CGTM - Mauritanie http://www.cgtm-mauritanie.org Actualites 2010-08-31 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=313 2010-08-31 communiqué relatif à la violation récurrente des lois par la MPSS MPSS (sous-traitant du groupement AFA/TAMEGA, entrepreneur chargé de la construction de la route Kaédi-Sélibaby) et les trois organisations syndicales (CGTM, UTM, CLTM) ont décidé, d’un commun accord, d’organiser l’élection des délégués du personnel de la société MPSS le 5 septembre prochain. A cet effet, la CGTM a adressé, le 16 août courant à l’employeur une lettre de proposition des candidats à cette élection, lettre à laquelle, l’employeur a opposé le 28 août courant une fin de non-recevoir bien que la date limite de dépôt des candidatures soit fixée par les soins de ce dernier au 1er septembre 2010. Le sous-traitant ayant déjà plusieurs litiges de travail pendant devant le conseil d’arbitrage avec des travailleurs adhérents à notre centrale syndicale justifie sa décision par le fait que l’entrepreneur principal a remis à sa disposition outre le Secrétaire Général de la section du Syndicat National de l’Infrastructure affilié à la CGTM, 3 délégués proposés pour ladite élection, suite à « la baisse d’activité dans son chantier » ; une baisse d’activité qui n’a curieusement, concerné que les 4 éléments susvisés ! Cette mesure motivée par l’appartenance syndicale et l’activisme des concernés constitue une violation flagrante de la liberté syndicale garantie par les conventions internationales et les dispositions législatives et réglementaires en vigueur dans notre pays. En effet, les intéressés sont protégés par les dispositions des conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) N°87 et 98 et celles de l’article 131 de la loi 017/2004 portant Code du Travail. La Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), tout en fustigeant l’acharnement manifeste de l’employeur contre ces travailleurs et leur organisation : - exige le respect total par l’employeur des lois et règlements en vigueur dans notre pays ; - demande l’annulation immédiate des procédures engagées à l’encontre de ces travailleurs ; - invite l’administration du travail à assumer ses responsabilités en veillant au respecter des dispositions législatives et réglementaires en vigueur en matière du travail afin préserver la cohésion et paix sociale. Nouakchott, le 29/08/2010 Le Comité Exécutif http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=313 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=312 2010-08-31 Clôture d’un atelier de formation sur les normes internationales du travail et le droit syndical Un atelier de formation sur les normes internationales du travail et le droit syndical a été organisé le jeudi et le vendredi passé dans la salle de formation du Centre Guide de la Migration de la CGTM à Nouakchott. Cette rencontre qui a été organisée au profit des adhérents du Syndicat National des Enseignants du Fondamental (SNEF) s’est fixé comme objectifs le renforcement des compétences des enseignants adhérents du SNEF en contribuant à leur bonne maîtrise des normes internationales du travail et du droit syndical. Elle permettra par ailleurs un meilleure apprentissage et une prise en compte des normes par ces acteurs du monde de l’enseignement dans l’exercice de leurs activités à travers l’analyse notamment de thèmes liés à la liberté syndicale et la connaissance du droit de négociation collective, l’élimination de toutes formes de travail forcé ou obligatoire ou de discrimination dans l’emploi et la profession et l’abolition du travail des enfants. Cet atelier intervient a un moment opportun, car notre pays bien qu’ayant ratifié des conventions de l’organisation internationale du travail (OIT) relatives au droit de l’homme, en particulier la liberté d’association, l’élimination du travail forcé, du travail des enfants et de la discrimination dans l’emploi, on assiste néanmoins à des violations récurrentes de ces droits. En témoigne, les menaces, persécutions et intimidations dont certains enseignants ont été victimes au sortir de la grève générale de la fonction publique tenue les 15, 16 et 17 mars dernier. Dans son discours, le conférencier, le camarade Niang Mamoudou a invité les participants à œuvrer pour atteindre les objectifs fixés pour l’atelier à savoir le renforcement des connaissances de base des bénéficiaires en matière de normes internationales du travail. Il a aussi souligné la nécessité pour ces acteurs de l’enseignement de bien appréhender ces thèmes et de les diffuser à leurs bases. Pour lui, la présence massive des enseignants démontre toute l’importance qu’ils accordent aux activités de la centrale notamment en matière de formation. Quant au secrétaire général du SNEF, il a souligné l’importance de cette formation et son apport dans l’élargissement de l’expérience de son syndicat et du renforcement des compétences de ses adhérents. Il a indiqué qu’au sortir de cet atelier, les participants devront être les ambassadeurs du SNEF dans leurs différentes régions. Il a précisé l’importance de la diffusion de ces connaissances aux autres camarades afin de les outiller par rapport à leurs droits et devoirs syndicaux. Les participants ont tenu à adresser leurs vifs remerciements à la CGTM qui n’a ménagé aucun effort pour le bon déroulement de cet atelier et ont réitéré leur souhait d’organiser ces ateliers dans les wilayas de l’intérieur où certains n’ont aucune connaissance ou une connaissance très sommaire dans les domaines du droit du travail, de la sécurité sociale ainsi que d’autres domaines liés au travail et aux travailleurs. A travers cette session de formation, les organisateurs comptent mettre à la disposition des participants des outils et instruments pour leur permettre de mieux prendre en compte et d’intégrer les normes fondamentales du travail dans l’exercice de leurs missions. A l’issue de l’atelier, les acteurs formés auront une meilleure connaissance de l’OIT, des principes et droits fondamentaux au travail. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=312 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=311 2010-08-24 BOULANGERIE : Un secteur d’avenir laissé pour compte Aujourd’hui, le secteur de la boulangerie dans le pays rencontre d’énormes difficultés, notamment depuis sa libéralisation instituée par décret. Le principal problème auquel il fait face est sans aucun doute l’anarchie généralisée. A cela s’ajoute le manque cruel de volonté politique sérieuse qui permettrait un diagnostic approfondi des difficultés du secteur et leurs solutions, en concertation avec tous les acteurs concernés, afin de d’aboutir à son redressement. D’autant que la situation a engendré de nombreuses perturbations ces derniers temps qui ont eu une incidence négative sur la qualité du pain. Le secteur de la boulangerie représente un maillon important de notre économie nationale. Elle compte plus de 5OO unités de production de pain à travers le pays, sans oublier les nombreuses boulangeries artisanales qui continuent de produire malgré l’exiguïté de leur marché due à la mécanisation des outils de production de sorte que les artisans n’ont qu’une part infime du marché. Depuis la libéralisation du secteur de la boulangerie dans le pays, il est pratiquement difficile voire impossible, même pour les spécialistes du secteur, d’avoir une connaissance exacte du nombre d’acteurs qui occupent cette activité. Alors que les consommateurs déplorent le fait que le pain soit produit dans des conditions qui ne respectent pas les normes d’hygiène et de salubrité requises. La preuve en est qu’au moment de la consommation du produit, on y décèle carrément de la saleté. Une situation qui est souvent provoquée par le fait que les boulangeries sont équipées de matériels vétustes et ne disposant pas d’employés ayant les qualifications nécessaires. Quant aux pâtisseries, elles se caractérisent souvent par un commerce mobile. Et leur mode de conservation laisse souvent à désirer. Des fois, ce sont des gâteaux qui sont stockés plusieurs semaines et représentant ainsi un danger pour les consommateurs. Certes, il y a beaucoup de chose à dire sur la qualité du pain et les conditions dans lesquelles il est produit, mais on doit aussi s’attarder sur les conditions des travailleurs du secteur qui souffrent énormément. En effet, beaucoup d’entre eux perçoivent des salaires et des traitements insignifiants. Ils n’ont pas de contrat de travail et ne bénéficient pas de couverture sociale, ni médicale. Les employeurs ne leur attribuent pas des tenues de travail. A cela s’ajoute qu’ils n’ont pas de congés ni de repos hebdomadaires. Et pourtant, plusieurs protocoles d’accord ont été conclus entre les partenaires sociaux opérant dans ce secteur suite aux différents mots d’ordre de grève, mais ces accords sont restés jusque-là lettres mortes. Malgré les manquements observés, la boulangerie est un secteur qui a beaucoup d’avenir, car même si elle connaît une phase d’incertitude, les perspectives semblent bonnes, d’autant que les mauritaniens sont devenus de gros consommateurs de pain. Le Syndicat national des travailleurs des boulangeries, affilié à la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, a plusieurs fois adressé des correspondances à la Ministre de la Fonction Publique afin qu’elle prenne des mesures qui s’imposent pour faire sortir le secteur de sa situation actuelle et permettre ainsi l’instauration d’un climat social apaisé. Mais elle n’a toujours pas réagi concrètement. Pour le Secrétaire Général de ce syndicat, El Waled Ould Randhy, l’urgence est d’assainir et de redynamiser le secteur. Pour ce faire, il propose de le réorganiser en vue de sa modernisation. Et, selon lui, cela passe par une lutte contre les ouvertures et installations anarchiques des boulangeries, la professionnalisation du secteur et l’insertion en son sein de jeunes mauritaniens dotés des qualifications requises. Pour Ould Randhy, l’Etat doit prendre ses responsabilités et intervenir rapidement avant que la situation ne se détériore d’avantage. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=311 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=310 2010-08-24 La SOBOMA s’adonne-t-elle aux licenciements illégaux ? Visiblement, la fin de l’exploitation abusive des pauvres travailleurs par les grandes entreprises n’est pas pour bientôt. Cette fois, c’est la société SOBOMA qui s’illustre dans la violation des droits de travailleurs. En effet, elle vient de décider tout simplement de se débarrasser de façon illégale de deux travailleurs devenus à ses yeux encombrants puisqu’ils demandent uniquement l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. D’ailleurs, ces travailleurs ont porté l’affaire devant l’Inspection Régionale du travail pour réclamer le paiement de certains de leurs droits liés à l’exécution de leur contrat de travail. Un fait qui a provoqué l’ire de l’administration de la société qui les a menacés de licenciements. Ces travailleurs, recrutés par la SOBOMA, sont placés sous la tutelle de la COMACOR qui les sous-traite comme manœuvres pour la SOBOMA. Après avoir été licenciés verbalement par leur employeur, ils sont allés auprès de la COMACOR qui a refusé de les reconnaître arguant qu’elle ne recrute que des gardiens et non des manœuvres, alors que c’est elle qui perçoit leurs salaires mensuels dont une partie lui revient. Ce qui démontre le caractère anormale de cette forme de sous-traitance, car elle viole les dispositions des articles 140 à 150 du code du travail et elle négociée dans la plus grande opacité. Il faut préciser qu’actuellement, certaines entreprises sont de plus en plus nombreuses à recourir à cette pratique et la proportion de travailleurs insatisfaits de ce genre d’emploi et de ces conditions de travail est très élevée. C’est un type de contrat négocié dans une grande opacité et qui implique une grande insécurité d’emploi, car la situation des travailleurs sous ce type de contrat est très précaire et le rapport de forces est beaucoup plus favorable aux employeurs. Le plus souvent les travailleurs sont contraints de se soumettre aux exigences de ces derniers sous la menace de voir leurs contrats rompus ou non renouvelés. Outre des salaires très bas, ces travailleurs sont également privés des primes et avantages. Sans compter les heures supplémentaires qu’ils cumulent et qui ne sont jamais remboursées. Par ailleurs, soulignons que pour les différencier des autres travailleurs de la société, la SOBOMA oblige ces travailleurs de porter des badges avec le titre de temporaire. De telles violations des droits des travailleurs sont tout simplement inacceptables et doivent être condamnées. Il faut nécessairement assurer un bon environnement de travail ainsi que de bonnes conditions de santé et de sécurité à ces travailleurs, en clarifiant les contours de la responsabilité entre l’entreprise qui sous-traite et l’entreprise utilisatrice. C’est dans le but de recouvrer l’ensemble de leurs droits que ces travailleurs ont saisi le Syndicat National des Travailleurs des Services affilié à la Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie qui a décidé de mettre en œuvre tous les moyens légaux pour les soutenir dans leur lutte pour obtenir justice. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=310 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=309 2010-08-15 Sit-in de protestation des professeurs vacataires devant le palais Ce matin, un groupe d’enseignants vacataires dans les établissements de l’enseignement supérieur se sont rassemblés devant le palais présidentiel pour protester contre leur situation. Ces manifestants demandaient essentiellement la fin des contrats et une titularisation complète. Ils ont aussi sollicité un dialogue et une concertation franche avec les autorités compétentes pour trouver une solution définitive à cette question. Par ailleurs, ils ont réclamé un statut particulier ainsi que l’organisation de concours de recrutement et du travail stable. Certains leaders de ce groupe ont profité de l’occasion pour brosser un tableau peu reluisant de leurs situations. En effet, outre le fait que certains n’ont pas perçu de salaire depuis le début de l’année, beaucoup continuent d’avoir de titre de provisoire depuis plusieurs années. Il faut noter que la plupart d’entre eux sont des chefs de familles et des gens en détresse en raison de leurs maigres revenus qui ne leurs permettent pas de couvrir les besoins de leurs familles. Aujourd’hui, il est important de préciser que les cours de nombreux étudiants de ces établissements sont dispensés par ces enseignants qui, de surcroît, ne sont pas rémunérer pour leurs congés maladie et jours fériés. Ces professeurs ont demandé aux autorités compétentes en particulier à leur ministère de tutelle de prendre des mesures nécessaires pour régler leurs problèmes notamment celui relatif à leur intégration dans la fonction publique. Autre revendication et non des moindres, exprimée par ces professeurs, c’est l’amélioration des conditions de travail que certains qualifient d’une extrême précarité. Signalons enfin que ces enseignants, ont organisé plusieurs manifestations auparavant et distribué de nombreux communiqués afin pour sensibiliser l’opinion sur les difficultés dont ils sont confrontées. Ils ont promis de tenir d’autres sit-in de protestation pour que justice leur soit rendue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=309 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=308 2010-08-15 Clôture d’un atelier de Formation sur les conventions fondamentales, celles spécifiques aux femmes et les négociations collectives Le Mouvement National des Femmes de la CGTM en collaboration avec la Fondation Paix et Solidarité des commissions ouvrières d’Espagne, a organisé, du 05 au 06 août courant, un atelier de formation sur les conventions fondamentales de l’OIT, celles spécifiques aux femmes et les négociations collectives. Cet atelier qui profitait aux adhérentes venus des wilayas du Hodh Echargui, Hodh Elgharbi, Assaba, Tagant , Gorgol et du Guidimakha, s’est déroulé au Centre Guide de la Migration de la CGTM à Nouakchott. Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, a salué la mobilisation des femmes pour cet atelier qui traduit, selon-lui, leur motivation à renforcer leurs capacités syndicales. Il a réaffirmé la nécessité pour ces femmes d’appréhender le contenu des thèmes qui seront développés pour être mieux outillées à faire valoir leurs intérêts et à les défendre. Pour lui, les femmes qui constituent la majorité de la population continuent d’être victimes de la discrimination, de l’analphabétisme et des violations de leurs droits. Il a indiqué, par ailleurs, que pour remédier à cette situation, il faut qu’elles maîtrisent les notions de base sur l’action syndicales. Tout en précisant l’attachement de la CGTM à la question genre ainsi qu’à l’épanouissement des femmes sur tous les domaines d’activités, il a rappelé que la CGTM ne ménagera aucun effort afin que ses adhérentes puissent jouir pleinement de tous leurs droits. Auparavant, c’est la présidente du Mouvement National des femmes de la CGTM, Mme Oumoukelthoum Mint Mohamed qui a intervenu en situant l’événement dans son contexte. Elle a souligné que le but de cet atelier visait à contribuer à une meilleure connaissance des instruments juridiques de l’OIT. Pour elle, il s’agit aussi de mieux faire connaître aux participantes le contenu des Conventions fondamentales de l’OIT et celles spécifiques aux femmes. Dans son mot, elle a également cité brièvement ces conventions. Il s’agit notamment de la C87 et la C98 sur la liberté d’organisation ; la C29 et la C105 sur l’abolition du travail forcé ; la C100 et la C111 sur la non discrimination dans l’emploi, celles-ci sont spécifiques aux femmes par que ce sont elles qui subissent le plus la discrimination dans l’emploi. Quant au Chef du département Egalité à la CGTM, la camarade Mahjouba Mint Saleck, elle a appelé les femmes à beaucoup plus de mobilisation autour de ces thèmes pour mieux revendiquer leurs droits. Elle a profité de l’occasion pour rappeler que c’est grâce à des luttes âpres et parfois au péril de leur vie que les femmes ont pu obtenir ces conventions. Mme Oumoulkheiry Mint Sidi ElMoustaph, vice-présidente du mouvement national des femmes de la CGTM a été choisie comme formatrice principale. A l’issue de cet atelier, les participantes formées pourront avoir une meilleure connaissance de l’OIT et de ce fait seront d’avantage en mesure de contribuer au travail de diffusion et de promotion de ces conventions. Il faut noter que l’occasion a également été en même temps saisie pour former les participantes aux techniques de négociation collective et de dialogue social. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=308 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=307 2010-08-15 De vieux retraités demandent leurs pensions Ce matin une dizaine de vieux retraités ont organisé un sit-in devant la présidence pour réclamer le paiement de leurs pensions. Ces retraités affirment avoir adressé plusieurs correspondances dans les différents services de l’Etat pour avertir des mouvements de protestation qu’ils pourraient mener sur le terrain si les autorités restaient muettes sur ces arriérés. A noter qu’ils viennent de nombreux départements ministériels notamment l’éducation, la santé… Ces retraités sont venus manifester leur mécontentement devant le palais présidentiel pour réitérer leurs doléances relatives au paiement de leurs primes et pensions. Ils ont profité de l’occasion pour demander le paiement par l’Etat de leurs services rendus du temps où ils étaient en fonction. Ils ont averti que pour éviter toute revendication bruyante s’illustrant par des débrayages sur les lieux publics, ils sollicitent auprès des hautes autorités d’intervenir auprès du ministère des finances quant au paiement tant attendu de leurs services rendus. Ils ont aussi indiqué qu’en dehors des cas de décès qui surviennent, leur nombre avoisine les dix milles âmes dispersées à travers tout le territoire national victimes de cette situation injuste. Leur cahier de charge soumis au bureau d’accueil de la Présidence, ne comporte essentiellement qu’une seule revendication à savoir le paiement de leurs services rendus. Ces retraités n’excluent pas de mener dans l’avenir des actions plus vigoureuses pour que leur revendication soit satisfaite. Il faut rappeler également que depuis quelques temps, ils ne cessent d’intensifier leurs actions pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs situations qui s’empirent de jour en jour. Mais jusque-là, aucune réaction officielle de la part des autorités n’est venue pour soulager leur calvaire. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=307 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=306 2010-08-15 SECTEUR DU BÂTIMENT : La main d’œuvre qualifiée se fait toujours désirer De nos jours, le secteur du bâtiment et des travaux publics rencontre des difficultés à trouver de la main d’œuvre nationale qualifiée dans presque l’ensemble des métiers, et plus particulièrement les maçons, carreleurs, plâtriers, ferrailleurs, peintre… C’est ce qu’en tout cas confirment certains spécialistes du secteur. Pourtant, le secteur de la formation professionnelle, en faisant des efforts, pourrait produire pour le marché local beaucoup de jeunes travailleurs qualifiés dans le domaine du bâtiment. Mais hélas ! Pourtant, ces dernières années, le secteur du bâtiment a connu une explosion de la demande. Une progression qui, en grande partie, justifie le déficit engendré de main-d’œuvre. L’autre constat amer, c’est que les jeunes qui ont pu décrocher une formation de maçonnerie ou d’autres métiers dans le domaine du bâtiment, une fois le diplôme en poche, se désintéressent de ce secteur, très demandeur de main-d’œuvre qualifiée. Parmi les nouveaux maçons, carreleurs, plâtriers, coffreurs, ferrailleurs…, fraîchement arrivés sur le marché du travail, beaucoup évoquent le fait qu’ils sont mal payés et surtout, travaillent au noir. En effet, en plus d’être sous payés, le plus souvent, ils ne sont pas déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, et encore qu’ils effectuent parfois des heures supplémentaires jamais payées sans obtenir aussi le moindre avantage ou autre prime. Aujourd’hui, l’un des principaux problèmes, dont ce secteur est confronté, c’est son « informalisation » croissante. On constate, aujourd’hui, que le tâcheronnat a pris un contrôle actif des chantiers. L’on déplore aussi la propension de certains professionnels du bâtiment à se vassaliser dans le tâcheronnat. Même les grandes sociétés d’Etat font appel aux tâcherons pour des marchés publics. Elles s’appuient, pour la mise en œuvre de ces chantiers, sur l’immense réseau des tâcherons, dont elles coordonnent l’intervention. Une situation qui entraîne un certain nombre de difficultés, parmi lesquelles une évasion fiscale importante, car le Trésor public accuse un manque à gagner ou ne gagne rien du tout. Par ailleurs, il faut préciser que de nombreuses petites entreprises sous-traitent pour des entreprises plus grandes et plus structurées. Si, pour ces dernières, déclarer les salariés à la CNSS ne pose pas de problème, il en est autrement pour les premières qui emploient une main-d’œuvre saisonnière pour la réalisation de tâches bien précises. Une situation qui renforce d’avantage le travail au noir. Et dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes qui atteint tous les jours un nouveau seuil dans le pays, cette « informalisation » grandissante du secteur du bâtiment réduit considérablement son apport économique et social. Des jeunes, que nous avons rencontrés, disent préférer travailler chez les particuliers, où le traitement salarial est bien mieux. Chez ceux-ci, nous explique un connaisseur, un maçon ou plâtrier pourrait facilement gagner entre 2000 et 2500UM par jour au lieu de 800 à 1000UM en moyenne dans un chantier du BTP. Un fait paradoxal. Au moment où des milliers de jeunes mauritaniens sont au chômage, beaucoup d’entreprises du bâtiment restent confrontées à une réelle pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Il est important de savoir qu’en Mauritanie, le secteur du BTP emploie un peu plus de 5% de la population active, et que pour combler cette défaillance, il faut un parcours de combattant, sachant que, généralement, les métiers du bâtiment attirent peu de jeunes qui les trouvent pénibles voire même dévalorisants. Une observation mérite quand même d’être soulignée, c’est le fait que ces métiers, côté rémunération, sont bien meilleurs que d’autres, à l’exemple de ceux de la fonction publique. Un maçon ou un carreleur touche, en moyenne, entre 45.000 et 60.000UM, par mois et c’est également valable pour un ferrailleur, un plâtrier, etc. Un secteur qui mérite d’être réorganisé De nos jours, trouver de la main d’œuvre qualifiée n’est pas du tout aisé. L’un des grands maux dont souffre ce secteur, c’est qu’il est composé largement de tâcherons et travailleurs analphabètes, ce qui rend sa réorganisation assez complexe. En faisant un tour vers la polyclinique ou vers l’église, chaque matin, on y remarque des ouvriers se regroupés, en attente de la venue d’un éventuel employeur. La majorité des ouvriers vient de l’intérieur du pays, car à Nouakchott, il est presque impossible de trouver un citadin s’adonnant à ce genre de travail. Pourtant, force est de reconnaître que de par les alternatives qu’il possède en matière d’offres d’emploi, le secteur du bâtiment pourrait absorber une grande partie du chômage des jeunes. Mais, malheureusement, ce n’est toujours pas le cas, du moins pour l’instant. Pour que ce secteur puisse reconnaître un essor, et que les jeunes s’y intéressent d’avantage, il faudrait une meilleure prise de conscience de leur part, car beaucoup ont une idée très superficielle des métiers du secteur du bâtiment. L’autre constat est que beaucoup de jeunes s’orientent actuellement vers des métiers, tels que la mécanique, la coiffure, ou encore l’électricité. Dans les quartiers périphériques, notamment, de plus en plus de jeunes sont intéressés par ce genre d’activités, mais par manque d’organisation, ils n’arrivent pas à les faire valoir. La soudure et la menuiserie métallique sont également des métiers prisés par les jeunes. La CGTM, soucieuse de l’amélioration des conditions de vie des jeunes, et consciente du rôle que peut jouer le secteur du bâtiment en matière de lutte contre le chômage, a, plusieurs fois, adressé des correspondances au ministère du travail pour l’organisation d’une table ronde entre tous les acteurs, afin de trouver une solution permettant la valorisation de ce secteur pour qu’elle puisse contribuer à la création d’emplois. Mais jusque-là, ces correspondances sont restées sans suite. Ce qui ne fait que traduire le manque de volonté réelle de la part des pouvoirs publics d’apporter des solutions à la question. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=306 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=305 2010-08-15 ELECTIONS PROFESSIONNELLES À LA BACIM BANK: La CGTM rafle tous les sièges de délégués du personnel Des élections professionnelles se sont déroulées à la BACIM BANK, le jeudi 29 juillet courant Une seule liste candidate était présentée par la CGTM. Le déroulement des élections a été supervisé par les représentants de la banque en présence de 3 représentants de la CGTM, à savoir les camarades :Mahjouba Mint Saleck, Ablaye Fall et Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed. A l’issue du scrutin la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a remporté la totalité des sièges des délégués du personnel dans cette institution bancaire en raflant les 3 postes titulaires et les 3 autres suppléants. Ces résultats ne font qu’une de plus confirmer la bonne campagne d’implantation que les représentants de la CGTM mènent au sein de toutes les institutions du pays. Ce qui a amené les travailleurs à adhérer massivement à la centrale. La CGTM félicite ses militants et sympathisants pour ces résultats satisfaisants et les exhorte à les utiliser pour amélioration des conditions de vie et du travail de ces travailleurs qui fondent beaucoup d’espoir sur la CGTM. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=305 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=304 2010-08-15 Colère des marins licenciés Ce matin des dizaines de travailleurs en mer dans une société de pêche à Nouadhibou ont organisé un sit-in de protestation devant le ministère des Pêches. Une situation qui se répète depuis presque une semaine et aucune solution n’a été trouvée à leur problème. Ils sont plus d’une centaine travailleurs en mer, à venir, chaque matin, protester devant l’accès principal du Ministère des pêches à Nouakchott. Ils contestent notamment leur licenciement abusif et le non-respect des clauses de l’accord signé en juin dernier. Il faut noter qu’aucune autorité n’a jusque-là, daigné répondre à leurs cris de détresse. Ces travailleurs ne demandent que le paiement de leur droit. Ils ont même manifesté devant la présidence et disent attendre de la part du locataire une intervention rapide pour sauver leur seule source de revenu. Ils reviennent quotidiennement sur les lieux. Ils attendent, sous un soleil de plomb et d’autres passent la nuit à attendre, l’arrivée d’une décision qui fera revivre en eux un espoir dissipé depuis de puis quelques temps. Mais, pour eux les jours se suivent et se ressemblent. Ni les responsables du ministère, ni aucune autre autorité concernée par ce dossier ni même ceux qui sont censées défendre les intérêts suprêmes des travailleurs, ne se sont manifestés pour apaiser leur calvaire. Rappelons que ces travailleurs ont été licenciés pour avoir réclamé leur droit à savoir l’établissement de contrat de travail en bonne et due forme, le rappel des salaires, le paiement des avantages et autres primes liées à leurs fonctions. Les travailleurs licenciés ne comptent pas baisser les bras. En dépit de leurs conditions de vie lamentables, ils se disent prêts à poursuivre la lutte, tout en espérant qu’une solution puisse intervenir dans les plus brefs délais. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=304 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=303 2010-08-15 Le département de l’emploi dans la balance : Le Ministre bascule ! Lors de sa dernière sortie à la télé au cours de l’émission « Alhoukoume vi el Mizane » censée éclairer l’opinion publique sur le département dont il a la charge, le Ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des Ntic n’a visiblement pas consulté ces fichiers ou, ce qui est plus grave, son staff a commis des erreurs impardonnables. Pour preuve, j’ai retenu principalement les quatre points sur lesquels, Monsieur le Ministre a, avec tout mon respect, trébuché. 1. Alors qu’à l’issue des états généraux de l’emploi tenus en 1995 une stratégie d’emploi a été élaborée, faisant naître un espoir de voir un jour une politique concertée et ambitieuses pour la première fois dans l’histoire de notre pays et dans la sous région, l’approche initiée et encouragée par la banque mondiale pour lutter contre la pauvreté a réduit ces efforts à néant sans pour autant proposer une stratégie de substitution pour mener à terme une politique d’emploi digne de ce nom et Monsieur le Ministre a conforté les citoyens dans leur conviction quant à l’absence totale de programme sérieux et réalisable dans ce domaine. 2. J’ai été outré en ma qualité de syndicaliste de voir que les propos du camarade Secrétaire Général de la CGTM ont été tout simplement censurés. Monsieur le Ministre n’a pas daigné répondre à une question relative à la libéralisation des services d’embauche adoptée par la loi 2004-017 portant code du travail, son excellence n’a pas jugé nécessaire de s’attarder sur le sujet. Même réponse ambiguë concernant l’usage abusif des heures supplémentaires. Il est intitule de rappeler que cette pratique à un impact doublement négatif. En plus de l’usure et de l’essoufflement précoce du travailleur qui fait des efforts surhumains pour pouvoir supporter ce rythme infernal, elle entraîne par ricochet une limitation d’emploi et prive des centaines, sinon des milliers de nationaux d’un travail auquel ils ont droit et dont ils ont besoin dans cette période de crise et de cherté. Ce point aurait dû mériter une attention particulière de la part du Ministre et une attitude d’ouverture plus souple envers les partenaires sociaux. Et dans tous les cas, il est inadmissible de passer sous silence une telle violation notoire des dispositions légales de la part d’un haut commis de l’Etat. 3. J’espère qu’il s’agit d’un simple lapsus quand Monsieur le Ministre, répondant à une question liée à l’usage de la main d’œuvre étrangère a parlé de loi, alors qu’il s’agit de décret. Et la différence est énorme. Toujours dans le même registre, il a parlé de permis de travail d’un an alors qu’il y ‘a deux types de permis. Cette précision a également son importance. Tout comme le fait de passer sous silence des absurdités de la part du présentateur, qui avance sans sourciller le chiffre de 5000 en parlant du personnel des sociétés de télécommunication (Mattel, Mauritel et Chinguitel) qui peuvent réunir dans le meilleur des cas 1000 employés en comptant les expatriés. Ce dérapage de la télé en présence du Ministre aurait prêté à sourire n’eût été le sérieux de la situation. A sa décharge on peut penser qu’il incluait dans son calcul les marchands ambulants des cartes de recharge auquel cas il devait revoir ce chiffre à la hausse ! 4. Je ne voudrais pas terminer sans reconnaître Monsieur le Ministre- honnêteté intellectuelle oblige- d’avoir abordé avec clarté le cadre institutionnel de la formation professionnelle. Mais les téléspectateurs sont restés sur leur faim. Car tout le monde attendait et s’attendait à un développement des grandes lignes d’une politique de formation professionnelles. Pierre angulaire de l’édifice que nous cherchons tous à bâtir. Nul n’ignore que l’emploie la formation sont indissociables. Et aucune politique sérieuse d’emploi ne peut voir le jour et à fortiori, réussir sans commencer par une stratégie de formation adaptée au marché de l’emploi et une vision d’ensemble cohérente, réaliste et concertée. La Commission de Communication http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=303 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=302 2010-07-25 Flambée des prix : Les consommateurs inquiets Avec l’arrivée de la saison des pluies et l’approche du mois Béni du Ramadan, la fièvre de la consommation augmente de plus en plus et les marchés de la capitale ne désemplissent pas, malgré la crainte des clients de voir leur bourse fragilisée par la hausse des prix des denrées de premières nécessités. Ces derniers temps, l’on remarque des clients se bousculer dans les allées des marchés de la ville, pour faire leurs approvisionnements quotidiens, notamment en fruits et légumes qui remplissent les étales des marchands. La majorité d’entre eux viennent surtout pour contempler plutôt que d’acheter, car de nos jours, les prix ne font qu’augmenter. Aux marchés des différentes Moughataa, mangues, oranges, pastèques, raisins, pomme de terre, poivrons, oignons et autres légumes et des fruits importés comme bananes, ananas, garnissent les stands. Autant de produits, dont la tendance n’est toujours pas à la baisse des prix, et à un moment où les clients ne cessent de dénoncer la hausse vertigineuse des prix et la cherté du coût de la vie d’une manière générale. D’ailleurs, certains vendeurs l’ont bien compris et semblent avoir retenu la leçon de spéculation. Conscients que cette période coïncide avec les rencontres, les manifestations populaires, telles que les mariages et autres cérémonies, pendant lesquelles la fièvre de la consommation bat son plein, les marchands déploient des talent fous pour vanter les mérites de leurs marchandises. Cependant, devant la vague de la hausse des prix qui atteint le monde, les consommateurs sont devenus très regardants sur leurs portes-monnaies, et se sentent frappés de plein fouet par ce phénomène grandissant. Les mesures, annoncées en grande pompe par le gouvernement pour alléger la souffrance des populations, tardent à être mises en œuvre. Une situation qui ne fait qu’affaiblir d’avantage le pouvoir d’achat de ces populations. C’est le cas de Oumrana mint Mohamed, professeur dans un lycée, qui trouve que les prix des denrées de première nécessité sont devenus très élevés et que la hausse a touché pratiquement tous les produits sur les marchés. Pour elle, de nombreux clients font des va et vient dans les marchés, à cause des difficultés de remplir le panier touché par la cherté, dans un contexte marqué par la stagnation des salaires de base, une hausse généralisée des prix et la non maîtrise de ces prix sur les marchés. Aujourd’hui, les différents marchés de la capitale sont également marqués par une grande disparité au niveau des prix. Il faut reconnaître que cette hausse intervient alors que les émoluments n’ont pas beaucoup évolué depuis quelques temps, ce qui rend la situation encore plus difficile. Ajoutées à cela les insignifiantes indemnités de logement et de transport, récemment accordées par le gouvernement aux fonctionnaires et agents de l’Etat, sans consultation préalable des syndicats, ce qui met les chefs de famille dans la tourmente. D’un autre coté, les vendeurs, quant à eux, reconnaissent cette hausse, mais ne dramatisent pas pour autant. Ils pensent qu’elle est exagérée par les citoyens. Tandis que les consommateurs continuent de crier leur désarroi. Pour mieux cerner l’état de la hausse de prix, il n’y a qu’à jeter un coup sur leurs tendances actuelles : le sac d’oignon se négocie actuellement à 3500UM ; sac de pomme de terre est à 4500UM ; le sac de sucre passe à 10600UM ; le sac de riz se vend à 9500UM ; le sac de célia ou lait en poudre est à 2900UM ; une caisse de thé s’obtient à 9700UM ; et le kilo de viande varie entre 900 et 1500UM tandis que pour l’huile on trouve le litre à 400UM et la caisse se négocie à 6000UM. Une situation qui n’augure rien de bon et les citoyens les moins nantis, qui représentent la majorité de nos populations, se contentent le plus souvent d’un repas par jour. Si la situation continue à ce rythme et que des mesures sérieuses ne sont pas prises pour freiner cette hausse, il est clair que le malaise et l’instabilité sociale iront en s’approfondissant. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=302 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=301 2010-07-19 Election de délégués au MHUAT : La CGTM s’adjuge l’ensemble des sièges des délégués du personnel La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a remporté tous les sièges de délégués du personnel au Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’aménagement du Territoire, à l’issue des élections professionnelles qui se sont déroulées, aujourd’hui, au niveau de ce Département. 6 sièges étaient à pourvoir dont trois pour les délégués titulaires et trois pour les suppléants. Reconnue pour son engagement en faveur du monde du travail, elle recueille ainsi les dividendes de la confiance que les travailleurs lui témoignent. Le scrutin a été supervisé par la direction des affaires administratives et financières représentée par le chef du service du personnel, en présence de deux représentants de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM). Il s’agit des camarades : Mohamed Lehbib Chérif et Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed. A l’issu du scrutin, c’est l’unique liste de la CGTM qui a remporté tous les sièges à pourvoir, soit 6 délégués titulaires et leurs suppléants. Cette victoire est aussi celle de tous les travailleurs de ce département ministériel, car ils auront voté pour des délégués capables de prendre en charge leurs préoccupations, ainsi que de valoriser et défendre leurs droits. La CGTM félicite ses militants et sympathisants qui ont su surmonter des épreuves difficiles pour arriver à ce résultat satisfaisant, et les appelle à redoubler d’efforts pour l’amélioration, des conditions de ces travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=301 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=300 2010-07-14 Macore aurait-elle peur d’organiser des élections de délégués du personnel ? Les travailleurs de la société Macore, vivent depuis quelques temps une situation assez préoccupante. En effet, la société utilise des procédures systématiques visant à mettre un frein à toute velléité d’organisation des travailleurs. Les travailleurs et travailleuses de Macore sont au même titre que les autres travailleurs mauritaniens. Mais, ils sont souvent privés du droit fondamental que constitue la liberté syndicale et sont quotidiennement confrontés à la violation de leurs droits élémentaires. Plusieurs tentatives d’organisation des élections professionnelles avaient échoué à cause notamment de la réticence et parfois même de la mauvaise foi de l’employeur qui repousse à chaque fois la date du scrutin en prétextant de faux arguments. Les travailleurs ont plusieurs fois tenté de forcer les choses, mais rien n’y fait, l’employeur s’entête à repousser les élections. Il est pratiquement impossible pour les travailleurs de mener des actions pour réclamer une amélioration de leurs conditions au niveau de l’entreprise. Pourtant, la législation nationale leur donne le droit de s’organiser. Mais c’est dans la pratique que cela pose problème. Au niveau de cette société, la liberté syndicale est presque inexistante. L’employeur recrute souvent librement les travailleurs, sans contrat, et les licencie aussi librement, parfois sans payer leurs droits et indemnités. Ce qui pose le problème de la précarité de l’emploi. La société ne peut continuer à violer les droits de ses travailleurs. Ces derniers sont normalement protégés par le Code du travail au même titre que les autres travailleurs, mais l’employeur n’applique pas le code du travail en matière de recrutement, de licenciement et même de liberté syndicale. Dans cette société, les licenciements sont monnaie courante. Quand les travailleurs sont licenciés, ils sont privés de leurs droits. L’employeur ne comprend pas qu’organiser une élection de délégués du personnel n’est pas de nature à porter atteinte à ses intérêts ni à ceux de sa société. Au contraire ! Cet employeur doit savoir que les délégués du personnel sont des partenaires qui doivent travailler de commun accord avec lui afin que la productivité de son entreprise soit assurée, dans le respect des droits fondamentaux. En cas de litige, ils sont des interlocuteurs avec qui il peut trouver des solutions au sein de l’entreprise. Dans le cadre de la mise en place d’un collège de délégués du personnel, la CGTM à travers le Syndicat National des Travailleurs des Services n’a jamais cessé de discuter avec la Direction de la société, mais à ce jour aucune solution n’a encore été trouvée. La CGTM compte donc utiliser tous les moyens légaux afin que justice soit rendue à ces braves travailleurs qui consentissent d’énormes sacrifices. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=300 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=299 2010-07-13 La CGTM crée un Centre de formation professionnelle La CGTM vient de créer un Centre de formation professionnelle au profit des jeunes mauritaniens associant à la fois la formation théorique et pratique. Ainsi, les jeunes bénéficieront d’une formation théorique au niveau du centre de formation qui leur permettra de faire valoir la formation acquise sur le marché de l’emploi, et les mettre en pratique en cas de recrutement. Le centre de formation professionnelle est le fruit d’une collaboration entre la CGTM et la Communauté Autonome de Madrid qui regroupe environ 16 municipalités travaillant dans de nombreux domaines avec les pays du Sud pour aider au développement local. Dans ce cadre et à travers ISCOD (Institut Syndical de Coopération au Développement de l’Union Générale des Travailleurs d’Espagne) avec lequel la CGTM coopère dans le cadre du projet de la migration, une proposition d’un projet de formation syndicale a été soumise à la Communauté Autonome de Madrid qui a bien voulu le préfinancer. Ce projet a été conçu pour répondre aux besoins de formation des jeunes mauritaniens en vue de leur insertion dans le marché du travail. C’est, d’ailleurs, l’intitulé du projet qui vise à contribuer à l’insertion des jeunes sur le marché du travail, au niveau local. C’est fort du constat que le problème du chômage des jeunes constitue, aujourd’hui, un facteur de blocage dans le développement du pays, que la CGTM, en tant qu’acteur de développement et partenaire social, a fait de la question de l’emploi l’une de ses priorités. Pour elle, toute croissance économique, qui ne génère pas des emplois décents, ne pourra pas assurer un développement durable. Aujourd’hui, les indicateurs économiques ne sont perçus que dans le cadre des indicateurs macro-économiques, mais les indicateurs sociaux ont tendance à ne pas être pris en considération. Parmi ces derniers, c’est l’occupation de la force active des activités qui puissent leur assurer un revenu, une insertion sociale et même un statut social. C’est par là qu’on peut considérer qu’un pays est développé ou émergent. Consciente de cette situation, la CGTM a demandé un appui pour contribuer à former les jeunes mauritaniens. Aujourd’hui, il y a de nombreux postes d’emploi qui échappent à la main d’œuvre nationale. Et, le plus souvent, c’est par manque de qualifications professionnelles. Celles-ci ne peuvent être obtenues que dans des structures adaptées et conçues à cette fin. En obtenant ce financement, la CGTM a signé une convention de collaboration avec le Centre de Formation et de Perfectionnement Professionnel (CFPP), une structure très connue sur la place, qui est d’ailleurs la seule qui forme les cadres mauritaniens dans le domaine des métiers. C’est le CFPP qui va dispenser des cours de formation, pour le moment, dans deux filières retenues, l’électricité et la plomberie. Notons que cette formation répond également aux normes « genre », car la majorité de ceux qui seront formés en électricité sont des filles. Une première, et cela peut contribuer à, non seulement, créer des emplois, mais, aussi et surtout, à permettre aux jeunes mauritaniens de comprendre que filles ou garçons, ils peuvent accéder à des métiers qui peuvent valoriser et renforcer leurs capacités. Au niveau du Centre Guide pour la Migration, une structure de formation en informatique a été créée, pour permettre aux jeunes qui ont des besoins liés à leurs activités ou à leurs études de pouvoir renforcer aussi leurs connaissances dans le domaine de la maitrise de l’outil informatique. A travers cela, ces jeunes pourront comprendre que le mouvement syndical et la CGTM en particulier, non seulement, s’occupe des revendications des travailleurs, ce qui est sa raison d’être, mais aussi veut développer les capacités des jeunes pour qu’ils sachent que le mouvement syndical est là pour les aider, les encadrer, et répondre à leurs attentes par rapport à l’emploi et à la formation. Ces formations se déroulent sur une période de trois mois et seront renouvelées pour permettre à d’autres jeunes d’avoir la possibilité d’y accéder. La CGTM compte même aller vers des initiations plus avancées pour que ces étudiants puissent rivaliser même au niveau du CFPP pour accéder à des graduations beaucoup plus importantes. A travers le lancement de cette formation, la CGTM a compris que pour pérenniser ses activités, il faut se tourner vers la jeunesse et que pour l’intéresser au mouvement syndical, il faut la motiver pour qu’elle comprenne par quel chemin il faut passer. Le chemin le plus rapide c’est la formation qualifiante qui permet de subvenir à ses besoins, de se solidariser avec son groupe, d’appréhender les relations professionnelles… Les objectifs recherchés, à travers cette activité, c’est d’abord permettre aux jeunes mauritaniens d’accéder au marché de travail local. Aujourd’hui, force est de constater que beaucoup de métiers sont occupés par une main d’œuvre étrangère et souvent par une main d’œuvre nationale mais peu qualifiée, ce qui constitue un problème. La CGTM a ouvert ce centre pour contribuer à l’accès des nationaux aux emplois, et la formation professionnelle est l’unique voie par laquelle il faut passer. Le second objectif, c’est le rajeunissement des structures syndicales pour la CGTM. Parce qu’en faisant adhérer ces jeunes à l’organisation, en les encadrant, les motivant d’avantage dans ces formations professionnelles, on crée un type de militant nouveau, jeune qui comprend les réalités syndicales adaptées à ses propres besoins. Aujourd’hui, ce qui attire les gens vers les organisations, c’est leurs attentes. Le rajeunissement des structures syndicales et la création d’un mouvement de jeunes fort et dynamique constituent également un objectif fondamental qui n’est pas une fin en soit, parce que c’est en exerçant une activité professionnelle qu’on se syndicalise d’avantage. Troisième objectif, c’est la création de rapports étroits avec les entreprises nationales aussi bien publiques que privées, afin de voir les opportunités d’emploi qu’elles peuvent offrir à l’issue de ces formations. La CGTM est très consciente du fait que la formation est nécessaire, mais faudrait-il qu’à cette étape, les jeunes utilisent les connaissances et compétences pour pouvoir travailler. Pour atteindre cet objectif, la CGTM lance un appel au ministère chargé de l’emploi et de la formation professionnelle et les technologies nouvelles, ainsi qu’aux sociétés d’Etat comme la SNIM, la SOMELEC… pour qu’elles offrent à ces jeunes la possibilité de mettre en pratique les connaissances qu’ils ont acquises dans le cadre des emplois fixes et durables. Quatrième objectif, c’est de montrer que le mouvement syndical est aussi un partenaire social qui peut contribuer au développement durable du pays. Le Ministère du travail, de la formation professionnelle et des nouvelles technologies, notamment la direction de la formation professionnelle est déjà informée de l’existence du centre. La prochaine étape consistera à démarcher les entreprises pour que ces jeunes puissent trouver des emplois à l’issue de leur formation. Un objectif extrêmement important pour la CGTM qui a remarqué, qu’aujourd’hui, dans certains métiers, tels que l’électricité, la menuiserie, la plomberie… souvent les jeunes mauritaniens sont absents parce qu’ils n’ont pas les qualifications nécessaires, certains ne maîtrisent même pas ces métiers. Actuellement, il faut remarquer que les mentalités ont changé, on voit de plus en plus de filles formées dans ces métiers naguère réservés aux hommes. La CGTM vise, à travers cette formation, un changement des mentalités. Ces jeunes, issus de milieux assez modestes, n’ont pas eu la chance d’accéder à de hautes études ou de finir leur cursus. Il y a aussi des jeunes, des militants de la CGTM qui fréquentent des universités, ou des lycées et ont compris que le syndicat apporte une plus-value pour la jeunesse, et que la formation académique n’est pas la seule formation qui existe, mais, parallèlement, il y a des formations pour développer des compétences professionnelles, techniques, scientifiques. Il faut que la jeunesse sache que tout le monde ne peut pas occuper des fonctions bureaucratiques. Il n’y a pas de sots métiers, on peut choisir d’être ingénieur, technicien du génie civil, plombier... http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=299 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=297 2010-07-13 Sit-in des travailleurs du Ministère du développement rural devant la Présidence Ce matin des dizaines de travailleurs du Ministère du Développement Rural, ont organisé un sit-in devant la présidence où se tenaient les travaux de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres. Ces travailleurs manifestaient notamment pour protester contre le retard du paiement de leurs salaires depuis près de deux ans. Les manifestants brandissaient des pancartes et des banderoles où étaient mentionnées leurs doléances. Ils demandaient essentiellement plus d’équité et de justice dans leur traitement ainsi que le paiement de leurs droits. Selon le porte-parole de ces manifestants, ce groupe est composé d’environ 260 travailleurs appartenant à trois départements du ministère du développement rural et qui ont charge de nombreuses familles. Il indique que les dépenses de ces familles ont été sensiblement réduites à cause de l’arrêt du paiement de leur salaire. Il a mis en garde contre ce qu’il qualifie comme étant les signes précurseurs d’une crise sociale si des mesures urgentes ne sont pas prises pour arrêter le calvaire de ces familles. Les travailleurs qui manifestaient sont issus de trois groupes différents. Le premier groupe provient du Centre National de recherche agronomique et de développement agricole à Kaédi, quant au second, ils viennent essentiellement de la Direction des politiques, du suivi et de l’évaluation agricoles. Le troisième groupe est composé des travailleurs de l’Ecole Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole de Kaédi. Tous demandent le paiement intégral de leurs salaires. Pour les travailleurs du centre National de recherche agronomique et de développement agricole à Kaédi, ils disent ne pas avoir perçu le moindre salaire depuis presque 7 mois, et rappelle par la même occasion que leurs allocations familiales n’ont pas été payées au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale. Les travailleurs de la direction des politiques, du suivi et de l’évaluation agricoles, eux réclament le paiement des 6 mois d’arriérés de salaire, et notent également le non-paiement de leurs allocations familiales à la caisse nationale de sécurité sociale. Quant aux travailleurs de l’Ecole nationale de Formation et de Vulgarisation agricole de Kaédi, ils demandent le paiement de certaines primes pour l’année 2010 qui n’ont pas été effectuées à ce jour ainsi que le paiement des droits de certains retraités de ce service qui n’a pas encore été fait. Il faut noter que ces travailleurs organisent depuis quelques temps des manifestations pour réclamer le paiement intégral de leurs droits et ont annoncé leur volonté de poursuivre ces actions pour que justice leur soit rendue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=297 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=296 2010-07-06 Elections professionnelles à la Délégation Régionale du MHUAT : La CGTM rafle tous les sièges Les travailleurs de la Délégation Régionale de l’Habitat et de l’Urbanisme à Nouakchott ont choisi leurs représentants pour les deux années à venir (4 délégués) dont 2 titulaires et 2 suppléants ce mardi 6 juillet au siège de l’institution. Une seule liste était en compétition présentée par la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM). Au terme de ces élections, la seule liste en lice a remporté les 4 sièges. Les délégués titulaires sont les suivants : Abdallahi O/ Salem et Bécaye O/ Zeini tandis que les délégués suppléants sont les camarades : Mohamed O/ Isselmou et Cheikh M’Bodj. Ces délégués devront défendre pendant 2 ans les intérêts ainsi que les droits de leurs collègues au sein de l’institution. Les mandataires pourront compter sur l'appui massif des travailleurs qui l’ont déjà manifesté à travers les urnes. Les délégués devront également, porter les réclamations des travailleurs devant les employeurs et veiller à l'application des lois sociales en milieu professionnel. Signalons que ces élections ont été supervisées par le responsable de l’institution en présence de deux représentants de la CGTM il s’agit des camarades : Mohamed Lehbib Cherif et Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed. La CGTM félicite ses militants pour ces résultats et les appelle à faire d’avantage dans l’amélioration des conditions des travailleurs de cette institution. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=296 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=295 2010-07-06 La CGTM remporte les élections professionnelles à la SAM Des élections professionnelles se sont déroulées aujourd’hui au niveau de la Société des Aéroports de Mauritanie (SAM). Deux listes étaient en compétition dont une pour la CGTM et une autre pour la CLTM. Au total, il y avait 6 sièges à pourvoir. Le scrutin a été supervisé par les responsables de la société en présence de deux représentants de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM). Il s’agit des camarades : Mohamed Lehbib Cherif et Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed. A l’issue du scrutin, c’est la liste présentée par la CGTM qui a remporte la majorité des sièges à pourvoir avec 4 sièges dont 2 délégués titulaires et 2 délégués suppléants. Cette victoire est aussi celle de tous les travailleurs de la société car ils auront voté pour des délégués capables de prendre en charge leurs préoccupations ainsi que de valoriser et défendre leurs droits. La CGTM félicite ses militants et sympathisants qui ont su surmonter des étapes difficiles pour arriver à ce résultat très satisfaisant et les exhorte à redoubler d’effort pour le bien-être et la prospérité des travailleurs de la société. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=295 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=294 2010-07-06 La MACOBA TP abuse des droits d’un travailleur MACOBA TP, est une société spécialisée dans le domaine du Bâtiment. Cette société a engagé Mr Dame Ka, en qualité de Chef de chantier, le 15 mars 2008. Il travaillait dans des conditions épouvantables, moyennant un salaire mensuel de 193.000UM. Monsieur Ka travaillait plus de 12 heures par jour, souvent il lui arrivait même de travailler 24 heures sur 24 et sans congés annuels ni repos hebdomadaires. Au cours du travail, il fut victime d’un accident. Il s’est retrouvé avec la jambe presque immobilisée. Son employeur, par sa mauvaise volonté n’a ni déclaré cet accident à la CNSS ni pris totalement en charge les frais médicaux de cet accident. Après presque deux années de service, au risque de sa vie et au péril de sa santé, il s’est vu licencié par son employeur, sans aucun motif valable. C’est après son retour d’une convalescence que son employeur a d’abord voulu le placer dans un poste inférieur à celui qu’il occupait sans observer les dispositions de l’article 15 de la CCGT et 29 du code du travail. Ce que le travailleur a refusé et c’est suite à cela qu’il a été licencié verbalement par l’employeur violant ainsi les articles 46 du Code du Travail et 20 de la CCGT. A ce moment, il a décidé de saisir l’Inspection du travail. Au cours de la séance de conciliation, le Directeur de la société a démenti ce licenciement et précisé que le travailleur s’est précipité. Un procès verbal lui stipulant de retirer sa plainte fut signé. Dans la même semaine, il recevait une demande d’explication et une mise à pied de trois jours violant ainsi les dispositions de l’article 296 du Code du travail. Puis son employeur, lui a adressé une lettre de licenciement pour fin des travaux sans aucun préavis et sans qu’il y ait un contrat stipulant qu’il était engagé pour le chantier Aftout Essahili. Ayant été abusivement licencié, Mr Dame Ka a saisi le Syndicat National des Travailleurs de Services (SNTS) affilié à la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), pour déposer une saisine auprès de l’inspecteur du travail pour un licenciement pour traitement non-conforme. Et compte tenu de tout le préjudice causé au travailleur et de la perte de son emploi après de si loyaux services, il réclame des dommages et intérêts. Ce licenciement comme on peut le constater une fois de plus est irrégulier en la forme et abusif dans le fond. En la forme, étant donné que la configuration dans laquelle, Mr Ka exerçait répondait aux conditions d’un contrat à durée indéterminée, dans ce cas la partie qui prend l’initiative de rompre le contrat doit donner à l’autre un préavis selon l’esprit de l’article 46 du Code du travail qui dispose : « le contrat du travail peut toujours cesser par la volonté de l’une des parties, cette résiliation est subordonnée à un préavis notifié par écrit par la partie qui prend l’initiative de la rupture » ; « Avant toute décision de licenciement, l’employeur doit en informer le travailleur par écrit indiquant le motif allégué et l’invitant à fournir des explications par écrit dans un délai de quarante huit heures». Au fond, la Société MACOBA TP a licencié Mr Ka sans aucun motif valable. Et l’article 60 du code du travail dispose à cet effet que « …Les licenciements effectués sans motifs légitimes, de même que les licenciements motivés notamment par les opinions politiques ou religieuses du travailleur, son appartenance ou sa non-appartenance à un syndicat, son sexe, son âge, sa race, son ascendance nationale, sa couleur, sa religion, sont abusifs … ». A travers ce qui a été dit, il est donc clair qu’il y a lieu de dire que son licenciement est abusif. Actuellement, Mr Ka demande que justice soit rendue et réclame le paiement intégral de tous ses droits. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=294 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=293 2010-07-06 La CGTM au 2ème congrès de la CSI à Vancouver Une délégation de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a participé au 2e Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI) qui s’est tenu du 21 au 25 juin dernier à Vancouver (Canada), avec la participation d'un grand nombre d'organisations syndicales. Notons que la délégation de la CGTM était composée du Secrétaire général, le camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, du chef de département des études, enquête et gestion de projet, le camarade Mohamed Faiçal Beyrouk ainsi que la camarade Ami Konté, membre du comité mondiale de la jeunesse. Au cours de cette importante rencontre, le Secrétaire Général de la CGTM, a prononcé une allocution chargée de beaucoup d’émotions et de conviction. Il a d’abord rappelé qu’il venait d’un petit pays la Mauritanie qui fait face à une crise multidimensionnelle et qui n’a connu par le passé que des régimes autoritaires, parti unique ou des juntes militaires. Exception faite, à la période 2007 où des élections démocratiques ont pu avoir lieu mais qui ont malheureusement été remises en cause par un coup d’état en 2008. Il a rappelé que des organisations syndicales affiliées à la CSI y ont opposé une résistance démocratique et pacifique. C’était une occasion pour lui de remercier la CSI, son secrétaire général Guy Ryder et tous leurs affiliés pour le soutien qu’ils n’ont cessé d’apporter dans le combat pour la démocratie. Il a précisé que la Mauritanie était un pont entre deux mondes, celui du monde arabe et de l’Afrique. Le monde arabe qui malheureusement pendant plusieurs siècles a connu des guerres sanglantes et continue à faire l’objet de théâtres de conflits sanglants consécutifs à des situations d’occupation notamment en Irak où le peuple de ce pays frère continue à gémir sous le feu de l’occupation militaire. Il a mis l’accent sur le fait que la CGTM, a depuis fort bien longtemps, réclamé le recouvrement rapide de ce pays à sa souveraineté et l’accession rapide de ce peuple à la souveraineté internationale ainsi que le retrait de toutes les forces d’occupation. Pour le cas de la Palestine, il a réclamé le droit de ce peuple à l’autodétermination et à son indépendance en condamnant l’occupation israélienne et a demandé la mise en œuvre des conclusions du rapport de Goldston sur la question. Il a réitéré son soutien à la proposition des palestiniens notamment celle de leur syndicat pour l’organisation d’une caravane de solidarité avec eux. Dans son discours, il a aussi souligné la situation comme étant sur le plan syndicale et politique, caractérisée par un déficit très important en matière de démocratie, droits humains et syndicaux. A cette occasion, il a remercié la CSI pour avoir réuni ses affiliés dans cette région pour réfléchir ensemble sur la situation et les perspectives. Il a précisé que la question de la démocratie c’est notre problème à nous, estimant que « nous devons nous assumer pour ce combat et nous avons besoin d’un soutien actif de toutes les forces démocratiques en particulier la CSI ». C’est ainsi qu’il a sollicité la nécessité de la création d’un espace CSI au niveau de la région arabe avec comme objectif le renforcement des prérogatives et de la mission du bureau de Amman pour le monde arabe. Et il a également sur cette question demandé l’appui effectif pour entériner ou faire sienne les conclusions de la conférence de Tunis, des organisations arabes affiliées à la CSI, en demandant au congrès de prendre cela en charge. Pour la région Afrique, il a rappelé que ce continent qui a subit les affres de la traite criminelle négrière et la colonisation, croupit aujourd’hui sous le diktat du FMI et de la Banque Mondiale ainsi que du pillage par les multinationales des richesses de ce continent. Des multinationales qui ne sont pas venues pour nous soutenir dans les politiques que nous avons souverainement choisi mais plutôt pour nous imposer un mode de développement qui a déjà fait longuement feu : le capitalisme. Aujourd’hui par rapport à la taxe qui est proposée sur les transactions financières internationales, il a souhaité que la grande majorité de ces taxes soit affectée au développement de l’hémisphère sud puisque tant qu’il n’y a pas un développement durable et réel au niveau de cette région du monde, il n’y aura pas de stabilité, ni de paix et de justice sociale. Il a estimé que nous avons besoin d’une CSI très forte. Pour lui cela signifie que c’est une CSI qui dispose d’une force d’argument notoire et pense que sur ce plan il y a des avancées importantes pour négocier avec les partenaires à l’échelle mondiale pour une gouvernance mondiale plus juste. Il a indiqué nous avons besoin d’une CSI forte sur le terrain c’est-à-dire une organisation qui a besoin d’une capacité de mobilisation d’un recours donc à l’argument de force. Dans ce cadre, il a salué l’initiative de la CSI d’organiser à l’échelle planétaire la journée du 7 octobre, la journée mondiale du travail décent. Il a souhaité élargir cela à d’autre événements notamment la journée du 17 octobre la journée mondiale pour la lutte contre la pauvreté, le 18 décembre, la journée des migrants, le 8 mars, le 1er Mai, le 12 juin etc. C’est-à-dire les différentes échéances que la CSI doit en faire des occasions de campagne pour pouvoir faire des démonstrations de force. Les moments forts de ce congrès ont été marqués par une discussion très large sur le thème central de la crise à la justice sociale « Maintenant le peuple ». Un thème qui a suscité un grand débat et tout le monde est intervenu sur la tribune pour réclamer un autre ordre économique, social et politique plus juste et a décrié le système actuel caractérisé par l’injustice. Le système capitaliste a fait ses preuves et tous les participants à ce congrès ont insisté sur le fait que la CSI doit être le fer de lance et l’avant-garde de ce combat mondiale pour la justice et pour un développement durable. Ce congrès a été aussi marqué par un certain nombre d’événements. C’est ainsi qu’il y a eu des panels auxquels ont participé le directeur général de FMI, le président de la Banque Mondiale, le directeur général de l’OMC, le directeur exécutif du BIT puisque le directeur général n’a pas pu faire le déplacement. Ces derniers ont été interpellés sur certaines questions qui intéressent le monde du travail sur la gouvernance économique et les problèmes essentiels. Ces panelistes ont exprimé leur disponibilité à un dialogue, à une certaine révision de leur lecture et des propositions ainsi que des remèdes à la gouvernance économique actuelle. Les participants ont eu droit à une intervention par télé vidéo du premier-ministre grec sur la situation de son pays et sa vision de la crise que connaît son pays sans oublier les perspectives. Le congrès a aussi été marqué par la visite de la Présidente argentine qui a également prononcé un discours assez remarquable et a stigmatisé les rapports actuels qu’elle s’est engagée à défendre lors du G20 qui devait se tenir dans la mi-semaine à Toronto où les préoccupations du mouvement syndical international figurent en bonne place et surtout l’exigence sur cette taxe sur les transactions financières et de réglementer ces taxes financières internationales. Après toutes ces interventions et les débats en plénière, le congrès a adopté la résolution spéciale sur le thème du congrès. Il y avait également un ensemble de résolutions dont une sur la situation de la démocratie et la paix sur laquelle de très grands débats au niveau de la commission et des amendements qui étaient en définitive revenus sur cette question de la Palestine ainsi que du soutien à la cause des travailleurs palestiniens. Le congrès a adopté le rapport financier et le rapport d’activité et a élu les instances de l’organisation. Désormais c’est Sharon Baron qui est Secrétaire Général de la CSI. Le Secrétaire Général sortant, Guy Rider est appelé à d’autres fonctions notamment celle de vice-directeur exécutif au niveau du BIT. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=293 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=292 2010-07-05 RAPPORT SUR LA PARTICIPATION DE LA CGTM AU 2 CONGRES DE LA CSI /VANCOUVER ,CANADA DU 20 AU 25 JUIN 2010 La CGTM a été représenté au 2eme congrès de la CSI par une délégation dirigée par le secrétaire général Abdellahi O/ Mohamed dit Nahah et comprenant Mohamed Fayçal O/ Beyrouk ,Chef du Département EGP /Chef de Projet MSI et Amy Koné représentant le Mouvement des jeunes. La délégation CGTM est arrivée à Vancouver le 19 juin et a procédé à son inscription au congrès des le lendemain et ce en même temps que la délégation de notre partenaire la CGSLB dirigée par le secrétaire national Jan Vercamst et comprenant 6 autres membres dont notamment la Chef du Service International Vera Dos Santos et les responsables de Projet Maresa Leroux et Dominik Roland. Le lundi 21 JUIN à 1Oh une réunion de revue du Projet MSI a été tenue à l’hotel Renaissance en présence du secrétaire général et des responsables de Projet à MSI ,Maresa et Dominik Roland. Le Chef de Projet MSI/ CGTM a donné un aperçu succinct de l’état des lieux des activités du Projet pour 2010 et ce conformément au plan d’action approuvé par MSI durant le monitoring de Janvier 2010 à Bujumbura. Il en ressort que les activités se déroulent comme prévu ,ainsi des équipements des coordinations régionales qui s’est achevé à temps, de l’implantation des structures de l’informel au niveau des régions qui continuent sans entrave, des SAS dont la gestion et le suivi sont assurées par les CPR et dont l’implantation de nouveaux services continuent, ainsi que les sessions de sensibilisations et formations ,les célébrations du 08 mars et 1 Mai , les missions de terrain qui assurent le contact avec la réalité des régions et prennent en charge les autres dimensions syndicales de la CGTM…. Les perspectives pour le reste de 2010 ont été évoqués et les estimations budgétaires correspondantes transmises à MSI. Le SG a remercié la CGSLB pour son partenariat exemplaire et hautement important pour la CGTM et a invité la responsable de MSI pour la Mauritanie à venir en visite pour s’imprégner de la réalité du terrain et apprécier les réalisations du Projet. Le lundi 21 juin à 16 h connaitra l’ouverture officielle du congrès de la CSI au Vancouver Convention Center avec le discours de la présidente de la CSI, celui de l’hôte du congrès la CLC ,du premier ministre grec , du maire de Vancouver , du directeur général du BIT …… Mardi 22 juin connaitra l’ouverture de la plénière du congrès, le SG ainsi que le reste de la délégation ,le représentant de l’UTM et de la CLTM y sont présents . Un diner est offert par la CGSLB auquel sont invités les délégations de la CGTM, la CNTS (Sénégal),FNTT(Burundi), la CSB (Burkina) et au cours duquel un échange d’allocutions entre le secrétaire national de la CGSLB et les chefs de délégations africaines. Merecredi 23 Juin : La CGTM participe aux travaux de la commission de résolution du congrès. Jeudi 24 Juin :le secrétaire général prononce son discours devant le congrès dans lequel il exposera la situation politico social du pays ainsi que les conséquences de la crise financière sur la Mauritanie et les pays du Sud en général ; il réaffirmera le soutien de la CGTM à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières ainsi que la nécessité d’avoir une gouvernance plus équilibrée de la mondialisation. Le Chef du département EGP prendra part à la table ronde consacrée à l’économie informelle dans laquelle il exposera , au nom des partenaires de MSI, l’expérience de syndicalisation du SEI dans la sous région. Un accent particulier sera mis sur la nécessité d’inclure dans les résolutions du congrès la nécessité d’agir pour assurer la protection sociale des travailleurs du SEI. Vendredi 25 juin: élection des auditeurs ,de la nouvelle secrétaire générale, et discours d’adieu de Guy Rider le SG sortant et clôture du Congrés. Ce congrès été une occasion idoine de faire connaître les positions de la CGTM sur nombre de questions et d’orientations socio économiques et de faire partager notre expérience avec les autres affiliés de la CSI ; il a permis également de faire le point de notre partenariat exemplaire avec la CGSLB et d’envisager les perspectives d’avenir . Mohamed Fayçal O/ Beyrouk Chef Département Etudes et Gestion de Projets/Chef de Projet MSI http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=292 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=291 2010-07-05 Augmentation excessive des prix du carburant Depuis ce matin, une hausse significative du prix du carburant à hauteur de 8 ouguiyas a été observée dans la capitale. Avec cette nouvelle hausse, le prix des carburants passent de 255 à 263 UM, pour le gazoil ; et de 316 à 324 UM, pour l’essence. Cette troisième hausse, en une année, agace beaucoup. Parce que, justement, le prix du baril du brut connaît un répit sur le marché mondial ; variant entre 70 USD à Londres et 80 à New York. Le pire est que énième hausse du prix des carburants s’est répercutée immédiatement sur les prix des transports et des denrées de première nécessité. En ce temps où les ménagent tirent le diable par la queue, et où les transports urbains et interurbains font face au marasme dans leur secteur, du fait de la paupérisation des voyageurs, il est important que les pouvoirs publics restent en alerte, de façon à éviter que la situation devienne incontrôlable. Il est loin le temps où tout était fait pour donner l’impression qu’un contrôle des prix était exercé. Aujourd’hui, la réalité a rattrapé les promesses lancées sans discernement. Les pauvres, censés être la pierre angulaire des préoccupations du nouveau pouvoir, sont en train de payer le prix fort. Ils ne voient guère leur quotidien s’améliorer. Au contraire, il ne fait qu’empirer de jour en jour. Les commerçants, sommés il y a quelques temps de donner le change, en adoucissant la pression sur les ménages, ont visiblement repris du poil de la bête. Ils ne se gênent plus de pratiquer la spéculation, car, lentement, ils commencent à réinvestir les sphères du pouvoir pour promouvoir leurs intérêts. Les importateurs de carburant, qui sont souvent propriétaires des stations qui ont poussé comme des champignons jusqu’à encombrer certaines routes, ne doivent pas être laissés faire la loi. Des règles strictes pour moraliser le secteur sont nécessaires. Et il faut que celles-ci s’insèrent dans la loi sur les hydrocarbures bruts afin de prévenir toute forme d’anarchie. L’opinion se pose des questions. Il appartient au gouvernement de lui apporter des réponses, au lieu de valider, en catimini, des hausses de prix. Sans donner des justifications. Les citoyens-consommateurs ne doivent pas continuer indéfiniment à faire les frais des humeurs. Ils ont le droit de savoir lorsque des décisions touchent directement leurs conditions de vie. Du moment aussi qu’ils sont très mal défendus par l’association nationale des consommateurs, dont on se demande à quoi elle sert, car incapable de défendre les intérêts de ses mandants. Si le libéralisme est devenu une règle générale, depuis que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a instauré sa dictature par une régulation sauvage des marchés mondiaux, l’on ne doit, en aucun cas, ignorer les impératifs humanitaires. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les populations du tiers monde restent encore fragiles, en raison de la prévalence de l’extrême pauvreté. Alors qu’en occident, on croule généralement dans l’opulence et le gaspillage par la surconsommation. Des règles équitables, prenant en compte la spécifité de certains continents, sont donc indispensables pour créer les conditions de stabilité sociale http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=291 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=290 2010-07-01 Sit-in des professeurs vacataires devant la Présidence Les enseignants vacataires dans les établissements de l’enseignement supérieur ont observé ce matin un sit-in devant la Présidence. Ces manifestants demandaient notamment la fin des contrats et une titularisation complète. Ils ont également sollicité un dialogue et une concertation sérieuse avec les autorités compétentes autour de la problématique. Dans leurs revendications, ils ont aussi réclamé un statut particulier, l’organisation de concours de recrutement et du travail stable. Tout comme, ils ont parlé des problèmes qu’ils rencontrent souvent dans l’exercice de leurs fonctions: pas de salaire depuis le début de l’année et le provisoire qui dure pour eux depuis plusieurs années. La plupart d’entre eux sont des pères de familles et des gens en détresse en raison de leurs maigres revenus qui ne leur permet pas de répondre aux besoins de leurs familles. Et dire que les cours de nombreux étudiants des ces établissements sont assurés par ces enseignants qui, de surcroît, ne sont pas rémunérés pour leurs congés maladie et jours fériés, etc. Ces professeurs ont demandé aux autorités compétentes en particulier à leur ministère de tutelle de prendre des mesures nécessaires pour régler leurs problèmes notamment celui qui concerne leur intégration dans la fonction publique. Autre revendication et non des moindres, l'amélioration des conditions de travail car certains jugent ces conditions très précaires. Signalons enfin que ces enseignants, ont organisé plusieurs manifestations par le passé et distribué de nombreux communiqués pour qu’une solution durable soit trouvée à leurs problèmes. Ils ont promis de tenir d’autres sit-in de protestation pour que justice leur soit rendue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=290 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=289 2010-07-01 Séminaire sur le droit syndical et les normes internationales du travail C’est dans le cadre des séries de formations initiées par la CGTM en partenariat avec la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne, qu’une session de Formation sur le droit syndical et les Normes Internationales du Travail, a été organisée du 24 au 27 juin courant à Nouadhibou. Cette formation était destinée à une vingtaine de responsables syndicaux représentant les sections de la CGTM à Nouadhibou, Zouerate et Taziast. 4 jours durant, les participants ont débattu avec le conférencier en l’occurrence le camarade Bâ Aly Moctar chef du département éducation et formation à la CGTM, de la liberté syndicale, des normes internationales du travail ainsi que de la législation nationale notamment la convention collective et le code du travail. Durant cette session, les participants ont pris connaissance de l’existence de certaines conventions telle que la C 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical qui offre aussi bien aux employeurs qu'aux travailleurs un cadre légal d'une importance primordiale. D’autres thématiques aussi importantes ont été également débattues. Au cours de cette formation, il a aussi été question d’un certain nombre d’actions destinées à l’amélioration de la situation des travailleurs et qui sont récurrentes notamment : le recrutement de la main-d'œuvre, la lutte contre le chômage, la garantie d'un salaire assurant des conditions d'existence décentes ; la protection des travailleurs contre les maladies générales ou professionnelles et les accidents résultant du travail ; la protection des enfants, des adolescents et des femmes ; les pensions de vieillesse et d'invalidité, la défense des intérêts des travailleurs occupés à l'étranger ; l'affirmation du principe "à travail égal, salaire égal" ; l'affirmation du principe de la liberté syndicale ; l'organisation de l'enseignement professionnel et technique et d’autres mesures similaires. A l’issue de cette session, les participants seront désormais mieux armés pour défendre et faire valoir leurs droits et leurs intérêts ainsi que ceux de leurs collègues travailleurs dont ils sont sensés représenter. Le conférencier a également insisté sur la nécessité pour ces cadres de vulgariser ces connaissances à leurs bases respectives. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=289 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=288 2010-06-28 Session de Formation des formatrices sur la dynamique de conflit et les négociations collectives Renforcer les capacités des femmes syndicalistes en matière de techniques de négociation et de dialogue social : tel a été l’objectif de la tenue d’un atelier de formation des formatrices les 24, 25 et 26. Cette session de formation, est organisée dans le cadre des séries de formations mises en place par la CGTM en partenariat avec la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne. L’évènement qui s’est tenu dans le Centre Guide pour la Migration de la CGTM a connu la mobilisation effective de plus d’une vingtaine de femmes, d’une importante délégation de la CGTM conduite par le camarade Niang Mamoudou, chargé des relations extérieures de la CGTM, Mme Bâ Khadijetou Diagne, Chef de département administration et finance. Pour commencer, le Secrétaire Général par Intérim et chargé des relations extérieures, M. Niang Mamadou dans son discours d’ouverture a d’abord rappelé que c’est avec un réel plaisir que la CGTM a saisi cette opportunité qui consistait à une formation à l’adresse des femmes syndicalistes, dans le domaine de la dynamique des conflits et les négociations collectives. Il a aussi souligné l’importance que la CGTM accorde en matière de formation et de renforcement des capacités particulièrement en genre en collaboration avec les commissions ouvrières d’Espagne. C’est dans ce cadre qu’il affirme que beaucoup d’activités ont été faites pour renforcer et répondre aux attentes des dirigeantes du mouvement national des femmes de la CGTM. Selon lui, se sont ces dernières qui doivent mettre en œuvre la politique de l’organisation surtout en matière de genre. C’est ainsi qu’il précise que ces formations viennent renforcer les connaissances de ces femmes dans ce domaine pour que le mouvement national des femmes de la CGTM se développe d’avantage. Il a estimé que la CGTM accordait également une importance particulière à ces ateliers qui sont une suite pour rapprocher les bénéficiaires des modules les plus utilisés et qui sont plus en symbiose avec leurs activités quotidiennes sur le terrain. Il a aussi révélé la pertinence du thème qui est récurrent soulignant au passage que la gestion des conflits et les négociations, constituent la raison d’être des syndicats car ils sont chargés de la défense et de la promotion des droits des travailleurs. Et dans ce cadre il affirme que les syndicats sont toujours interpellés sur ces questions. Au sortir de ces journées, il espère que, les participants pourront répondre aux attentes du mouvement national des femmes. Auparavant, Mme Oumoulkheiry Mint Sidi ElMoustaph, vice-présidente du mouvement national des femmes de la CGTM, qui s’exprimait au nom de sa présidente, a souhaité la bienvenue aux participantes avant de les encourager à participer activement aux travaux de ce séminaire. Notons que durant ces trois jours plusieurs modules seront développés. Le premier fait allusion à la dynamique et à la gestion des conflits. Ces conflits, rappelons-le, sont des choses qui font partie de notre existence. Nous ne pouvons les éradiquer, mais nous pouvons les gérer. Le second module quant à lui est relatif aux techniques de négociation. Cette dernière est une série d’entretien, de démarches qu’on entreprend pour parvenir à un accord ou pour conclure une affaire. En plus, pour donner une touche particulière à l’atelier, des séances de travaux pratiques seront élaborées les formateurs, en vue d’aider les femmes à mieux cerner la portée de la formation. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=288 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=287 2010-06-28 La CGTM participe au 2e Congrès mondial de la CSI Une délégation de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) conduite par son Secrétaire Général, Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah participe à la 2e Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui se tiendra sous le slogan « Maintenant le peuple. De la crise à la justice mondiale »à Vancouver (Canada) 21 au 25 Juin. Outre le Secrétaire Général, on note aussi la participation du camarade Mohamed Fayçal Ould Beyrouk, Chef du Département Etudes et Gestion de Projets à la CGTM. Par ailleurs, il faut préciser que mille délégués représentant 176 millions de membres provenant de 155 pays et territoires participeront au deuxième Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI) à Vancouver, Canada, entre le 21 et le 25 juin. Les thèmes abordés seront liés aux demandes du mouvement syndical concernant la restructuration et la réforme de l’économie mondiale avec un accent particulier sur les droits des travailleurs, les travailleurs migrants, le changement climatique et le virus HIV. Parmi les orateurs attendus au Congrès de la CSI, notons la présence de Juan Somavia, Directeur général de l’Organisation internationale du travail, Dominique Strauss-Kahn, Directeur du Fonds monétaire international, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, et Helen Clark, administratrice du Programme des Nations unies pour le développement. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=287 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=286 2010-06-28 Mauritanie : le taux de chômage reste toujours élevé Dans notre pays, le taux de chômage reste toujours élevé, malgré une baisse de 0,80 point. C’est ce que vient de révéler un rapport gouvernemental qui indique que le taux de chômage dans le pays en 2009 était de 32%, pour revenir seulement à 31,2% en 2010. Ce qui voudrait dire que 414 648 Mauritaniens sont actuellement sans emploi. En dépit, d’un repli du taux de chômage global par rapport aux années précédentes, le chômage chez les jeunes reste néanmoins très élevé et a même augmenté dans certains cas. L’économie informelle et les activités à faible valeur ajoutée ont largement contribué à la création d’emplois dans le pays, au cours de la dernière décennie. C’est ainsi que le secteur informel emploie 85% de la main d’œuvre active, ce qui avoisine le nombre 914 352. Et 777 000 d’entre eux sont sans contrats de travail, sans protection sociale, ni droit à la retraite. Les non-permanents dans le secteur public représentent près de 12 000 employés. Le secteur privé, qui est le seul capable de générer des opportunités d’emplois, est pour le moment, sans grandes envergures par rapport à la politique de l’emploi dans le pays, en raison notamment de l’absence d’une "inspection permanente du travail et l’application de la législation du travail". Les secteurs du bâtiment, du transport, de la santé et du commerce, sont capable d’absorber la main d’œuvre nationale, mais restent pour la plupart mal organisés et marqués par une précarité grandissante. On voit donc que l’urgence serait que les politiques mettent davantage l’accent tant sur la quantité que la quantité des emplois. Par ailleurs, il est aussi nécessaire de réformer les systèmes d’éducation et de formation professionnelle qui jouent un rôle important dans l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Les réformes partielles et les solutions temporaires adoptées pendant des décennies dans un secteur d’une telle importance se sont révélées visiblement inefficaces pour la plupart, ou ne sont plus viables. Il faut également repenser les politiques de soutien à l’emploi dans le pays. D’autant qu’au cours des dernières années, le pays a consacré des budgets publics conséquents au financement des politiques d’emploi, mais ils n’ont pas encore produits les résultats escomptés parce qu’étant mal élaborés et souvent sans concertation avec les acteurs. Les états généraux de l’emploi tenus en 2005 avaient permis d’identifier les grands axes stratégiques de la politique nationale de l’emploi mais toutefois il a été remarqué que le gouvernement n’a pas encore mis en œuvre ce document final. Nous remarquons également le manque de l’implication de l’Etat dans la création d’un environnement propice au développement de notre jeune industrie qui est par essence un grand pourvoyeur d’emplois durables et mieux rémunérés. Les industries qui existent en Mauritanie connaissent une concurrence rude des biens et produits de consommation importés massivement sur le marché international où pourtant plusieurs opérateurs de ces pays bénéficient des subventions ou des facilités dans l’exploitation de leurs industries manufacturières. D’autre part, notre industrie nationale est absente de deux secteurs qui sont de grands vecteurs d’emplois à savoir l’agriculture et l’élevage. Ce n’est que lorsque ces deux mamelles de l’économie nationale connaitront une industrialisation à des coûts faibles sur le plan énergétique, que les usines de transformation tourneront dans toutes zones agropastorales de la Mauritanie, qu’une main d’œuvre massive opérant dans ces activités, trouvera des emplois fiables et durables. Mieux, notre système d’enseignement doit pouvoir s’adapter à ce développement local pour orienter les jeunes vers un marché porteur d’emploi et adapté à nos réalités socio économiques. Pour l’économie informelle, en plus d’être une pourvoyeuse d’emplois surtout pour les jeunes et les femmes, elle contribue largement à la création de la richesse nationale dont l’impact sur le PIB n’est plus à démontrer. Pourtant, ce secteur est gangrené par une précarité de son existence et de son développement, il manque de trouver des appuis logistiques, matériels, techniques, financiers des pouvoirs publics et des opérateurs privés nationaux. Dans le secteur du bâtiment qui de haute intensité de main d’œuvre (HIMO), la même précarité prévaut encouragée en cela par l’existence d’une sous traitance qui veut tous les profits immédiats et qui ne favorise aucun développement des emplois créés. Les rares emplois que cette sous traitance accepte de prendre en compte sont dans une précarité extrême (mauvaises conditions de travail, salaires de misère, aucune protection sociale, non respect de la réglementation de travail, absence de dialogue social entre autres). Dans le secteur du tourisme, malgré l’importance des investissements effectués par l’Etat pour encourager l’émergence d’opérateurs nationaux, les emplois dans ce domaine sont éphémères et épisodiques et utilisent majoritairement des apprentis et des guides. Il n’existe aucune infrastructure professionnelle créée pour absorber les besoins d’emplois de ce secteur qui n’offre que des emplois saisonniers. Des efforts, méritent certainement d’être faits en concertation avec les acteurs pour limiter sensiblement le taux de chômage dans le pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=286 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=285 2010-06-20 Une gouvernante licenciée sans motif valable par son employeur La CGTM à travers le Syndicat National des travailleurs de Service a été saisi du cas de Youmaty Sakho, gouvernante à la SERA, une société de la place qui a été victime d’un licenciement qui ne répond à aucune forme légale connue. En effet, Madame Youmaty Sakho, est une femme seule, victime d’un licenciement abusif de la part de son employeur Sera Mauritanie depuis 13/05/2010. Ce licenciement, selon cette dame n’est que l’aboutissement de toutes tentatives de se débarrasser d’elle à moindre frais en la soumettant à toute forme d’humiliation pour la pousser à la démission. Cette femme courageuse travaillait d’arrache-pied pour subvenir aux besoins de ses enfants qu’elle élève seule. Elle assumait quotidiennement, sans se plaindre, le rythme très soutenu du travail malgré le poids de l’âge. Soudainement son employeur a d’abord commencé par revoir le revenu qu’elle percevait à la baisse. C’est ainsi que de 85.000UM, son revenu mensuel est passé à 60.000. Une somme qui ne couvre même pas ses propres besoins personnels. Malgré cette situation plus qu’alarmante pour cette femme, elle a été contrainte de vivre avec ce salaire de misère, sans réclamation par crainte d’être licenciée par son employeur qui visiblement ne semble pas concerné par les problèmes familiaux de cette brave femme. Rappelons qu’elle ne bénéficiait d’aucune prime ni avantage lié à l’exécution de son contrat. Elle a toujours servi avec dévouement malgré toutes les formes de discriminations qu’elle subissait à son lieu de travail. Ce licenciement est abusif car il viole délibérément les dispositions des articles 46 du code du travail et 20 de la CCGT car aucune demande d’explication n’a été notifiée à cette dame et aucun motif valable ne lui a été allégué ; en conséquence de cette forme particulièrement préjudiciable de licenciement, elle demande le paiement des dommages et intérêts. Le dossier de cette femme est renforcé par les propos du conciliateur qui dans son avis note que cette femme est victime d’un licenciement abusif suite à son refus de saluer son D.G. et qu’en outre elle est accusée de vol et il n’y a eu ni enquête policière, ni écrit, ni demande d’explication comme pour piétiner les droits auxquels elle prétend. Il souligne également que ces allégations sont de nature à justifier le non paiement de ces droits. Il estime que cette femme est en plein droit et qu’elle est bien fondée de réclamer ses droits en sus des dommages et intérêts en réparation de préjudice du fait du licenciement qui n’a pas suivi la procédure légale et réglementaire de la législation du travail. Il convient ainsi à tous que cette femme est victime d’une grande injustice car son licenciement est en violation de toutes les dispositions du code du travail et de la convention collective dans ce domaine. La CGTM à travers le SNTS condamne fermement cette grave atteinte aux droits de la femme et ce licenciement abusif, et demande que justice lui soit rendue par le paiement de tous les droits que la législation lui octroi. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=285 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=284 2010-06-13 Le Camarade Niang Mamoudou, Chef du Département des Relations extérieures de la CGTM, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le 12 Juin 2010 Le travail des enfants est aujourd’hui l’un des grands fléaux de ce XXIème siècle avec la mondialisation de l’économie ainsi que les thérapies de l’Organisation Mondiale du Commerce. Dans beaucoup de partie du monde, surtout dans les pays en voie de développement, les peuples continuent de s’appauvrir. Dans leur écrasante majorité, ces peuples ne vivaient que des richesses de leur exportation de matières premières. Malheureusement avec les règles dictées par l’OMC, beaucoup de nos produits n’ont pas pu être compétitifs sur le marché international. Les pays occidentaux subventionnent leurs producteurs, ce qui fait que nos produits n’arrivent plus à être exportés. Les revenus des populations sont devenus dérisoires, une situation qui touche essentiellement les femmes et les enfants qui sont les plus vulnérables. Pour trouver des facilités, des réseaux se sont organisés au niveau mondial et commencent à exploiter le travail des enfants. Ces derniers, se retrouvent dans l’impossibilité de faire une scolarité normale car leurs parents n’ont pas les revenus nécessaires. Avec le programme d’ajustement structurel où les états se sont désengagés de tous les domaines sociaux et les parents ne pouvant plus subvenir aux besoins de l’éducation de leurs enfants, ils sont abandonnés à leur sort, sans formation ni éducation de base. Souvent, ils quittent les zones rurales pour aller dans les grandes villes. Et, c’est là où commence l’exploitation des enfants. Ils sont employés pour des petits boulots et même dans les usines. Aujourd’hui, dans beaucoup de pays, il y a des fabriques qui utilisent essentiellement la main d’œuvre infantile. Même pour cette coupe du monde qu’on est entrain de vivre, tout le matériel sportif, même les chaussures de marque etc. sont souvent fabriqués par des enfants. Des mains innocentes, qui sont exploitées et ne bénéficiant d’aucune protection sociale, aucun revenu décent et continuent d’être malheureusement utilisé d’une manière abusive. Actuellement, on assiste à une délocalisation de nombreuses usines vers des zones où les salaires sont dérisoires et où il n’ya aucune protection pour la main d’œuvre infantile qui est très utilisée. Notre pays, la Mauritanie à l’instar des autres pays, membres de l’OIT, a effectivement ratifié les conventions relatives au travail des enfants, la 138 notamment sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et la 182 sur la lutte contre les pires formes de travail des enfants. Mais malheureusement, ce qu’on constate aujourd’hui c’est que les mesures d’application ne sont pas mises en œuvre et même les contrôles qui devaient s’engager autour de cette question, ne sont pas du tout faits. C’est d’ailleurs là, l’une des raisons pour lesquelles, le travail des enfants, continue d’une façon ou d’une autre à être utilisé. Dans les zones rurales, le travail des enfants est surtout au niveau familial, dans les champs, au niveau de certaines exploitations familiales etc. Et dans les grandes villes, c’est surtout dans certaines fabriques, le transport ainsi que d’autres petits services. Les enfants sont abusivement utilisés sans aucune protection, comme étant une main d’œuvre facile, à bon marché et qui échappe à tout contrôle. Aujourd’hui, la CGTM, à l’instar de tous les syndicats du monde célèbre cette année, la journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants, dans l’espoir de mieux renforcer la lutte des syndicats pour un travail décent, contre le travail des enfants et contre l’utilisation abusive du travail des enfants. Pour la CGTM, la place de l’enfant c’est l’éducation. Ensuite quand il atteint l’âge minimum du travail, qu’il ait une formation professionnelle pour son insertion dans le marché du travail. C’est d’ailleurs, dans ce cadre que la CGTM va ouvrir très prochainement un centre de formation professionnelle pour aider les jeunes mauritaniens à accéder à des qualifications professionnelles qui peuvent répondre aux besoins du marché local pour éviter qu’ils ne soient victimes de l’abus du travail des enfants qui malheureusement est entrain de s’étendre surtout dans les pays en voie de développement comme en Afrique et en Asie où le taux est assez élevé. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=284 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=283 2010-06-13 Le Centre Guide pour la Migration de la CGTM: Accompagner les migrants pour une meilleure gestion de leur revenu Le Bureau international du Travail(BIT), en collaboration avec le Centre Guide pour la Migration de la CGTM, qui est désormais une référence en matière d’orientation et d’organisation des migrants en Mauritanie, a lancé, ce samedi 12 juin 2010, une activité de coaching de 14 formateurs et l’encadrement d’une quarantaine de migrants gérants et propriétaires des activités génératrices de revenus. Cette activité se déroule du 12 au 18 juin et a deux objectifs principaux. Le premier est notamment destiné à permettre à ces 14 formateurs, formés au mois de février dernier, de mettre en pratique leurs connaissances ainsi que de s’assurer de l’application des formations acquises selon les normes. Le second objectif c’est de former 40 migrants propriétaires et gérants d’une activité génératrice de revenus dans l’outil de gestion simplifiée. C’est une méthode du Bureau International du Travail qui est basée sur des extraits d’image, de discussion entre les groupes destinés aux personnes qui sont peu alphabétisés. C’est ce qui caractérise ces groupes cibles qui sont les migrants. Cette activité est financée par le projet du BIT Migration. Les formateurs sont issus des associations, ONG, et d’une centrale syndicale, la CGTM, opérant dans le domaine de la promotion et le développement des initiatives privées des migrants. Notons que cette formation qui se déroule durant une semaine, est dirigée par deux maîtres formateurs, en l'occurrence, Kane Yahya Alioune et Mohamed Lemine Ould Mohamed Mahfoud dit Mini, maitre formateur du BIT et du programme GERME. Durant, la journée du lancement de l'atelier, les bénéficiaires de la formation ont eu droit à présentation d'une vue d'ensemble du GERME. Elle sera suivie d’une présentation détaillée sur le Cycle élémentaire d'affaire et l'entreprise et la famille; l’offre et la demande. Les bénéficiaires seront également initiés aux différents manuels de base de GERME prévus par la formation. Ces manuels concernent entre autre les Marketing; approvisionnement; gestion de stock; calcul des coûts; comptabilité; planification financière, l’esprit d’entrepreneur; développer l'entreprise sont autant de sujets qu’aborderont les maîtres formateurs aux participants qui sont appelés à mettre en valeur ces connaissances. Les bénéficiaires auront également droit à une séance de synthèse et à l’évaluation de la formation. Notons que cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre du Projet BIT à savoir « Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de travail en Afrique du Nord et de l’Ouest ». Au sortir de cet atelier, les bénéficiaires dont la majorité est constituée de femmes pourront ainsi apprendre à mieux gérer leurs entreprises et mieux valoriser leurs revenus. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=283 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=282 2010-06-12 L’intervention du Secretaire Général de la CGTM à la 99 CIT Au cours de la 99EME CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL, notre camarade ABDALLAHI OULD MOHAMED dit NAHAH, Secrétaire Général de la CGTM, a présenté la communication suivante dans le cadre de l’examen du cas du travail forcé au Soudan 99EME CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL COMMISSION DE L’APPLICATION DES NORMES CAS DU SOUDAN – CONVENTION 29 SUR LE TRAVAIL FORCÉ INTERVENTION DE M. ABDALLAHI OULD MOHAMED NAHAH Monsieur le Président, chers membres de la Commission ; le cas du Soudan concernant le Travail Forcé est un cas récurrent, qui a été présenté devant cette Commission sur un grand nombre d’occasions. Quoique il y a eu et continuent d’y avoir des rapports dans lesquels de nombreux problèmes concernant le travail forcé sont signalés, documentés et dénoncés, le gouvernement ne semble pas être cent pour cent conscient de l’ampleur du problème. Le Conseil de sécurité des Nations Unies en 2009 s’est encore déclaré ‘’préoccupé par la gravité persistante de l’état de sécurité humanitaire au Darfour’’. En juin 2009, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Soudan, qui reconnait certaines mesures positives de réforme de la législation, signalait néanmoins entre autres que dans le sud du pays, des centaines de civils ont été tués dans des raids commis par l’Armée des Seigneurs de la Résistance dans le cadre de conflits tribaux, et qu’un grand nombre de femmes et enfants ont été enlevés. Le rapport en question dénonce entre autres l’impunité, l’absence d’enquêtes et de justice, et l’absence de réparations pour les victimes. Malgré des déclarations de la part du gouvernement selon lesquelles il n’y a plus eu d’autres cas d’enlèvement et de travail forcé dans le pays, plusieurs rapports continuent de dénoncer les problèmes. La CSI note que le Comité soudanais pour l’éradication de l’enlèvement de femmes et enfants, le CEAWC, signale qu’il n’y a plus d’enlèvements à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé, et qu’il réaffirme son engagement à éradiquer ce phénomène. Néanmoins, nous pouvions constater qu’il y a des nombres contradictoires dans ses rapports. D’un côté, le gouvernement a indiqué que sur environ 14.000 cas documentés d’enlèvements, la CEAWC a été en mesure de réintégrer les personnes enlevées dans leur famille dans 6.000 cas. Néanmoins, selon le rapport d’activité de la CEAWC daté du 27 avril 2008, qui accompagnait le rapport du gouvernement, il n’y a eu que 3.708 cas de réintégration. Bien que nous reconnaissons les efforts déployés par le gouvernement à réintégrer un estimé de 3,708 personnes enlevées dans leur famille en 2008, nous n’avons eu aucune information sur les efforts à cet égard depuis 2008. Par conséquent nous accueillerions toutes les informations que le gouvernement pourrait fournir. Il semble encore que des efforts supplémentaires seront nécessaires pour réintégrer toutes les victimes de cette pratique dénigrante et inhumaine dans leur famille. Étant donné que les informations sur le nombre des victimes reste contesté, nous croyons qu’il est important d’établir les faits. La communauté internationale doit pouvoir compter sur des sources fiables quand elle essaye d’avoir une image neutre et complète du problème. Comme l’affirme l’une des conclusions du Rapport du Comité des Experts de mars 2010 : ‘’Notant également avec préoccupation les déclarations du gouvernement selon lesquelles les enlèvements ont cessé complètement sont en contradiction avec d’autres sources d’information, la commission se réfère à nouveau au large consensus parmi les organes des Nations Unies, les organisations représentatives des travailleurs et les organisations non gouvernementales au sujet de la persistance et de l’étendue des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international dans certaines régions du pays.’’ Finalement, en tant que représentant des travailleurs d’un pays ou il y a eu et continue d’y avoir des problèmes similaires, je voudrais encore insister sur le fait que rien ne peut être résolu dans le domaine du travail forcé sans efforts pour assurer la mise en application de la législation pertinente. Je voudrais donc attirer votre attention sur les affirmations du gouvernement soudanais qui, comme le cite le même Rapport du Comité d’Experts, que ‘’dans un esprit de réconciliation nationale, il y a lieu de ne pas engager de poursuites à l’égard des auteurs d’actes d’enlèvement et de travail forcé.’’ Néanmoins, en vertu de l’article 25 de la Convention, ‘’le fait d‟exiger illégalement du travail forcé ou obligatoire sera passible de sanctions pénales et tout Membre ratifiant la présente convention aura l’obligation de s’assurer que les sanctions imposées par la loi sont réellement efficaces et strictement appliquées’’. Il est donc temps que la loi soit appliquée et que les coupables des pratiques d’enlèvement et de travail forcé soient menés devant la justice. Pour que ceci soit possible, il est primordial que le problème soit décrit de manière fiable. Tant qu’il y restent des doutes sur la fiabilité des statistiques et des contradictions décelables dans le rapportage sur le phénomène, personne ne sera en mesure de pouvoir dire si le problème est vraiment abordé d’une manière efficace. En vous remerciant de cette opportunité de prendre la parole pour dénoncer ce fléau de la population soudanaise, je tiens à exprimer mon espoir que les autorités l’abordent avec la dédicace appropriée, et que le problème de l’esclavage, qui n’a plus de place au 21eme siècle, puisse disparaître de la société soudanaise une fois pour toutes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=282 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=281 2010-06-12 Atelier de formation sur le genre et le Code du Statut Personnel Actuellement le principe d’égalité entre femmes et hommes, est devenu sacré. C’est dans ce cadre qu’il est formellement interdit toute forme de torture, de violence physique et morale, de mutilation et d’avilissement à l’égard des femmes. Mais au delà de cette volonté politique tendant vers la réduction des disparités de genre et de la pleine participation des femmes au développement, beaucoup d’efforts restent cependant à faire. C’est dans cette perspective que la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) dont l’une des priorités est de faire la promotion de la Femme syndicaliste et de contribuer à la réduction des disparités de genre a organisé un atelier de formation sur le genre et le code du statut personnel (CSP). Cet atelier, est organisé dans le cadre des séries de formations organisées par la CGTM en partenariat avec la Fondation de la Paix et de la Solidarité des Commissions ouvrières de l’Espagne. Et il a pour objectif de renforcer des capacités des cadres syndicalistes surtout les femmes sur le concept genre et le contenu du code de statut personnel en vue d’une meilleure promotion des droits Civils de la femme. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la supervision de Bâ Ali Moctar chef du département éducation et formation, Coordinateur du projet en présence de Niang Mamoudou chargé des relations extérieures de la CGTM, Mme Bâ née Khadi Diagne chef du département administration et finance et membre du Comité Exécutif de la CGTM. Dans son allocution, prononcée pour la circonstance, M. Bâ Aly Moctar, a insisté sur la nécessité pour les participants de suivre avec le plus grand intérêt les thèmes qui seront développés durant ces journées. Tout en rappelant le contexte dans lequel cet atelier est organisé, il a également souligné que les connaissances qui seront acquises doivent être vulgarisées par les bénéficiaires à leur base respective. Quant à M. Niang Mamadou, chargé des relations extérieures et qui a procédé au nom du Secrétaire Général de la CGTM, le camarade Abdallahi Ould Mohamd dit Nahah, à l’ouverture de l’atelier il a évoqué la persistance des inégalités en Mauritanie malgré de nombreux progrès réalisés notamment par la CGTM dans ce domaine avant d’encourager les différentes participantes à œuvrer sans relâche pour une plus grande prise en compte de la problématique genre dans le pays. M. Niang Mamadou a profité de l’occasion pour rappeler les priorités de la Centrale en matière de la prise en compte de la question genre et l’épanouissement des femmes syndicalistes. Il a réaffirmé l’engagement de la CGTM qui œuvre pour le renforcement de la capacité de la Femme ainsi que de nombreux autres projets allant dans ce sens. Tout comme la CGTM s’est aussi engagée à faire le plaidoyer pour une meilleure prise en compte des femmes syndicalistes dans les politiques du pays et pour la lutte contre les violences basées sur le Genre. En réitérant son remerciement envers les femmes, il les a surtout appelé à une grande contribution dans les travaux de cet atelier. Notons que cet atelier se déroule durant trois jours, du 10 au 12 juin. Et différentes communications seront présentées en guise d’orientation des participants à l’atelier. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=281 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=280 2010-06-12 Les ex-employés de l’EQMDS réagissent aux propos du Président du Conseil d’Administration Le Président du Conseil d’Administration de l’établissement qataro-mauritanien pour le développement social, est monté récemment au créneau pour donner des allégations sur le licenciement dont certains travailleurs de l’établissement ont été victimes injustement. C’est ainsi que suite à ces propos malveillants à leur égard, un groupe de ces travailleurs qui sont des adhérents à la CGTM, ont tenu à apporter des éclaircissements sur la situation qui prévaut dans cet établissement. Selon eux, les propos de ce dernier sont irresponsables notamment quand il déclare s’être débarrassé des « travailleurs inutiles » alors que ces derniers qui ont démarré la structure actuelle et ont contribué à sa notoriété. En plus, ces travailleurs soulignent que ces propos sont entachés de contre-vérités. D’abord pour ce qui est des droits des travailleurs, ils estiment que la façon dont ils ont été réglés est contraire à toutes les lois et règlements aussi bien au Qatar qu’en Mauritanie. Ils précisent que ces droits ont été réglés de façon individuelle et que par conséquent cela ne respecte aucunement les dispositions juridiques en la matière. Par ailleurs, ils indiquent que les arguments apportés par le Président du C.A. sur le volume d’investissement que l’établissement a mis en place est totalement inexistant. Comme exemple, ils citent les personnes qui ont bénéficié des programmes de lutte contre l’analphabétisation que le Président du CA de l’établissement a estimé à 4400 bénéficiaires alors qu’en réalité ils sont 6000 répartis dans 4 wilayas et qui n’ont trouvé à ce jour perçu que le tiers des fonds qui leur étaient destinés. Comme autre exemple, les ex-travailleurs de l’établissement soulignent que dans certaines régions, le projet devrait financer des micro-projets à hauteur de 800 et 900.000UM mais en fait il n’aurait donné que 250.000 pour deux wilayas. Pour les deux autres wilayas, ils n’ont rien trouvé. Dans le Gorgol, ils indiquent qu’aucun projet n’a été financé. Au niveau de Hodh Chargui, c’est seulement 18 des 60 projets qui ont été financés. C’est ainsi que les ex-employés de l’établissement ont décidé de réagir aux propos tenus à leur égard par le Président du Conseil d’Administration de l’établissement. C’est dire que cette boite est gangrenée par une mauvaise gestion et les employés ont les preuves de ce qu’ils avancent à la lumière de ce qui a été dit. Et cette sortie du Président du Conseil d’Administration en a surpris plus d’un car ses déclarations, selon les ex-travailleurs, démontrent qu’il était absent des dossiers de l’établissement depuis plus de 4ans. Quant aux formations, dont il parle, ils se demandent de quelles formations s’agit-il ? Selon leurs souvenirs, il n’y a eu que des formations à Sélibaby, mais se sont des formations de courtes durées alors que dans les deux Hodh, où des centres ont été déjà construits pour ces besoins, ils n’ont pas à ce jour, été équipés. Les travailleurs reconnaissent que l’établissement a complètement failli à ses objectifs. Ils précisent dans le même cadre que l’établissement n’a pas joué son rôle et les objectifs n’ont pas été suivis par la direction ; ils dénoncent une carence au niveau de l’exécution des projets. Ils rappellent que cette campagne de diffamation entreprise par certains cadres, dont fait état le Président du Conseil d’administration de l’établissement n’a pas sa raison d’être. Ils affirment que ce sont ces cadres qui ont pu donner une grande notoriété à l’établissement. Pour finir, ils insistent sur le fait que pendant leurs fonctions, ils ont constaté que de nombreux droits n’ont pas été respectés par l’établissement notamment pour ce qui est des coordinateurs régionaux et les chauffeurs, ils étaient tous en déplacement durant toute la durée effectuée avec l’établissement mais ce dernier n’a jamais appliqué les dispositions des articles 57 et 42 de la CCGT à leur profit ni les dispositions des articles 170, 172 et 174 du Code du Travail sur la Durée légale de travail , et sur le repos hebdomadaire. Les propos du Président Conseil d’Administration de l’établissement sont comme on peut le constater totalement en contradiction avec la réalité du terrain. En fait les employés ont été licenciés sans droit alors que la majorité des projets n’ont pas été exécutés. La raison qui aurait poussé cet employeur à agir de la sorte c’est que les travailleurs de l’établissement ont voulu constituer un collège de délégué du personnel pour mieux valoriser leurs droits. D’ailleurs, certains travailleurs licenciés étaient des délégués proposés, ce qui constitue une violation grave des dispositions du code du travail. La CGTM compte bien se battre aux côtés de ces employés pour que justice leur soit rendue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=280 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=278 2010-06-07 Les délégués du personnel de la SNIM à Zouerate affiliés à la CGTM/CLTM/CNTM présentent une plate forme revendicative à l’employeur Une plateforme revendicative a été introduite, le 30 Mai 2010, par les délégués du personnel au niveau de Zouerate auprès de la direction du siège d’exploitation (la DES) de la SNIM dans la cité minière. Cette plate forme a été signée par un collège de 18 délégués du personnel reparti ainsi comme suit : 12 CGTM, 4 CLTM et 2 CNTM. Les huit délégués de l’UTM n’ont pas signé ce document à cause des divergences nées de l’application des dispositions de l’article 70 de la convention collective générale du travail du 13 février 1974 concernant le délégué syndical qui stipule que « Dans chaque établissement ou entreprise d’un effectif au moins égal à 400 travailleurs, le Bureau National de l’U.T.M. désignera, chaque année, par lettre adressée à la Direction, un délégué syndical, choisi parmi les travailleurs de l’établissement ou de l’entreprise ». Ces dispositions sont désormais nulles et non avenues, car elles contredisent les dispositions de l’article 3 alinéa 5 de la loi 017-2004 portant code du travail qui stipule les conventions collectives conclues avant l’entrée en vigueur de la loi précitée restent en vigueur en toutes leurs clauses non contraires au présent code. Le même article précise cependant qu’à peine de nullité « toute clause des conventions collectives contraire aux dispositions du présent code doit être modifiée pour être mise en conformité avec lui dans le délai de six mois ». Rappelons que le samedi 05 juin courant, les travailleurs de la SNIM affiliés à la CGTM, CLTM et CNTM, ont tenu un imposant meeting pour réclamer à leur employeur une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Pour lire le texte intégral de la plate forme, prière consulter le site cgtm.org. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=278 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=277 2010-06-07 Les travailleurs de MATTEL suspendent leur mouvement Le mouvement de grève déclenché récemment par les travailleurs de la Mauritano-tunisienne des Télécommunications (MATTEL) a été suspendu ce jeudi après que la direction du travail ait envoyé une convocation à la CGTM et à l’employeur pour une médiation ce 06 juin. Il faut préciser que c’est le camarade Niang Mamadou, Chef département Relations extérieures de la CGTM qui représentera la centrale à cette médiation secondé par Sidi El Moctar ould Seiga. Rappelons que les travailleurs de cette entreprise avaient entamé leur mouvement depuis le 30 mai dernier, suite au refus de l’employeur d’engager un dialogue sérieux autour de la plate forme revendicative présentée par les représentants des travailleurs. Espérons que l’employeur profitera de cette médiation pour prendre des mesures allant dans le sens d’une amélioration conséquente des conditions de vie et de travail afin de pérenniser un climat de cohésion et de paix sociale au sein de l’entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=277 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=276 2010-06-07 Les employés de MPSS lèvent leur mot d’ordre de grève Les travailleurs de l’entreprise MPSS sous-traitant de TAMEGA AFA sur la route Mbout-Sélibaby-Gouraye, ont décidé de lever leur mot d’ordre de grève lancé il y a quelques heures suite à un pv de non conciliation. Cette décision a été prise à l’issue des négociations initiées hier par les représentants des travailleurs et la direction du travail. Finalement cette dernière a cédé à la pression insistante des travailleurs qui ont pu obtenir une convocation pour le 13 juin courant. Ce qui est une date raisonnable et en conformité avec les procédures en vigueur dans ce pays. C’est donc une grande victoire que viennent d’obtenir les travailleurs de cette entreprise en poussant la direction du travail à revenir sur sa décision au lieu de se soumettre au diktat de l’employeur. Reste à savoir maintenant si le dialogue qui aura lieu au cours de cette convocation sera serein et constructif pour l’amélioration des conditions de vie et de travail afin de pérenniser un climat de cohésion et de paix sociale au sein de l’entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=276 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=275 2010-06-06 Le Secrétaire Général de la CGTM participe à la 99ème session de la Conférence internationale du Travail à Genève La 99ème session de la Conférence internationale du Travail a été ouverte aujourd’hui, le 02 juin 2010 à Genève en présence de près de 4,000 délégués représentant plus de 150 pays de par le monde. L’ordre du jour de cette session comprend les questions suivantes : - Travail décent pour les travailleurs domestiques (première année d’une commission normative) - Le VIH/sida et le monde du travail (deuxième et dernière année d’une commission normative) - discussion générale sur l’objectif stratégique de l’emploi - examen des modalités de suivi de la Déclaration de 1998 relative aux principes et droits fondamentaux au travail. La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est représentée à cette importante rencontre annuelle par le camarade Secrétaire Général, Abdallahi ould Mohamed dit NAHAH. Rappelons que le gouvernement mauritanien a exclu la CGTM de la délégation qui représentera les travailleurs de la Mauritanie dans cette session, attitude injuste et incompréhensible mais qui ne remet pas autant en cause le statut de la CGTM ni la confiance que lui exprime, tous les jours, les travailleurs du pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=275 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=274 2010-06-06 La CGTM domine largement les élections des délégués du personnel de TAMEGA AFA La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a dépêché une mission syndicale du 26 au 02 juin sur la route Gouraye-Sélibaby. La délégation de la CGTM était composée du Secrétaire Général du Syndicat National des travailleurs de Service Sidi El Moctar Seiga ainsi que du Secrétaire Général du Syndicat National de l’Infra, Sidi Ould Souelem. Cette mission était destinée à une prise de contact avec les travailleurs du chantier sur la route Gouraye-Sélibaby et à la supervision d’une élection des délégués du personnel dans l’entreprise TAMEGA AFA. Cette élection qui a eu lieu comme prévu le 27 mai dernier a largement été dominée par la CGTM qui a remporté les 2 sièges à pourvoir consolidant ainsi son statut de leader dans le domaine de la défense des droits et intérêts des travailleurs. Au cours de cette mission, la délégation a également pris contact avec les travailleurs de l’entreprise sous-traitante MPSS où les travailleurs ont déjà lancé un préavis de grève depuis le 24 mai suite à un Procès Verbal de non-conciliation. Il faut noter que les travailleurs maintiennent leur mot d’ordre de grève pour le 05 juin courant tant que la procédure légale n’est pas respectée. Par ailleurs, il faut souligner que les travailleurs mandataires des travailleurs de l’entreprise sous-traitante MPSS ont adressé une lettre à la ministre de la Fonction Publique pour protester contre la convocation établie par le Directeur du Travail. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=274 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=273 2010-06-01 Communiqué de presse relatif au massacre perpétré par un commando israélien La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est profondément consternée par le massacre perpétré par un commando israélien sur de paisibles humanitaires militants de la cause palestinienne, embarqués dans six bateaux qui faisaient route sur Gaza, aux larges de la zone internationale. Cet acte ignoble et odieux de la soldatesque israélienne est un mépris pour les droits humains et sont un crime contre l’humanité que les hommes épris de paix et de justice ainsi que tous les peuples du monde ne sauraient accepter. Le gouvernement israélien doit répondre de ces actes devant la juridiction internationale car de tels crimes ne peuvent pas demeurer impunis. La CGTM condamne avec la dernière énergie ce lâche assassinat de militants de la juste cause du peuple palestinien et se joint à la voix de tous les travailleurs du monde pour exiger les poursuites contre Israël. Nouakchott, le 31/05/10 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=273 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=272 2010-05-31 Sit-in devant le siège de la représentation des Nations-Unies à Nouakchott en protestation contre le carnage israélien d’un convoi humanitaire Un sit-in a été organisé ce matin devant le siège de la représentation des Nations-Unies à Nouakchott en protestation contre le carnage perpétré par les forces de l’occupation israélienne contre une flottille humanitaire internationale en direction de Gaza faisant plus d’une dizaine de morts et autant de blessés civils. Les participants à ce sit-in, des citoyens et des représentants de plusieurs organisations et associations de la société civile, ont scandé des slogans dénonçant "les massacres israéliens contre les Palestiniens face au mutisme international", appelant les Nations unies à "assumer leur entière responsabilité". S’exprimant à cette occasion, plusieurs personnalités participant à ce sit-in ont indiqué que ce sit-in organisé par le peuple mauritanien dans son ensemble, vient réaffirmer l’engagement du peuple à soutenir le peuple palestinien frère dans cette épreuve douloureuse qu’est l’occupation. Ils ont également dénoncé cette opération militaire israélienne menée contre une flottille humanitaire qui voulait tout simplement venir en aide au peuple palestinien. Certains ont aussi profité de l’occasion pour les syndicats, les organisations et les associations "à agir avec force pour stopper cette agression sioniste et mettre fin aux pressions exercées sur le peuple palestinien". D’autres manifestants ont plutôt exhorté les Nations unies et le gouvernement, d’intervenir d’urgence pour mettre fin à cette agression perpétuelle et protéger le peuple palestinien. Notons que les participants ont lancé un appel en direction de toutes les puissances de défense des droits humains pour condamner dans la plus grande fermeté l’agression israélienne et de soutenir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Il faut préciser qu’à cette occasion, les participants ont remis au Représentant résidant du système des Nations-Unies à Nouakchott, une lettre de protestation officielle contre cette agression barbare et meurtrière dont certains n’hésitent pas à parler de carnage. Soulignons que le Secrétaire Général de la CGTM, en signe de solidarité a tenu à participer à cette rencontre pour joindre sa voix à celle des manifestants pour condamner vigoureusement cette agression. Il est aussi important de rappeler que cette flottille humanitaire était constituée de personnalités venues d’horizons divers et parmi lesquelles, on compte des ressortissants mauritaniens dont leur sort n’est toujours pas connu. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=272 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=271 2010-05-31 l’intersyndicale exprime sa solidarité avec la CGTM Les centrales syndicales soussignées ont été surprises de la composition de la délégation représentant les travailleurs de Mauritanie à la 99ème session de la Conférence internationale du travail (la CIT) qui se tiendra à Genève. En procédant au choix de la délégation représentant les travailleurs, le gouvernement a exclu l’une des organisations syndicales les plus représentatives, en l’occurrence, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) en violation flagrante des textes juridiques et les instruments internationaux, notamment, le code du travail mauritanien et la charte de l’organisation internationale du Travail (OIT). Ainsi, Le code du Travail fixe les critères de la représentativité dont les plus importants sont : le nombre d’adhérents, l’expérience, et les élus (délégués du personnel et membres des comités consultatifs d’entreprise). La charte de l’OIT oblige les gouvernements à respecter le principe de la représentativité des organisations syndicales dans toutes les affaires concernant la représentation des travailleurs. Compte tenu des dispositions légales nationales et internationales applicables en la matière, Les centrales syndicales soussignées condamnent l’exclusion de la CGTM de la délégation représentant les travailleurs de la Mauritanie à la 99ème session de la CIT comprenant 9 centrales syndicales, d’autant plus que le gouvernement n’a pas donne d’explication à sa décision et n’a pas fourni des éclaircissements sur les critères qu’il a retenu pour le choix des représentants des travailleurs, choix qui a été fait en cachette où l’absence de transparence est de mise. Nous demandons au gouvernement de régulariser la situation avant qu’il ne soit trop tard. Par ailleurs, nous nous réservons le droit d’entreprendre toutes les mesures que nous confèrent la loi et les instruments internationaux afin que notre opposition et notre contestation aboutissent. Nouakchott, le 30 Mai 2010 UTM – CGTM – CLTM - CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=271 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=270 2010-05-31 Les travailleurs de MATTEL observent un arrêt de travail Les travailleurs de la Mauritano-tunisienne des télécommunications ont observé ce matin un arrêt de travail durant deux heures d’horloge devant le siège de la direction générale de l’entreprise. Les travailleurs ont promis de poursuivre ce mouvement si les négociations autour des revendications n’aboutissent pas ou si celles-ci ont tendance à s’éterniser. Déjà, un préavis de grève a été lancé le 24 mai courant. Dans leur plate forme revendicative, les travailleurs exigent l’harmonisation des salaires et une augmentation salariale de 100 pour cent. Un point de revendication qui tient compte de la hiérarchie, l’ancienneté, la qualification et l’objet de l’emploi. Evoquant le pouvoir d’achat, les travailleurs demandent une augmentation des salaires de tout le personnel à 100 pour cent, la révision à la hausse des indemnités. Ils réclament aussi l’instauration des primes de risque pour le personnel. A en croire le préavis, les travailleurs demandent à la direction générale de MATTEL de faciliter l’accès des employés aux avances sur salaire et aux prêts bancaires. Ils réclament aussi l’amélioration de la dotation en crédits téléphoniques et l’amélioration des conditions de santé et d’hygiène des travailleurs. La prise en charge médicale de tous les membres de la famille (conjoints et enfants) des employés conformément au code du travail, l’adaptation et raccourcissement des procédures de prise en charge médicales et la prise en charge effective à 100 pour cent a aussi été évoqué. Certains travailleurs ont aussi profité de l’occasion pour exiger à la direction générale, un appui à la formation professionnelle allant jusqu’à 1 an pour des besoins de formation, assurer une pleine mobilité professionnelle interne du personnel et offrir aux employés, des stages de formations professionnelles au niveau national et international. Notons qu’en signe de solidarité avec les travailleurs de MATTEL dont la plupart sont affiliés à la CGTM, le Secrétaire Général de la Centrale, le Camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, a participé à ce rassemblement où il a prononcé un mot pour fustiger l’attitude de la direction qui consiste au refus d’engager un dialogue serein et fructueux avec les représentants des travailleurs. Signalons aussi que cette grève a été suivie également dans les autres villes de l’intérieur du pays telles que Nouadhibou, Rosso, Aleg... Les grévistes menacent d’aggraver la situation si la direction de l’entreprise continue d’ignorer leurs revendications. Toutefois, ils affirment leur disponibilité au dialogue si l’entreprise s’engage dans cette voie. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=270 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=269 2010-05-30 DECLARATION relative à l’exclusion de la CGTM La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est une Centrale syndicale démocratique, libre et indépendante qui œuvre pour les intérêts professionnels, matériels et moraux des travailleurs ainsi que pour l’émancipation de la classe ouvrière, la démocratie, le progrès économique et social et la justice sociale aussi bien en Mauritanie que dans toutes les parties du monde. Elle est créée du 21 au 23 janvier 1993 et a tenu son 1er congrès ordinaire en février 1995 après deux années de lutte farouche et acharnée pour sa reconnaissance. Fidèle à ses engagements pour la démocratie, la CGTM est l’une des rares Centrales qui applique la démocratie syndicale à son propre niveau en tenant régulièrement les réunions de ses instances (2ème congrès en 2001, 3ème congrès en 2005).La CGTM dispose dans toutes les régions du pays de coordinations régionales et départementales établies dans leurs permanences syndicales. D’autre part, la CGTM a porté une attention particulière et primordiale aux revendications des travailleurs, c’est ainsi que sur tous les dossiers résolus par les tribunaux de travail, 80% sont suivis par la CGTM et pour les dossiers en instance, 90% le sont par la CGTM, mais aussi la CGTM garde la même majorité dans le suivi des dossiers des travailleurs tant au niveau de toutes les inspections de travail du pays qu’au niveau de la médiation. La CGTM a recueilli la majorité des suffrages des élections de délégués du personnel et des comités consultatifs d’entreprise au niveau des sociétés et entreprises les plus importantes et les plus stratégiques des secteurs d’activités socio économiques du pays, confirmant éloquemment la confiance des travailleurs en elle. Malgré ce rôle social suffisamment important que notre organisation joue pour la compétitivité de notre économie nationale par un encadrement de proximité et une formation continue des travailleurs, le gouvernement a placé la CGTM dans une liste noire des organisations peu ou pas fréquentables en l’excluant catégoriquement de la liste des commissions chargées de la préparation des festivités du 50ème anniversaire de l’indépendance nationale, mais également en l’excluant de la délégation de notre pays devant prendre part aux travaux de la Conférence Internationale de Travail de Genève, et en agréant 9 autres Centrales sur des critères que nous ignorons complètement. Cette attitude d’exclusion de la CGTM par le gouvernement confirme le point de vue de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) qui assimilait le traitement des syndicats en Mauritanie à celui des syndicats en Palestine et en Irak dans le cadre des forces d’occupation. La CGTM déplore cette attitude du gouvernement, qui au-delà des clichés collés à la CGTM, traduit une insouciance vis à vis des travailleurs qu’elle organise et réitère son engagement de tout temps pour la juste cause des travailleurs qui est la raison de son existence. La CGTM condamne avec la dernière énergie sa marginalisation et son exclusion par le gouvernement et invite les travailleurs à se mobiliser autour de leurs revendications pour briser les chaînes qui veulent nous engloutir dans les girons de l’exploitation, de la misère et de l’injustice. Enfin la CGTM se réserve le droit d’user de toutes les possibilités légales pour recouvrer sa liberté d’action, raffermir son indépendance et représenter dignement les travailleurs. Ampliations : - Directeur Général BIT Genève - Directeur bureau BIT Dakar - Secrétaire Général CSI - Secrétaire Général CSI Afrique Nouakchott, le 29 mai 2010 Le comité exécutif de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=269 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=268 2010-05-30 Les travailleurs de Mattel lancent un mot d’ordre de grève Les travailleurs de la société Mauritano-tunisienne des télécommunications (MATTEL) ont décidé d’aller en grève le dimanche prochain, le 30 mai courant. Cet acte intervient suite au refus obstiné de la direction de la société d’ouvrir un dialogue franc et serein avec les délégués du personnel sur les préoccupations des travailleurs ainsi que de donner une suite favorable aux différents points que contient la plateforme revendicative soumise à celle-ci par les représentants des travailleurs dans laquelle ils ont mentionné un ensemble de doléances qui visent essentiellement l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ces points sont, entre autres, l’augmentation de salaire et des primes, l’application du principe sacré « à travail égal, salaire égal ». A noter que la direction a toujours ignoré les revendications pourtant légitimes des travailleurs et n’a jamais voulu prendre sérieusement en charge les doléances des ces employés. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=268 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=267 2010-05-26 Les travailleurs de la route Mbout-Sélibaby déposent un préavis de grève Les employés mauritaniens travaillant sur le chantier de la route de Sélibaby-Mbout ont déposé, aujourd’hui, un préavis de grève. Ce mot d’ordre de grève intervient suite à un désaccord total avec l’employeur (MPSS, sous-traitant de la société portugaise TAMEGA AFA,) sur les 15 points que contient la plateforme revendicative soumis à celui-ci par les travailleurs dans laquelle ils ont consigné un ensemble des doléances qui visent essentiellement à améliorer leurs conditions de travail et une meilleure revalorisation de leur traitement, revendications dont on peut citer, entre autres : la prime de risque, la prime de déplacement, la prime de panier, les heures supplémentaires. . L’employeur a refusé toutes les propositions avancées par les travailleurs dans le cadre d’une tentative de conciliation tenue la semaine dernière sous la supervision de l’inspecteur régional du travail en présence des représentants de la CGTM. Rappelons que ces employés travaillent dans des conditions très difficiles dans une zone particulièrement enclavée et qu’ils ont déclenché un arrêt partiel de travail au cours du mois d’avril pour protester contre leurs conditions de vie et de travail déplorables. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=267 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=266 2010-05-26 La CGTM reste majoritaire dans le collège des DP de Schenker La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a remporté les élections professionnelles qui se sont déroulées à Schenker confortant ainsi sa position au sein de cette entreprise. Pour ces élections, il y avait deux bureaux : un à Nouakchott et l’autre à Ouadane. Notons que deux listes étaient en compétition : une pour la CGTM et une pour l’UTM et il y avait dix siège à pourvoir. Le scrutin a été supervisé par le représentant du directeur général de la société en présence de deux représentants de la CGTM, il s’agit des camarades Mohamed Lehbib Cherif et El Bou Ould Ahmed. A l’issu du scrutin, la liste présentée par la CGTM a récolté trois sièges de délégués titulaires et trois délégués suppléants. Il s’agit de camarades dont les noms suivent : Les Titulaires : • Dah Ould Nouh • Doudou Mamadou Simakha • Sidna Ould Dhehbi. Signalons que ce scrutin, n’a pas été très évident car la direction exerçait de grande pressions et intimidations sur les travailleurs pour qu’ils votent une liste autre que celle présentée par la CGTM. Ce scrutin pas comme les autres, était aussi entaché d’irrégularités. En effet, il y avait des travailleurs dont les noms n’éraient pas sur la liste qui ont voté sous prétexte qu’ils ont été omis in « volontairement ». Par ailleurs, le président de la séance faisaient des vas et viens très suspects. Mais en tout état de cause, cette grande victoire de la CGTM lui permet d’être un interlocuteur incontournable lors des échanges et des négociations avec la Direction. En contre partie, la CGTM se doit d’être attentif aux attentes du personnel. A cette heureuse occasion, la CGTM félicite ses militants et sympathisants qui ont su valoriser son bilan et proposer un projet ambitieux pour les salariés de ce centre tout en les appelant à utiliser ces résultats au service de l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleuses et travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=266 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=265 2010-05-23 Communiqué de presse Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d’œuvre en Afrique du Nord et de l’Ouest Atelier de suivi du séminaire de Lomé Nouakchott du 17 au 21 mai 2010 Pour la protection et la promotion des droits des travailleurs migrants Conscient de l’importance de la migration et de son rôle indéniable pour le développement, ainsi que des multiples problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les travailleurs (ses) migrants (es) dans le monde, particulièrement dans la crise actuelle qui secoue fortement ce dernier, Considérant les mauvais traitements dont fait souvent l’objet cette catégorie de travailleurs (ses), telles la discrimination, l’exploitation et la xénophobie, L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a mis en place une stratégie d’action à travers une batterie d’instruments juridiques et divers programmes destinés à promouvoir les droits des travailleurs (ses) migrants et à défendre leurs intérêts et leur dignité. En effet, le Bureau régional de l’OIT pour l’Afrique et le Département des Migrations Internationales du Travail du BIT de Genève ont lancé un programme intitulé « Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d’œuvre en Afrique du Nord et de l’Ouest » impliquant les acteurs tripartites. Ainsi dans le cadre du suivi du plan d’action adopté par les organisations syndicales issues des pays de l’Afrique du Nord et de l’Ouest lors d’une rencontre qui s’est tenue du 17 au 21 août 2009 à Lomé (Togo), un atelier d’évaluation a eu lieu du 17 au 21 mai 2010 à Nouakchott en Mauritanie. Il a regroupé des syndicalistes des organisations syndicales (CSTT - Togo, CLTM - Mauritanie, CSA - Sénégal, UGTT - Tunisie, USTN - Niger, CNTT - Togo, UNTM - Mali, CNTS - Sénégal, CGTM - Mauritanie, CNTG - Guinée, UGTCI - Côte d’Ivoire, ONSL - Burkina Faso, UGTA - Algérie). L’objectif de cet atelier est de faire le point sur les actions menées dans chaque pays, de réfléchir sur la coopération syndicale et de dégager une perspective d’action pour l’avenir. Les travaux de cet atelier, animés par des experts du BIT, se sont articulés autour de plusieurs thèmes relatifs aux droits des travailleurs (es) migrants (es) et au transfert de leur argent vers leurs pays d’origine. Il est ressorti de cette rencontre ponctuée par une visite au Centre Guide pour la Migration de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) à Nouakchott, une série d’actions à mener par les organisations syndicales présentes qui se résument comme suit : ● Mener une campagne active pour la ratification des Conventions Internationales du travail relatives aux droits des travailleurs migrants ; ● Sensibiliser l’opinion interne et externe pour changer l’image préconçue du travailleur/travailleuse migrant (e) à travers des actions de formation syndicale et des campagnes d’information en étroite collaboration avec les média et les organes de communication ; ● Appuyer les Accords de Coopération bilatéraux et multilatéraux pour la protection des droits des travailleurs migrants conclus entre les organisations syndicales et les initiatives entamées pour la création de réseaux syndicaux entre les organisations syndicales des pays de départ et de destination ; ● Reconnaître l’impact des Transferts de Fonds des travailleurs migrants dans le développement économique et social ; ● Renforcer et soutenir les actions visant à mettre en place des politiques financières qui intègrent le transfert de l’argent des travailleurs migrants au profit de l’investissement et du bien-être social dans leurs pays d’origine ; ● Intégrer dans les activités des organisations syndicales la question relative au Transfert des Fonds des travailleurs migrants ; ● Appuyer la campagne au profit de l’adoption d’une Convention Internationale sur les travailleurs (ses) domestiques. Les membres présents aux travaux de l’atelier recommandent à la Confédération Syndicale International (CSI) d’intégrer la question migratoire dans toutes ses dimensions dans les travaux de son congrès qui se tiendra au mois de juin prochain à Vancouver (Canada). Ils insistent également auprès du Bureau International du Travail (BIT) pour le renforcement et la pérennisation du programme « Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d’œuvre en Afrique du Nord et de l’Ouest » Enfin, les syndicalistes présents à l’atelier de Nouakchott expriment leur entière solidarité avec les dockers de Nouakchott en protestation et les assurent de leur soutien indéfectible. Ainsi, ils demandent au gouvernement mauritanien de mettre fin aux arrestations arbitraires de syndicalistes et d’ouvrir des négociations en vue de promouvoir le dialogue social. Nouakchott le, 21/05/2010 Le réseau des syndicalistes de l’Afrique du Nord et de l’Ouest pour la Migration http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=265 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=264 2010-05-23 Visite d’une délégation du BIT ainsi que des organisations syndicales sous-régionales au centre Guide pour la Migration de la CGTM La Salle de Conférence du Centre Guide pour la Migration de la CGTM a abrité, le mercredi 19 Mai, une rencontre entre les responsables du centre et une importante délégation du BIT et des organisations syndicales de la sous-région en séminaire à Nouakchott. Ce séminaire organisé par le Bureau International du Travail, Groupe des travailleurs – ACTRAV, qui se tient depuis 5 jours à l’hôtel Mercure (Décapolis), est destiné au suivi du réseau en charge de la question de la migration et du travail décent. Il intervient dans le cadre de la formation en matière de gestion de la migration et a pour but de permettre une meilleure compréhension des enjeux de la migration de main d’œuvre. Il regroupe plus d’une vingtaine de participants issus des organisations syndicales de la sous-région telles que la CGTM et la CLTM de la Mauritanie ; la CSTT et la CNTT du Togo ; la CNTS du Sénégal ; l’USTN pour le Niger ; la CNTG pour la Guinée ; l’UGTA pour l’Algérie ; l’UGTCI pour la Côte d’Ivoire ; l’ONSL pour le Burkina Faso ; la CSA pour le Mali ; et enfin l’UGTT pour la Tunisie. Durant ces 5 jours, les participants se sont penchés sur la problématique de la migration de main d’œuvre. Il a aussi été question dans cette rencontre d’une présentation d’une revue des conventions des pays ainsi que des débats sur la migration et le développement sur la base d’une nouvelle étude du BIT sur les migrations de main d’œuvre en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les participants ont également eu des discussions sur les normes, sur les transferts de fond et sur le rôle de l’OIT pour atteindre ces objectifs. La rencontre qui s’est déroulée au niveau du siège du Centre Guide pour la Migration de la CGTM, a permis aux participants de suivre un exposé détaillé sur la politique et la stratégie de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) en matière de migration à travers son Centre Guide. Rappelons que ce Centre constitue une référence en matière de migration notamment grâce à ces objectifs qui vont de la sensibilisation, de l’orientation et souvent même de l’insertion des travailleurs migrants qui vivent sur toute l’étendue du territoire national ainsi que la prise en charge de leurs principales préoccupations. C’est en marge de ce séminaire que les participants, ont tenu à visiter ce Centre et rencontrer la communauté migrante pour s’enquérir sur les principales activités que mènent le Centre pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des migrants en Mauritanie. Cette rencontre fructueux vise donc à la sensibilisation des syndicalistes sur la question migratoire. Les travailleurs migrants estimés à 200 millions dans le monde, aujourd’hui sont exposés dans plusieurs pays à des pratiques souvent contraires aux droits de l’homme et aux conventions internationales de l’OIT. C’est ainsi que la CGTM a très tôt compris la nécessité de s’impliquer dans ce dossier pour permettre au travailleurs migrants de vivre décemment même étant loin de leur pays d’origine et de pouvoir jouir de certaines libertés. Grâce notamment à son centre qui réalise un excellent travail dans le suivi du parcours des migrants dans le pays, les préoccupations de ces derniers dans le pays connaitront certainement des lendemains meilleurs. Mais pour que les doléances des travailleurs migrants dans le pays puissent entièrement être satisfaites, il faut que le gouvernement ratifie et mette en application la convention internationale de l’OIT n°143 sur les migrations dans les conditions abusives et sur la promotion de l’égalité de chances et de traitement des travailleurs migrants. Et la CGTM y contribue efficacement. Soulignons enfin que cette rencontre s’est déroulée en présence Touré Moktar permanent du centre, Moulkhaïry Mint Sid’El Moctar membre du Comité de gestion et présidente du Comité de veille chargé des femmes domestiques, Mme Tabara Baguily personne ressource du centre et Mme Bâ, Directrice du département de l’administration et des finances. Les participantes ont eu à échanger des expériences. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=264 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=263 2010-05-18 Swaziland : Un syndicaliste mort en garde à vue Bruxelles, le 12 mai 2010 : La CSI s’est jointe à la CSI-Afrique et à ses affiliées pour condamner avec véhémence la mort suspecte en garde à vue de Sipho Jele, membre du Swaziland Agriculture and Plantation Workers’ Union (SAPWU) et du People’s United Democratic Movement (PUDEMO), principal parti d’opposition du pays, qui a été interdit et fait l’objet de poursuites incessantes au titre de la tristement célèbre loi sur la suppression du terrorisme du gouvernement. Le Swaziland vit sous état d’urgence depuis 1973. Les festivités du Premier mai organisées au terrain de sport Salesian, à Manzini, ont été brutalement interrompues par la police, qui cherchait par tous les moyens à expulser les invités qui, selon elle, n’étaient pas des travailleurs. La police a perturbé les festivités pacifiques du Premier mai et a malmené et écroué plusieurs dirigeants syndicaux, dont Simangele Mmema, membre du Comité exécutif national de l’Association nationale des enseignants du Swaziland (SNAT). Elle a également confisqué du matériel photographique et effacé des photos. Les policiers étaient à l’affût de toute personne portant un t-shirt PUDEMO et a même arrêté un jeune militant parce qu’il portait un t-shirt de la centrale syndicale sud-africaine COSATU et une casquette de l’ANC (African National Congress), qu’ils ont confisqués. Les syndicats ont dénoncé publiquement cet acte de harcèlement flagrant et l’interruption de leurs festivités du Premier mai. C’est dans ces circonstances que la police a procédé à l’arrestation de Sipho Stephen Jele, au motif qu’il portait un t-shirt à l’enseigne de PUDEMO. Après l’avoir arrêté, des policiers l’ont conduit à son domicile où, d’après sa tante, ils ont fouillé toute la maison et n’ont rien trouvé d’autre que la carte de membre PUDEMO de Jele. Celui-ci a ensuite été forcé à poser pour une photo en montrant sa carte de membre avant d’être emmené. Deux jours plus tard, le département des services correctionnels a émis une déclaration selon laquelle Sipho Stephen Jele s’était suicidé dans les toilettes d’une cellule. D’après l’information reçue par la CSI, la police aurait exercé des pressions sur la famille de Jele pour que son inhumation ait lieu le plus rapidement possible. D’autre part, l’enquête ordonnée par le Premier ministre du Swaziland est menée par le personnel des services correctionnels de la police elle-même. À la lumière des circonstances de l’arrestation de Jele et du traitement qui lui a été infligé alors qu’il se trouvait en garde à vue, la CSI craint qu’il n’ait été tué pour son activisme. Le roi swazi Mswati avait auparavant déclaré qu’il considérait l’ « akukhanywane », terme utilisé pour décrire l’étranglement de tout opposant à son règne, comme la stratégie la plus appropriée. En attendant, la mort de Sipho Jele constitue le 12e cas d’attaque à main armée perpétré depuis août 2003 contre des membres et des dirigeants du PUDEMO, des membres de leurs familles et des sympathisants. La CSI représente 176 millions de travailleurs dans 312 organisations affiliées dans 155 pays et territoires. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=263 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=262 2010-05-18 Violation systématique des droits des travailleurs à Mauribat Mauribat est une société qui a remporté le contrat d’entretien des ministères et directions de l’Administration Générale. Dans ce cadre, cette société emploie des travailleurs, des femmes pour la majorité, qu’elle exploite sans aucun respect de la réglementation en vigueur dans le pays. En effet, pour la Direction de cette société, ces travailleurs n’ont aucun autre droit que les 21.000UM qu’elle leur octroie et qu’elle paye par tranche (BETCHEK) et toute réclamation conduit le plus souvent à un licenciement sans droit. Ayant manifesté leur désir de constituer un collège de délégués du personnel pour mieux faire valoir leur droit, les travailleurs de cette société se sont adressés à leur syndicat. Ce dernier a envoyé une correspondance à leur employeur conformément à la réglementation en vigueur. Dès réception de ce courrier, l’employeur a convoqué les délégués proposés pour les menacer de licenciement pour avoir osé se syndiquer. Un comportement qui n’est pas digne d’un employeur et du coup viole ainsi le sacro-saint principe du respect de la liberté syndicale et la non-ingérence dans le droit des travailleurs à l’organisation. Devant la détermination à faire valoir leur droit, l’employeur a tout simplement licencié verbalement un des délégués proposés et a signifié aux travailleurs qu’ils doivent s’attendre à un licenciement sans droit et leur réembauche comme journalier. Le licenciement de ce délégué constitue une violation flagrante des articles 125, 130, 131, 266 et 267 du Code du Travail ainsi que les dispositions des conventions : 87 et 98 du BIT relatives à la liberté syndicale et à la liberté d’organisation. Il faut préciser que l’employeur a clairement indiqué que ce licenciement intervient suite à l’adhésion des travailleurs au syndicat et que d’autres subiront le même sort. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que cet employeur agit de la sorte. Cela a été également le cas pour un autre groupe de femmes. L’employeur affirme ainsi sa jouissance d’une protection de la part de l’Etat. Le licenciement étant de nullité absolue conformément aux dispositions des articles 130 du Code du travail et 67 de la CCGT, les travailleurs ont décidé de saisir l’Inspecteur du ressort en espérant que ce dernier fera appliquer le droit. Ces procédures systématiques visant à mettre un frein à toute velléité d’organisation des travailleurs est devenue monnaie courante dans les entreprises nationales. La dernière en date est celle adoptée par la Direction de la société MACORE dont le directeur n’a pas hésité à payer les cartes d’adhésion d’une organisation syndicale de la place et de les distribuer aux travailleurs en les mettant en garde contre tout contact avec la CGTM qui n’a fait que réclamer devant l’Administration du Travail, les droits des travailleurs. Ce directeur gère deux autres sociétés en l’occurrence AMOSE sous traitant de la SNDE et ARC qui exécute les mêmes types de contrats que MAURIBAT. Pour ces deux sociétés, le directeur fait tout pour démobiliser les travailleurs dont la majorité adhère à la CGTM. Les travailleurs d’ARC ont même tenté de mettre en place un collège de délégués du personnel mais la société s’y est opposée en licenciant tout son personnel. Pour se justifier, la direction de la société évoque la perte du contrat de certains ministères dont il avait la charge l’entretien. Ayant réitéré cette demande de constituer un collège de délégués, l’un des délégués du personnel proposés est d’ailleurs sous la menace d’un licenciement pour les raisons que nous connaissons désormais. La CGTM condamne vivement toutes ces graves violations du droit des travailleurs, devenues courantes dans les sociétés nationales et espère que le droit de s’organiser sera protégé et que les employeurs comprennent une bonne fois pour toute qu’un travailleur muselé n’est d’aucune rentabilité pour son employeur et que la réglementation doit s’appliquer à tous. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=262 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=261 2010-05-18 Violation systématique des droits des travailleurs à Mauribat Mauribat est une société qui a remporté le contrat d’entretien des ministères et directions de l’Administration Générale. Dans ce cadre, cette société emploie des travailleurs, des femmes pour la majorité, qu’elle exploite sans aucun respect de la réglementation en vigueur dans le pays. En effet, pour la Direction de cette société, ces travailleurs n’ont aucun autre droit que les 21.000UM qu’elle leur octroie et qu’elle paye par tranche (BETCHEK) et toute réclamation conduit le plus souvent à un licenciement sans droit. Ayant manifesté leur désir de constituer un collège de délégués du personnel pour mieux faire valoir leur droit, les travailleurs de cette société se sont adressés à leur syndicat. Ce dernier a envoyé une correspondance à leur employeur conformément à la réglementation en vigueur. Dès réception de ce courrier, l’employeur a convoqué les délégués proposés pour les menacer de licenciement pour avoir osé se syndiquer. Un comportement qui n’est pas digne d’un employeur et du coup viole ainsi le sacro-saint principe du respect de la liberté syndicale et la non-ingérence dans le droit des travailleurs à l’organisation. Devant la détermination à faire valoir leur droit, l’employeur a tout simplement licencié verbalement un des délégués proposés et a signifié aux travailleurs qu’ils doivent s’attendre à un licenciement sans droit et leur réembauche comme journalier. Le licenciement de ce délégué constitue une violation flagrante des articles 125, 130, 131, 266 et 267 du Code du Travail ainsi que les dispositions des conventions : 87 et 98 du BIT relatives à la liberté syndicale et à la liberté d’organisation. Il faut préciser que l’employeur a clairement indiqué que ce licenciement intervient suite à l’adhésion des travailleurs au syndicat et que d’autres subiront le même sort. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que cet employeur agit de la sorte. Cela a été également le cas pour un autre groupe de femmes. l’employeur affirme ainsi sa jouissance d’une protection de la part de l’Etat. Le licenciement étant de nullité absolue conformément aux dispositions des articles 130 du Code du travail et 67 de la CCGT, les travailleurs ont décidé de saisir l’Inspecteur du ressort en espérant que ce dernier fera appliquer le droit. Ces procédures systématiques visant à mettre un frein à toute velléité d’organisation des travailleurs est devenue monnaie courante dans les entreprises nationales. La dernière en date est celle adoptée par la Direction de la société MACORE dont le directeur n’a pas hésité à payer les cartes d’adhésion d’une organisation syndicale de la place et de les distribuer aux travailleurs en les mettant en garde contre tout contact avec la CGTM qui n’a fait que réclamer devant l’Administration du Travail, les droits des travailleurs. Ce directeur gère deux autres sociétés en l’occurrence AMOSE sous traitant de la SNDE et ARC qui exécute les mêmes types de contrats que MAURIBAT. Pour ces deux sociétés, le directeur fait tout pour démobiliser les travailleurs dont la majorité adhère à la CGTM. Les travailleurs d’ARC ont même tenté de mettre en place un collège de délégués du personnel mais la société s’y est opposée en licenciant tout son personnel. Pour se justifier, la direction de la société évoque la perte du contrat de certains ministères dont il avait la charge l’entretien. Ayant réitéré cette demande de constituer un collège de délégués, l’un des délégués du personnel proposés est d’ailleurs sous la menace d’un licenciement pour les raisons que nous connaissons désormais. La CGTM condamne vivement toutes ces graves violations du droit des travailleurs, devenues courantes dans les sociétés nationales et espère que le droit de s’organiser sera protégé et que les employeurs comprennent une bonne fois pour toute qu’un travailleur muselé n’est d’aucune rentabilité pour son employeur et que la réglementation doit s’appliquer à tous. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=261 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=260 2010-05-18 Elections professionnelles au Centre des Œuvres Universitaires de Nouakchott : Large Plébiscite pour la CGTM Les élections du collège de délégués du personnel qui se sont déroulées hier au centre National des Œuvres Universitaires de Nouakchott, ont constitué un large plébiscite pour la CGTM qui a remporté tous les sièges à pourvoir. Le scrutin a été supervisé par le représentant du directeur général du Centre en présence de deux représentants de la CGTM, il s’agit des camarades Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed et Islem Ould Jiddou. A l’issu du scrutin, la liste présentée par la CGTM a emporté trois sièges de délégués titulaires et trois délégués suppléants. Il s’agit de camarades dont les noms suivent : Les Titulaires : • El Hadj Ould Ahmed Ould Mokhtar • Dih Ould Mahfoudh, • Mounir Ould Amar. Les Suppléants : • Abderrahmane Nagi Sarr, • Mahfoudh Ould Aliou, • BrahimVall Ould Salem. A cette heureuse occasion, la CGTM félicite ses militants et sympathisants qui ont su valoriser son bilan et proposer un projet ambitieux pour les salariés de ce centre tout en les appelant à utiliser ces résultats au service de l’amélioration des conditions économiques, sociales et professionnelles des travailleuses et travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=260 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=259 2010-05-18 Sit-in des diplômés chômeurs devant le parlement Plusieurs dizaines de jeunes diplômés chômeurs ont observé un sit-in devant le siège de l’Assemblée Nationale qui abritait l’ouverture de la seconde session parlementaire. Lors de ce rassemblement, les manifestants ont demandé au Président de l’assemblée nationale d’interpeller la Ministre de l’emploi et de la modernisation de l’administration sur l’absence d’une politique d’emploi claire et efficace pour mettre un terme au chômage des jeunes dans le pays. Dans une déclaration rendue publique pour la circonstance, l’Association Nationale des diplômés chômeurs a demandé au Président de la chambre basse de dédier cette nouvelle session parlementaire à la lutte contre le chômage des jeunes dans le pays, en l’exhortant à les soutenir et de suivre avec attention ce dossier pour qu’il puisse trouver des solutions appropriées. Les manifestants ont indiqué dans cette déclaration, que dans la mesure où l’Etat les a formés, il a aussi le devoir de leur assurer un emploi conforme à leur niveau de qualification. Ce rassemblement a été organisé pour rappeler les exigences des jeunes à l’attention du gouvernement et des parlementaires, ainsi que sur la grande souffrance des diplômés chômeurs dans le pays. Le gouvernement a, plusieurs fois, promis de trouver une solution définitive à cette question, mais visiblement elle n’y accorde que peu d’importance augmentant un peu plus le désespoir des jeunes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=259 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=258 2010-05-09 Mohamed Ould Eide ould Lab : « J’ai été licencié parce qu’un travailleur s’est absenté pour quelques heures ! Mohamed Ould Eide ould Lab est superviseur chargé des travailleurs en poste sur le trajet Akjoujt- Bénichab, pour le compte de la société (MSS), l’un des nombreux sous-traitants de l’exploitant de la mine de cuivre de l’inchiri (MCM). L’intéressé, syndicaliste chevronné de son état, qui ne cessait d’exhorter ses collègues à respecter les horaires de travail et à veiller au sérieux, à la persévérance et au respect des engagements, n’aurait jamais imaginé qu’il allait être convoqué le 23 avril 2010 au bureau du représentant de l’entreprise pour apprendre qu’il ne fait plus partie du personnel de la boite. Ainsi, sans avertissement et sans préavis, notre camarade a été viré par son employeur malgré les précieux services qu’il a fourni à la société avec autant de dévouement et de responsabilité. Un licenciement qui n’a aucune explication logique. Lorsque Mohamed a demandé au responsable de l’entreprise la raison de son licenciement, ce dernier a répondu que la direction de la société a évoqué, dans son e-mail, comme raison principale de licenciement l’abandon du poste pour quelques heures de l’un des subordonnés du licencié ! En fait, les dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles en vigueur dans notre pays dispose que le contrat de travail prend fin dans l’un des trois cas suivants : force majeure, faute lourde, la volonté de l’une des parties. Dans le cas où l’employeur est l’initiateur de la résiliation du contrat, il doit informer l’employé, par écrit, avant toute décision de licenciement. Il doit relater les motifs de sa décision en demandant au travailleur des explications écrites ou orales dans un délai de quarante-huit heures. Évidement, aucun des cas mentionnés ci-dessus ne s’applique pas à notre ami qui n’ayant jamais opté pour la résiliation de son contrat avec l’institution, n’a pas commis de faute grave. Et naturellement, il n’y pas eu de force majeure. Le contrat a donc été unilatéralement rompu par l’employeur sans aucune justification valable en violation flagrante des dispositions législatives et réglementaires en vigueur dans notre pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=258 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=257 2010-05-09 Sur la route reliant Akjoujt au chantier : Un responsable de la MCM renverse, intentionnellement, un travailleur mauritanien L’employé mauritanien travaillant pour le compte de l’entreprise de sécurité "MSS" a été renversé par une voiture conduite par le responsable de la sécurité des expatriés de la MCM, « Mr Will ». L’accident est survenu dans la zone connue sous le nom Dboat située au milieu entre l’usine et la ville, alors que le travailleur mauritanien exerçait son travail habituel. Le responsable a, d’abord, refusé d’obtempérer à l’ordre de s’arrêter pour un contrôle de routine et a poursuivi sa route comme si de rien n’était avant d’arrêter brusquement sa voiture et faire marche-arrière en renversant le mauritanien qui tomba immédiatement sur la terre. Effrayé par son acte odieux, le responsable étranger a contacté le superviseur général des travailleurs mauritaniens pour lui demander d’intervenir rapidement pour calmer l’affaire avant qu’elle ne prenne d’autres tournures. Les deux hommes ont ramené le pauvre travailleur à son domicile et lui auraient proposé un contrat de travail directement avec la MCM contre son silence, deal que l’intéressé était contraint d’accepter. L’affaire a failli être étouffée si ce n’était l’aggravation de la situation du travailleur qui a conduit son parent à déposer une plainte contre le chauffeur du véhicule. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=257 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=256 2010-05-06 Déclaration de l’Intersyndicale relative à la situation sociale du pays Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui, la Coordination des organisations syndicales (CGTM-UTM-CNTM) ont réaffirmé leur solidarité agissante avec les luttes des Dockers ville, les travailleurs de la commune du Ksar, ex-travailleurs d’Air Mauritanie, de travailleurs de la route Sélibaby/Kaédi/Gouraye, aux fonctionnaires et agents de l’Etat et les travailleurs de la SNIM dans leurs revendications. Elles ont enfin lancé un appel pressant au gouvernement pour l’ouverture urgente des négociations sociales afin de trouver des solutions idoines à toutes les préoccupations des travailleurs, renouvelant ainsi leur disponibilité à l’instauration d’un dialogue social franc et sincère. Voici la déclaration dans son intégralité : Déclaration La situation sociale nationale est marquée par de fortes demandes sociales appelant à trouver des solutions idoines aux nombreuses doléances formulées par les travailleurs de tous les secteurs d’activités économiques. Ces doléances qui relèvent du droit pour leur écrasante majorité demeurent encore ignorées ou méprisées par les différents employeurs avec l’Etat en tête. L’égalité des chances en matière d’accès aux emplois publics et privés n’est plus respectée. C’est ainsi que face au désarroi des travailleurs, les pouvoirs publics ne trouvent comme réponse que la répression aveugle et acharnée qui a atteint les locaux des lieux de travail et ce en violation de toutes les normes. Au lieu de recourir à la politique de l’autruche, le gouvernement se devrait de revoir son mode de gouvernance sociale afin de se convaincre que les négociations sociales avec les travailleurs et leurs organisations représentatives en sont les baromètres les plus crédibles, car elles constituent les garanties de la compétitivité de l’économie, de la paix sociale et du développement durable. Les organisations syndicales signataires affirment leur solidarité agissante avec les luttes des Dockers Ville dont certains restent toujours détenus, pour la renégociation des prix de chargement et de déchargement des marchandises, leur santé et leur sécurité au travail, leur sécurité sociale, leur dignité humaine, ainsi qu’avec les employés de la Commune du Ksar qui courent derrière leurs arriérés de salaire, les contractuels et les travailleurs non permanents de l’Etat qui peinent à savoir leur statut juridique, les ex-travailleurs d’Air Mauritanie qui croupissent dans la misère après la liquidation de leur société car les promesses qui leur avaient faites ne se matérialisent pas, aux travailleurs de la route Sélibaby/Kaédi/Gouraye qui subissent les diktats des sous-traitants et dont les traitements ressemblent à des travaux forcés, aux fonctionnaires et agents de l’Etat dont les revendications ne trouvent aucun écho favorable malgré leur grève générale de mars dernier, aux travailleurs de la SNIM dont la plate forme revendicative a été ignorée par le conseil d’administration de la société et à tous les autres travailleurs qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail. Les Centrales syndicales signataires lancent un appel pressant au gouvernement pour l’ouverture urgente des négociations sociales afin de trouver des solutions à toutes les préoccupations des travailleurs, renouvelant ainsi leur disponibilité à l’instauration d’un dialogue social franc et sincère. Nouakchott, le 06 mai 2010. UTM CGTM CNTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=256 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=255 2010-05-06 SMGE : Les travailleurs menacent d’entrer en grève Les délégués du personnel de la société SMGE ont déposé un préavis de grève de 10 jours qui courent à partir du dimanche 2 mai courant. Le motif du mécontentement des travailleurs trouve son origine au fait que l’entreprise n’a pas donné de suite favorable aux multiples doléances des travailleurs. Ces derniers réclament le paiement des arriérés de salaire de 6 ainsi que d’autres acquis. Ils exigent aussi des tenues de travail et 3000UM pour le transport. Ils demandent enfin l’urgence des besoins vitaux en soins primaire et autres prestations sociales. Les délégués du personnel soulignent une attitude partisane du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire ainsi que celle de la direction du bâtiment qui refusent d’obliger la SMGE à payer aux travailleurs leurs salaires et leurs congés. Les délégués du personnel ne ferment pas pour autant les portent du dialogue et précisent qu’ils maintiennent leur mot d’ordre jusqu’à la satisfaction de leurs revendications légitimes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=255 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=254 2010-04-12 Les travailleurs des médias publics revendiquent leurs droits Les Journalistes de l’Agence Mauritanienne d’Information, de la Radio Mauritanie et de la télévision de Mauritanie ont décidé désormais de travailler avec des badges aux cous. Sur ces derniers sont mentionnés, la réclamation du règlement des 50% et des 10% des augmentations des salaires pour les années 2007, 2008, 2009 et 2010 décidées au cours des années précédentes et pour lesquelles le Président de la République avait donné des instructions. Le Syndicat des journalistes et la Coordination des sections syndicales dans les établissements d'information publics ont lancé un appel envers les autorités publiques pour le paiement intégral des arriérés des augmentations de 50% et 10% aux travailleurs de ces établissements et à les rajouter à leurs salaires de façon définitive. Le président du Syndicat, M. El Hussein Ould Medou, avait d’ailleurs lors d'une conférence de presse tenue dimanche soir, insisté sur la "nécessité de payer les arriérés des années 2008 et 2009 et de les rajouter aux salaires des travailleurs des établissements d'information publics. Il faut rappeler que la Coordination des sections syndicales œuvre depuis plus de 3 ans pour recouvrer ce droit et que le président de la république s'était engagé au cours de l'audience accordée au bureau exécutif du Syndicat à trouver une solution définitive à cette question. Notons qu’une commission interministérielle dirigée par le premier ministre a été mise sur pied depuis plus de 5 mois avec comme mission principale de régler cette question, mais elle ne s'est pas réunie jusqu'à présent. Enfin, le Syndicat a décidé d'entreprendre un ensemble d'activités syndicales visant à attirer l'attention des autorités publiques sur la nécessité du règlement de cette épineuse question. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=254 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=253 2010-04-11 Communiqué de presse du SNES Lors de la grève de mi-mars dernier, nombreux sont les responsables et chefs d'établissements du Ministère de l'Enseignement Secondaire et Supérieur qui ont exercé toutes sortes de pressions à l'encontre des enseignants. Et à la fin de la grève bon nombre d’enseignants ont subi des sanctions. C’est le cas de deux collègues du lycée de Bababé : Guèye Amadou Demba coordinateur de français et Bocar Ndiaye coordinateur de physique et chargé de la gestion du laboratoire. Dès leur retour de grève, le 18 mars, le Directeur du lycée, M. Khalifa o. Welati, leur a signifié qu’ils sont remplacés par d’autres collègues, tout en retirant la clé du laboratoire de Bocar Ndiaye. Au Syndicat, nous avons immédiatement contacté Monsieur Le Ministre de l’Enseignement Secondaire et Supérieur et lui avons adressé une lettre en date du 24/03/2010 lui demandant d'intervenir pour mettre fin à cette situation. Aussi, nous avons attiré son attention sur l’effet de tels agissements sur le libre exercice du droit syndical, sur la liberté d'association ainsi que son incompatibilité avec les dispositions des Conventions de l'Organisation Internationale du Travail (Convention 87 et Convention 98), qui ont été approuvées par notre pays. Malgré cela, nous n'avons, jusqu’ici, perçu aucun signe favorable à notre demande. Au SNES, tout en attirant l’attention sur l’impact négatif des ces décisions sur la réputation de notre pays en matière de libertés publiques et le risque d’envenimer les rapports professionnels: - nous renouvelons notre appel aux responsables du Ministère pour intervenir en vue de mettre fin à cette situation; - nous invitons nos collègues enseignants à rester mobilisés pour faire respecter leurs droits légitimes. La Commission de Communication http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=253 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=252 2010-04-08 Les travailleurs de Schenker surexploités ! Un bon nombre de travailleurs de la société Schenker effectuent des heures supplémentaires impayées, confie l’un des délégués du personnel. Le recours à l’usage des heures supplémentaires est monnaie courante au niveau de cette société. L’employeur encourage même les travailleurs afin que le maximum d'heures supplémentaires soit presté. Depuis son implantation en Mauritanie, Schenker bénéficie d’une dérogation lui permettant de recourir à l’usage des heures supplémentaires qu’elle considère comme des heures de travail normales. Informé de cette situation, l’Inspecteur du travail a adressé une correspondance au Directeur de la société lui demandant de se conformer à la réglementation en vigueur dans le pays concernant le recours aux heures supplémentaires. Cette réglementation prévoit que tout recours aux heures supplémentaires doit avoir l’autorisation préalable auprès du Ministère du travail. D’ailleurs, suite aux pressions exercées par la CGTM, pour mettre fin à cette pratique, l’ex-Ministre de la Fonction Public et du Travail a adressé une circulaire aux inspecteurs régionaux en date du 7 février 2010 en leur demandant de surseoir à la délivrance d’autorisation de l’usage des heures supplémentaires. Cette circulaire précise qu’il n’est pas normal que certains travailleurs accomplissent plus que la durée légale alors que d’autres citoyens sont au chômage. Rappelons que les travailleurs de la société ont tenu une réunion avec le directeur de la société le 1er avril courant pour discuter de certaines questions qui préoccupent les travailleurs. Lors de cette réunion, les délégués du personnel de la CGTM, ont insisté sur le fait que l’horaire de la société soit conforme à la loi. C'est-à-dire de 8h à 16h, soit 40 heures dans la semaine. Le Directeur semble cependant s’entêter en voulant imposer à ses employés des heures supplémentaires en violation des articles 39 de la CCGT et 170 du Code du Travail arguant du fait que ce sont les horaires de la société. Il est clair que l’objectif de cet employeur est de faire fi de la réglementation en vigueur dans le pays en matière d’heures supplémentaires. Une situation qui n’est pas de nature à réduire le chômage dans les rangs de nos jeunes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=252 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=251 2010-04-07 Atelier de formation des femmes de la CGTM sur les normes internationales du travail et les techniques de communication Le Mouvement National des Femmes de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie en collaboration avec la Fondation Paix et Solidarité (FPS) des commissions ouvrières (CCOO) d’Espagne, a organisé du 02 au 03 avril courant, un atelier de formation en technique de communication et normes internationales du travail au profit de ses adhérentes, employées et chefs de mutuelles ou de coopératives à Akjoujt. Cet atelier de formation qui entre dans le cadre de la démultiplication des ateliers était destiné aux femmes des wilayas de l’Inchiri, de l’Adrar, du Brakna et du Trarza. Les femmes de Zouerate et de Dakhlet Nouadhibou qui devaient également assister à cet atelier, n’ont pas répondu présente à cause de certaines contraintes de temps. Mais rien n’est perdu, puisqu’elles assisteront à la rencontre qui aura lieu à Nouakchott. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a vu la présence des autorités régionales de l’Inchiri. L’objectif de cet atelier était d’encadrer les femmes issues de divers secteurs d’activités pour les initier dans la gestion et l’animation des réunions, la prise de parole en public… Pratiquement, tous les aspects de ce processus ont été abordés et rien n’a été laissé en reste. Les bénéficiaires de cette session qui sont au nombre de 20 ont également appris les différentes démarches pour développer la communication au sein d’une organisation. Des exposés fructueux et instructifs sur normes internationales du travail notamment les 8 conventions fondamentales ont été présentés. Il s’agit entre autre la C87 et la C98 de la liberté d’organisation ; la C29 et la C105 sur l’abolition du travail forcé ; la C100 et la C111 sur la non discrimination dans l’emploi, celles-ci sont spécifiques aux femmes par que ce sont elles qui subissent la discrimination dans l’emploi ; la C138 et la C182 sur l’abolition du travail des enfants sinon des pires formes du travail des enfants. Au terme de cet atelier, les participantes ont tenu tout d’abord à remercier la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie et particulièrement le mouvement national des femmes qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet atelier de formation. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=251 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=250 2010-04-06 Les travailleurs de AAAID soumis à rudes épreuves Arab Autority for Agricultural Investment and Development (AAAID) est une société implantée dans le pays depuis 1994. Elle opère notamment dans le village de Keur Madjik près de Rosso. Depuis 2003, elle s’est déplacée vers M’Pourié. Là, elle exploite près de 1000ha de terrain et emploie pour ce faire plus de 180 travailleurs dont 120 mauritaniens qui sont tous des adhérents de la CGTM. Malheureusement, ces travailleurs vivent aujourd’hui une situation déplorable et inquiétante. En effet, l’entreprise ne leur fournit aucune prestation pour leur garantir des conditions de vie et de travail décentes. Ces travailleurs, sont recrutés sans contrat de travail et n’ont pas de bulletins de salaires. Ils ne sont également pas affiliés à aucun régime de sécurité sociale. Du coup même la prise en charge de leurs soins médicaux, n’est pas assurée par l’entreprise. Cette dernière emploie et licencie selon sa propre volonté car elle se croit sans doute au dessus de la loi. Ajouter à cela, les travailleurs n’osent même pas revendiquer leurs droits légitimes parce qu’ils sont constamment victimes d’intimidations et de menaces par leur employeur. Il faut préciser par ailleurs, que l’entreprise refuse catégoriquement d’organiser des élections pour les délégués du personnel malgré qu’elle ait plusieurs fois été saisie depuis 2007 par la CGTM et en particulier par le Syndicat National des Travailleurs de la Terre. La CGTM exprime son indignation à cette situation alarmante qui relève d’une autre époque et appelle la société à prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de ses travailleurs qui sont soumis déjà à rudes épreuves. Elle entend également saisir les autorités pour mettre un terme à de tels abus et que l’entreprise se conforme aux réglementations en vigueur dans le pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=250 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=249 2010-04-06 Une société insensible aux doléances de ses travailleurs La SAANAT est un établissement public créé depuis 2007. Cet établissement emploie de nombreux travailleurs qui ne bénéficient même pas du minimum vital. La direction recrute son personnel à tour de bras et les licencie également de la même manière avec une grande impunité et dans le mépris le plus total. Ici, les travailleurs vivent une situation très particulière. En effet, beaucoup n’ont pas de contrat de travail, ni bulletin de salaire et ne sont pas inscrits à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Et lorsqu’ils se permettent de revendiquer des droits pourtant légitimes, la plupart du temps, ils sont immédiatement licenciés sans la moindre explication. Il est grand temps que les autorités se penchent sur ces cas de violations graves et mettent fin au calvaire de ces pauvres travailleurs qui consentissent d’énormes sacrifices pour le pays. Mais apparemment, les autorités préfèrent fermer les yeux sur ces violations flagrantes de la loi par ces employeurs et donnent leur feu vert pour que de telles pratiques puissent continuer. La CGTM quant à elle dénonce cette attitude de la part de la direction de cet établissement et l'appelle à se conformer aux réglementations en respectant les droits des travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=249 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=248 2010-04-06 Ingérence flagrante d’un employeur dans l’organisation des travailleurs Les sociétés MACORE, ARC et AMOSE sont gérées par le même directeur général. Ce dernier est aujourd’hui dans le collimateur de la CGTM. En effet, certains travailleurs de ces sociétés ont saisi leur syndicat professionnel qui est affilé à la CGTM pour entrer en jouissance de leurs droits conformément à la réglementation en vigueur. Devant l’absence de volonté affichée de la Direction de satisfaire ces droits, le syndicat a saisi les autorités concernées. Face à l’impuissance de ces autorités de concilier les parties en conflit, le syndicat a saisi le Tribunal du Travail. Une démarche qui visiblement a irrité l’employeur. Au lieu de chercher à satisfaire les doléances légitimes des travailleurs, il a préféré engager des négociations avec une autre centrale peu soucieuse des conditions des travailleurs. C’est ainsi qu’il délivrait gratuitement des cartes d’adhésion de cette dernière à tous les travailleurs de ses sociétés. L’employeur est allé même plus loin, en essayant d'organiser des élections des délégués du personnel fallacieuses dont l’issue ne serait que la perpétuation de l’exploitation de ces pauvres travailleurs. Heureusement, qu’il y a des organisations syndicales comme la CGTM fidèle à ses principes à savoir la défense des droits et intérêts des travailleurs, qui n’est pas rentrée dans ce piège. Ces agissements de cet employeur traduisent une volonté délibérée de violer et ce de façon flagrante les clauses de l’art 7 de la CCGT et les dispositions de la convention 98 du BIT. La CGTM consciente de cette situation délétère a décidé d’engager les procédures nécessaires afin que de tels comportements ne puissent plus se répéter et que les travailleurs s’organisent librement sans aucune ingérence de leur employeur. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=248 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=247 2010-04-04 Sit-in des enseignants contractuels devant la direction du budget Ce matin, les enseignants contractuels ont organisé un rassemblement de protestation devant la direction du budget. Ils étaient plus d’une dizaine à observer ce mouvement depuis les premières heures de la journée. Ces enseignants manifestaient surtout pour réclamer le paiement de leurs salaires ainsi que ceux de leurs collègues qu’ils sont venus représentés à travers l’ensemble du territoire national. Rappelons que certains n’ont pas perçu le moindre salaire depuis 3 mois et avec le coût de la vie actuellement leur situation ne fait que se détériorer. Pour eux, ce système de paiement de leurs salaires avec des retards fréquents, doit cesser. Ils estiment que c’est aux ministères concernés de faire les démarches nécessaires pour qu’ils puissent recevoir leur du à chaque fin du mois conformément aux closes du contrats. Selon leur délégué, le rôle de ces enseignants devrait normalement se limiter à dispenser des cours aux élèves et non de faire la navette entre les ministères concernés et le budget. Il souligne également que certains responsables du budget ont confirmé que la direction a bien réceptionné leur état de paiement mais qu’il faut attendre la passation de service pour recevoir leurs salaires. Ces enseignants se disent extrêmement frustrer de voir qu’à chaque fois, c’est par truchement de bras de fer et de confrontation qu’ils obtiennent leurs droits. Ils ont exprimé leur crainte de voir cette situation perdurer. D’autres enseignants, parlent quant à eux d’intégration. En effet, certains d’entre eux sont sous contrat depuis 3 ans et ils n’ont toujours rien reçu. Ils souhaiteraient que les autorités puissent leur accorder plus d’attention. Au-delà de tout cela, il faut reconnaître que la situation des enseignants contractuels dans le pays est très préoccupante car les autorités refusent toujours de les prendre en compte. Pourtant, tout le monde connaît leur apport au sein de notre éducation. Une grande majorité d’entre eux n’ont aucune assurance malgré le danger que peut représenter l’enseignement parfois. Souvent, ils leur arrivent de travailler pendant plusieurs mois sans toucher le moindre salaire. Une situation qui ne fait qu’affaiblir leur moral du coup cela se répercute sur leur motivation et leur rendement. Ces enseignants donnent un délai d’une semaine pour régler leur situation, au risque de voir leur mouvement se radicaliser. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=247 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=246 2010-04-01 Situation alarmante pour les travailleurs de Dragui Transport Depuis quelques temps, les travailleurs de la société Dragui Transport à Nouakchott, vivent une situation très préoccupante et mérite d’être dénoncée. En effet, ces travailleurs sont menacés de chômage pour cause de non-paiement des redevances de l’Etat mauritanien envers la société. Il faut rappeler que cette dernière emploie plus de 1500 travailleurs mauritaniens qui font vivrent des familles entières malgré les salaires dérisoires. Signalons aussi que l’Etat, non seulement s'est montré jusque-là incapable de peser sur cette société pour l'amélioration des conditions de vie et de travail de ses employés mais aussi et surtout il participe à leur mise à la rue sans le moindre revenu. C'est donc une situation particulièrement difficile et inquiétante qui risque de frapper ces pauvres travailleurs et les nombreuses familles qui sont à leur charge. Il faut préciser que l'Etat par cette négligence, a totalement failli à son rôle qui est d'assurer à tous ses citoyens un cadre de vie décent et veiller à ce que le niveau de leur condition sociale soit relevé. C'est donc parce qu'il n'a pas respecté ses obligations contractuelles vis-à-vis de cette société, qu'elle se retrouve ainsi dans l’impossibilité de garantir l’emploi déjà précaires des milliers de travailleurs mauritaniens. Le syndicat national des Travailleurs de Services affilié à la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, soucieux de l’avenir de ces travailleurs proteste vivement contre cette irresponsabilité des autorités concernées et demande au Secrétaire Général de la CGTM de saisir qui de droit pour que cette menace contre l’existence même de ses travailleurs soit levée. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=246 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=245 2010-03-31 Clôture du 3ème congrès du SNES : Sidi O/ Idoumou maintenu au poste de Secrétaire Général Le 3ème Congrès du Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) a clos ses travaux le mardi 30 mars courant au terme de deux jours d'intenses travaux qui se sont tenus dans les locaux de la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott. Ces travaux ont été sanctionnés par l'élection d'un nouveau bureau avec le maintien à son poste du Secrétaire Général sortant, le camarade Sidi Ould Idoumou. La mise en place du nouveau bureau a été notamment marquée par l'élection de celui qui devrait succéder à M. Sidi O/ Idoumou au poste de Secrétaire général, l'intéressé ayant décidé volontairement de céder la main à un autre camarade pour assurer la conduite du syndicat. Mais ce vote n’a pas pu avoir lieu car tous les participants à ce congrès unanimement ont réaffirmé leur confiance et leur soutien à Sidi O/ Idoumou pour accompagner le syndicat durant les 4 prochaines années. Le reste des membres du bureau exécutif vient comme suit : Secrétaire Général adjoint, Hawa Yéro Dia ; Responsable à l’organisation et aux affaires administratives, Mohamed O/ Isselmou ; Adjoint, Hadi O/ Bamba ; Responsable au travail syndical, Mohamed O/ Ahmed ; Adjoint, Kaloga Bakary ; Responsable à la Communication, Biri Ndiaye ; Adjoint, Aly Dieng ; Responsable à la formation, Ami Bouna Fall ; Adjoint Sidibé Malick ; Responsable à l’équité, genre et VIH/SIDA, Sall Aïssata ; Adjoint, Hamidou Ly ; Responsable à la trésorerie, Loumeina M/ Abdel Hamid. Lors de la cérémonie de clôture de ce congrès, le bureau a également procédé à la désignation de 3 représentants du syndicat auprès de la Fédération de l'enseignement de la CGTM, il s'agit entre autre de Sidi O/ Idoumou, Bâ Bocar Amadou et de Niouma Bathily. Ainsi, c'est le camarade Sidi O/ Idoumou qui a été maintenu à son poste de Secrétaire général du SNES. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Secrétaire générale, a indiqué que ce qui vient de se passé durant ce congrès, montre combien le SNES est prêt à affronter les nouveaux défis et à aller de l’avant. Il a aussi rappelé que ce syndicat bien qu’étant encore jeune nourrit quand même de grands espoirs dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants du supérieur sur toute l’étendue du territoire national et l’aboutissement de leurs revendications. Ce qui s’explique notamment par l’implantation du syndicat à l’intérieur du pays, qui a été marqué par un succès éclatant avec l’adhésion massive de plusieurs enseignants du secondaire. Le 2ème évènement qu’il a tenu à souligner c’est que ce syndicat qui vient de participer à la grève historique que la fonction publique a connu les 15, 16 et 17 mars courant, a encore beaucoup à faire pour une plus grande prise en compte des enseignants du secondaire par les pouvoirs publics. Il a ensuite salué la mobilisation et la disponibilité des militants à l'occasion de ces assises, ce qui, selon lui, atteste de l'intérêt qu'ils attachent à leur organisation. Le SG du SNES n'a pas manqué d'adresser les sincères félicitations du Bureau Exécutif du SNES entrant, aux membres du bureau sortant qui ont su, durant les 4 ans du mandat, mener à bon port la mission qui leur a été assignée par le 2ème congrès. " Cette gratitude va particulièrement à l'endroit des membres du bureau sortant, et dont je pense, continuera à accompagner le nouveau bureau dans la conduite des actions eu égard à leur très grande expérience syndicale du reste reconnue de tous ", a-t-il indiqué. Pour sa part, le Secrétaire Général de la Confédération Général des travailleurs de Mauritanie (CGTM), Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah, a promis que la centrale sera toujours aux côtés du nouveau bureau pour l'accompagner dans l'accomplissement des activités et l'atteinte des objectifs qui lui sont assignés. Très chargé en émotion, le discours du Secrétaire Général de la CGTM a été très applaudi. En effet, c’est ainsi qu’il a fait l’historique du mouvement syndical au niveau de l’enseignement secondaire, rappelant qu’il a toujours été profondément convaincu de l’avenir de ce mouvement. Il a rappelé les propos du Premier Ministre dans une interview accordée à un journal de la place estimant qu’ils s’inscrivent totalement en faux avec la vérité observée sur le terrain et surtout avec les textes qui régissent les rapports entre l’Etat et ses partenaires sociaux dans ce pays. Avant de clore son mot, il a fait le tour des réalisations que la CGTM a accomplies car aujourd'hui elle est présente dans tous les secteurs d'activités socioéconomiques dans le pays. Et c'est grâce à ces travailleurs que la CGTM est arrivée là aujourd'hui. Il a félicité les participants au congrès pour les conclusions auxquelles ils sont parvenus, rappelant au passage que les défis qui les attendent sont nombreux et qu’ils doivent se tenir prêts à les relever. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=245 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=244 2010-03-30 Sit-in du personnel non permanent aux Ministères de l’éducation devant la présidence Le Personnel non Permanent aux Ministères de l’éducation national ont décidé, ce matin, de poursuivre leur lutte et leur combat pour leur prise en compte par les autorités du pays. Après le rassemblement déjà organisé devant le département concerné, cette semaine ils en ont programmé un autre devant le Palais Présidentiel. Ils sont venus avec des banderoles exprimant leurs doléances pour tenir leur manifestation pacifique. Une délégation a d’ailleurs été constituée, à cet effet, pour demander audience au Président de la République. Certains nous racontent que dans le cas où le chef de l’Etat fermerait à son tour les portes du dialogue devant eux, ils n’hésiteront pas d’intensifier leur mouvement et ce afin de solliciter l’intervention du premier magistrat du pays. Finalement, ils n’ont pu que se contenter de déposer une lettre au Président de la République dans l’espoir qu’il la lira. « Nous souffrons d’une inégalité dans les procédures en matière d’emploi en plus de notre salaire misérable et inégale » rétorque l’un des manifestants dépité par cette situation qui n’a que trop duré. « Des travailleurs de même types que nous trouvent des bulletins de salaire avec une base qui varie entre 35.000 et 40.000, pendant que d’autres ne touchent que 21600UM seulement sur une liste global», regrette un autre. En fait ce que ce « personnel actif et dévoué pour le développement national », réclame, c’est notamment, la fin de leur marginalisation de la part de ces Ministères. C’est ainsi qu’ils demandent l’assistance du Président de la République, pour que justice leur soit rendue dans la légalité et la transparence. Ils demandent enfin leur intégration pour que chacun retrouve sa dignité et un salaire décent. Il est aussi important de souligner que certains d’entre eux sont restés plusieurs mois sans le moindre salaire. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=244 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=243 2010-03-29 Tenue du 3ème congrès du Syndicat national de l’enseignement secondaire Le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah a présidé ce matin l’ouverture 3ème congrès national du Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) affilié à la CGTM. Cette rencontre qui s’est déroulée à la Nouvelle Maison des Jeunes de Nouakchott a vu la participation des syndicats professionnels affiliés à certaines centrales, ceux non affiliés du secteur, des membres du SNES et de plusieurs invités. A préciser que ce 3ème congrès du SNES est placé sous le signe de la solidarité et il intervient dans un contexte particulier après le refus du gouvernement d’entamer toutes négociations sérieuses avec les syndicats qui en ont fait la demande et continue de mener sa politique de l’autruche. Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, le Secrétaire Général de la CGTM a d’abord tenu à féliciter les alliés pour le succès total que la grève générale de la fonction publique, a connu les 15, 16 et 17 mars courant. Il a aussi rappelé que cette lutte pour une cause juste c’est-à-dire la fin de la marginalisation et du mépris des travailleurs, va se poursuivre. Il a aussi souligné que cette politique de l’Autriche appliquée par le gouvernement devait cesser afin qu’une concertation sérieuse et sincère entre employeur et travailleurs puisse reprendre le dessus. C’est ainsi qu’il a indiqué que si les travailleurs ne peuvent pas contester une décision unilatérale d’un employeur, il ne fallait pas créer des syndicats. Pour lui la grève générale de la fonction publique à l’appel des principales organisations syndicales, n’avait pour objectif réel que l’instauration d’une justice sociale dans le pays et une meilleurs distribution de ses richesses à tous ses fils. A ce sujet, il a insisté sur le fait que ces richesses ne sont pas les propriétés privées du gouvernement et qu’elles devaient par conséquent être équitablement distribuées. Ensuite, le Secrétaire Général de la CGTM, a précisé que le but était de faire en sorte que le gouvernement ne prenne plus des décisions unilatérales concernant les travailleurs sans concertation et que les syndicats signataires du préavis de grève ne cherchaient en réalité que l’ouverture du dialogue entre l’Etat et ses partenaires sociaux. Mais visiblement, le gouvernement semble peu soucieux de son opinion. Le Secrétaire Général a souligné que ce congrès est aussi l’occasion pour ce syndicat de faire son bilan en vue d’une plus grande amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants à travers tout le pays. Après ce discours du Secrétaire Général de la CGTM, la parole a été donnée qu Secrétaire Général du SNES, le camarade Sidi Idoumou Boudide. Ce dernier avant d’entamer son allocution a d’abord invité l’assistance à observer une minute de méditation à la mémoire de deux enseignants et fervents militants dans le syndicat, décédés au cours du mandat qui s’achève, il s’agit notamment de Camara Amar et de Mansour Fall. Il a ensuite tenu à féliciter les organisations syndicales pour la grève générale de la fonction publique les 15, 16 et 17 mars courant, qui a connu un succès inégalé dans l’histoire du pays. Car selon lui, les travailleurs de la fonction publique se sont levés comme un seul homme pour réclamer la fin de la marginalisation et du mépris de l’Etat à leur adresse et leur prise en compte. Pour lui, durant le mandat écoulé le SNES s’est fixé 3 objectifs dont il a pratiquement tous atteint. Le premier étant l’implantation du syndicat à travers l’ensemble du territoire national. Actuellement, le SNES est présent partout et compte renforcer cette présence. Le second objectif que le syndicat s’est fixé c’est la promotion de l’enseignement secondaire et l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Pour ce faire des résultats très encourageants ont été enregistrés comme l’organisation de plusieurs activités au profit des enseignants de secondaire et la satisfaction de certaines de leurs doléances par les pouvoirs publics après des luttes acharnées. Le troisième objectif étant la formation et dans ce cadre également des progrès remarquables ont été observés que cela soit en Mauritanie ou à l’étranger où les enseignants du secondaire ont participé à de multiples sessions de formation pour renfoncer leur niveau. Il a enfin posé quelques doléances pour un enseignement secondaire national fort et efficace pour le bien-être de ceux qui en bénéficient. Notons qu’au cours de ce congrès qui dure deux jours, plusieurs points devront être débattus notamment l’élection du bureau. Il faut rappeler dans ce cadre que le bureau du SNES est élu par le congrès pour une période 4 ans. Il est composé de 45 membres et se réunit tous les deux ans, et, en session extraordinaire, à la demande de 2/3 de ses membres et sur convocation du secrétaire général. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=243 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=242 2010-03-29 Clôture de l'atelier de formation sur les Négociations Collectives et le Dialogue Social La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a organisé un atelier de formation sur les Négociations Collectives et le Dialogue Social du 25 au 28 mars courant. Cette session de formation a été organisée dans le cadre des activités du projet initié par la CGTM et financé par la Fondation Paix et Solidarité (FPS) et par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID). Elle était destinée aux cadres de la centrale venus de certaines régions et des différents secteurs d’activités. Son principal objectif était de renforcer les capacités des travailleurs dans le domaine des Négociations Collectives et le Dialogue Social ainsi que de les aider à se familiariser avec le concept de dialogue social et avec les dynamiques de gestion des conflits de travail sous toutes ses formes. 4 jours durant, les participants grâce notamment aux brillantes interventions du Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah et du Coordinateur du projet Bâ Aly Moctar, ont pu faire le tour des questions liées au thème pour développer leurs connaissances en la matière. La cérémonie de clôture de cet atelier a été marquée par une allocution prononcée par le Secrétaire Général de la CGTM, Mohamed Abdallahi dit Nahah qui a appelé les participants à contribuer à la diffusion des connaissances acquises ainsi que de les mettre en pratique. Il a aussi insisté sur le fait que les participants doivent dignement représentés la Centrale dans leur secteur et de ce fait être des avant-gardistes dans le domaine de la défense des intérêts et des droits des travailleurs dans leurs secteurs d'activité respectifs. Comme la CGTM est un grand moteur du développement socio-économique dans ce pays, le Secrétaire Général a rappelé aux participants de ne pas perdre de vue cette question et de tout mettre en œuvre pour que la centrale soit à la hauteur des attentes des travailleurs à travers tout le territoire national. Il a indiqué que les connaissances acquises durant ces 4 jours de formation, devront servir de base pour relancer le dialogue social qui est en panne dans le pays depuis un certain temps. Enfin, Le Secrétaire Général ne pouvait clôturer son mot sans attirer l'attention des participants sur la nécessité de sensibiliser leurs bases au sujet des élections professionnelles de représentativité qui se dérouleront éventuellement au cours de cette année. Quant au camarade Bâ Aly Moctar, coordinateur du projet, il a appelé les participants à restituer, les connaissances qu’ils ont acquises au cours de cet atelier de formation à leurs bases respectives et ce naturellement en collaboration avec les camardes qui ont déjà suivi de telles formations. Il a aussi appelé les travailleurs à s'unir beaucoup plus pour faire face aux nombreux défis qui les les attendent. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=242 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=241 2010-03-28 COMMUNIQUE DE NECROLOGIE Notre militant de première heure et camarade dévoué à la noble cause des travailleurs de sa branche professionnelle que sont les Télécommunications, le regretté Demba Ould M’Bareck a été rappelé à Dieu dans l’après midi du vendredi 26 mars 2010, suite à son admission au service de la réanimation de l’Hôpital Militaire pour une crise aigue du diabète. Ardent militant de la Fenapostel affiliée à la CGTM, ce père de famille, brave travailleur toujours assidu et consciencieux , a, avec abnégation et courage, toujours lutté pour la défense des intérêts des travailleurs de la Société Mauritanienne des Télécommunications (MAURITEL) dont il était un délégué du personnel. C’est une perte immense pour la Fénapostel et pour toute la famille des Télécommunications en Mauritanie et dans le monde ainsi que pour le mouvement syndical dans son ensemble. La Fenapostel présente ses condoléances les plus attristées à sa famille ainsi qu’à ses collègues de travail et prie pour le repos de son Ame dans le Saint Paradis Nouakchott, le 28 mars 2010 Le Secrétaire Général de la Fenapostel Niang Mamadou http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=241 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=240 2010-03-27 Nécrologie Le vendredi 26 mars 2010, en début de soirée, notre camarade Demba Ould M’Bareck a été rappelé à Dieu à l’hôpital militaire de Nouakchott où il était hospitalisé depuis 5 jours suite à une crise du diabète. Feu Demba Ould M’Bareck (voire la photo, c’est la 2ème personne assise à partir de la droite) fervent militant de la CGTM, était technicien à Mauritel et délégué du personnel. Cette disparition est une perte immense pour le mouvement syndical mauritanien et pour la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) en particulier. Durant toute sa vie militante, il a toujours fait preuve d’engagement et d’abnégation dans la défense des intérêts des travailleuses et travailleurs en général, et ceux de Mauritel en particulier. A une heure de son décès et sur son lit d’hôpital, il discutait avec certains de ses camarades délégués d’une réunion qu’ils devraient tenir incessamment à sa sortie de l’hôpital ; mais la mort en a décidé autrement. En cette douloureuse circonstance, la CGTM présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, ainsi qu’aux travailleurs de Mauritel. Qu’Allah le tout puissant l’accueil en son sein paradis. Ina lillahi wa ina ileyhi raajioun http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=240 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=239 2010-03-27 Grave violation des droits des travailleurs dans l'entreprise MALICOD sous-traitante d’ATTM. L’entreprise MALICOD sous traitante d’ATTM vient de procéder le 25 mars courant au licenciement de 18 de ces travailleurs. Il faut préciser qu’aucun motif convaincant n’a été évoqué par la direction mais il semblerait que c’est le dépôt d’une plate-forme revendicative par ces travailleurs auprès de l'Inspection du Travail, qui aurait irrité cet employeur. Il faut également rappeler que c’est le 17 mars courant, que l’Inspection après avoir reçu cette plate-forme a convoqué les différentes parties en conflit. Au sortir de cette réunion un procès verbal de conciliation a été signé par les protagonistes et l’employeur s’est engagé à le respecter pour mettre fin à ce conflit. Bien que l’application de ce PV de conciliation soit la solution juste à ces problèmes, l’employeur n’a pas tenu compte de cette situation et a procédé injustement au licenciement des 18 travailleurs signataires de ladite plate-forme dans le mépris le plus total. Ces travailleurs, qui considèrent que la mesure engagée à leur encontre est injuste et abusive, ont demandé à leur employeur et au représentant du département concerné de l’entreprise que la décision les concernant soit annulée et qu’ils soit rétablis dans leurs emplois respectifs. Mais, visiblement ils n’ont pas eu une oreille attentive pour mettre un terme à leur calvaire. C’est ainsi que ces travailleurs licenciés sont venus chercher protection auprès de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, seule organisation syndicale capable de leur aider à surmonter cette étape douloureuse. La CGTM, fidèle à elle-même et à ces principes, en signe de solidarité avec ses travailleurs, a décidé d’entamer toutes les procédures nécessaires afin de dénoncer l’injustice et l’abus du pouvoir. Elle a également demandé à l’entreprise de revenir sur sa décision en respectant la législation sociale en vigueur dans le pays au risque de s'exposer à un conflit ouvert dont les conséquences seront certainement dommageable pour elle. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=239 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=238 2010-03-25 Ouverture d’un atelier de formation sur les Négociations Collectives et le Dialogue Social De nos jours, le climat social qui règne dans le pays est de plus en plus perturbé, ce qui constitue une entrave à son développement harmonieux. Pour ce faire, le pays a besoin d’un climat social apaisé qui passe nécessairement par un dialogue permanent entre l’employeur et ses travailleurs. Consciente de cette situation, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie organise depuis ce matin un atelier de formation sur «les Négociations Collectives et le Dialogue Social», à l’intention des cadres de la centrale venus de certaines régions ainsi que des différents secteurs d’activités. Cet atelier de trois jours du 25 au 27 mars courant, entre dans le cadre des activités du projet initié par la CGTM, financé par la Fondation Paix et Solidarité (FPS) et par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID). Il faut également noter que cette session de formation vise à renforcer les capacités des travailleurs dans le domaine des Négociations Collectives et le Dialogue Social. L’atelier permettra également aux participants de se familiariser avec le concept de dialogue social et avec les dynamiques de gestion des conflits de travail. L’objectif est donc de permettre qu’au sortir de cet atelier, que les participants soient mieux outillés pour mener des négociations collectives en cas de conflits sociaux et pour engager un dialogue social. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été marquée par une allocution du Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah qui a appelé les participants à suivre attentivement les thèmes qui seront développés durant ces trois jours et à contribuer efficacement à la réussite de cet atelier. Dans son discours, il a également rappelé que le dialogue social qui est la quintessence de l’action syndicale est en net recul dans le pays. Pour cela, il a donné l’exemple de la grève générale de la fonction publique qui s’est déroulée les 15, 16 et 17 mars courant. C’est ainsi qu’il a souligné que malgré le préavis de grève déposé par les organisations syndicales, le gouvernement les a totalement ignoré. Ce qui justifie tout simplement son manque de considération à l’égard de l’opinion publique. Et a entamé des campagnes de dénigrement des organisations syndicales en les taxant d’être à la solde de l’opposition alors qu’elles ne demandaient que l’ouverture des négociations se basant sur des textes. Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de relancer ce dialogue social. Auparavant, c’est le Chef Département Education et Formation, le camarade Bâ Aly Moctar, qui a présenté un aperçu sur les objectifs de cet atelier et les résultats attendus pour les participants. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=238 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=237 2010-03-24 La liste CGTM remporte les élections professionnelles au LNTP Des élections professionnelles se sont déroulées le 23 mars courant au niveau du laboratoire National des Travaux Publics pour élire les délégués du personnel de cette entreprise. Ces élections ont eu lieu sous la supervision du Représentant du Personnel M Kane Abou et deux représentants de la CGTM, il s’agit des camarades Mohamed Mahmoud Ould Sidi Mohamed et Emmounenim M/ Sid’Ahmed. A noter que lors de ce scrutin, il y avait une seule liste candidate présentée par la CGTM. A l’issu du scrutin, la liste CGTM a emporté trois sièges de délégués titulaires et trois délégués suppléants. Les noms des délégués titulaires figurent comme suit : Mohamed Saleck O/ Bobba, Jidate M/ Limam, Salem O/ Ramdan. Et les 3 délégués suppléants sont : Ahmed O/ Cheikh, Diop Assane, El Veth O/ Allak. A cette heureuse occasion, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, tient à féliciter ses affiliés du L.N.T.P pour l’immense travail qu’ils ont accompli et les encourage à utiliser ces résultats dans la défense et l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés de cette entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=237 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=236 2010-03-23 DECLARATION Après la grève générale de trois jours (15, 16 et 17/03/10) observée par les Fonctionnaires et Agents de l’Etat, suite à l’affectation unilatérale par le gouvernement des indemnités de transport et de logement qui ont été en deçà des attentes des travailleurs de par leur modicité, les pouvoirs publics n’ont eu comme réponse face à ce mécontentement, que de mener à une large échelle, une campagne d’intimidation et de harcèlement vis-à-vis des travailleurs et de leurs organisations légitimes. C’est ainsi que tous les moyens, allant de demandes d’explication, de relève de fonction, de harcèlements, en passant par l’ouverture des canaux des médias publics à une vilipende des syndicats signataires du préavis de grève ont été constatés. Le gouvernement, ayant été saisi du préavis de grève qui a respecté la durée légale d’un mois, n’a en aucun moment daigné donner une réponse favorable en vue de l’ouverture des négociations autour de la plate forme revendicative, mais a privilégié la surenchère, le dénigrement ; les accusations gratuites de manipulations politiques, tout ceci au seul dessein de tourner le dos aux aspirations des fonctionnaires et agents de l’Etat. C’est ainsi que les différents ministres dont celui de l’Equipement et celui de l’Enseignement Secondaire et Supérieur ont au cours de leurs visites dans les régions des Hodh à l’Est et celle du Trarza au Sud, cherché à vilipender les organisations syndicales qui ont appelé à la grève ainsi que les travailleurs qui ont observé le mot d’ordre, ne ménageant aucun mot pour décrédibiliser la lutte légitime des travailleurs. Par ailleurs, dans une émission télévisée titrée Mountada, la Télévision de Mauritanie a , pendant deux heures d’horloge, invité des syndicalistes non concernés par la grève ainsi que certains inspecteurs de l’enseignement fondamental qui ont tour à tour repris les mêmes termes injurieux et méprisants vis-à-vis des travailleurs grévistes et de leurs organisations syndicales, au moment où cette même TVM n’accorde aucun temps d’antenne, ni ne convie aucune organisations syndicale signataire de la grève à ses émissions, consacrant ainsi une politique discriminatoire et partisane contraire à ses missions de service public. Les organisations syndicales signataires fustigent et dénoncent les tergiversations du gouvernement et condamnent sa campagne qui ne cesse d’œuvrer pour la division dans les rangs des travailleurs et qui fait preuve d’une fuite en avant et dont l’objectif est d’ignorer les revendications des fonctionnaires et agents de l’Etat pour de meilleures indemnités de transport et de logement afin d’améliorer leur pouvoir d’achat dont l’érosion a atteint des limites inquiétantes. Nous dénonçons de tels agissements qui constituent des violations flagrantes des Conventions de l’OIT notamment la 87 et la 98 portant respectivement sur la Liberté syndicale et le Droit d’organisation et de négociation, ainsi que par rapport à l’article 10 de la Constitution de notre pays relatif aux libertés syndicales Les organisations syndicales signataires lancent un appel aux travailleurs afin qu’ils se mobilisent davantage et qu’ils resserrent leurs rangs pour assurer la défense de leurs droits. Vive la Lutte des Travailleurs Vive la Solidarité syndicale Nouakchott, le 22 mars 2010. Union des Travailleurs de Mauritanie UTM Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie CLTM Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie CNTM Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages Femmes de Mauritanie SPISM Syndicat National des Médecins et Chirurgiens Dentistes de Mauritanie SNMCD Syndicat National des Professeurs de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle SNPETFP http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=236 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=235 2010-03-23 Les employés de l'ex-programme de lutte contre la mendicité réclament leurs droits Ces employés ont été recrutés en 2001 dans le cadre du lancement d’un programme de lutte contre la mendicité. D’ailleurs depuis cette date, ils ont établi des structures dans le cadre de ce programme. Cependant, depuis le mois d’avril 2009, ils vivent une situation difficile et insupportable à cause de la suspension de leur salaire injustement. Cette suspension intervient avec le lancement d’un nouveau programme de lutte contre la mendicité par l’actuel commissaire aux droits de l’homme. Ces employés estiment que ce dernier a entamé un sabotage caractérisé de leur programme auquel, il a déjà fait beaucoup d’obstructions, et stoppé leurs prestations depuis le début du mois de mai dernier. Manifestant leur colère et leur exaspération, ils se disent victimes d’une injustice à leur égard. Rappelons que c’est à la veille du mois béni de Ramadan, que le Commissaire aux Droits de l’Homme avait procédé au lancement d’un nouveau programme qui porte le même nom que l’autre mais avec de nouvelles têtes, sans doutes des proches. Pour ces employés qui sont restés 11 mois sans le moindre salaire, si le commissaire a conservé le même nom et recruté de nouvelles personnes c’est juste pour se conformer à l’inscription budgétaire figurant dans la loi de finance 2009 pour mobiliser les ressources destinées à l’ancien programme. Ils accusent Oud Dadde d’avoir ouvert des semblants de centres d’accueil uniquement dans le but de créer un programme parallèle. Ceci alors qu’un programme réel disposant de locaux, de véhicules et du matériel existe depuis 8 ans mais qu’il est injustement mis à la disposition d’autres personnes. Ils précisent que ces agissements du commissaire sont faits pour tout simplement dilapider les ressources qui sont destinés aux mendiants. Aujourd’hui ce que veulent ces employés c’est le paiement intégral de leurs salaires injustement suspendus depuis 11 mois. Ils demandent également à ce que toute la lumière soit faite sur les ressources déjà utilisées. Ils lancent un appel envers les autorités pour que leur situation difficile soit prise en compte. Après avoir portés leurs doléances partout sans succès, ils sont venus à la CGTM qui n’a pas hésité à prendre en charge leur dossier pour tenter de les résoudre par toutes les voies légales. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=235 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=234 2010-03-23 Des travailleurs de la fonction publique protestent contre la suspension de leurs salaires Ce matin, des dizaines de travailleurs de la fonction publique étaient regroupés devant la présidence pour protester contre la suspension de leurs salaires suite aux résultats du recensement du personnel de la fonction publique au mois de janvier de cette année. Selon l’un des leaders du groupe, ces pauvres travailleurs victimes de cette mesure injuste, ont été recensés, principalement dans les lieux de travail. Cependant, il exprime son étonnement et son exaspération de voir que leurs noms ne figuraient pas sur la liste. Il exige une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur cette affaire et rétablir ses travailleurs dans leurs droits au risque pour le gouvernement de s’exposer à une véritable crise sociale. Après la grève générale de la fonction publique contre les indemnités de transport et de logement, déclenchée les 15, 16 et 17 mars courant qui ont paralysé de nombreux secteurs de la fonction publique, on apprend qu’à Arafat, une dizaine d’enseignants sont en grève mais cette fois à cause de la suspension de leurs salaires. Il est donc urgent pour le gouvernement de régler définitivement ces questions pendantes puisque cela y va de l’apaisement de cette crise sociale qui commence à atteindre son paroxysme dans le pays. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=234 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=233 2010-03-22 La Coordination des sections syndicales des médias publics tire la sonnette d’alarme La Coordination des sections syndicales des médias publics (TVM, Radio Mauritanie et AMI) a fustigé ce qu’elle qualifie d’humiliation constante subie par les travailleurs de ce secteur de la part du Premier Ministre et des autres membres du gouvernement qui tiennent à ignorer délibérément les doléances des travailleurs. Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion tenue par la coordination le dimanche, cette dernière a déclaré que le Premier Ministre n’a pas voulu donner suite à leur demande concernant les augmentations des salaires de 50% et de 10% ainsi que la régulation de la situation financière et juridique des médias publics. Ce qui selon elle, constitue une humiliation pour tous les travailleurs de ce secteur dont le devoir est confiné à servir le régime en place et dont les droits sont bafoués et méconnus. Et la Coordination d’ajouter que le refus du PM de convoquer la commission chargée de régulariser la situation financière et juridique des médias publics fait partie de cette humiliation. Les problèmes auxquels se heurtent les travailleurs sont essentiellement le non paiement des augmentations précitées et le refus des directeurs de ces établissements d’affilier les travailleurs au régime de l’assurance médicale. La Coordination a appelé les travailleurs à se préparer à une nouvelle vague de lutte comprenant des préparatifs sérieux à entrer dans un mouvement de grève et tout autre moyen de lutte légitime pour que leurs revendications puissent aboutir. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=233 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=232 2010-03-21 Les travailleurs de la SNIM à Zouerate privés de leurs droits légitimes Finalement, la crainte exprimée par les délégués du personnel de la SNIM à Zouérate sur un possible accord entre l’inspecteur du travail et la direction était bien réelle. En effet, contre toute attente, l’Inspecteur vient d’adresser une lettre aux délégués du personnel rejetant la saisine qu’ils avaient introduite pour négocier la plate-forme. L’Inspecteur du travail justifie son acte par le fait que cette plate-forme revendicative n’a pas été signée par l’ensemble des délégués du personnel. Rappelons qu’ils étaient 7 délégués à introduire une saisine auprès de l’Inspecteur sur un collège de 12. De ce fait le quorum a été largement atteint. Mais, il semble que l’inspecteur n’a pas tenu compte de tout cela et a préféré "jouer le jeu" de l’employeur. On se souvient que c’est après le refus de la direction de négocier leur plate-forme, que ces délégués du personnel ont saisi l’inspecteur du travail. Celui-ci après avoir convoqué d'abord l’employeur devait adresser une deuxième convocation aux deux parties en conflit. Ce qui n’a pas été le cas. Il semblerait que c’est lors de la première convocation avec l'employeur, qu’un accord tacite a été trouvé entre ce dernier et l’Inspecteur sur le dos des pauvres travailleurs qui ne faisaient que réclamer leurs droits légitimes. Aujourd’hui, ces délégués du personnel ont décidé de se battre avec tous les moyens légaux pour que leurs revendications puissent aboutir. La CGTM à cette occasion exprime sa ferme condamnation à cette violation des droits des travailleurs et compte engager des procédures légales pour que justice leur soit rendue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=232 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=231 2010-03-21 Un travailleur de l’entreprise MPSS, injustement licencié Mohamed Ould Bilal, travaille dans une entreprise dénommée MPSS sous-traitante de la société Taméga AFA sur la route Kaédi-Mbout-Selibaby. Il était proposé par la CGTM comme délégué pour des élections des délégués du personnel qui doivent se tenir incessamment. L’entreprise, il y a de cela seulement 48heures, a licencié injustement ce travailleur, sans doute pour son activisme syndicale. Il faut préciser que cette décision de l’entreprise constitue une violation flagrante des droits d’un travailleur car elle ne respecte aucune disposition légale. En effet, en matière de licenciement, les représentants du personnel bénéficient d’une protection contre le licenciement, et même contre des modifications de leur situation professionnelle. Tout licenciement d’un délégué du personnel doit d’abord obtenir l’autorisation de l’Inspecteur du travail. Chose que l’entreprise semble ignorer ou fait semblant d’ignorer en commettant cette violation. Mais, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie fidèle à ses principes s’est rapidement saisie de ce dossier pour que l’injustice ne reste pas impunie et va recourir à toutes les voies légales pour que le travailleur en question retrouve ses droits. Aujourd’hui, il n’est plus permis à des sociétés de procéder à ce genre de violation contre ces pauvres travailleurs qui consentissent de nombreux sacrifices, surtout qu’ils travaillent dans une zone particulièrement difficile http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=231 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=230 2010-03-21 COMMUNIQUE DE PRESSE Les Fonctionnaires et Agents de l’Etat ont observé dans la légalité et l’ordre la grève générale de trois jours qui s’est déroulée les 15, 16 et 17 mars 2010 , matérialisant ainsi leur engagement et leur détermination à défendre leurs revendications relatives aux indemnités de transport et de logement contenues dans le préavis de grève déposé par les organisations syndicales auprès du Ministère de la Fonction Publique et du Travail le 11/02/10. Toutefois, après avoir subi des tracasseries administratives et des pressions de tout genre durant ces trois jours de grève, voilà que d’autres harcèlements et acharnements se produisent à leur encontre de la part des directions de l’enseignements secondaire et fondamental par des demandes d’explication adressées à des professeurs et instituteurs à Nouadhibou, F’Dérick, Aleg et à Bababé un professeur chargé du laboratoire s’est vu retirer la clé des bureaux à sa reprise de service le jeudi 18 mars. Deux autres coordinateurs de matières ont été remplacés par deux autres professeurs. Ces pratiques qui consistent à entraver l’exercice libre du droit syndical et du droit d’organisation sont contraires aux Conventions internationales de l’OIT (C87 et C98) que notre pays a ratifiées depuis belle lurette et consacrent la volonté délibérée des pouvoirs publics de prolonger la provocation tout en continuant à ignorer les doléances des travailleurs. La CGTM condamne avec la dernière énergie les intimidations et les sanctions qui s’abattent sur les braves travailleurs et interpelle le gouvernement pour qu’il mette fin à cette situation inadmissible et dont les conséquences risquent de pourrir les rapports professionnels. La CGTM renouvelle sa solidarité avec les Fonctionnaires et Agents de l’Etat et les assure de son soutien indéfectible dans toutes les circonstances. Nouakchott, le 19 mars 2010 Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=230 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=229 2010-03-19 Déclaration SNES: Arrêtez la politique de l'autruche! Au dernier jour de la grève la plus réussie du secteur de l'éducation dans l'histoire moderne de notre pays, le Ministre de l’Enseignement Secondaire et Supérieur surgit avec une avalanche de jugements gratuits, arbitraires et erronés. L'opinion publique - Monsieur le Ministre – n’est pas aussi dupe pour croire de telles affabulations ! Et les enseignants, aujourd'hui plus que jamais, tiennent à jouer leur rôle de modèles de référence et d’éducateurs. Leur mobilisation massive lors de cette grève sur l'ensemble du territoire national constitue un témoignage irréfutable de cette réalité, comme en témoigne le haut niveau d’éthique et de responsabilité dont ils ont fait preuve, en dépit des provocations, des mauvais traitements et des pressions. Autant de manières désuètes auxquelles l'action syndicale n’a cessé de faire face au cours des époques les plus sombres de l'histoire de notre pays. Affirmer que cette grève a «un motif sans rapport avec les primes, et qu’elle a des soubassements qui n’ont rien à voir avec les préoccupations du professeur et de l’éducation», sans fournir la moindre preuve est un vieux stratagème qui ne trompe plus personne. Du moins, il n’est plus suffisant pour convaincre l'opinion publique. Nous ne demandons pas plus que soient entendus nos points de vue sur les indemnités de transport et de logement. Et avant de nous accuser de « visées autres que les préoccupations des professeurs », l'employeur, n’aurait-il pas dû faire montre d’un minimum de bonne volonté à notre égard en négociant avec nous ? Au moins pour se faire une idée de nos réelles intentions, au lieu de chercher à les deviner. Au SNES: - Nous réaffirmons notre engagement à défendre les revendications légitimes des enseignants; - Nous félicitons nos collègues enseignants et l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat pour cette victoire historique et pour leur niveau élevé de responsabilité, malgré les provocations et les pressions; - Nous félicitons tous nos partenaires dans cette victoire, en particulier le Syndicat Indépendants des Professeurs de l’Enseignement Secondaire ; - Nous demandons au gouvernement d’arrêter la politique de l'autruche et d’entamer des négociations sérieuses avec les travailleurs autour de leurs revendications légitimes. Vive la lutte des travailleurs! Vive l'unité des travailleurs! Le Secrétariat général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=229 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=226 2010-03-18 Les habitants d’Ehl Lebatt devant le palais Un groupe de personne issu de la localité d’Ehl Lebatt, près du village Egrigh dans la wilaya du Tagant, avait tenu ce matin un rassemblement devant le palais présidentiel. Ce groupe manifestait notamment contre des inconnus qui ne cessent de faire irruption dans leur localité sans doute pour les déloger. C’est ainsi que l’un des manifestants nous raconte que ces inconnus ont à plusieurs reprises, détruit leurs écoles, leur plantation et enseveli leurs puits. Il indique également que ces inconnus le plus souvent armés sont manipulés par un homme d’affaire du nom de Sid’Ahmed O/ Mohamed O/ Ghrini O/ Mohamed. Il a aussi signalé que l’affaire est entre les mains de la justice depuis plusieurs mois déjà. Mais, à ce jour, il n’y a pas eu de règlement. Un autre manifestant nous rapporte que son voisin de la même localité a été agressé et aurait reçu même un coup derrière la tête mais qu’il est inculpé par la police sans motif valable. Il précise que ces agresseurs ont été arrêtés plusieurs fois mais qu’ils finissent toujours par recouvrer la liberté. Il souligne que cette terre les appartient, depuis le temps de leurs ancêtres. Seulement, ils n’y sont plus en sécurité. Ce problème, vieux de plus de trois ans, n’arrive toujours pas à connaître son épilogue. Une situation certes insupportable qui a poussé le groupe à se rendre auprès du Wali de Tidjikja. Mais ce dernier a reconnu que cette affaire n’était pas de son ressort et que seules les autorités de Nouakchott pouvaient la régler. C’est à la suite de cela, que le groupe s’est rendu à Nouakchott. Là ils n’ont cessé de faire la navette entre le ministère de l’intérieur, celui de la justice et le tribunal de Nouakchott sans résultats significatifs. Leurs proches restés au village se disent terrorisés et ne se sentent plus en sécurité dans ce lieu qui représentait à leurs yeux un havre de paix. Actuellement, ce groupe demande tout simplement que justice leur soit rendue parce qu’ils vivent une situation difficile. A peine, ont-ils commencé à exprimer leurs doléances devant le palais ocre, que la police est venue disperser leur manifestation et conduit les leaders du groupe vers une destination inconnue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=226 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=225 2010-03-18 Menaces proférées contre le Directeur de l’école 1 à Kiffa Au niveau de l’école 1 à Kiffa, la grève générale de la fonction publique à l’appel des syndicats pour les 15, 16 et 17 mars courant, a été particulièrement bien suivie. En effet, l’école pourtant très réputée et qui se situe dans un axe stratégique, était entièrement paralysée durant ces trois journées de grève. Visiblement, cette situation était très déplaisante pour certains responsables de la ville comme le Hakem qui reproche au directeur de l’école ainsi que ses principaux collaborateurs d’avoir menés des campagnes pour la réussite de ce mouvement. On apprend également que le Hakem a proféré des menaces à l’encontre de ces personnes et les a promis des mesures de représailles pour bientôt. On est donc en face d’une véritable, injustice un responsable qui se permet de menacer des travailleurs pour avoir usés de leur droit légitime. La CGTM condamne les propos tenus par ce responsable et espère qu’une telle situation ne puisse plus se répéter. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=225 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=224 2010-03-18 Manifestation de jeunes diplômés chômeurs devant le palais Ce matin, devant le palais présidentiel, il y avait un grand rassemblement de jeunes diplômés chômeurs. Ce groupe qui se dénomme Association Nationale des Diplômés Chômeurs, a organisé cette manifestation pour sensibiliser Président de la République et son premier ministre sur leur déception. La raison de cette déception selon le président du groupe, c’est leur condition de vie qui ne cesse de se détériorer à cause notamment de la montée du chômage des jeunes dans le pays. Ils soulignent également qu’aucune politique véritable d’insertion des jeunes n’a été encore trouvée. Ils demandent aux autorités du pays de régler définitivement cette question en posant des stratégies susceptibles de réduire le chômage des jeunes. Les manifestants ont exprimé leur souhait de rencontrer le président de la république pour poser les difficultés dont ils sont confrontés. Ils exigent par ailleurs des mesures à court et moyen terme pour l’insertion des jeunes diplômés chômeurs. C’est ainsi qu’ils veulent que le gouvernement considère le règlement de cette question comme une priorité. Selon certains la mission de l’Agence Nationale pour la Promotion et l’Emploi des Jeunes doit être plus valorisée et appuyée dans le but de lui permettre de jouer un rôle plus important dans la réduction du chômage des jeunes. Ils estiment qu’actuellement que son rôle est presque invisible. Il faut noter que cette manifestation a d’abord sillonné toutes les grandes artères de la ville avant de se regrouper devant le palais présidentiel pour exprimer leurs doléances. Malheureusement, ce rassemblement n’a pas pu progresser à cause de la police qui a chargé les manifestants en utilisant les matraques pour les disperser. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=224 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=223 2010-03-17 Les syndicats satisfaits de ce mouvement La coordination des organisations syndicales appelant à la grève a organisé un point de presse aujourd’hui destiné à faire le bilan à l’issue des 3 jours de grève générale de la fonction publique. La Coordination a dans un communiqué rendu public, exprimé sa satisfaction sur les résultats obtenus durant ces 3 journées de grève où la mobilisation a battu son plein notamment dans les secteurs de la santé, l’enseignement et l’administration générale. Ils ont souligné que c’était un succès total qui devrait inciter les autorités de ce pays à la prise de conscience sur la crise sociale qui sévit et à la réalisation de leurs doléances. Ils ont également estimé que malgré les contraintes et la volonté manifeste des autorités à casser le mouvement au lieu d’accepter la négociation, le nombre de grévistes a dépassé le taux de 76%. Ils ont aussi mis en exergue les brimades et les réprimandes dont les travailleurs ont fait l’objet durant ces trois jours. C’est ainsi que des contractuels ont été obligés à se présenter tous les jours faute de résiliation de leurs contrats. A signaler l’agression par une auxiliaire de l’administration d’une enseignante dans une école fondamentale à Kiffa pour avoir observé la grève. Des arrestations et des interrogatoires, ont été orchestrées sur des leaders syndicaux à Bogué, Aleg et Sélibaby. Sans compter une sage-femme à Arafat qui a été menacée d’affectation. Ces journées ont également vu de nombreuses demandes d’explications adressées aux grévistes. Des comportements que la coordination a qualifié d’illégaux dans le mépris total des conventions et accords internationaux ratifiés par le pays garantissant aux travailleurs des droits syndicaux. La Coordination a par ailleurs exprimé ses vives félicitations à ces travailleurs qui par ce geste courageux ont démontré leur farouche détermination à défendre les causes justes. Pour finir, ils ont tenu à lancer un appel aux travailleurs de se tenir prêts pour plus de sacrifices jusqu’à la réalisation de leurs droits. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=223 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=222 2010-03-17 Les travailleurs sont sur le point d’obtenir satisfaction Les 7 délégués du personnel de la SNIM à Zouérate (6 de la CGTM et 1 de la CNTM) sur un collège 12 qui avaient introduit une plate-forme revendicative depuis le 22 février auprès de leur direction, ont finalement eu gain de cause. En effet, face au refus de cette dernière de négocier ladite plate-forme qui relatait les conditions de vie et de travail dont les travailleurs sont confrontés, les délégués du personnel ont introduit une saisine auprès de l’Inspection du travail. Celui-ci a accepté leur demande et a adressé une convocation à la direction pour aujourd’hui. Il faut rappeler d’ailleurs qu’à cet effet, un grand rassemblement a été organisé la semaine écoulée où plusieurs centaines de travailleurs ont assisté pour demander la négociation de la plateforme. Les travailleurs craignent maintenant qu’un compromis ne soit trouvé entre l’Inspecteur du travail et la direction de la SNIM pour motif que ce ne sont pas tous les délégués du personnel qui sont signataires de cette plate-forme. Cette situation traduirait tout simplement une ingérence manifeste de la direction dans l’affaire des délégués du personnel en violation flagrante des procédures légales et des textes. Autre conflit également qui serait sur le point de connaître un règlement à l’amiable, c’est celui opposant le secteur de l’infra de la CGTM et les délégués du personnel qui lui sont affiliés au bureau des PME à Zouerate également. On se rappelle que les travailleurs avaient déposé un cahier de revendications collectives au bureau des PME, suite aux difficultés que rencontrent les travailleurs des entreprises à Zouerate. Aujourd’hui, nous apprenons que le bureau des PME vient d’accepter d’ouvrir les négociations en interne autour de cette plate-forme pour le 10 avril prochain. C’est donc une avancée très significative qu’entreprend ce bureau. On espère tout simplement qu’il tiendra parole et respectera son engagement. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=222 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=221 2010-03-17 Nahah sur RFI http://www.cgtm-mauritanie.org/uploaddocuments/Nahah_sur_RFI.mp3 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=221 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=218 2010-03-16 Situation très tendue au Brakna La première journée du mouvement de grève générale de la Fonction Publique au Brakna et particulièrement à Aleg a été largement suivie. En effet, dès les premières heures de la journée pratiquement tous les secteurs régionaux de la fonction publique étaient paralysés. Une situation qui a provoqué l’ire de certains responsables qui ont ordonné à la police de procéder injustement à l’interpellation de plusieurs leaders syndicaux. Il s’agit notamment du Coordinateur régional de la CGTM au Brakna, Mohamed Vall O/ Mohamed Salem (voir notre photo), de Tiyib Sow, Secrétaire Général de la section régionale du Syndicat National de l'Enseignement Secondaire (SNES)et d’Ahmed Baba O/ MBareck, Coordinateur régional de la CLTM au Brakna. Ces leaders syndicaux ont été interpellés et interrogés pendant plus d’une heure où ils ont été également victimes d’intimidation et de pressions orchestrées par L’IDEN, Mohamed Abdallahi O/ Beyne. Ce dernier, selon nos sources, est depuis quelques temps entrain de battre campagne tous azimuts pour faire échouer le mouvement. C’est ainsi qu’il tient régulièrement des réunions où il ne cesse de proférer des menaces de sanction à l’endroit des travailleurs qui ne font que réclamer leurs droits légitimes. Pour la CGTM, cette attitude de ce responsable régional est intolérable et condamnable. A cet effet, le ministre et les autorités régionales du Brakna doivent prendre les dispositions nécessaires pour le rappeler à l’ordre. Pour les responsables syndicaux qui ont été victimes de ces mauvais traitements, cela ne fait qu’accroître leur détermination et leur volonté d’aller en grève. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=218 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=217 2010-03-16 Grande mobilisation des fonctionnaires La coordination des organisations syndicales appelant à la grève a organisé cet après-midi un point de presse destiné à faire le bilan de la première journée de grève générale de la fonction publique. D’après les premiers chiffres cette grève que la majorité des travailleurs de la fonction publique ont observée sur l’ensemble du territoire national a été très bien suivie malgré les pressions et intimidations dont certains ont été victimes. Les organisations syndicales après avoir accompli les formalités légales pour amener le gouvernement à aller à la négociation et le refus de celui-ci d’ouvrir les négociations était la principale cause de ce mouvement de grève aujourd’hui. A noter également que la tentative de politisation de la grève par les autorités, qui en faite personne ne pouvait comprendre qu’elle soit politique puisque si des organisations syndicales ne peuvent pas poser un problème de prime de transport ou de logement, on se demande bien quel est son champ d’actions. Selon les leaders syndicaux si des organisations syndicales n’ont pas le droit de s’opposer à une décision unilatérale d’un employeur alors ce n’est pas la peine de les créer. Les travailleurs sur le niveau du territoire nationale ont observé sur les différents secteurs de la fonction publique une grève et dont les résultats essentiels étaient sont très appréciables et encourageants pour la suite. C’est ainsi qu’au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle le taux de participation à la grève dépassait les 90%. Au niveau de la santé publique, il dépassait les 85%. Quant à l’enseignement secondaire, il dépassait les 80% tandis que dans le fondamental il dépasse les 52%. Des chiffres très encourageants et qui dénotent tous simplement la volonté et la détermination des travailleurs à pousser le gouvernement à la négociation avant de prendre des décisions les concernant. Les organisations syndicales disent s’attendre à une mobilisation plus forte dans les deux prochaines journées car lors de cette première journée les autorités ont tenté tous les coups pour casser le mouvement. Mais ceci n’a pas été le cas parce que le mouvement a été bien suivi dans tous les secteurs de la fonction publique particulièrement la santé et l’éducation. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=217 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=216 2010-03-15 La grève de la Fonction publique bat son plein La grève générale de la fonction publique prévue aujourd’hui par la Coordination des syndicats semble être très bien suivie aussi bien à l’intérieur qu’au niveau de la capitale. C’est surtout dans le secteur de la santé qu’on enregistre le plus de résultats satisfaisants. En effet, d’après les premiers pronostics dans des établissements comme l’hôpital national, la grève a jusque-là été suivie pratiquement à 100%. Seuls les services minimums et les urgences sont assurés. D’ailleurs un fait inédit, s’est produit durant cette première journée de grève dans cette structure, le Secrétaire Général du syndicat des médecins spécialistes, Abdallahi Ould Boubacar, qui est également le chef de service de l’imagerie a reçu une mise à pied de 3 jours par la direction. On lui reproche notamment d’avoir failli à sa mission car les de nombreux médecins spécialistes se sont joints aux camarades grévistes paralysant ainsi tous les services dont-ils assuraient le fonctionnement. Pour protester contre cette décision injuste, les médecins spécialistes ont tenu un sit-in devant l’administration ce matin. Au niveau du centre mère et enfant, l’optimisme est de mise pour atteindre les 100% car les premiers résultats dans la journée sont très encourageants. On annonce que de nombreux services dans ce centre sont restés bloqués. Au niveau du centre national d’oncologie, on parle déjà d’une réussite totale, tous les services sont paralysés. Au centre national de transfusion sanguine, le résultat est pratiquement le même seul le minimum est assuré. A l’hôpital Cheikh Zayed également, la situation n’est pas aussi différente, la grève a bien été suivie. D’une manière générale, la situation au niveau de Nouakchott est très satisfaisante. Mais c’est à l’intérieur du pays que le mot d’ordre reste largement suivi. Dans des villes comme Kiffa, les estimations sont proches de 100%. A Néma aussi. A Nouadhibou, la situation est plutôt bonne. On peut dire qu’après ces premiers chiffres qui nous parviennent sur toute l’étendue du territoire national, pour le secteur de la santé, la grève a été largement suivie et ce malgré les intimidations et les menaces dont certains grévistes font l’objet. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=216 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=215 2010-03-15 Aziza Mint Yahya : Secrétaire Générale adjoint de la section de Nouakchott au niveau de la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la CGTM Au nom du syndicat pour le renforcement du rôle du personnel paramédical, composante de la Fédération Nationale de la Santé ( CGTM), je tiens à préciser que le mot d’ordre de grève que nous observons aujourd’hui est un acte tout à fait légitime. Nous sommes mus uniquement par des considérations purement syndicales et non politiques. Nous pensons que les décrets relatifs aux indemnités de transport et de non logement adopté, de façon unilatérale par le gouvernement constituent une humiliation pour l’ensemble des travailleurs de Mauritanie et par conséquent, nous demandons qu’ils soient révisés dans le cadre d’un dialogue franc et constructif entre les partenaires sociaux. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=215 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=214 2010-03-14 Vaines tentatives de faire échouer la grève A moins de 24 heures de la grève générale de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant, nous venons d’apprendre de sources généralement bien informées qu’au niveau du Centre Hospitalier de Nouakchott ainsi que de l’hôpital Cheikh Zayed, la direction de ces structures mobilisent leurs surveillants généraux afin d’empêcher le personnel médical et paramédical de suivre le mouvement. A cette occasion, la CGTM exprime toute sa solidarité avec ces travailleurs et rappelle à ces directions que le compte à rebours est déjà enclenché. Ce qui veut tout simplement dire que la grève aura lieu malgré ces intimidations et ces menaces dont ces travailleurs sont confrontés. Ces derniers sont décidés à faire de ce mouvement un succès éclatant car il y va de leur dignité et surtout de leur droit pour que le gouvernement sache qu’il n’est pas le seul à décider de leurs sorts. Alors la grève reste maintenue pour les 15, 16 et 17 mars courant et c'est une décision irréversibles. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=214 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=213 2010-03-14 La CNPC Drilling accepte de satisfaire les doléances de ses travailleurs: Ils reprennent leur travail Les travailleurs de la société chinoise CNPC Drilling, opérant dans la recherche pétrolière sur le site de TAOUDENNI, en grève depuis le 9 mars courant pour protester contre la décision unilatérale de leur employeur de procéder à des coupures sombres sur leurs salaires ont finalement repris le travail aujourd’hui. Cette situation intervient après que la société chinoise apparemment sur pression du géant pétrolier TOTAL, pour le compte duquel elle opère, ait accepté de répondre favorablement à toutes les doléances des travailleurs. Il faut rappeler que les travailleurs de cette société avaient déclenché un mouvement de grève depuis le 9 mars courant pour protester non seulement contre cette réduction illégale de leurs salaires mais aussi de leurs conditions de vie et de travail très difficiles. A cela s’ajoute qu’ils sont dans une zone particulièrement enclavée. Leur employeur chinois qui jusque-là refusait tout compromis a donc fini par accepter de satisfaire toutes les doléances posées par les travailleurs de la société et qui sont d’ailleurs légitimes. On se rappelle aussi que la CGTM, fidèle à ses principes a très tôt réagi pour condamner vigoureusement contre les abus de la société chinoise et exprimer sa solidarité envers les travailleurs de la société. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=213 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=212 2010-03-14 Communiqué de Presse Le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) exprime sa déception suite à l'adoption par le conseil des Ministres lors de sa réunion tenue à la fin de la semaine écoulée d’un décret relatif à l’indemnité de non logement pour les fonctionnaires et agents de l'Etat. L’adoption dudit décret au moment où l’ensemble de fonctionnaires et agents de l’Etat condamnent celui relatif à l’indemnité de transport et demandent l'ouverture d'un dialogue social fructueux et constructif permettant aux travailleurs d’être associés à tout processus visant la prise de décisions relatives à leurs conditions de travail traduit la volonté du gouvernement de perpétrer l'injustice qu’il a initié lors de l’adoption du tristement célèbre décret fixant l’indemnité du transport ainsi que l'absence de toute volonté d'ouvrir une quelconque négociation avec les partenaires sociaux ou, du moins, ceux parmi eux qui représentent les travailleurs . L'indemnité de non logement ainsi adoptée ne peut, en aucun cas, être significative, ni juste ni équitable. D’abord, la plupart des fonctionnaires de l'Etat sont des cadres moyens qui bénéficieront des montants très dérisoires au titre d’indemnité de non logements surtout dans les milieux des enseignants où le montant ne dépasse pas16.000 UM, en moyenne. A cela s’ajoute le fait que cette mesure constitue une violation notoire de l’esprit et de la lettre de la loi N° 93-09 DU 18 JANVIER 19993 PORTANT STATUT GENERAL DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS CONTRACTUELS DE L ETAT, notamment les dispositions de l'article 25, qui stipule que toutes les questions qui touchent les conditions du travail, en particulier, la rémunération et les avantages sociaux, doivent faire l'objet d'une consultation préalable du conseil suprême de la fonction publique, structure paritaire constituée des représentants de l’administration et des organisations syndicales ouvrières. Le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) condamne avec force la campagne de pression et d'intimidation exercée par le secrétaire général et le responsable des ressources humaines du Ministère de l'enseignement secondaire et supérieur, qui ont contacté par téléphone tous les directeurs des établissements scolaires proférant des menaces à l’encontre de quiconque oserait revendiquer ses droits légitimes ou les défendre. Nous nous réservons le droit d’engager des poursuites en justice contre ces responsables pour atteinte au principe de la liberté syndicale consacré par la constitution de la République islamique de Mauritanie et toutes les législations nationales et internationales en vigueur dans notre pays. Le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) maintient le mot d‘ordre de grève prévue le 15, 16 et 17 Mars et s’engage à continuer la lutte jusqu’à l’aboutissement des revendications des ses adhérents et pour ce faire, il entreprend tous les moyens juridiques nécessaires pour atteindre ces objectifs. Nouakchott, le 13 Mars 2010 Le Secrétariat Général http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=212 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=211 2010-03-14 بيان صحفي تعرب النقابة الوطنية للتعليم الثانوي عن خيبة أملها اثر إقرار مجلس الوزراء في اجتماعه المنعقد نهاية الأسبوع المنصرم المرسوم المحدد لبدل السكن لموظفي ووكلاء الدولة. إن اتخاذ مجلس الوزراء لمثل هذا القرار في هذا التوقيت بالذات الذي تتعالي فيه أصوات الموظفين منددة بعلاوة النقل ومطالبة بفتح حوار اجتماعي مثمر وبناء يسمح بإشراك العمال أثناء اتخاذ قرارات تتعلق بظروف عملهم ليؤكد نية الحكومة المضي علي نهج الظلم الذي سارت عليه أثناء إقرار علاوة النقل سيئة الصيت كما يؤكد عدم وجود أية رغبة لديها بفتح باب التفاوض مع الشركاء الاجتماعيين أوعلي الأقل من يمثل العمال من بينهم. إن علاوة السكن هذه لا يمكن اعتبارها بحال من الأحوال معتبرة ولا عادلة و لا حتى قانونية. أولا لأن أغلب موظفي الدولة هم من صغار الموظفين الذين ستكون المبالغ المخصصة لتعويضهم عن السكن مبالغ زهيدة للغاية خاصة في أوساط الأساتذة حيث لا تتجاوز علاواتهم 16000 أوقية في المتوسط. أضف إلي ذالك أن هذا الإجراء مخالف لنص وروح القانون 93-09 المتضمن للنظام الأساسي لموظفي ووكلاء الدولة وخاصة مقتضيات المادة 25 التي تنص أن أي إجراء يستهدف ظروف العمل وخاصة رواتب العمال يجب أن يخضع لاستشارة المجلس الأعلى للوظيفة العمومية المشكل بالتناصف بين مصالح التشغيل والنقابات العمالية. وتدين النقابة الوطنية للتعليم الثانوي بشدة حملة الترهيب المسعورة التي يمارسها الأمين العام ومسئول المصادر البشرية بوزارة التعليم الثانوي و العالي الذين اتصلوا عبر الهاتف بكافة مدراء المؤسسات التعليمية مهددين كل من تسول له نفسه المطالبة بحقوقه المشروعة أو الدفاع عنها. ونحن نحتفظ لأنفسنا بحق ملاحقة هؤلاء المسئولين بسبب انتهاكهم لمبدأ الحرية النقابية الذي يكرسه دستور الجمهورية الإسلامية الموريتانية و كافة التشريعات الوطنية والدولية المعمول بها في بلادنا. وتؤكد النقابة الوطنية للتعليم الثانوي تمسكها بالإضراب المقرر أيام 15 ,16 و17 مارس الجاري و مواصلة النضال من أجل نيل حقوق منتسبيها وستعمل علي اتخاذ كافة الوسائل القانونية التي تضمن لها تحقيق تلك الأهداف. نواكشوط بتاريخ 13 مارس 2010 الأمانة العامة http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=211 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=210 2010-03-14 Grand rassemblement de la Coordination des Syndicats appelant à la grève: La détermination des Fonctionnaires et Agents de l'Etat ne faiblit pas La Coordination des syndicats appelant à la grève générale de la Fonction Publique les 15, 16 et 17 mars courant, a organisé hier un grand rassemblement à la nouvelle maison des jeunes. Cette cérémonie s’est déroulée dans une ambiance surchauffée et dans une salle pleine à craquer. C’était une occasion pour ces syndicats de remobiliser les travailleurs de la fonction publique à deux jours des journées fatidiques qui attendent le pays. Notons qu’à cet effet, les syndicats ont réitéré leur attachement à cette grève d’autant plus qu’aujourd’hui encore le gouvernement vient de démontrer encore une fois qu’il n’est pas disposé au dialogue avec ces dignes représentants de travailleurs. En effet, lors du dernier conseil de ministre tenu le jeudi 11 mars courant, le décret portant indemnité de non logement pour les fonctionnaires a été adopté. A l’instar de celles accordées pour le transport, ces indemnités sont insignifiantes et illégalement adoptées. Signalons que lors de cet imposant rassemblement, tous les leaders des organisations syndicales appelant à la grève ont répondu présents et ceci pour prouver leur unité et surtout leur solidarité envers les travailleurs de la fonction publique dont les autorités ne semblent pas accorder l’importance qu’il leur faut. A rappeler également que ces leaders syndicaux présents sur la tribune ont tour à tour fait de brillantes interventions. Le premier d’entre eux à s’illustrer était le Secrétaire Général par intérim de l’UTM, Hadrami O/ Boidiya qui a d’abord commencé par rappeler l’unité qui prévaut au sein des organisations syndicales appelant à la grève pour la défense des intérêts matériels et moraux des Fonctionnaires et agents de l’Etat qui sont victimes de cette injustice de la part de l’Etat avant d’exprimer la solidarité de ces organisations dans le combat que mène ces travailleurs pour le respect de leur dignité et de leur droits. Il a conclu son mot en lançant un appel envers les travailleurs de la fonction publique de se tenir prêts pour que le mouvement de grève soit un succès éclatant. Puis c’était autour du Secrétaire Général de la CLTM, le camarade Samory Ould Beye de prendre la parole rappelant que ce sont des journées fatidiques qui attendent le gouvernement et que pour les travailleurs de la fonction publique cela doit être un défi à relever. Il a également précisé qu’à l’intérieur du pays, la mobilisation pour ces journées de grève prend de plus en plus d’ampleur. Il a affirmé aussi que les fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas des novices en matière de grève et qu’ils ont démontré leur expérience et leur savoir-faire dans ce domaine par le passé. Pour lui la réussite de ces journées va démontrer à l’administration la nécessité de s’asseoir sur la table des négociations avec les autres partenaires sociaux. La troisième personnalité à intervenir était le Secrétaire Général de la CGTM, le Camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah. Pour lui, la décision prise par le conseil des Ministres concernant les indemnités de logement comme celles de transport, ne respecte aucune disposition légale. En effet, il s’agit tout simplement d’une violation flagrante de la loi du 18 janvier 1993, chapitre III, article 25 du statut général de la fonction publique qui stipule clairement que pour toute modification du salaire et des avantages sociaux du fonctionnaire l’avis consultatif du conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative est obligatoirement requis sous peine de nullité du texte en question. Et dans ce cas précis ce texte n’a pas été soumis à l’avis consultatif du conseil consultatif encore moins à la négociation avec les organisations syndicales. En d’autres termes, le gouvernement a décidé de faire cavalier seul et a ignoré ces partenaires sociaux. Il signale également que tous les secteurs de la fonction publique sont mobilisés pour une réussite totale de cette grève. Il rappelle par ailleurs que la situation qui prévaut actuellement dans ce pays est une première dans son histoire. En effet, malgré le préavis de grève qui a été déposé et à quelques jours de son expiration, le département concerné n’a engagé aucun contact avec les syndicats appelant à la grève. Il a choisi une fuite en avant en recevant des syndicats qui n’ont rien demandé comme interlocuteurs. Selon le Secrétaire Général de la CGTM, ces décisions prises par les autorités concernant les fonctionnaires et agents de l’Etat sont illégales, injustes et constituent une répartition inégale des richesses de ce pays. Pour le pouvoir en place, le bien public est une propriété privée, il en fait ce qu’il veut et la distribue à qui il veut sans avoir de compte à rendre à quiconque. Le SG a aussi mis en exergue la nécessité de négocier pour déterminer le plafond des salaires. Il estime que c’est une situation sociale explosive qui prévaut dans ce pays car le service public est entrain de disparaître. C’est ainsi qu’il rappelle que les syndicats ont décidé de s’unir pour la réussite de ce mouvement parce qu’ils ont une ambition pour ce pays et veulent que ses richesses soient mieux réparties entre tous ses fils. Il a indiqué que les fonctionnaires et agents de l’Etat ont pris conscience de cette situation difficile et ont décidé de se mobiliser pour ces journées de grève afin de freiner cette descente aux enfers. Ensuite c’était autour du Secrétaire Général de la CNTM d’intervenir pour réitérer l’attachement et la détermination des travailleurs de la fonction publique en faisant de ces journées une réussite historique. Il a mis en garde contre les campagnes d’intoxication et de désinformation que mènent actuellement les autorités pour dissuader les travailleurs et faire en sorte qu’ils renoncent à cette grève. Concernant, les indemnités de transport et de logement, il considère qu’elles sont insignifiantes et ce sont des décisions unilatérales par conséquent illégitimes. Parmi les intervenants, il y avait aussi les secrétaires généraux des syndicats professionnels du SPISME, du SYNAPET-FP ainsi que celui du SNMCD. Tous ont réitéré leur attachement à cette grève car sa réussite constituerait un tournant pour le pays. Ils ont aussi mis l’accent sur la détermination et la mobilisation des fonctionnaires dans leurs secteurs respectifs pour réussir ces journées d’action comme il se doit. Dans leurs allocutions, ils ont également évoqué l’unité des syndicats autour de ces journées. La cérémonie s’est clôturé aux alentours de 19h30 et tous les yeux ainsi que les pensées étaient orientés vers les journées des 15, 16 et 17 que les Fonctionnaires veulent comme un test pour une plus grande implication dans les décisions les concernant. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=210 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=208 2010-03-14 LES DELEGUES DU PERSONNEL DE LA MATTEL Communiqué de presse Malgré les souffrances supportées par les travailleurs de la Mattel et les tentatives de trouver des solutions négociées avec la Direction Générale de l’entreprise ; Malgré la tentative de conciliation effectuée au niveau de l’inspection de travail qui s’est soldée par un procès verbal de non conciliation causé par le refus du représentant de l’employeur de trouver une issue favorable matérialisée par son attitude ,de manque de considérations envers la plate forme revendicative déposée par les délégués en claquant la porte de négociation. Les travailleurs ont toujours privilégié le dialogue social pour le règlement des différends de travail ; c’est ainsi que les délégués tirent la sonnette d’alarme pour signifier à la Direction Générale que cette situation ne peut perdurer et que les travailleurs sont mobilisés pour défendre leurs droits légitimes par le recours aux formes de luttes appropriées (grèves ou autres). D’autres part, les délégués du personnel demandent au Président de conseil d’administration de trouver une issue favorable entre les deux parties afin d’éviter le pourrissement de la paix sociale au niveau de l’entreprise. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=208 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=206 2010-03-11 Nouveau rebondissement au niveau de la société CNPC Drilling: La Société refuse toute négociation Les travailleurs de la société chinoise CNPC Drilling, opérant dans la recherche pétrolière sur le site de TAOUDENNI, qui avait lancé un mouvement de grève dans la matinée du 10/03/10 afin de protester contre la décision unilatérale de leur employeur de diminuer leur salaire, avaient momentanément suspendu leur mouvement ce matin. Ce nouveau rebondissement intervient après que le géant pétrolier TOTAL lui même pour le compte duquel cette société opère, ait décidé de s’impliquer dans ce bras de fer pour trouver une issue favorable qui puisse satisfaire les travailleurs afin qu’ils suspendent leur mouvement. Seulement, la société chinoise a refusé tout compromis avec les travailleurs en rejetant les offres de TOTAL. C’est pour cette raison que les travailleurs ont repris leur grève et cette fois d’une manière illimitée. On est donc en face d’une société étrangère qui procède à une violation flagrante de non seulement la législation nationale de travail mais aussi et surtout des droits fondamentaux de ses travailleurs. Quant aux autorités du pays, elles continuent de faire la sourde oreille en observant un silence assourdissant. C’est dire que la justice et le respect du droit des travailleurs dans ce pays continuent d’être de vains mots. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=206 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=205 2010-03-11 Grand Rassemblement des travailleurs à Zouerate Les délégués du personnel de la snim à Zouerate ont tenu un grand rassemblement le 8 mars dernier. Les organisateurs de ce regroupement avait introduit une plate forme de revendications entre délégués du personnel de la CGTM et de la CNTM. Ce rassemblement était destiné à mobiliser les travailleurs autour de la plate-forme revendicative pour faire pression pour l'ouverture de négociations autour de leurs doléances qui visaient notamment une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ils étaient environ plusieurs centaines de travailleurs à assister à ce rassemblement. Tous arboraient des slogans demandant la l'ouverture des négociations sur la plate-forme revendicative. Espérons que leurs appels trouveront des échos favorables pour leur permettre de vivre décemment et de bénéficier pleinement des fruits de leurs efforts. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=205 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=203 2010-03-11 Meeting de la coordination des syndicats de l’enseignement La coordination des syndicats de l’enseignement a organisé hier un rassemblement populaire à l’ancienne maison des jeunes. Cette rencontre était une occasion pour les syndicats de l’enseignement de lancer un appel pour la mobilisation de leur base en vue de la grève générale de la Fonction Publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. Elle a regroupé les secrétaires généraux des sections de l’éducation affiliés aux 4 centrales syndicales UTM, CGTM, CLTM, CNTM ainsi que des syndicats autonomes de l’enseignement appelant à la grève. Durant ce rassemblement populaire, tous les secrétaires généraux ont fait des interventions très remarquées pour dénoncer le décret fixant indemnités de transport et logement sans concertation avec les principaux concernés. Ces leaders syndicaux du secteur de l’éducation ont appelé les travailleurs à participer activement à la réussite de la grève des fonctionnaires et agents de l’Etat prévue les 15, 16 et 17 mars courant. Ils ont estimé que c’était le seul moyen pour réhabiliter les enseignants et reconnaître leur apport non négligeable pour le développement du pays. Certains ont souligné la nécessité pour les enseignants d’être unis et d’éviter toute tentative de division que mène actuellement les autorités. Ce rassemblement s’est déroulé dans une salle archi-comble qui arborait des slogans demandant essentiellement la révision du décret fixant indemnités de transport en concertation avec les représentants des travailleurs. Actuellement ce que demande ce personnel du secteur de l’enseignement c’est l’ouverture des négociations avec les autorités pour que tous les problèmes soient discutés et l’arrêt de ce dialogue de sourd. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=203 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=202 2010-03-11 COMMUNIQUE DE PRESSE La société chinoise CNPC Drilling, opérant dans la recherche pétrolière sur le site de TAOUDENNI au Nord du pays pour le compte du géant pétrolier TOTAL, vient de procéder unilatéralement à des coupes sombres sur les salaires de ses employés mauritaniens. Cette attitude traduit le manque de considération que certaines sociétés étrangères adoptent en violation flagrante de la législation nationale de travail avec les autorisations de laquelle elles travaillent sur le sol mauritanien. Les travailleurs ont à cet effet, lancé un mouvement de grève dans la matinée du 10/03/10 afin de protester énergiquement face à ces abus. N’étant couverts par aucune protection sociale et ne bénéficiant d’aucune indemnité de déplacement et de logement, les travailleurs ne supportaient leur situation particulièrement difficile à cause de l’éloignement, qu’avec leurs maigres salaires. Le recours à ces amputations sans en convenir avec les travailleurs après des négociations, constitue une violation très grave des Conventions internationales et de la règlementation nationale en la matière. La CGTM affirme sa solidarité agissante avec les travailleurs et dénonce l’attitude cavalière de l’entreprise chinoise et exige que des négociations soient ouvertes avec les représentants des travailleurs pour trouver des solutions qui préservent les intérêts vitaux de ces braves travailleurs vivant dans des zones particulièrement difficiles et consentant des sacrifices énormes pour l’exploitation de ces richesses malgré lesquelles leur misère ne cesse de se prolonger. La CGTM demande à l’administration du travail de veiller aux rapports professionnels qui prévalent au niveau de ces entreprises multinationales. Vive la lutte légitime des travailleurs Nouakchott, le 11 mars 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=202 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=201 2010-03-11 Meeting de la Coordination du secteur de la Santé: La Mobilisation était au rendez-vous Un meeting de mobilisation syndicale a été organisé, hier à la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott par la Coordination des Syndicats du Secteur de la Santé appelant à la grève générale de la fonction publique les 15, 16 et 17 mars courant. En plus des Secrétaires Généraux des centrales syndicales de la CGTM et de la CNTM, on pouvait notamment observer sur la tribune les Secrétaires Généraux des sections santé affiliés à l’UTM, la CGTM, la CLTM et la CNTM ainsi que deux syndicats autonomes il s’agit en l’occurrence du Syndicat des médecins et chirurgiens dentistes ainsi que du Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages-femmes de Mauritanie. Cette rencontre était destinée à mobiliser le personnel de la santé pour une participation active à la grève des fonctionnaires et agents de l’Etat prévue les 15, 16 et 17 mars courant. C’est aux environs de 17heures que la cérémonie a débuté, mais en réalité dès les premières heures de l’après-midi la grande salle de la maison des jeunes de Nouakchott refusait du monde. A l’intérieur de cette salle, on pouvait lire notamment des slogans demandant la révision des indemnités de transport en concertation avec les représentants des travailleurs ; l’ouverture des négociations sociales… Ouvrant la cérémonie le Secrétaire Général du Syndicat des Médecins et Chirurgiens Dentiste, a appelé ses collègues à se mobiliser pour la grève et à y participer activement pour que l’Etat revienne sur ses décisions. Ensuite, c’était autour de M. Diop Aliou Samba, Secrétaire Général de la Fédération Nationale de la santé affiliée à la CGTM, de prendre la parole pour confirmer le maintien du mot d’ordre prévu pour les 15, 16 et 17 mars courant faute d’avancées significatives. En plus de ces interventions, il y avait également celle du Secrétaire Générale de la Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie. Ce dernier est revenu sur les conditions de vie et de travail difficiles dont sont confrontés les fonctionnaires et agents de l’Etat. Par la suite, il a attiré l’attention de l’assistance sur la plate-forme déposée par les syndicats auprès du ministère de la fonction publique. Mais le gouvernement n’a jamais montré sa disponibilité à dialoguer avec les représentants des travailleurs et a préféré les ignorer avec une audience accordée par le Premier Ministre à des syndicats qui n’ont jamais rien demandé. Et de faire de cette rencontre une large médiatisation. C’est ainsi que le Secrétaire Général de la CNTM a lui aussi réitéré son appel envers les travailleurs de la Fonction Publique de rejeter toutes les tentatives de division que mènent actuellement les autorités et que la grève des 15, 16 et 17 mars courant aura bel et bien lieu malgré les intimidations. Il a fini son mot, en précisant que les travailleurs de la fonction publique ont un rendez-vous avec l’histoire. L’autre intervention qui a également marqué les esprits c’est bien évidemment celle du Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie, le camarade Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah. Ce dernier a réveillé un sentiment de fierté chez le personnel de la santé et a suscité leur enthousiasme par un discours émouvant et qui reflète la situation dont le personnel de la santé est confronté. Pour lui les revendications de ce personnel ne s’arrêtent pas seulement sur les indemnités de transport et de logement mais vont même plus loin avec le problème du statut de ce personnel qui n’est pas encore réglé. En grand connaisseur de ce personnel, il a révélé que durant les années 70/80 la santé avait un syndicat fort et qui avait comme principale préoccupation la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs du secteur de la santé. Mais qu’au fil des années, l’Etat sentant le véritable poids de ce syndicat, a commencé par le diviser sur des considérations étroites. Il a précisé que les mauritaniens sont bien préparés à cette grève en faisant référence à la grève des ouvriers des mines des Zouerate pour réclamer des meilleures conditions de vie et de travail. Il a aussi insisté sur la nécessité pour l’Etat de se concerter avec les représentants des travailleurs avant de prendre des décisions les concernant. A cet effet, il a tenu à rappeler la plate-forme revendicative qui a été déposée auprès de la Ministre de la Fonction Publique après la publication du décret portant sur les indemnités de transport et logement pour les fonctionnaires et agents de l’Etat. Soulignant qu’au lieu d’ouvrir des négociations avec les syndicats qui en ont fait la demande, le gouvernement a choisi des interlocuteurs qui n’ont rien demandé. En outre, il a réitéré, à cette occasion, l’attachement des organisations syndicales au dialogue dans le traitement des dossiers sociaux et économiques, soulignant l’importance des négociations sociales pour contribuer à la préservation et au renforcement des acquis des travailleurs ainsi que leur amélioration. Enfin, il a estimé que les organisations syndicales ont donné un préavis de grève d’un mois qui est le délai légal prévu par la loi pour permettre aux différentes parties de trouver une entente mais que rien n’a été fait jusque-là. Notons que parmi les personnalités de la CGTM présentes, il y avait également le camarade Mohamed Fayçal Ould Beyrouk, Chef de Projet National / CGTM, Bâ Ali Moctar, chef du département éducation formation et le camarade Niang Mamadou, chargé des relations extérieures de la CGTM. C’est ainsi que la que la cérémonie s’est clôturée avec un appel pressant lancé par les syndicats présents à cette occasion pour une mobilisation pour la grève générale de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=201 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=200 2010-03-11 Communiqué de Presse Les organisations syndicales soussignées expriment leur indignation face à l’attitude des services de sécurité de la ville de Sélibaby, capitale de la wilaya du Guidi Makha, qui ont pris d’assaut, ce mercredi 10 Mars 2010, le quartier général de la coordination de ces organisations. Les syndicats s’indignent également de l’enlèvement des dirigeants syndicaux qui ont été conduits au commissariat de police dans un véhicule découvert. Les éléments de la Police ont déchiré tous les logos syndicaux et ont déposé la banderole arborée sur le siège arguant du fait que ce dernier doit avoir une autorisation préalable. Les organisations syndicales qualifient cet acte d’irresponsable et dangereux qui constitue une violation flagrante des dispositions des conventions signées par la Mauritanie. Tout en fustigeant ce comportement inadmissible, les organisations syndicales estime que le gouvernement assume l'entière responsabilité de cette entorse à la loi et aux règlements conduisant ainsi le front social à s’exposer en dehors de la loi. Ce qui pourra entraîner des conséquences d’une extrême gravité. Les organisations syndicales lance un appel à l'opinion publique nationale pour qu’elle dénonce cet acte contraire à la liberté publique. Nouakchott, le 10 /03/2010 Les signataires : Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages Femmes de Mauritanie (SPISM) Syndicat National des Chirurgiens Dentistes (SNMCD) Syndicat National des Professeurs de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (SNPETFP) Ampliation : - Bureau International du Travail (BIT- Dakar) - Confédération Syndicale Internationale (CSI) - Confédération Syndicale Internationale- Afrique (CSI- Afrique) - Confédération Internationale des Syndicats Arabes (CISA) - Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb Arabe (USTMA) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=200 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=199 2010-03-11 بيان صحفي ٳن المنظمات النقابية الموقعة أسفله تسجل بكل ٳستياء ماقامت به السلطات الأمنية في مدينة سيليبابي عاصمة ولاية گيدي ماغه صباح اليوم 10 مارس 2010 من ٳحتلال للمقر المشترك لهذه المنظمات و ٳختطافها للقادة النقابيين الجهويين ونقلهم في سيارة مكشوفة نحو مفوضية الشرطة بل و أكثر من ذالك قامت الشرطة بتمزيق الشعارات النقابية و أنتزعت اللافتة المرفوعة علي المقرمتذرعة في كل ذالك بأن المقر يحتاج الي ترخيص مسبق. ٳن هذه المنظمات النقابية تعتبر هذا التصرف الطائش تصرفا خطيرا وانتهاكا سافرا للٳتفاقيات الموقع عليها من طرف موريتانيا و ٳنها ٳذ تعلن شجبها و تنديدها لهذا السلوك غير اللائق لتحمل الحكومة المسؤولية الكاملة في ٳداسة القوانين و النظم و السعي بالجبهة الاجتماعية نحو الخروج عن القانون و هو أمر لا تحمد عقباه. كما تدعو المنظمات النقابية العمالية الرأي العام الوطني الي التنديد بهذا التصرف الذي يتنافي و الحريات العامة. نواكشوط بتاريخ 10 مارس 2010 الموقعون: • اتحاد العمال الموريتانيين UTM • الكونفدرالية العامة لعمال موريتانيا CGTM • الكونفدرالية الحرة لعمال موريتانيا CLTM • الكونفدرالية الوطنية للشغيلة الموريتانية CNTM • نقابة أطباء الأسنان الموريتانيين SCDM • النقابة المهنية للممرضين والقابلات في موريتانياSPISEM • النقابة الوطنية لأساتذة التعليم الفني والتكوين المهني SYNAPET-FP التوزيع: - مكتب الشغل الدولي – داكار - الكونفدرالية النقابية الدولية - الكونفدرالية النقابية الدولية- افريقيا - الا تحاد الدولي لنقابات العمال العرب - الاتحاد النقابي لعمال المغرب العربي http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=199 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=198 2010-03-10 Conférence de presse La Coordination des Organisations Syndicales appelant à la grève a organisé aujourd’hui une conférence de presse au siège de l’UTM. Cette rencontre était une occasion pour ces organisations syndicales de réitérer leur position face à la situation actuelle à savoir le maintien de la grève générale des travailleurs de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. A quelques jours de l’expiration du préavis de grève, cette conférence de presse était également destinée à faire le point sur les missions qui ont été effectuées à l’intérieur du pays par les leaders de la coordination pour mobiliser leur base. Et à travers leurs propos, on peut dire que la mobilisation pour la grève générale des travailleurs de la fonction publique ne faiblit pas. Il faut rappeler que les syndicats avaient prévu d’observer cette grève en signe de protestation contre le décret fixant indemnités de transport et logement pour les fonctionnaires et agents de l’Etat sans concertation avec les représentants des travailleurs. Ces indemnités sont jugées insignifiantes par une large majorité des travailleurs de la fonction publique compte tenu de conjoncture de crise qui prévaut actuellement. Au lieu de chercher une solution concertée le gouvernement souhaite maintenir le statut quo et refuse de dialoguer avec les principaux concernés. Pire, il a même opté pour fuite en avant et une diversion en faisant recours à des manœuvres de simulations de dialogue avec des organisations syndicales qui n’ont pas déposé de préavis de grève. Aujourd’hui, ce que la coordination des organisations syndicales demande essentiellement c’est l’ouverture de négociations sérieuses pour trouver une solution concertée à cette situation. Au terme de cette conférence de presse voici l’intégralité du communiqué rendu public par coordination : COMMUNIQUE DE PRESSE Les organisations syndicales de travailleurs signataires du Préavis de Grève des Fonctionnaires et Agents de l’Etat prévue pour les 15, 16 et 17 mars 2010, réaffirment leur détermination à œuvrer pour l’aboutissement des revendications légitimes formulées par ces catégories de travailleurs, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, et ce à travers la revalorisation des indemnités de transport et de logement, unilatéralement octroyées par le gouvernement. Nous saluons, à cet effet, la mobilisation et l’engagement de nos bases respectives et de l’ensemble des travailleurs de la Fonction Publique, qui ont tenu à prendre part massivement aux réunions tenues au niveau de toutes les Wilayas de notre pays. La cause juste défendue par les travailleurs a reçu l’appui et le soutien de l’opinion publique nationale éprise de paix et de justice sociale. Toutefois, nous sommes surpris que non seulement le gouvernement actuel soit l’unique pouvoir de toutes les républiques qui se sont succédées dans notre pays (même ceux d’exception) à faire la sourde oreille face à un préavis de grève générale dans un secteur aussi vital, mais qui également, fasse recours à des manœuvres de simulations de dialogue avec des organisations syndicales qui n’ont même pas apposé leur signature au préavis de grève et en leur ouvrant grandement les canaux des médias publics dans le seul but de saborder la légitimité des revendications qui lui sont soumises. En adoptant cette attitude de refus obstiné d’ouvrir les négociations avec les organisations syndicales qui lui en ont fait la demande, le gouvernement prend la responsabilité indivisible de provoquer l’escalade en continuant d’ignorer tous les appels lancés par les plus importants syndicats représentatifs dans notre pays, lesquels au demeurant, n’ont jamais fait de la grève un objectif mais un moyen de lutte et de négociation pour que les partenaires se retrouvent rapidement autour d’une table afin de négocier des différends qui les opposent. Les organisations syndicales signataires du préavis de grève fustigent la campagne de démobilisation et d’intimidation orchestrée par les médias publics ainsi que par des groupes de pression aussi bien tribaux qu’administratifs et professionnels, à l’encontre des travailleurs qui n’ont demandé que des améliorations de leurs conditions d’existence très dégradées par l’effet de la gouvernance économique et sociale qui les ignore et de l’absence de dialogue social véritable. Nous lançons un vibrant appel aux Fonctionnaires et Agents de l’Etat afin qu’ils résistent à toutes les manœuvres de division et d’intimidation pour mener la lutte légitime en vue de gagner des indemnités de transport et de logement significatives et négociées dans le cadre du respect de la règlementation en la matière (article 25 sur les avantages sociaux du personnel de l’Etat), et des travailleurs et de leurs organisations, et qu’ils observent massivement le mot d’ordre de grève les 15, 16 et 17 mars 2010. Vive la lutte légitime des fonctionnaires et agents de l’Etat Vive la solidarité syndicale Nous vaincrons Nouakchott, le 10 mars 2010. Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages Femmes de Mauritanie (SPISM) Syndicat National des Médecins et Chirurgiens Dentistes (SNMCD) Syndicat National des Professeurs de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (SNPETFP) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=198 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=197 2010-03-09 Grève des employés d'une société pétrolière chinoise opérant dans le bassin de Taoudenni Les employés de la société chinoise CNPC Drilling, contractant des services pétroliers en charge de la réalisation d’une campagne de forage pour le géant pétrolier Total dans le bassin de Taoudenni ont décidé d’entamer, depuis ce matin, une grève suite à la décision prise par leur employeur, de façon unilatérale, de diminuer leur salaire. Les travailleurs ont également observé ce mot d’ordre en signe de protestation contre leurs mauvaises conditions de vie et de travail. En effet, en plus d’un salaire dérisoire, les travailleurs ne sont pas déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Il faut aussi préciser que ces travailleurs ne bénéficient pas d’indemnité de déplacement, ni d’éloignement et n’ont pas de prime de logement. Avant de procéder à ce mouvement, les travailleurs de la société ont plusieurs fois demandé à l’employeur de reconsidérer leur situation. Mais ce dernier n’a rien voulu comprendre des doléances de ses travailleurs, ni songer à améliorer leur situation. Même si l’employeur est en droit de réduire les salaires, il doit quand même respecter certaines conditions. Le salaire est un élément essentiel du contrat de travail; par conséquent, l’employeur ne peut que proposer une diminution du salaire et ne peut, en aucun cas, procéder de façon unilatérale à la réduction de salaire. La diminution de salaire ne peut donc intervenir qu’à la suite d’un accord entre l’employeur et l’employé. Seulement, le premier n’a pas respecté tous ses consignes et a décidé de gérer sa société comme un poulailler « on n’entre et sort comme on veut ». Les autorités doivent se saisir au plus vite de ce dossier afin que la justice soit rendue à ces pauvres travailleurs. La CGTM quand à elle a vivement condamné les comportements de cet employeur et s’est saisi du dossier pour que ses travailleurs puissent retrouver tout leur droit. Elle a également exprimé sa solidarité pour cette action de lutte qui anoblit ces travailleurs qui ont décidé et entrepris de porter haut le flambeau de la lutte syndicale pour revendiquer leurs droits inaliénables. C’est ainsi qu’elle encourage les travailleurs dans le renforcement de leur unité et leur solidarité. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=197 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=194 2010-03-08 COMMUNIQUE DE PRESSE Fidèle aux principes fondamentaux de défense des intérêts professionnels, matériels et moraux de ses membres en particulier et des travailleurs en général, le Syndicat National de l’Enseignement Fondamental ( SNEF ) a toujours pris une position d ’ avant-garde pour l ’ aboutissement des revendications spécifiques des enseignants du fondamental. A cet effet, le SNEF s’est engagé seul ou de concert avec les autres organisations syndicales de la profession, à lutter pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de notre corporation qui se sont fortement dégradées malgré le rôle éminemment noble que remplissent les enseignants dans le développement économique et social de notre pays. Toutefois, face à la déception créée par les indemnités de transport et de logement que le gouvernement vient d’octroyer aux fonctionnaires et agents de l ’ Etat, indemnités qui nous ont laissé dans notre faim tant elles sont dérisoires, le SNEF affirme son adhésion à la lutte revendicative des organisations syndicales (Centrales et Syndicats Autonomes) qui ont déposé un préavis de grève pour les 15, 16 et 17 mars 2010. A cet effet, le SNEF lance un mot d’ordre à tous ses adhérents pour qu’ils se mobilisent et participent activement à la grève. Nouakchott, le 09 mars 2010. Le Bureau National http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=194 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=193 2010-03-08 بيان صحفي وفاء لمبادئها الأساسية في الدفاع عن المصالح المهنية و المادية والمعنوية لأعضائها بشكل خاص وللعمال بشكل أعم فلقد دأبت النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF) على اتخاذ موقف طلائعي من أجل تتويج المطالب الخاصة لمدرسي التعليم الأساسي. وتحقيقا لهذه الغاية ، فلقد التزمت النقابة الوطنية للتعليم الأساسي "SNEF" بشكل منفرد أو بالتنسيق مع غيرها من المنظمات النقابية للمهنة على السعي إلى تحسين ظروف المعيشة والعمل للمعلمين, تلك الظروف التي شهدت تدهورا كبيرا على الرغم من الدور البارز و النبيل الذي يلعبه المعلم في التنمية الاقتصادية والاجتماعية لبلدنا. وعليه و نظرا لخيبة الأمل التي خلفها منح الحكومة مؤخرا علاوات النقل والإسكان لموظفي ووكلاء الدولة , تلك لعلاوات التي لا تسمن و لا تغني من جوع نظرا لكونها زهيدة ، فان النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF ) تؤكد تمسكها بنضال النقابات (المركزيات والنقابات المستقلة)التي تقدمت بإشعار للإضراب أيام 15 و 16 و 17 مارس( آذار) 2010. وتحقيقا لهذه الغاية فإن النقابة الوطنية للتعليم الأساسي (SNEF ) تدعو جميع أعضائها إلي التعبئة الشاملة والمشاركة الفعالة في الإضراب. نواكشوط بتاريخ 09 مارس 2010 المكتب الوطني http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=193 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=192 2010-03-08 La Coordination des femmes syndicalistes : Le 8 mars, pour la syndicalisation des jeunes Dans le cadre des festivités commémoratives du 08 mars, journée mondiale de la femme, la Coordination des Femmes Syndicalistes sous la houlette de la Camarade Mahjouba Mint Saleck, sa coordinatrice et Membre du Comité Mondial des Femmes de la CSI, a organisé le dimanche 07 mars une cérémonie à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott. Durant cette occasion, plusieurs personnalités importantes du pays notamment les grandes figures de l’émancipation de la femme mauritanienne ont fait le déplacement. Le thème retenu à l’occasion de la journée de la femme cette année par la Confédération Syndicale Internationale dont les organisations membres de la Coordination (CGTM, UTM, CLTM,) sont affiliées, est la « syndicalisation des jeunes pour assurer une meilleure relève". Un Thème rappelons-le qui s’inscrit en droite ligne avec les préoccupations du mouvement national des femmes de la CGTM. D’ailleurs, en plus des thèmes « la santé de la femme et l’environnement » ainsi que « la protection de la femme au milieu du travail », la syndicalisation des jeunes est le premier thème qui a été exposé durant cette journée. Celle-ci a d’abord commencé par une exposition d’objet d’art présentée par les femmes issues des 3 organisations affiliées à la CSI en plus de la CNTM qui est en cours de l’être. Rappelons que c’est la première fois que ces femmes issues des 4 organisations syndicales se retrouvent autour d’une coordination pour célébrer cette journée de la femme. Une touche particulière qui a d’ailleurs donné une dimension plus importante à cette journée. Cette coordination n’aurait certainement pas pu voir le jour n’eut été les recommandations de la CSI lors de son congrès du mois d’octobre à Bruxelles et les efforts inlassables de la camarade Mahjouba Mint Saleck, chef de département de l’égalité au niveau de la CGTM. Lors de ce congrès, elle a eu comme orientation d’organiser et d’unifier les femmes syndicalistes autour de cette journée du 08 mars. L’ouverture de la cérémonie a été marquée par une allocution prononcée par la coordinatrice, la Camarade Mahjouba Mint Saleck. Dans son mot, elle a d’abord tenu à souhaiter la bienvenue à l’assistance au nom de la CSI et de la Coordination des femmes syndicales avant de placer cette journée dans son contexte. C’est ainsi qu’elle précise que cette journée puise ses racines dans les protestations, les grèves et les manifestations des femmes syndicalistes. Elle reconnaît que certes des progrès ont été réalisés partout dans le Monde pour une meilleure prise en compte du droit des femmes et leur implication, mais on continue à observer des violations flagrantes des droits de la Femme. « C’est pourquoi, a-t-elle insisté que, cette Journée est également l’occasion de faire un bilan sur la situation des Femmes et de mener Campagne pour le Changement ». La coordinatrice n’a pas manqué de rappeler que le thème sous lequel cette journée est célébrée cette année, s’inscrit parfaitement dans les objectifs stratégiques de la CSI. Elle a aussi souligné que l’unité Syndicale, la santé et la sécurité des femmes travailleuses sont autant de thèmes auxquels la coordination des femmes syndicales mauritaniennes accorde beaucoup d’importance et compte se battre pour les concrétiser sur le terrain. Elle a indiqué que cette coordination qui vient de voir le jour sur recommandation du Département de Egalité de la CSI reste ouverte à toutes les femmes syndicales en Mauritanie. Selon elle de grands défis restent à relever pour la prise en charge des préoccupations de la femme notamment : La non implication des femmes syndicales, par le département en charge de la question genre au niveau du MASEF, dans la définition des politiques d’intégration de genre ; Le manque de dispositions juridiques en matière de travail domestique ; Les problèmes de restructuration des femmes travaillant dans le secteur informel ; La liberté syndicale. Après ce discours important, l’assistance a suivi des exposés sur les 3 thématiques à savoir la « Syndicalisation des Jeunes », « Protection de la Femme au milieu du Travail et l’Environnement », et la « Santé de la Femme et l’Environnement ». Ces exposés ont été présentés respectivement par la député Marième mint Bilal, Warde, vice-présidente du comité des femmes à la CNTM et Aicha Fall, chef du département Egalité à la CLTM. Dans son intervention, la député a insisté sur la nécessité de la syndicalisation des jeunes ainsi que ses avantages et les contraintes dont elle se heurtent. Quant à Warde, elle a rappelé les problèmes dont les femmes font face au milieu du travail et l’importance de la protéger ainsi que de rendre son environnement sain et propice pour son épanouissement. Pour la 3ème exposante, la camarade Aicha Fall, c’est surtout la santé de la femme qu’il faut nécessairement préserver. La dernière intervenante a été la présidente de l’association des femmes handicapées qui a surtout axé son argument sur l’exclusion dont ces femmes font l’objet. Elle précise que ces dernières bien, qu’elles présentent un handicap, elles ne sont pas aussi différentes des autres avant de profiter de cette occasion pour réclamer une meilleure prise en compte de cette frange de la population ainsi que leur insertion dans la vie active. Ce fût donc une cérémonie riche en couleur et en enseignement qui s’est clôturée par un rassemblement des femmes pour demander plus d’égalités et d’équité surtout. Il faut aussi préciser que par ailleurs, les femmes syndicalistes ont affiché des banderoles où elles avaient inscrit bon nombre de leurs doléances et qui vont tous dans le sens de leur plus grande implication. Soulignons enfin que toujours dans le cadre de cette journée, les organisations membres de la coordination vont présenter des expositions au niveau du Centre de Promotion Féminine. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=192 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=190 2010-03-08 Un nouveau rapport s’attarde sur les inégalités de genre en matière d’éducation des enfants et de tâches ménagères L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est bien plus difficile à maintenir pour les femmes Un nouveau rapport de la CSI , qui se penche sur la façon dont les femmes prennent des décisions dans leur vie professionnelle, confirme que les inégalités ancestrales concernant la garde des enfants et les tâches ménagères limitent les possibilités des femmes de tirer tous les avantages des emplois rémunérés. Le rapport, que la CSI publie le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, est intitulé « Decisions for Work : An Examination of the Factors Influencing Women’s Decisions for Work » et se fonde sur une enquête internet menée dans 43 pays et sur une analyse des législations d’un premier groupe de sept pays dans le cadre du projet de la CSI « Decisions for Life » (Décisions pour la vie). Le document souligne que le fardeau inégal que représentent les tâches ménagères et la garde des enfants influence considérablement les possibilités de carrière et les modes de travail. Il confirme par ailleurs que les femmes ayant des enfants travaillent en général davantage à temps partiel que leurs homologues masculins ou que celles qui n’ont pas d’enfant. Un chapitre spécial du rapport démontre également que les pays qui ratifient et mettent en œuvre les conventions de l’OIT relatives à l’égalité, à la protection contre les discriminations, aux droits liés à la maternité et aux travailleurs ayant des responsabilités familiales disposent de lois bien plus enclines à soutenir un équilibre décent entre la vie professionnelle et la vie familiale. Les données corroborent également que l’écart salarial entre les hommes et les femmes, étudié par le menu dans les deux précédents rapports de la CSI pour le 8 mars, reste un sérieux problème. Les différences sont bien plus importantes pour les femmes qui ont des enfants, s’élevant à 32 % dans les différents pays étudiés. « Alors que le monde entier est en quête de solutions, il est plus important que jamais de veiller à ce que les femmes participent aux prises de décisions sur un pied d’égalité et à ce que les droits de la moitié de la population mondiale soient inclus », a expliqué Diana Holland, la présidente du Comité des femmes de la CSI. « Tous les ménages de la planète sont gravement touchés par les conséquences de la crise mondiale de l’emploi, accentuant le poids que les inégalités sociales font peser sur les épaules des femmes », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Le 8 mars, le site web de la CSI mettra en valeur le projet « Décisions pour la vie » en vue de montrer la façon dont les syndicats travaillent notamment en faveur de l’autonomisation des jeunes femmes au travail et dans la société (http://www.ituc-csi.org/-decent-work-decent-life-for-women-.html). Le site présentera également les efforts déployés par des femmes syndicalistes du monde entier depuis le lancement du projet, y compris les actions menées pour que les pays ratifient la Convention de l’OIT n° 183 sur la protection de la maternité et pour améliorer les législations et les pratiques nationales en matière d’égalité de rémunération et d’équilibre entre la vie de famille et les obligations professionnelles. Il est possible de consulter le rapport complet An Examination of the Factors Influencing Women’s Decisions for Work à l’adresse : http://www.ituc-csi.org/rapport-decisions-en-matiere-de.html?lang=fr Le rapport est publié parallèlement à la campagne de la Confédération, « Un travail décent, une vie décente pour les femmes », qui se concentre cette année sur les décisions des jeunes travailleuses en matière de droits au travail, de planification familiale et de choix de l’emploi pour équilibrer le travail et la vie familiale. Ce rapport sera officiellement rendu public le 8 mars, lors d’un événement organisé à la Maison syndicale internationale, conjointement à une nouvelle publication de la Confédération européenne des syndicats : « From Membership to Leadership : Advancing Women in Trade Unions » (http://www.etuc.org/), de même qu’un nouveau rapport de l’Internationale de l’éducation « Equal Opportunities : Progress for All » (http://www.ei-ie.org/fr/index.php). La CSI représente 176 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 312 organisations nationales de 155 pays. http://www.youtube.com/ITUCCSI Source ituc-csi.org http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=190 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=189 2010-03-06 déclaration de presse Les organisations syndicales appelant à une grève les 15, 16 et 17 mars, ont été surprises par les dernières déclarations du Premier Ministre. - celui-ci a indiqué que les primes accordées aux travailleurs sont significatives alors qu’elles ne varient qu’entre 3000 et 5000 pour la majorité des fonctionnaires. Ces primes ne règlent pas les difficultés dont les travailleurs sont actuellement confrontés. - Le Premier Ministre a également dit que ces indemnités n’étaient pas demandées par les syndicats alors que ces derniers ont adressé au Premier Ministre ainsi qu’au Président du patronat une plate-forme revendicative le dimanche 27 décembre 2009 demandant l’ouverture de négociations entre les partenaires sociaux autour des questions évoquées dans ladite plate-forme qui comporte plusieurs points allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs mauritaniens. Le gouvernement n’a pas répondu à cet appel. - le Premier Ministre, contre toute attente décide d’accorder une audience à des centrales syndicales qui n’ont jamais déposé de plate-forme revendicative et n’ont jamais demandé un dialogue. - Le Premier Ministre souligne que le gouvernement est prêt au dialogue. Les organisations syndicales signataires du préavis grève affirment qu’elles restent et demeurent ouvertes aux négociations formelles et formalisées selon la réglementation en vigueur. Mais réitèrent leur position à savoir le maintient de la grève des 15, 16 et 17 mars courant si l’ouverture des négociations ne sont pas prises en compte. La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM SYNAPET-FP http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=189 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=188 2010-03-05 Les travailleurs de Zouerate adressent une plate-forme revendicative au bureau des PME La section infrastructure de la CGTM et les délégués du personnel qui lui sont affiliés, ont déposé un cahier de revendications collectives au bureau des PME, suite aux difficultés que rencontrent les travailleurs des entreprises à Zouerate. Ce cahier traduit parfaitement les inquiétudes de ces travailleurs actuellement. Les signataires de cette plate-forme revendicative demandent au bureau des PME d’engager avec eux, dans un délai de cinq jours, des négociations positives susceptibles de conduire à un accord pour aider les travailleurs à dépasser les difficultés auxquelles, ils font face. Voici l’intégralité des doléances exprimées par ces travailleurs : 1) Augmentation générale des salaires 2) Prise en charge de la totalité de l’ITS 3) Prise en charge de la couverture sanitaire des travailleurs et leur famille 4) Rehausser sensiblement l’indemnité de non logement et ce proportionnellement au niveau du loyer 5) Revoir en hausse la prime départ CP pour permettre aux travailleurs de couvrir le coût du voyage à l’occasion du départ en congés annuels. 6) Réglementer le payement de la prime article 40 de la CCGT par un accord qui aligne les travailleurs à leurs collègues des services SNIM en se basant sur les dispositions de l’accord qui régie le payement de cette prime au niveau de cette entreprise . 7) Rehausser la prime Mhaoudate à 400UM / Jour 8) Mettre fin à la fixation des gardiens et revenir à une rémunération sur la base de 40h par semaine au lieu et place du système d’équivalence qui leur est appliqué actuellement. 9) Création d’un économat interentreprises pour assurer le ravitaillement en produits de première nécessité pour contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat de vos employés. 10) Instituer un acompte de quinzaine d’un montant de 20000 UM à distribuer entre le 15 et le 20 de chaque mois. 11) Rehausser les acomptes de fêtes (Korité, El Adha et El Moloud) à un montant de 40000 UM C'est-à-dire deux fois l’acompte de quinzaine et procéder à la retenue en deux mensualités égales chacune à un acompte de quinzaine 12) Instituer la possibilité d’accorder à la demande des avances à échéances dont le montant peut aller jusqu’à 200 000UM c'est-à-dire 10 fois l’acompte de quinzaine à retenir en dix mensualités. 13) Instituer une prime d’enclavement de 7000 UM / Mois. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=188 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=187 2010-03-05 Communiqué des Syndicats professionnels de la santé Une réunion de la Coordination des Syndicats de la Santé s’est tenue le vendredi 5 mars 2010 au siège du Syndicat des Chirurgiens dentistes de Mauritanie. Conformément au préavis de grève en cours, les journées des 15, 16 et 17 mars restent maintenues en l’absence de volonté de négociation affichée par les autorités. Ces dernières, en entreprenant de manière surprenante et unilatérale des négociations avec des interlocuteurs qui n’ont pas déposé de plate-forme adressent une provocation à l’endroit des syndicats signataires du préavis de grève et qui restent toutefois ouverts à des négociations sérieuses. Dans sa déclaration finale, la Coordination appelle tous les travailleurs du secteur de la santé au grand meeting qu’elle organisera le mercredi 10 mars à la nouvelle maison des jeunes. La présence de tous nos militants sera un signal fort pour la réussite du mot d’ordre de grève. Les signataires UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=187 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=186 2010-03-05 Atelier de formation sur le doit syndical et les normes internationales Dans le cadre des activités du projet initié par la CGTM et financé par la Fondation Paix et Solidarité (FPS) et l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID), Nouakchott a abrité, du jeudi 4 au 7 mars 2010 , les travaux d’une session de formation au profit d’un certain nombre de cadres de la centrale venus de la capitale et de différentes régions issus de divers secteurs d’activités sur le Droit Syndical et les Normes Internationales du Travail. La cérémonie d’ouverture a été placée sous la présidence du camarade Ba Ali Moctar, coordinateur du projet, Secrétaire Général par Intérim ainsi que de celle du Coordinateur du Centre Guide de la Migration, le camarade, Niang Mamadou. Ces derniers ont dans leurs mots adressés aux participants, appelé les participants à suivre avec beaucoup d’intérêt les exposés qui seront présentés. Ils ont également mis l’accent sur la nécessité pour les participants d’acquérir des connaissances sur le droit syndical et les normes internationales. Ils ont aussi souligné l’importance pour les participants à restituer, les connaissances qu’ils auront acquises au cours de cet atelier à leurs bases respectives et ce en collaboration avec les camardes qui ont déjà suivi de telles formations. Il faut rappeler que ce projet couvre une période de 4 ans qui a débuté en 2008 et prendra fin en 2011. Actuellement, il est à sa troisième année consécutive et cet atelier est le 4ème organisé depuis le début de la collaboration. L’objectif est de renforcer la capacité des cadres syndicalistes sur les principes et droits fondamentaux au travail parce qu’en menant l’action syndicale, il faut connaître ses droits mais aussi ses devoirs dans les limites des textes législatifs et réglementaires. D’ailleurs, au plan international dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail où il y a des conventions et des recommandations qui codifient les relations entre employeurs et employés d’une part et les autorités publiques de l’autre afin de créer un environnement propice au développement économique et social. En effet, un syndicaliste doit pouvoir cerner tous ces aspects et se replonger dans le prolongement de la législation internationale qui doit suivre les conventions internationales car celles-ci ont la priorité sur les textes nationaux. L’atelier regroupe environ une vingtaine de participants dont 30% de femmes sur divers secteurs dont la plupart n’avait pas assisté aux précédents ateliers. Sa particularité c’est qu’il implique également le secteur des mines en particulier au niveau de l’Inchiri qui est secteur nouveau et que les organisateurs veulent intégrer dans la dynamique de formation des cadres pour les aider à accomplir convenablement leur mission. Au terme de cet atelier, les participants sortiront avec un niveau devant leur permette de faire face plus confortablement à leur mission à savoir la défense des intérêts économiques, sociaux et professionnels des adhérents de leurs secteurs respectifs affiliés à la CGTM. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=186 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=185 2010-03-05 Communiqué Une réunion s’est tenue le lundi 01 Mars 2010 dans le bureau de Monsieur le Ministre de l’enseignement fondamental à la demande de celui-ci. Ont pris part à cette réunion le Ministre de l’enseignement fondamental assisté par ses proches collaborateurs dont notamment, le secrétaire général du Ministère et le directeur de l’enseignement public et privé et le bureau de la coordination générale des 9 syndicats de l’instituteur. Cette réunion avait pour objet de passer en revue l’ensemble des problèmes auxquels se heurtent la profession ayant fait l’objet d’un communiqué rendu publique par la coordination en date de 18/02/2010. Après échange des vues et délibérations, les parties ont convenu ce qui suit : 1. Le Ministère s’est engagé à faire de son mieux pour obtenir, dans les meilleurs délais, audiences pour la coordination avec Monsieur le Président de la République ainsi qu’avec Monsieur le Premier Ministre afin de leur exposer les doléances des instituteurs. 2. Le Ministère s’est engagé à ouvrir un dialogue franc, permanent et fructueux avec les syndicats et l’ancrage d’un véritable partenariat. 3. l’engagement du Ministère à constituer rapidement un comité regroupant le conseiller juridique du Ministère, le directeur de l’enseignement public et privé et les représentants des syndicats, chargé des corps, de leur affectation et de leur suivi au niveau de la fonction publique. 4. la mise en place immédiate d’un comité technique spécial chargé de l’étude et de la classification de l’école fondamentale. 5. la volonté du Ministère d’accorder une place de choix à la compétence et au mérite et d’en prendre considération au niveau de choix du poste de responsabilité en accordant la priorité aux instituteurs. 6. la réactivation du bureau chargé de recevoir les doléances des instituteurs et sa transmission aux départements concernés. 7. l’engagement du Ministère de collaborer pleinement avec les syndicats pour la mise en place des critères précis en matière d’affectation et de nomination des directeurs d’écoles. 8. L’émission, dans les meilleurs délais, de la carte professionnelle. 9. œuvrer en collaboration avec les autorités compétentes pour l’augmentation de la prime de craie et son élargissement aux directeurs et faire en sorte que cette prime figure sur le bulletin de paie. 10. œuvrer en collaboration avec les autorités compétentes pour la continuité des primes (d’éloignement, de bilinguisme) et que celles-ci figurent mensuellement sur le bulletin de paie. 11. la révision des critères de la prime d’éloignement et son insertion sur le bulletin de paie. 12. Nous réaffirmons l’importance de l’indemnité de transport acquise récemment et sa révision à la hausse chaque fois que nécessaire. Les points cités plus haut concernent seulement l’enseignement fondamental. Rappelons que les syndicats affiliés aux centrales syndicales maintiennent le mot d’ordre de grève décidé par celles-ci. A l’issue de cette réunion, il a été convenu d’organiser une audience ave Monsieur le Premier Ministre le dimanche 07/03/2010. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=185 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=184 2010-03-04 Communiqué de presse Un énorme contingent des forces de sécurité a pris d’assaut un sit-in de protestation pacifique organisé, hier, par les instituteurs qui ont voulu de façon responsable exprimer leur indignation face à la marginalisation et à l’humiliation dont ils font l’objet suite à l’adoption du tristement célèbre décret sur les indemnités de transport. La police a surpris les instituteurs en lançant des grenades lacrymogènes et jetant des coups de matraques pour disperser ce rassemblement tentant ainsi d’empêcher les concernés de poursuivre leur sit-in prévu devant le ministère de l’enseignement fondamental. La police a également interpellé un certain nombre de dirigeants syndicaux présents à cette manifestation et les a conduit aux commissariats de police. Nous, membres de la coordination des syndicats du fondamental appelant à la grève les 15, 16 et 17 mars, tout en condamnant avec véhémence la répression à l’égard des instituteurs, déclarons ce qui suit : - Notre totale solidarité avec nos collègues interpellés. - Notre appel aux autorités d’arrêter ce genre de comportement, de respecter la loi et de ne pas procéder à la restriction des libertés syndicales. - Le respect du mot d’ordre de grève prévu la mi-mars. - Réaffirmons que l’arrestation des dirigeants ne saurait empêcher la coordination de revendiquer les droits légitimes de ses adhérents et compte tout mettre en œuvre pour que ceux-ci aboutissent. Nouakchott, le 04/03/2010 Coordination des syndicats du fondamental http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=184 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=183 2010-03-04 Le Secrétaire Général de la CGTM en tournée dans Assaba et les deux Hodh Le secrétaire général de la CGTM, le camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah entreprend aujourd’hui même une visite dans les régions de l’Assaba et les deux Hodh. Cette visite entre dans le cadre d’une série de visites qu’effectue actuellement la coordination des organisations syndicales appelant à la grève dans toutes les régions du pays pour mobiliser leurs bases de l’intérieur afin de garantir un succès éclatant de la grève des travailleurs de la fonction publique prévue les 15, 16 et 17 mars courant. Il faut rappeler que d’autres visites ont été déjà été effectuées dans les régions du nord par certains membres de la coordination. Au moment, où ces journées d’action se préparent et la mobilisation qui bat son plein, le gouvernement tente de faire diversion en voulant semer la zizanie au sein des travailleurs. Il faut rappeler à cet effet l’audience accordée par le chef du gouvernement aux 9 syndicats qui n’ont jamais manifesté leur désapprobation du décret relatif à l’indemnité du transport, qui suscite encore une grande frustration au sein de la majorité des travailleurs. Une situation que les organisations syndicales appelant à la grève ont dénoncée énergiquement dans un communiqué paru le mercredi 3 mars dernier. Preuve que ce décret continue de faire des remous et suscite le mécontentement des travailleurs de la fonction publique, le mercredi 3 mars également, plusieurs dirigeants des syndicats du fondamental ont été brutalisés avant d’être arrêtés par la police, alors qu’ils tenaient un sit-in de protestation contre le décret instituant les indemnités de fonctions. aux dernières nouvelles, ces enseignants ont été libérés tard dans la soirée. Certains ne comprennent pas pourquoi une telle brutalité policière contre des travailleurs qui ne faisaient qu’user de leur droit légal en protestant pacifiquement devant le ministère de tutelle. D’autant plus que cette action était programmée. L’on se demande en effet si cette même brutalité ne sera pas déployée durant le grève des 15, 16 et 17 mars prochain pour dissuader les travailleurs. De toute façon ce n’est pas ce qui va affaiblir la volonté et la détermination de ces derniers pour recouvrer la totalité de leur droit. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=183 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=182 2010-03-03 Déclaration de presse Les organisations syndicales appelant à une grève les 15, 16 et 17 mars, ont été surpris par le fait que le Premier Ministre ait accordé une audience à 9 Confédérations Syndicales et du communiqué que les dites centrales ont rendu public à l’issue de cette audience, qui a relaté essentiellement les points suivants : - La mise en valeur du décret relatif à l’indemnité du transport, que nous jugeons comme une politisation de l’action syndicale, car tout le monde sait que l’adoption du fameux décret a suscité une grande frustration au sein des travailleurs. Or, le fait de tarir d’éloge le dit décret traduit l’existence d’un grand fossé entre son auteur et les attentes des travailleurs sur toute l’étendue du territoire national. - L’appel lancé aux travailleurs afin de préserver la quiétude, ce qui fut une grande surprise. Car, il n’est pas normal que des syndicalistes appellent les travailleurs au calme face aux différentes velléités de marginalisation et d’injustice à leur égard. Les organisations syndicales appelant à la grève les 15, 16 et 17 mars 2010, tout en saluant la démarche du Premier Ministre qui consistait à rencontrer certains syndicats pour concertation, expriment leur étonnement qu’il ait choisi des centrales n’ayant présenté aucune plate-forme revendicative et n’ayant déposé aucun préavis de grève tandis qu’il esquive les organisations syndicales les plus représentatives qui ont présenté des plates-formes revendicatives dont la dernière en date est celle accompagnée d’un préavis de grève. Cette discrimination prouve que le gouvernement n’est pas disposé à entamer des négociations sereines pouvant déboucher sur le règlement des problèmes des travailleurs. Le gouvernement mène une manœuvre de « diviser pour régner » en procédant à l’instrumentalisation et à la manipulation de certains syndicats afin de déstabiliser l’opinion publique et les travailleurs pour que les droits de ces derniers soient maintenus à la merci des autorités. Nous, les organisations syndicales appelant à la grève, affirmons ce qui suit : - Notre demande constante pour qu’un dialogue social serein soit instauré ; - La grève prévue les 15, 16 et 17 mars 2010 et les démarches qui s’en suivent resteront irréversibles face à l’entêtement des autorités et leur fuite en avant ; - Nous tenons le gouvernement responsable des conséquences qui peuvent en découler ; - Nous demandons aux travailleurs de rester tenaces et disposés à informer l’opinion publique sur l’échec de toutes les tentatives visant à saper leur union et à affaiblir leur volonté d’obtenir la satisfaction de la totalité de leurs droits. Nouakchott, le 03/03/2010 La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève UTM CGTM CLTM CNTM SPISME SCDM SYNAPET-FP http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=182 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=181 2010-03-01 COMMUNIQUE DE PRESSE Selon des informations concordantes relayées par la presse, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a appris que le gouvernement a donné des instructions à la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS) à l’effet de souscrire à hauteur de 24 à 25% au capital de la future Société aérienne nationale que l’Etat va mettre en place. Cependant, le capital dont dispose cette institution de prévoyance sociale est composé essentiellement des fonds de pension des travailleurs nommément désignés et qui en sont les seuls dépositaires légaux. Nous sommes inquiets que le gouvernement ait ignoré ou semble le faire en décidant encore une fois, de manière non négociée, d’hypothéquer les revenus des générations entières de travailleurs dans des investissements dont la vocation ne leur assure aucune protection sociale durable, et qui risquent de se terminer comme les autres investissements que la CNSS avait fait à la STPN, AFARCO et SOCOGIM dont les résultats ont été des dilapidations et des privatisations desquels les travailleurs n’ont vu que du feu. En tant que membre du Conseil d’Administration de la CNSS, la CGTM n’a jamais été saisie de cette décision de recapitalisation des avoirs des fonds de pension et estime que cet organe délibérant doit être saisi de toutes décisions relatives à la vie de l’Institution, et que si des orientations devaient être données à la CNSS, elles devraient concerner la mise en œuvre de reformes actuarielles permettant une meilleure qualité et une extension des filets de sécurité sociale dans notre pays. La CGTM en appelle au gouvernement de renoncer purement et simplement à cette volonté de faire recours aux ressources des travailleurs pour le financement de sa compagnie aérienne, car ce procédé ne repose sur aucune motivation d’ordre juridique et légal et constituerait, le cas échéant, des manœuvres de détournement des fonds de pension que les travailleurs ne sauraient tolérer. La CGTM lance un appel pressant aux travailleurs afin qu’ils préservent leur patrimoine en se dressant contre les mesures arbitraires de détournement de leurs fonds de pension qui, à la longue, vont entraîner la disparition de leur Institution de Prévoyance Sociale. Fait à Nouakchott, le 01 mars 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=181 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=180 2010-03-01 Le calvaire des dockers occasionnels se poursuit Les dockers occasionnels du port de Nouakchott employés par le BEMOP continuent d’être confrontés à une situation de plus en plus difficile depuis presque une trentaine d’année. Certains de ces employés vivent une véritable exploitation de l’homme par l’homme. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir exprimer leur désarroi et leur calvaire partout. Ces travailleurs ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale et ce malgré des retenues injustifiées qui sont opérées sur les maigres pécules qu’ils perçoivent durant les chargements et les déchargements qu’ils font dans l’ancienne portuaire. Ce montant qui depuis 79 était à l’ordre de 50UM par tonne déchargée est imposé par le BEMOP. Aujourd’hui, il a évolué pour se retrouver à 200UM. Ce prélèvement ne correspond à aucune disposition légale puisque ce n’est ni pour la cotisation sociale, ni pour l’ITS, ni pour une mutuelle du secteur encore moins pour le fonctionnement du Bemop lui-même. D’ailleurs, ce dernier en tant qu’association des manutentionnaires est régi par un arrêté du Ministère de l’Intérieur datant de 1972 qui lui interdit formellement de se livrer à des activités lucratives. Ses frais de fonctionnement sont à la charge des manutentionnaires qui sont associés proportionnellement à l’utilisation mensuelle de la main d’œuvre portuaire. La situation de ces dockers est qualifiée par certains de dramatique et aberrante puisque visiblement tous les gouvernements qui se sont succédé y compris celui-ci, continue de façon systématique à refuser de mettre fin à cette pratique également jugée « mafieuse ». Car des pauvres familles qui restent en attente d’appel de listes pendant 2 à 3 semaines et quand ils ont la chance d’accéder à ce petit emploi d’une journée, ils se voient à la fin totalement déplumés de leurs maigres pécules qui vont vers des destinations inconnues. Personne ne sait la destination de cet argent. Le Bemop avait prétexté qu’il y avait un accord qui a été signé en 1979 par lesquels les camions devaient être mis à la disposition de ces travailleurs et en contrepartie il y aura un petit prélèvement sur le tonnage. Une situation ignoble, en effet, des employeurs qui devaient normalement assurer un minimum de transport à leur personnel et que c’est ce dernier lui-même qui se retrouve entrain de payer son transport à l’employeur. Actuellement, ce que tout le monde ignore encore, c’est que cette somme collectée sur le dos des dockers occasionnels et qui va vers cette destination inconnue, représente pas moins de 600.000 UM par mois. C’est faramineux et dans un contexte de lutte contre la pauvreté c’est tout simplement bouleversant. La CGTM dans ce cadre a adressé une correspondance à l’actuel gouvernement depuis plus de 4 mois. Mais ce dernier refuse toujours de répondre. Ce qui est en contradiction avec les dispositions pertinentes de la loi qui leur font obligation de répondre par rapport à toutes les questions auxquelles il recevait dans un délai maximum d’un mois. Ce silence du gouvernement est perçu comme une complicité. Et c’est à se demander si quelque part, il n’y aurait pas un réseau qui reste perpétuellement présente dans tous les pouvoirs et continue de s’enrichir sur le dos de ces pauvres dockers. Une situation inédite, qui n’existe nulle part dans le monde que des prélèvements soient effectués sur le labeur des travailleurs et qu’ils soient envoyés vers des destinations ignorées. La CGTM à cette occasion exprime ses vives protestations face à cette violation très grave des droits de ces travailleurs et le mépris avec lequel ce dossier est traité. La centrale syndicale demande aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures énergiques adéquates pour le respect ainsi que la préservation des droits et intérêts de ces travailleurs par ceux qui les emploient. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=180 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=179 2010-03-01 Mieux faire entendre la voix des travailleuses Rassemblement d’une délégation syndicale à l’occasion de la 54e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies Bruxelles, le 1er mars 2010 : Plus d’une centaine de femmes représentant des syndicats du monde entier viendront revendiquer un renforcement des droits pour les travailleuses à l’occasion de la 54e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui s’ouvre aujourd’hui à New York. Au sein de cette délégation, figurent des membres de la Confédération syndicale internationale, de l’Internationale des services publics, de l’Internationale de l’éducation et d’UNI Global Union. Les États membres de l’ONU évalueront les progrès accomplis vers la concrétisation de l’égalité des sexes et identifieront les difficultés qu’il reste à surmonter, 15 ans après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. « Les commémorations du 15e anniversaire de la Déclaration de Beijing lors de cette session de la Commission ne se prêtent guère à d’éventuelles réjouissances, a déclaré Diana Holland, qui préside le Comité des femmes de la CSI. Les travailleurs et les travailleuses se voient aujourd’hui confrontés à la pire débâcle économique depuis la Grande dépression et les femmes paient un tribut particulièrement élevé au chômage, au travail précaire et au poids de plus en plus lourd des soins qu’elles offrent à leur famille sans être rémunérées. » Les syndicats présenteront sept grandes revendications par lesquelles ils en appelleront aux gouvernements afin qu’ils adoptent une déclaration politique ferme pour réaffirmer que la Déclaration et le Programme d’action de Beijing constituent le socle des politiques en matière d’égalité des sexes. Ils leur demanderont en outre d’appliquer, dans toutes leurs stratégies de relance de l’économie, le Pacte mondial pour l’emploi et la Résolution concernant l’égalité entre femmes et hommes au cœur du travail décent, adoptés par l’Organisation internationale du travail. Le 4 mars, les syndicats tiendront un atelier sous le thème des « Femmes dans l’économie mondiale en temps de crise ». La publication, par les syndicats, de « Alternative Reports to Government National Reports » (Rapports parallèles à ceux des autorités nationales) constituera un deuxième événement. Ces rapports apporteront un éclairage différent sur la réalité de la situation au Canada, en Turquie, au Ghana et à Trinité-et-Tobago en faisant ressortir les conditions réelles que connaissent les travailleuses et leurs familles sur le terrain. Pour lire la déclaration syndicale conjointe, consultez le blog de la Commission consultez le blog de la Commission, où vous trouverez également des informations supplémentaires, des discussions et des mises à jour régulières publiées par la délégation syndicale. Source ituc-csi.org http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=179 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=178 2010-02-28 Licenciement collectif et abusif de la part de Macoba Depuis quelques temps, cette société ne cesse de commettre de graves cas de violations des droits envers ses travailleurs. En effet, elle vient de licencier sans droits 18 de ces travailleurs dont trois candidats proposés par la CGTM à l’élection des délégués du personnel. Il s’agit, en l’occurrence, de Souleimane O/ Mohamed Cheikh, Khaliva O/ Bambaye, Mohamed Mahfoudh O/ Mahmoud. Il faut rappeler que ce dernier avait déjà été licencié au mois d’août 2007 avant de reprendre son boulot le 24 décembre de la même année. Sa seule faute était d’avoir demandé à la société de respecter les clauses du contrat et éventuellement les améliorer. La société faisait travailler ses employés même durant le week-end. Ces derniers ne perçoivent aucune prime de celles prévues dans le contrat. Pour mettre ses travailleurs à la porte, l’entreprise a procédé à une compression de son effectif et comme par hasard, cette mesure ne concernait que les délégués proposés ainsi que tous ceux qui réclamaient leur droit. Cette compression devait normalement débuter à partir du 15 février mais, en vérité, c’est à la fin du mois de janvier dernier que l’entreprise s’est débarrassée de ses pauvres travailleurs. L’autre aspect de violation dans ce dossier c’est qu’en étant candidat à une élection professionnelle, ces travailleurs ne pouvaient faire l’objet d’un licenciement, individuel ou collectif sans l’autorisation de l’inspecteur du travail. Ces travailleurs bénéficiaient donc d'une protection contre le licenciement. D’ailleurs, les dispositions de l’article 125 du code du travail stipule que tout licenciement d’un délégué du personnel doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail. Mais visiblement, toutes ces remarques ne semblent pas inquiétées la direction de cette entreprise qui se croit sans doute au-dessus de la loi. Sinon comment expliquer ce comportement déplorable. L’entreprise est allée même plus loin en voulant faire signer un document à ses travailleurs licenciés pour les obliger à renoncer à toute poursuite éventuelle contre elle. On est donc ici en face d’une société peu soucieuse de son image ainsi que des conditions de ses travailleurs. Une situation qui manque d’attention de la part des autorités car elle représente une sorte de feu vert adressé à l’endroit des sociétés qui violent les droits de leurs travailleurs, de continuer sur leur lancée. La CGTM, par contre, s’est saisie de ce dossier et compte bien défendre les droits et les intérêts des travailleurs afin que de telles violations puissent connaître leur épilogue. Notons que, la Mauritanienne de Construction, de Bâtiment et de Travaux Publics (MACOBA-TP) est une entreprise qui appartient au holding détenu par le jeune homme d’affaire, Ahmed Baba O/ Azizi O/ ElMami qui se trouve également être le président du patronat mauritanien. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=178 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=176 2010-02-28 Declaration du SNES A la veille de la fête du Mouloud, le Ministère des Finances décide de suspendre les salaires de plus de 5 mille fonctionnaires de l'État sans avertissement préalable. Cette suspension qui touche un groupe de fonctionnaires régulièrement présents à leur travail, suscite un large ressentiment. Elle incite certains enseignants à s'engager dans des débrayages spontanés qui se poursuivent depuis l'annonce de la décision paralysant entièrement le travail dans certains établissements d'enseignement. Cette décision, même si son objectif est de contribuer à l’assainissement de la chose publique, n’est pas suffisamment étudiée. Elle n’a pas bénéficié du contrôle et la prudence requis pour de telles décisions affectant le quotidien des gens : la confusion consécutive à la suspension d’un grand nombre de fonctionnaires assidus à leur travail dénote d’un manque de considération et de respect pour la personne. Ce ressentiment est aggravé par le silence du gouvernement vis-à-vis de cette confusion et par l’absence de mesures visant à réparer ce tort, ainsi que l'absence de représentants du gouvernement sur le terrain: Qu’est ce qui coûte au ministère de l'enseignement secondaire et supérieur, par exemple, de dépêcher des émissaires dans les établissements les plus touchés pour écouter le personnel suspendu injustement? Tout en affirmant son soutien à toutes les réformes sérieuses et bien étudiées, le SNES : - dénonce la suspension des salaires des fonctionnaires honnêtes qui s’acquittent régulièrement de leur travail; - exige le rétablissement immédiat des salaires indûment suspendus; - appelle les travailleurs à resserrer les rangs pour défendre leurs droits légitimes. Le bureau National http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=176 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=175 2010-02-25 Les travailleurs de la SNIM à Zouerate expriment leurs doléances Les délégués du personnel de la SNIM à Zouerate ont déposé une plate-forme revendicative le mardi 23 février dernier après une visite de chantier que ce collège des délégués organisée avec le concours de l’entreprise. Cette visite était l’occasion pour ces délégués de s’acquérir des préoccupations fondamentales des travailleurs au début de cette année 2010. Collège des délégués du personnel à la SNIM-Sem Zouerate le, 22 Février 2010 A Monsieur le Directeur du siège d’exploitation Zoueratt Objet : Plateforme Monsieur le directeur, La dernière visite de chantier que le collège des délégués du personnel a organisée avec le concours de l’entreprise, lui a permis de s’acquérir des préoccupations fondamentales des travailleurs au début de cette année 2010 que nous souhaitons être une année de réalisation des objectifs. Les problèmes que nous n’avons cessé de poser aux directeurs à l’occasion de nos rencontres et qui n’ont malheureusement pas trouvé de solutions, constituent aujourd’hui, la source d’un profond malaise au sein des travailleurs et risquent dans le cas où ils restent sans suite favorable, de baisser le niveau de la motivation et par conséquent handicaper la réalisation de nos objectifs de production. Ce mécontentement profond peut se développer au point de menacer le climat social caractérisé aujourd’hui par la fragilité car il renferme les causes de sa propre dégradation du fait de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, de la stagnation des salaires, de la chute considérable du pouvoir d’achat des salariés et de l’absence d’un dialogue sérieux autour des doléances des travailleurs. Face à cette situation, nous pensons qu’il devient impératif d’engager des négociations internes dans les trois jours qui suivent le dépôt de la présente autour des inquiétudes ci-haut évoquées et qui sont : - Augmentation générale des salaires - Suppression de l’ITS - Amélioration des prestations de la clinique de Zouerate et du service médical en général. - Construction d’une nouvelle cité pour décanter le problème de logements devenus inquiétant - Faire le point, la réparation, l’entretien et la distribution des logements disponibles à la fin de l’année 2009. - Revoir la rémunération du personnel pour rapprocher les salaires par catégorie pour ainsi rétablir la justice en ramenant les écarts à des proportions logiques - La mise à jour des organigrammes du personnel pour dépasser la situation actuelle où l’on ne sait plus qui doit faire quoi et pour permettre à chacun de bénéficier des avantages prévus pour le poste qu’il occupe. - Améliorer le ravitaillement des économats (revoir les délais de livraison des commandes, diversifier les produits, rehausser les quantités commandées et revoir la possibilité de faire baisser les prix) - Trouver une solution durable au problème de l’eau dans nos cités (réparation des réseaux et la réduction du taux de sel) - Accorder des prêts à long terme à tous travailleurs ayant réalisé une durée de présence de 10 années pour les aider à construire le logement de la préretraite. - Etudier en collaboration avec les travailleurs, la possibilité de créer une caisse de retraite dont la source de financement sera les cotisations des travailleurs et une participation de l’entreprise. - Mettre fin à l’application du système d’équivalence aux pompiers professionnels en les ramenant à une rémunération sur la base de la semaine de 40 heures comme tous les autres travailleurs. - Revoir en hausse et dans le cadre d’un accord d’établissement, la classification des chauffeurs de la section transport et revenir au payement de leurs casse-croûtes. - Retour au payement de la prime de câble aux opérateurs des sièges miniers sur la base de l’accord d’établissement de 1971 au lieu et place de la note DG actuellement utilisée comme base de payement de cette prime. - Révision des accords d’établissement de la mine (Roulage, Chargement, Terrassement et Foration) pour revoir les durées du déroulement de carrière, les classifications et les primes du fait des grands changements que les parcs ont connu ces dernières années. Monsieur le Directeur du siège d’exploitation, Ces doléances ne peuvent pas attendre longtemps et par conséquent nous vous demandons avec insistance de bien vouloir nous faire parvenir dans les trois jours une réponse écrite portant votre position par rapport à ces revendications et fixant une date qui ne doit pas dépasser le courant de la semaine prochaine pour commencer les débats autour du contenu de notre lettre et celui de votre réponse écrite. Le caractère urgent de ces réclamations, nous mettra devant la contrainte, dans le cas de non réponse de votre part de nous adresser à l’administration du travail pour entamer une procédure de règlement d’un conflit collectif de travail conformément aux dispositions de la législation du travail. Encore une fois, nous réitérons notre insistance et notre profond souhait de voir des négociations fructueuses s’engager autour de ce cahier de revendications collectives. En attendant, nous vous prions, Monsieur le Directeur du siège d’exploitation, de bien vouloir agréer, l’expression de notre profond respect. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=175 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=174 2010-02-24 La commission régionale d’Aleg chargé de suivi du préavis de grève en conclave Une réunion de la commission régionale d’Aleg chargé de suivi du préavis de grève pour le 15 mars prochain, s’est tenue hier, mardi 23 février dernier. Ont pris part à cette réunion : le Coordinateur Régional de la CGTM, Mohamed Vall O/ Mohamed Salem, Mahfoudh O/ Abdel Jelil de la CNTM, Baba Ould MBareck de CLTM, Tiyib du SNES. L’ordre du jour de cette réunion a été consacré à la discussion autour de quelques points notamment la suspension de salaire des fonctionnaires. Dans ce cadre quelques cas ont été identifiés par les membres de la dite commission. C’est ainsi qu’ils ont noté que : - A l’école 1 de la commune de Chegger, il y a 4 instituteurs en activités concernés par cette mesure. - A l’école 2 de la même commune, 7 instituteurs en activités sont victimes de cette mesure que beaucoup qualifient d’arbitraire et d’injuste. - Dans la commune de Zeghlane, tous les instituteurs en arabe hormis un seul cas ont subi les foudres du ministère de la fonction publique. Le deuxième point de l’ordre du jour de la réunion a porté sur la mobilisation des bases. Sur ce point les participants ont noté que la mobilisation gagne du terrain de jour en jour. D’ailleurs à cet effet, ils ont désigné des responsables pour chaque section afin de garantir un succès total et éclatant pour le mouvement du 15 mars prochain. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=174 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=173 2010-02-24 Réunion de la Commission Communication des Organisations Syndicales appelant à la grève Le mardi 23 février dernier, s’est tenu au siège de la CGTM, une réunion de la commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève générale de 3 jours à partir du 15 mars prochain sous la présidence du Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah. Notons que cette réunion s’est déroulée en présence des représentants de toutes ces organisations syndicales. Cette réunion était destinée à faire le point sur la situation du préavis de grève déposé par ces organisation et critiquer l’attitude des médias audiovisuels officiels (TVM et Radio Mauritanie) qui ont diffusé pendant deux nuits successives des émissions de talk show consacrées au fameux décret relatif aux indemnité sans convier les organisations syndicales opposées à l’application de ce décret. Au sortir de cette rencontre, les participants ont adopté un communiqué de presse dont voici l’intégralité : Communiqué de Presse Dans une démarche surprenante qui transgresse les principes démocratiques et la nécessité d'ouvrir les médias publics à tous les acteurs politiques et sociaux loin de toute instrumentalisation du service public pour la propagande au profit du régime en place à travers la justification de toutes les mesures prises par ce dernier nonobstant leur impact majeur sur la paix sociale dans notre pays, la TVM et la Radio Mauritanie, chacune indépendamment de l'autre, ont diffusé, pendant deux nuits successives, des émissions de talk show consacrées au fameux décret relatif aux indemnités, émission à laquelle les organisations syndicales opposées à l’application de ce décret et qui ont, à cet effet, déposé un préavis de grève, n’étaient pas délibérément conviées en violation flagrante de toutes les valeurs démocratiques. Les centrales et syndicats dépositaires du préavis de grève du 15,16 et 17 Mars 2010, tiennent à affirmer: • Leur désapprobation et leur ferme condamnation de l’attitude des medias publics qui consistait à donner l’occasion aux représentants de l’administration de tromper l’opinion publique en l’absence des représentants des travailleurs. • Ce décret viole de façon notoire les dispositions de l’article 25 de la loi 93/09 qui obligent les autorités à se concerter avec le conseil supérieur de la fonction publique dans tout ce qui a trait aux salaires et aux indemnités. • Ce décret n’est ni juste, ni équitable, car il accorde à moins de 20% des fonctionnaires des montants supérieurs à 19,000 UM, alors que plus de 80% bénéficient des montants qui ne dépassent guère 4000 UM. • Le décret n’a pas retenu de critères dans la distribution des indemnités, car le fonctionnaire dont le traitement est calculé sur la base d’une valeur indiciaire de 250 doit toucher 3000 UM, soit la valeur indiciaire multipliée par 12, tandis que celui dont la valeur indiciaire est 1500 ne percevra que 5000 UM, soit la valeur indiciaire multipliée par 3,3. Nouakchott, le 23/02/2010 La commission de communication des organisations syndicales appelant à la grève http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=173 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=171 2010-02-24 Interview de Abdallahi Ould Mohamed, Secrétaire Général de la CGTM: «Le meilleur moyen d’éviter les crises, c’est le dialogue» Voici une interview accordée par le Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi Ould Mohamed au journal Tahalil Hebdo en marge de la session ordinaire du bureau confédéral tenue les 19 et 20 février dernier. La situation dans la fonction publique avec les indemnités de transport et de logement jugées insuffisantes, continue de créer des remous. Les principales centrales syndicales et trois syndicats autonomes s’apprêtent à un débrayage général en mi-mars. Un préavis de grève a été déposé depuis le 11 février. Un dialogue de sourd s’est installé entre les deux parties, le gouvernement et les syndicats. Dans cette situation de ni guerre, ni paix et en marge de la session du Bureau confédéral de la CGTM, nous avons rencontré M. Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire général de la CGTM qui a accepté de parler du débrayage en perspective, des rapports avec les autres syndicats et du cas Hanafi Ould Dahah. Tahalil : Les principales centrales syndicales dont la vôtre se mobilisent pour un débrayage général prévu du 15 au 14 mars prochain. Qu’en est-il exactement ? Abdallahi Ould Mohamed : Effectivement, il y a les principales centrales syndicales du pays (CGTM, CLTM, CNTM, UTM) avec trois syndicats autonomes (SCDM, SPISM, SYNAPET-FP) ont décidé de déposer un préavis de grève après une attente relativement longue et après plusieurs actions menées parfois de façon conjointe, parfois de façon séparée pour amener le gouvernement à réfléchir sur son projet de revalorisation et d’introduction d’une indemnité de transport et du logement. Quand le décret a été pris et non encore promulgué, nous avons essayé d’anticiper pour demander le gouvernement de revenir sur sa décision pour deux raisons. La première raison c’est que l’acte lui même est illégal parce que l’article 25 du statut général de la fonction publique stipule clairement que pour toute modification du salaire et des avantages sociaux du fonctionnaire l’avis consultatif du conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative est obligatoirement requis sous peine de nullité du texte en question. Malheureusement ce texte n’a pas été soumis à l’avis consultatif du conseil consultatif encore moins il n’a pas été soumis à la négociation avec les organisations syndicales parce que tout simplement le gouvernement a préféré faire cavalier seul. Et cela ne règle pas le problème. Et comme le dit le sage Ghandi, « tout ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi ». D’abord il faudrait qu’on se mette sur la table pour négocier. Et le meilleur moyen pour éviter les crises, c’est le dialogue et la négociation. Effectivement quand on n’a pas eu des réactions positives de la part du gouvernement, on a décidé de passer à une étape supérieure pour faire pression sur lui en vue de négocier. Notre objectif est de régler le problème. Et il ne peut être réglé que par la négociation. Ce préavis de grève qui a été déposé le 11 février dernier durera trois jours les 15, 16 et 17 mars. Mais nous souhaitons que le gouvernement ne s’entête pas, n’aille pas dans un bras de fer inutile parce qu’il a autre chose à faire, nous avons aussi autre chose à faire. L’essentiel c’est de se mettre à table, discuter avec ses organisations syndicales et trouver un consensus sur la question. Si cela n’arrive pas, et ce n’est pas notre souhait, nous serons obligés d’aller en grève sur toute l’étendue du territoire et pour toute la fonction publique sauf quelques fonctionnaires qui ne sont pas autorisés à aller en grève. Notre objectif ce n’est pas de paralyser la fonction publique mais de négocier pour trouver un consensus. Sinon, nous allons utiliser les moyens légaux que nous confère la loi pour ramener le gouvernement à la raison. T: Vos projets en perspective dans le domaine du partenariat international? AOM: Nous sommes affiliés à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) où nous sommes sur plusieurs fronts. Nous sommes sur la question des rapports commerciaux, la question du rôle prépondérante de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), sur le congrès international qui doit se tenir au Canada. Nous sommes également dans un partenariat tripartite avec un certain nombre d’organisations syndicales espagnoles avec la mairie de Madrid, avec la confédération syndicale libérale de Belgique, avec la CSI Afrique. Aussi, nous sommes dans un cadre de partenariat sous régional avec les syndicats du Maghreb arabe. En plus de tout cela nous développons un partenariat avec les pays de la sous région ouest africaine, auxquels nous avons des relations privilégiées dans le cadre de l’OMVS, notamment avec les syndicats sénégalais et maliens. Mais un peu moins actifs avec les Guinéens. T: Quelles sont vos relations avec la CNTS du Sénégal et l’UNTM du Mali? AOM : Nous avons de très bons rapports avec la CNTS du Sénégal, l’UNTM et la CSTM du Mali avec lesquels nous entretenons des rapports assez suivis qui vont au-delà des rapports classiques. Avec la CNTS et l’UNTM nous développons des rapports sur la migration, sur les infrastructures de l’OMVS dans son volet énergétique au niveau de Manantali. Nos syndicats se concertent dans le cadre des négociations de nos travailleurs pour l’amélioration de leurs conditions de travail. T: Etes-vous au courant d’un projet de partenariat entre l’UNTM du Mali, la CNTS du Sénégal et la CLTM de Mauritanie dans le cadre de la défense des intérêts des travailleurs migrants de ces pays ? AOM : Nous savons qu’en marge de la journée internationale du travailleur migrant célébré le 18 décembre, quelques contacts ont été entrepris localement à notre insu d’ailleurs à un certain moment donné visant un partenariat intersyndical. Nous avons fait comprendre surtout à nos camarades du Sénégal et du Mali qu’il est impossible d’envisager une intersyndicale dans la sous région par rapport à la migration et la CGTM est en marge de tout cela. Puisqu’à un certain moment ils nous ont dit qu’il faut intégrer, qu’il faut rejoindre. Or nous, nous ne sommes pas de ce type. Nous sommes une organisation qui se respecte. Nous respectons nos partenaires et nous nous tenons aussi à ce que nos partenaires nous respectent aussi. Aujourd’hui, la Cgtm ne défend pas l’exclusivité de la défense des droits des travailleurs migrants dans notre pays mais nous sommes un acteur extrêmement important dans ce cadre et nous sommes tout à fait preneur et même demandeur d’un large front syndical dans ce pays pour défendre les droits des travailleurs migrants sur des bases de principes mais non pas sur des bases qui en fait, ne sont pas claires. Entre nous mauritaniens, nous sommes contre les étrangers et avec les étrangers nous sommes prêts à défendre leurs intérêts. Ce n’est pas pour remettre en cause l’intérêt des travailleurs mauritaniens mais seulement sur un principe directeur fondateur de notre organisation qui repose sur l’obligation de défendre les intérêts de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance nationale, ni ethnique, ni religieuse ni d’origine sexuelle. Cela constitue un règlement fondateur de notre organisation. Donc, nous ne pouvons pas tenir deux discours différents sur la même question. Pour revenir à cette question, tout ce que nous savons, c’est qu’à un certain moment donné il y avait cette tentative. Mais en fait pour ne pas indisposer la Cgtm, parce que le processus a été entamé sans elle, nos camarades du Mali et du Sénégal se sont rendus compte de tout cela et ont décidé de façon très polie de reporter ça à une date ultérieure. Cela ne veut pas dire que le projet est mort-né, mais que cela mérite une réflexion plus approfondie pour créer un cadre plus performant, plus pertinent et plus rassembleur pour essayer de prendre ensemble cette problématique de la migration. T. : Un confrère, Hanafi Ould Dahah est maintenu en détention pour deux ans après avoir purgé une peine de 6 mois suite à un premier jugement. En tant que syndicaliste, que pensez-vous de la liberté de presse en Mauritanie ? AOM : Vous savez la question de la liberté de la presse est une question fondamentale. Nous le ressentons en tant qu’organisation ouvrière. En 1993, lorsque nous étions une seule organisation, on avait vécu une situation qui nous a obligé, en tant qu’organisation syndicale de prