manifestation à Nouakchott a été violemment réprimée par les autorités. Alors qu’il se réjouissait du succès de la mobilisation syndicale planétaire de ce 7 octobre, Guy Ryder, secrétaire général de la CSI a aussitôt exprimé dans un message vidéo sa profonde préoccupation à l’annonce de la répression violente qui s’est abattue le même jour sur les syndicalistes mauritaniens(*). Six centrales syndicales (UTM, CGTM, CLTM, USLM, UNTM et CNTM), appelant à résister à la dictature militaire en Mauritanie, avaient annoncé qu'elles maintenaient leur appel à manifester pacifiquement mardi après-midi à Nouakchott dans le cadre de la mobilisation internationale de la Journée mondiale pour le travail décent, en dépit de l'interdiction de toutes manifestations par la junte. "On s'attend à être réprimés, mais c'est le prix à payer", déclarait alors à l’Agence France Presse Abdallahi Ould Mohamed dit Nanah, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM)."Si une organisation syndicale ne peut même pas exprimer ses préoccupations librement dans la rue, alors, mieux vaut ‘fermer la baraque’ et partir! Nous rassembler, c'est tout ce qui nous reste", avait ajouté le secrétaire général de la CGTM, relayant l’appel des six centrales syndicales à la défense des libertés fondamentales brimées par le pouvoir militaire. Par ailleurs, au niveau des provinces du pays, les coordinations syndicales régionales avaient prévus des manifestations spécifiques, telles que conférences et meetings, s’inscrivant également dans la journée de mobilisation syndicale mondiale pour le travail décent. "la manifestation a commencé depuis une heure: ils ont utilisé contre nous les gaz lacrymogènes, les gourdins, avec une grande violence, même les femmes non pas été épargnées", a témoigné à la CSI Samory Ould Beye, secrétaire général de la CLTM . A la tombée de la nuit, le calme semblait être revenu sur les lieux des violences, « mais les sièges des organisations syndicales sont toujours assiégés par la police", a affirmé Samory Ould Beye, ajoutant que la répression avait fait "une vingtaine de blessés légers". Pour rappel, depuis le coup d'Etat mené il y a deux mois par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a pris la présidence d'un Haut conseil d'Etat(HCE), les centrales syndicales mauritaniennes n’ont cessé de réclamer un retour sans condition à l’’ordre constitutionnel normal par la libération et le rétablissement du Président de la République et de son Premier Ministre dans leurs fonctions légitimes. Pour les centrales syndicales, « l’intérêt suprême du peuple mauritanien réside dans le respect de sa volonté constitutionnelle exprimée durant les élections de mars 2007 qui ont couronné un long processus démocratique qui avait permis l’instauration de véritables institutions démocratiques qui demeurent les seules légitimes et capables de lui assurer un développement durable ». Depuis le coup d’Etat militaire du 6 août, la CSI n’a cessé d’exprimer sa préoccupation et sa condamnation énergique, tout en appelant, à l’instar de la communauté internationale, à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle dans le pays. (*) Message video de Guy Ryder à l’issue de la journée de mobilisation syndicale mondiale pour le travail décent : http://www.wddw.org/A-message-of-thanks-from-Guy-Ryder La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. http://www.ituc-csi.org http://www.youtube.com/ITUCCSI Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=53 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=52 2008-10-07 Répression de la marche des centrales syndicales Bravant l’interdiction injustifiée de leur marche à l’occasion de la Journée Mondiale pour le Travail Décent, les principales centrales syndicales mauritaniennes ont affronté cet après midi les forces de répression de la junte militaire qui a usurpé le pouvoir le 06 août 2008 et qui s’engagent dangereusement dans la voie du bâillonnement des libertés fondamentales. D’importantes forces de la police, de la garde et de la gendarmerie ont été déployées dans le centre ville de Nouakchott avec l’encerclement des sièges de la CGTM, de la CNTM et de la CLTM, avec blocage de tous les accès à ces sièges où les manifestants devaient se rencontrer avant de faire mouvement vers la polyclinique. Malgré ce dispositif répressif, certains travailleurs, par petits groupes, ont pu arriver à la hauteur de la polyclinique où les forces de répression les ont chargé à coup de matraques et de bombes lacrymogène, faisant au moins six blessés. Nous vous ferons part de la suite des événements et de la réaction des centrales syndicales dans les prochaines heures http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=52 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=51 2008-10-07 Les principales centrales syndicales dénoncent l'interdiction de la marche du 07 octobre, journée mondiale pour le travail décent COMMUNIQUE DE PRESSE Les Centrales syndicales de travailleurs ont entrepris d’organiser une marche le mardi 07 octobre 2008 dans le cadre de la mobilisation internationale de la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD). Ayant informé le Wali du ressort comme il est de droit, les Centrales syndicales n’eurent comme réponse qu’une correspondance parvenue en fin de journée du 06/10/08 prétendant imposer une interdiction de cette activité des travailleurs, sous prétexte que la conjoncture socio politique ne permettait pas ce genre de manifestations dans notre pays. Cette prise de position du Wali appelle de notre part les observations suivantes : 1.Aux termes de la Loi en vigueur dans notre pays, les syndicats ont seulement pour obligation d’informer de leurs activités les autorités locales du ressort, et ne sont pas soumis à un régime d’autorisation préalable. 2.La restriction des libertés publiques collectives et individuelles auxquelles le Wali fait allusion ne sauraient exister que dans le cadre d’un régime d’Etat d’urgence que même un Premier Ministre agissant dans le cadre de la légalité constitutionnelle ne saurait prendre. 3.Aux motifs de ces observations, les Centrales syndicales déclarent nulles et non avenues les motivations de l’interdiction de la marche du 07/10/08 de la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD) et maintiennent le mot d’ordre de l’organisation de cette marche des travailleurs. Les Centrale syndicales lancent un appel pressant à toutes les couches des travailleurs pour résister à cette dictature qui veut nous restreindre toute nos libertés fondamentales, par leur mobilisation massive et leur participation éclatante à cette marche. Les Travailleurs doivent défendre la légalité constitutionnelle qui seule peut leur offrir un environnement démocratique favorable à la défense de leurs droits et leurs conditions de vie et de travail. Le Travail Décent est une revendication fondamentale qui passe par l’existence de la démocratie et des libertés afin de garantir à chaque partenaire social d’exiger l’amélioration de son salaire, de son logement, de sa santé, de l’éducation de ses enfants, de choisir librement sans contrainte son appartenance et ses préférences, de participer et prendre part aux décisions qui engagent sa vie. La dictature militaro fasciste ne passera pas Les libertés fondamentales sont sacrées et inviolables Vive la Journée Mondiale pour le Travail Décent (JMTD). Nouakchott, le 06 octobre 2008. UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=51 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=50 2008-10-05 Six Centrales syndicales réitèrent leur refus du coup d'État et leur exigence du retour à la légalité intégrale Les Centrales syndicales soussignées appuient sans réserve la décision de l'Union Africaine de poser un ultimatum à la junte courant jusqu'au 6 octobre au delà duquel le dossier sera transmis au Conseil de Sécurité. Les Centrales encouragent l'Union Africaine et l'ensemble de ses partenaires mauritaniens à œuvrer, en coordination avec les forces vives du pays, à hâter le retour inconditionnel à la légalité constitutionnelle représentée par la libération et le rétablissement dans ses fonctions du Président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Les Organisations syndicales estiment que l'intérêt supérieur du peuple mauritanien réside dans le respect de sa volonté exprimée lors des élections de mars 2007 couronnant un processus de transition ayant abouti à la mise en place d'institutions démocratiques véritables seules légitimes et seules capables de garantir un développement durable. Les Centrales syndicales signataires: - UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) - CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILEURS DE MAURITANIE (CGTM) - CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) - UNION SYNDICALE LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (USLM) - UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) - CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=50 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=49 2008-09-22 DECLARATION SUR LE MASSACRE DE TOURINE Depuis le 14 septembre 2008, date de l’attaque et de l’enlèvement de onze militaires et d’un civil mauritaniens à la frontière Nord du pays, un suspens hantait les esprits de tous ceux épris de paix, de justice et de démocratie. C’est avec tristesse et consternation que la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a appris, le 20 septembre 2008, la fin tragique de ce long suspens avec la décapitation barbare de ces éléments de l’Armée Nationale et de leur guide par une bande de criminels se réclamant de la branche AL Qaïda au Maghreb. Cet acte ignoble et criminel, quels que soient ses auteurs et leurs mobiles, ne saurait trouver aucune justification ni religieuse, ni morale, encore moins humaine. Nos valeureux soldats ont été entrainés dans un guet- apens qui leur a couté leur vie frêle dans l’accomplissement de leur devoir patriotique de défense de la Nation. En ce moment grave, la CGTM compatit avec la douleur de leurs familles et de leurs proches ainsi que de celle de la Nation entière, et se prosterne devant leur mémoire. Elle adresse ses sincères condoléances aux familles éplorées et prie pour que leurs âmes reposent en Paix et qu’Allah Le Tout Puissant les accueille en Son Saint Paradis. La CGTM invite tout notre peuple à se mobiliser pour faire face aux défis posés par les forces de la violence et du terrorisme et à prendre son destin en main en trouvant les voies et moyens de circonscrire les malheurs et les tragédies qu’il ne cesse de connaitre dans le processus de son développement. Elle invite en particulier toutes les forces vives de la Nation, éprises de paix, de justice et de démocratie et à l’avant-garde desquelles se trouvent les travailleurs, à renforcer leur unité et leur solidarité pour combattre toutes les formes de violence et de terrorisme parce qu’elles sont contraires aux valeurs éthiques de notre Peuple, à la démocratie et au progrès. Elle invite enfin nos forces armées nationales à prendre la mesure du danger, et de saisir l’importance de leur mission de défense de la sécurité du pays et de ses habitants. Nouakchott, le 22 septembre 2008. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=49 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=48 2008-09-08 DECLARATION DES CENTRALES A PROPOS DES JOURNEES DE CONCERTAION DE LA JUNTE Union des Travailleurs de Mauritanie UTM Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie CLTM Union des Syndicats Libres de Mauritanie USLM Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie UNTM Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie CNTM    DECLARATION    Dans une conférence de presse tenue le 06/09/08, Monsieur l’Ambassadeur de Mauritanie en poste à Bruxelles (Belgique) s’est arrogé des prérogatives qui ne lui sont dévolues ni par le Président de la République démocratiquement élu, ni par aucune autre institution républicaine appropriée.   Cette navigation à vue qui matérialise la fuite en avant dans l’usurpation du pouvoir légal que les putschistes ont opérée depuis le 06 août 2008, ne peut en aucun cas engager les forces vives nationales ainsi que la communauté internationale qui exigent  le rétablissement de la légalité constitutionnelle.   Les Centrales syndicales nationales signataires de cette déclaration se démarquent catégoriquement de cette mascarade de journées de concertation sur une autre  prétendue forme de démocratie que l’Ambassadeur veut instaurer en Mauritanie et rejettent  toute participation à cette gymnastique.   Les Centrales syndicales nationales signataires appellent l’opinion nationale et internationale à renforcer leur détermination pour la restauration, dans l’immédiat de la légalité constitutionnelle par la libération et le rétablissent  de Monsieur le  Président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et de son Premier Ministre dans leurs fonctions légitimes.   Nouakchott, le 08 septembre 2008.   Les Centrales signataires   UTM CGTM CLTM USLM UNTM CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=48 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=47 2008-09-03 Les centrales syndicales opposées au coup d'État du 06 août désapprouvent le gouvernement formé par la junte militaire DECLARATION Notre pays vit depuis le 06 août 2008 sous le règne d’un régime militaire issu d’un putsch mené contre le Président de la République démocratiquement et populairement élu par le peuple mauritanien. Cette confiscation de la légitimité populaire par un groupe d’officiers supérieurs putschistes a été largement et fermement condamné par les centrales syndicales nationales et internationales ainsi que par toute la communauté internationale. Depuis cette date du fameux 06/08/2008, tous les acteurs tant nationaux qu’internationaux n’ont cessé de réclamer et d’exiger le retour à la légalité constitutionnelle par la libération et le rétablissement dans leurs fonctions du Président de la République et de son Premier Ministre. C’est dans ce contexte, que tard dans la soirée du dimanche 31 août 2008, les putschistes ont proclamé la formation d’un gouvernement dénué de toute légitimité et de toute légalité. En conséquence, Nous, centrales syndicales nationales signataires de cette déclaration, affirmons notre désapprobation de ce gouvernement illégitime et de notre rejet de toute forme de collaboration avec lui. Nous exhortons les travailleurs à resserrer davantage leurs rangs et à se mobiliser pour la préservation et la restauration de la démocratie dans notre pays et pour le respect de la légalité constitutionnelle à travers le rétablissement dans l’immédiat du Président de la Républiques dans ses fonctions légitimes. Fait à Nouakchott, le 01 septembre 2008. Les Centrales syndicales signataires Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) Union des Syndicats Libres de Mauritanie (USLM) Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie (UNTM) Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=47 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=46 2008-08-27 La CSI réitère son appel au retour à la légalité constitutionnelle en Mauritanie CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) CSI EnLigne… 152/270808 Mauritanie : Appel des syndicats à L’ONU pour restaurer la démocratie Bruxelles, le 27 août 2008 (CSI EnLigne) : Les organisations syndicales mauritaniennes¹ de la CSI (UTM, CGTM et CLTM) ainsi que d’autres centrales de Mauritanie² (USCM, CNTM et UNTM) ont lancé un appel conjoint aux Nations Unies afin de restaurer la démocratie dans ce pays. Les organisations syndicales mauritaniennes estiment que le coup d'état est injustifié, présente un grand danger et une menace pour la paix civile, l'unité nationale, la stabilité et torpille la démocratie qui était en place et où les libertés d'expression et d'organisation étaient largement offertes et les droits fondamentaux garantis. La CSI avait exprimé sa forte préoccupation à l’annonce de la répression exercée par les forces de l’ordre mauritaniennes le19 août dernier pour disperser par la force un meeting syndical de protestation contre le coup d'État militaire du 6 août ayant renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. A l’annonce du coup d’Etat, la CSI s’était aussitôt jointe à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et avait appelé à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI, a réitéré son appel au retour à la légalité constitutionnelle et espère que tout sera mis en œuvre pour un retour rapide de la démocratie. Pour lire l’appel des organisations syndicale mauritaniennes : http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/Lettre_de_clarification.pdf 1 : Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) ; Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM). 2 : Union Syndicale Libre de Mauritanie (USLM) ; Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) ; Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie (UNTM) affiliée à la FSM. La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. Site Internet : http://www.ituc-csi.org Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=46 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=45 2008-08-26 Marche des centrales syndicales opposées au coup d'État du 06/08/2008 Six centrales syndicales ont organisé hier 25 août 2008 une marche de condamnation du coup d'État militaire intervenu le 06 août 2008 en Mauritanie.Au cours de cette marche, les travailleurs scandaient les slogans tels que: NON AU COUP D'ÉTAT! OUI A LA LÉGALITÉ CONSTITUTIONNELLE! SIDI PRÉSIDENT! ...etc. La marche qui s'est ébranlé de l'ancienne maison des jeunes a abouti à la nouvelle maison des jeunes en passant devant l'État Major de la Garde Nationale et la polyclinique, donnant l'occasion aux populations des quartiers Médinas sorties nombreuses le long de l'itinéraire d'acclamer les manifestants. La marche s'est achevée par un meeting à l'occasion duquel une déclaration, que nous vous livrons ci-dessous, a été distribuée: --------------------------------------------------------------- UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFÉDÉRATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFÉDÉRATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) DÉCLARATION Les Centrales syndicales nationales de travailleurs ont appris avec une grande amertume et une déception certaine, le putsch militaire intervenu dans notre pays en ce début de matinée de la journée du mercredi 06 août 2008. Ce coup d'État qui a occasionné la destitution du Président de la République, légalement et constitutionnellement élu par le peuple mauritanien, constitue un grand recul de la démocratie en Mauritanie dont l'exemple était admiré en Afrique et dans le Monde Arabe. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs, fidèles aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l'exercice du pouvoir par le peuple, condamnent avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force et dénoncent cette usurpation du pouvoir d'une manière brutale en violation de la Constitution. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs exigent, à cet effet, de toutes leurs forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République. Nous appelons l'Armée à rester dans le cadre de son rôle républicain de défense de l'intégrité nationale au service de la légalité constitutionnelle. Les Centrales syndicales nationales de travailleurs lancent un appel aux organisations syndicales internationales ainsi qu'aux amis de la Mauritanie, afin qu'ils nous aident à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect et le rétablissement de l'institution présidentielle démocratiquement élue. Nouakchott, le 07 août 2008. Les Centrales syndicales signataires. 1.UTM 2.CGTM 3.CLTM 4.USLM 5.UNTM 6.CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=45 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=44 2008-08-21 La CSI dénonce l'interdiction de manifester et la répression de syndicalistes en Mauritanie CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI) CSI EnLigne… 150/200808 Mauritanie : une manifestation syndicale réprimée par les autorités Bruxelles, le 20 août 2008 (CSI EnLigne) : La CSI exprime sa forte préoccupation à l’annonce de la répression exercée par les forces de l’ordre mauritaniennes ce 19 août pour disperser par la force un meeting syndical de protestation contre le coup d'Etat militaire du 6 août ayant renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Parmi d’autres syndicalistes participant à ce meeting syndical pourtant autorisé, le secrétaire général de la CLTM affiliée à la CSI, Samory Ould Beye, a ainsi été amené manu militari dans un commissariat de Nouakchott, avant d’être relâché. A l’annonce du coup d’Etat, la CSI s’était aussitôt jointe à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et avait appelé à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI, dénonce les derniers évènements antidémocratiques survenus à l’encontre de manifestants syndicaux pacifiques et réitère son appel au retour à la légalité constitutionnelle. La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 311 organisations nationales de 155 pays et territoires. Site Internet : http://www.ituc-csi.org Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 ou +32 476 621 018. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=44 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=43 2008-08-19 Interdiction du meeting des centrales syndicales contre le coup d'État du 06 août 2008 Le meeting des centrales syndicales, qui étaient programmé ce jour à 17h pour condamner le coup d'État militaire du 06 août 2008 et réclamer le retour à la légalité constitutionnelle, a été interdit par les autorités avec brutalisation de la part de la police des dirigeants syndicalistes et des travailleurs qui étaient déjà sur les lieux à 16h. La coordination des centrales syndicales a tenu immédiatement après une conférence de presse au cours de laquelle elle a dénoncé ces graves violations des libertés fondamentales et la volonté de poursuivre les actions contre le coup d'État et pour la défense de la démocratie. Auparavant, elle avait rencontré le Waly de Nouakchott pour protester contre cette décision arbitraire et lui réitérer la détermination des travailleurs à user de tous leurs droits que leur confère la loi pour contribuer au retour à la légalité constitutionnelle. La coordination décidera demain d'une prochaine action de masse que les travailleurs entreprendront dans ce cadre. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=43 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=41 2008-08-07 DECLARATION UNION DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UTM) CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CGTM) CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM) UNION DES SYNDICATS LIBRES DE MAURITANIE (USLM) UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UNTM) CONFEDERATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CNTM) UNION SYNDICALE DES TRAVAILEURS DE MAURITANIE(USTM) UNION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (UGTM) UNION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (ULTM)     DECLARATION   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs ont appris avec une grande amertume et une déception certaine, le putsch militaire intervenu dans notre pays en ce début de matinée de la journée du mercredi 06 août 2008. Ce coup d’Etat qui a occasionné la destitution du Président de la République, légalement et constitutionnellement élu par le peuple mauritanien, constitue un grand recul de la démocratie en Mauritanie dont l’exemple était admiré en Afrique et dans le Monde Arabe.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs, fidèles aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l’exercice du pouvoir par le peuple, condamnent avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force et dénoncent cette usurpation du pouvoir d’une manière brutale en violation de la Constitution.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs exigent, à cet effet, de toutes leurs forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République.   Nous appelons l’Armée à rester dans le cadre de son rôle républicain de défense de l’intégrité nationale au service de la légalité constitutionnelle.   Les Centrales syndicales nationales de travailleurs lancent un appel aux organisations syndicales internationales ainsi qu’aux amis de la Mauritanie, afin qu’ils nous aident à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect et le rétablissement de l’institution présidentielle démocratiquement élue.    Nouakchott, le 07 août 2008. Les Centrales syndicales signataires   UTM CGTM CLTM USLM UNTM CNTM USTM UGTM ULTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=41 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=40 2008-08-07 Mauritanie: la CSI condamne le coup d’Etat et appelle à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE CSI en ligne 145/070808 Mauritanie: la CSI condamne le coup d’Etat et appelle à la restauration immédiate de la légalité constitutionnelle Bruxelles, le 7 août 2008 (CSI En Ligne): Au lendemain du coup d’Etat survenu en Mauritanie ce mercredi 6 août, la CSI se joint à la condamnation énergique exprimée par le mouvement syndical mauritanien et appelle à la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel dans le pays. Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été arrêté mercredi à Nouakchott au cours d'un coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle qu'il venait de limoger. Intervenu moins d'un an et demi après l'élection présidentielle de début 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, ce coup de force a aussitôt été condamné par de nombreux acteurs internationaux, à l’exemple de l’Union Africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne ou encore des Etats Unis. La Confédération générale des Travailleurs mauritaniens (CGTM) a immédiatement « condamné avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force » et appelé à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République ». Pour rappel le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait succédé à la junte militaire qui dirigeait le pays depuis le renversement en 2005, par un précédent coup Etat sans effusion de sang, du président Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya. Mais la nouvelle présidence élue démocratiquement a rapidement du faire face à une situation socio-économique très difficile. L’exploitation du pétrole initiée il y a deux ans n’a pas encore eu d’incidence positive sur le quotidien les Mauritaniens, les inégalités s’aggravent et la pauvreté touche de plus en plus de travailleurs et travailleuses mauritaniens. Depuis plusieurs mois, le pays est frappé de plein fouet par une crise alimentaire aigue. Alors que la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses mauritaniens s’accentue sous la flambée des prix des denrées et services de première nécessité, la CSI exprime son entière solidarité envers le mouvement syndical mauritanien et insiste sur la nécessité impérative pour le pays de répondre à ces défis sociaux urgents dans un cadre démocratique apaisé et participatif. La CSI représente 168 millions de travailleurs au sein de 311 organisations affiliées nationales dans 155 pays. Site Web: http://www.ituc-csi.org Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au : +32 2 224 0210. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=40 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=39 2008-08-07 The ITUC-Africa strongly condemns the Coup in Mauritania 7th August, 2008 PRESS STATEMENT The ITUC-Africa strongly condemns the Coup in Mauritania The International Trade Union Confederation – African Regional Organisation (ITUC-Africa) notes with dismay, the anti-democratic action that has visited Mauritania following a coup d’état staged by some elements of the Mauritanian Armed Forces, toppling the democratically elected government of H. E. President Sidi Ould Cheikh Abdallahi on Wednesday 6th August 2008. President Abdallahi and his Prime Minister, Yahia Ould Ahmed El-Ouakef have been detained by the coup makers. The ITUC-Africa views this anti-democratic action as most unfortunate. It is illegal and is in contravention with the values and principles of the African Union (AU). If anything, it represents a return to dictatorship that will again rain anarchy on the people of Mauritania. As such, the ITUC-Africa strongly condemns the coup and demands the immediate release and reinstatement of President Abdallahi and his Prime Minister and the return of the country to constitutional rule. The ITUC-Africa calls on the African Union (AU), the United Nations (UN) and the rest of the International Community not to recognise or have any dealings with the junta in Mauritania. The ITUC-Africa also urges the UN Security Council to impose stiffer economic sanctions, arm embargo, land, sea, and air blockage on Mauritania until the junta hands over power to President Abdallahi. The ITUC-Africa also calls on all its affiliates to condemn the coup in Mauritania and to closely monitor the situation in that beleaguered country. Kwasi Adu-Amankwah General Secretary http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=39 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=38 2008-08-06 COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE COUP D'ETAT DU 6 AOUT 2008 Notre pays s’est réveillé ce matin du mercredi 06 août 2008 par un coup d’Etat rondement mené par les généraux qui dirigent l’armée nationale. La CGTM, fidèle aux principes démocratiques fondamentaux de libre choix pour l’exercice du pouvoir par le peuple, condamne avec énergie cette forme de prise de pouvoir par la force. La CGTM regrette que le chemin du progrès qui menait la Mauritanie vers le concert des Nations civilisées et démocratiques, respectueuses de leur volonté populaire, a connu, à travers cet acte, des secousses sérieuses et dangereuses qui ne grandissent pas notre image. La CGTM appelle, à cet effet, de toutes ses forces, à un rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers la remise au pouvoir des institutions légalement élues, en premier lieu, le Président de la République. La voie de développement économique et social durable passe par un ordre constitutionnel normal et légal basé sur la reconnaissance des droits de tous les acteurs et par le respect de textes fondamentaux qui régissent la vie de la Nation. En cette période de crise alimentaire aigue qui frappe toutes les économies fragiles, où la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs s’accentue sous la flambée des prix des denrées de base, notre pays a besoin de vivre dans un cadre démocratique apaisé et participatif que seul le peuple peut offrir pour que les forces nationales se coalisent pour faire face aux multiples défis qui interpellent notre pays. Nous appelons les auteurs du putsch à la raison et à redonner à notre vaillante armée sa belle image d’institution républicaine, respectueuse de la Constitution et dont l’histoire récente a révélé son patriotisme à travers une bonne issue de la période de transition. La communauté internationale ainsi que les amis de la Mauritanie, doivent aider le peuple mauritanien à rétablir la légalité constitutionnelle par le respect de l’institution présidentielle démocratiquement élue. Nouakchott, le 06 août 2008. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=38 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=37 2008-08-04 Grève à l'Office National de l'Etat Civil COMMUNNIQUE DE PRESSE Un millier de travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil ont déclenché ce dimanche 03 août 2008 une grève générale sur toute l’étendue du territoire national. Cette attitude combative et engagée découle d’un ras le bol généralisé et fait suite à beaucoup de privations et de lassitude car ces travailleurs sont restés depuis le mois de janvier 2008 sans percevoir leurs salaires. Cette situation a fini de détériorer le niveau de vie de cette profession face à la dégradation des conditions de vie consécutive à la flambée des prix et à la crise alimentaire. Les travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil, de par les fonctions qu’ils occupent et des prestations qu’ils rendent, jouent un rôle considérable dans le dispositif sécuritaire et dans l’ancrage de la démocratie dans le pays, et méritent d’être traités plus favorablement par les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit de leurs droits fondamentaux. La CGTM demande aux pouvoirs publics d’entreprendre toutes les mesures nécessaires pour que l’Etat trouve une solution urgente par le respect des dispositions règlementaires qui lient les employeurs et leurs employés et que soit versée l’intégralité des arriérés de salaires dus aux travailleurs de l’Etat Civil. La CGTM est solidaire de cette action de lutte qui anoblit le millier de travailleurs qui ont décidé et entrepris de porter haut le flambeau de la lutte syndicale pour revendiquer leurs droits inaliénables et les encourage à renforcer leur unité et leur solidarité. Vive la grève des travailleurs de l’Office de l’Etat Civil Pour le paiement immédiat et intégral des arriérés de salaire Nouakchott, le 03 août 2008. ___________________________________________ Le Secrétariat Général de la CGTM Excellence, Monsieur le Premier Ministre Nouakchott Un millier de travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil qui sont restés depuis le mois de janvier 2008 sans percevoir leurs salaires, ont déclenché ce dimanche 03 août 2008 une grève générale sur toute l’étendue du territoire national. Durant toute cette période, leurs conditions de vie se sont détériorées face à la dégradation de leur pouvoir d’achat consécutive à la flambée des prix et à la crise alimentaire. Les travailleurs de l’Office National de l’Etat Civil, de par les fonctions qu’ils occupent et des prestations qu’ils rendent, jouent un rôle considérable dans le dispositif sécuritaire et dans l’ancrage de la démocratie dans le pays, et méritent d’être traités plus favorablement par les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit de leurs droits fondamentaux. La CGTM demande au gouvernement d’entreprendre toutes les mesures nécessaires pour que l’Etat trouve une solution urgente à cette situation par le respect des dispositions règlementaires qui lient les employeurs à leurs employés et que soit versée l’intégralité des arriérés de salaires dus aux travailleurs de l’Etat Civil. La CGTM soutient les revendications légitimes de ce millier de travailleurs de l’Etat Civil et considère que cette situation est inacceptable et mérite de trouver une solution rapide et efficace. Ampliation : Président de la République 1 Le Secrétaire Général de la CGTM Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=37 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=30 2008-07-27 Fin de la session du Bureau Confédéral Le Bureau Confédéral de la CGTM s’est réuni, comme prévu, en session ordinaire au niveau du siège de l’organisation du 10 au 12 juillet 2008 sous la présidence du camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire Général. Le bureau a examiné les points suivants : 1.Rapport d’activités du Secrétaire Général 2.Rapports d’activités des départements du comité exécutifs 3.Rapport financier 2006, 2007 et 1er trimestre 2008. 4.Elections Professionnelles de représentativité 5.Négociations Sociales Collectives Ouvrant la séance, après l’adoption de l’ordre du jour, le secrétaire général a remercié et souhaité la bienvenue aux membres du bureau qui ont pris part dans leur très large majorité à cette importante session du bureau confédéral, session qui intervient dans un contexte particulier caractérisé par : •L’ouverture des négociations sociales entre les partenaires sociaux en Mauritanie depuis le mois de mars 2008. •L’organisation en 2008 des premières élections professionnelles nationales de représentativité des centrales syndicales •Une aggravation de la crise économique et sociale marquée par une crise alimentaire aigue, un chômage qui s’accroît, une flambée des prix des denrées de base, la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs •Une crise politique qui bloque beaucoup d’activités économiques et sociales et qui est inquiétante pour l’avenir de la démocratie et du changement dans le pays. Face à tous ces défis et qui ne sont des moindres, il a demandé aux membres du bureau confédéral de mesurer les responsabilités qui les attendent afin de mieux les affronter en se basant sur la mobilisation des structures syndicales et leur meilleure orientation et un bon encadrement. A cet effet, le Bureau Confédéral doit faire un état des lieux pour identifier les points forts et les points faibles de l’organisation afin de se donner les outils pour les redresser dans les meilleurs délais. Le bureau a ensuite examiné les questions qui étaient inscrites à l’ordre du jour et dont la synthèse suit : Le bureau a apprécié le rapport qui a donné des informations sur les évolutions constatées au niveau social depuis la fin de la période de transition politique (août 2005 à mars 2007), avec les différentes démarches et pressions engagées par les organisations syndicales pour l’ouverture des négociations collectives et une prise en compte des conditions de vie et de travail par le gouvernement et le patronat. Toutefois, le rapport a fait ressortir les difficultés rencontrées avec ces partenaires, notamment leur manque de disponibilité à entamer convenablement ces négociations et à leur donner tout le sérieux nécessaire. Il a été noté que durant cette période, les Centrales syndicales ont développé des luttes qui se sont traduites par des meetings tant à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays et qui ont finalement abouti à la convocation des partenaires sociaux pour les négociations tripartites en cours. Il a rendu compte également du démarrage de la campagne de syndicalisation des travailleuses et travailleurs du Secteur de l'Economie Informelle que la CGTM, en collaboration avec le Mouvement pour la Solidarité Internationale du Syndicat Libéral de Belgique, qui vise à élargir la base syndicale et permettre aux travailleurs du SEI de s’organiser en conséquence pour mieux assurer la défense de leurs droits individuels et collectifs et en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Le rapport a aussi relaté le processus qui a conduit à la décision du gouvernement, avec l’appui du BIT, d’organiser les premières élections professionnelles nationales de représentativité en Mauritanie au courant de l’année 2008. Le Secrétaire Général a, enfin, fait un compté rendu sur les évolutions du Mouvement Syndical International après la naissance de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et la tenue des congrès régionaux de fusion comme celui de la CSI-Afrique d’Accra et l’engagement des nouvelles instances de notre Internationale à mieux accompagner les affiliés nationaux dans leurs efforts de renforcement des capacités et de développement syndical. Après étude et analyse des rapports des Départements de l’Exécutif, le Bureau Confédéral a identifié les priorités par rapport auxquelles il invite le Comité Exécutif à s’investir davantage pour accomplir des pas encore plus importants dans l’édification et le renforcement de l’organisation pour renforcer ses capacités pour la défense des intérêts économiques, sociaux et professionnels des travailleurs mauritaniens, et contribuer davantage au renforcement du Mouvement Syndical International dans la défense et la promotion de la justice sociale. Ces principales priorités sont : - La satisfaction au maximum possible de la demande de formation syndicale des affiliées - La poursuite de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail à travers une issue satisfaisante des négociations entre les partenaires sociaux - Un bon déroulement des élections professionnelles de représentativité. - L’amélioration de la communication syndicale tant interne qu’externe. - Le renforcement de la coopération syndicale internationale (bilatérale et multilatérale) - Le renforcement de la gestion financière qui a connu de grandes améliorations depuis la dernière session Le bureau a également remercié les partenaires au développement de la CGTM pour l’apport considérable de leur coopération dans le renforcement des capacités de notre organisation à travers projets que nous avons et continuons à développer avec eux. Enfin, le Bureau confédéral a fixé la date de sa prochaine session en décembre 2008. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=30 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=29 2008-07-24 Institution du Conseil Economique et Social en Mauritanie Dans sa réunion du mardi 22 juillet 2008, le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets relatifs au Conseil Economique et Social : - Projet de décret fixant la rémunération des membres du Conseil Economique et Social ; Le décret vient en application des dispositions de l'article 23 de la loi organique 2007-058 du 6 décembre 2007 relative au Conseil Economique et Social. - Projet de décret portant composition du Conseil Economique et Social. En application des dispositions de l'article 2 du décret n°2008-086 du 16 Avril 2008, sont nommés membres du Conseil économique et Social : - Teslem Mint Moctar Ould Samba, Représentante de l'Union des Travailleurs de Mauritanie, - Abderrahmane Ould Boubou, Représentant de l'Union des Travailleurs de Mauritanie, - Abdellahi Ould Mohamed dit Nahah, Représentant de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, - Niang Mamadou, Représentant de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, - Samory Ould Bèye, Représentant de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie, - Mohamed Ould Cheikh Ould Jiyid, Représentant de l'Union Nationale des Travailleurs de Mauritanie, - Kane Moctar, Représentant de l'Union des Syndicats Libres de Mauritanie, - Moulaye Sidi Mohamed Abass, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Ahmed Baba Ould Ezizi, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Brahim Ould Ghadour, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Mohamédou Ould Sidi, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Taleb Bouya Ould Mohamed Effelouat, Représentant de l'Union Nationale du Patronat de Mauritanie, - Mohamédou Ould Mohamed Mahmoud, Représentant la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Mauritanie, - Yemehlou Ould Valily, Représentant de la Chambre de l'Artisanat et des Métiers de Mauritanie, - Me Zaïm Ould Mohamed Vall, Représentant de l'Ordre National des Avocats, - Ahmed El Haiba Ould Sadegh, Représentant de l'Ordre National des Experts Comptables, - Dr Ahmed Ould Seyid, Représentant de l'Ordre National des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens Dentistes, - Ahmed Ould Khattari, Représentant de l'Association des Professionnels de la Micro Finance, - Houriya Mint Ebba, Représentante de la Fédération Nationale des Métiers Féminins, - Lehbouss Ould El Id, Représentant de la Fédération Mauritanienne des Associations Nationales des Personnes handicapées, - El Hacen Ould Taleb, Représentant de réseaux de la Société Civile, - Lalla Aicha Sy, Représentante de réseaux de la Société Civile, - Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Représentant de l'Association des Oulémas de Mauritanie, - Dr Mine Ould Béchir, Représentant de l'Association des Imams de Mosquées de Mauritanie - Mrabih Ould Abdel Aziz, Maire de la Commune de Bénichab (Inchiri), - Ba Abdoulaye Mamadou, Maire de la Commune de Bababé (Brakna), - Mohamed Ould Biha, Maire de Tidjikja (Tagant), - N'Gaïdé Alassane, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Afrique, - Mohameden Ould Nagi, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Monde Arabe, - Mohamed Ghali Ould Khtour, Représentant des Mauritaniens établis à l'Etranger, Zone Europe-Asie-Amérique. Au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel dont des chercheurs : - Ahmed Ould Sidi Baba, - Achour Ould Samba, - Barro Abdoulaye, - Mohamed Ould Cheikh Sidiya, - Chrif Ould Mohamed Mahmoud, - Nebghouha Mint T'Lamid. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=29 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=28 2008-07-08 MAURITEL.SA s'apprête à réduire ses effectifs Par note de service n°00013 en date du 06 juillet 2008, la Direction Générale de Mauritel.SA vient d’annoncer une offre de départ volontaire, la 3ème du genre depuis la privatisation. Cette offre, pour laquelle aucune raison n’a été évoquée, a été faite sans consultation des représentants des travailleurs malgré leur demande d’audience en souffrance depuis une dizaine de jours auprès de la Direction Générale. Certes, le Groupe Mauritel a procédé à la fusion de ses deux entités (Mauritel.SA et Mauritel Mobiles), ce qui peut poser un besoin de réorganisation et de redéploiement, voire même de réduction justifiée du personnel à réaliser à travers un plan social négocié et valorisant qui prend en compte les intérêts de toutes les parties et dans le respect de dispositions législatives et règlementaires en la matière. Malheureusement, Mauritel.SA refuse toujours encore d’épouser une nouvelle approche du partenariat qui soit fondé sur la transparence et le dialogue social, qui est pourtant la seule voie permettant de façon durable d’optimiser le développement de l’entreprise et de préserver les intérêts supérieurs de ses travailleurs. Rappelons que les privatisations et les départs volontaires sont devenus, depuis l’adoption des plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale dans les années 80, un moyen pour des licenciements déguisés de travailleurs y compris par des entreprises ayant une bonne santé financière ; à noter dans ce chapitre que Mauritel.SA a réalisé en 2007, 13 milliards d’ouguiyas de bénéfices pour un chiffre d’affaire de 34 milliards. Face à cette situation dangereuse pour l’emploi, la section de la CGTM dénonce cette fuite en avant de Mauritel qui se comporte en Multinationale qui fait fi de la législation et de la réglementation dans le pays, sous l’œil bienveillant des administrateurs et des pouvoirs publics qui ne sont intéressés que par les dividendes et impôts qu’ils récoltent sans se soucier des impacts sociaux en terme de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie et de travail. Elle demande l’ouverture immédiate de négociations autour de cette offre de départ volontaire pour une solution concertée aux problèmes nés de la fusion, et des revendications encore pendantes des travailleurs. Elle interpelle enfin le mouvement syndical mauritanien et le gouvernement afin qu’ils se saisissent des questions fondamentales de ce genre liées à l’avenir des travailleurs dans notre pays. Nouakchott, le 07 juillet 2008 Le Bureau de la section http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=28 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=24 2008-06-14 Déclaration : Journée Mondiale contre le travail des Enfants La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie a célébré le 12 juin 2008, à l’instar de la communauté syndicale internationale, la Journée Mondiale contre le travail des enfants sous le th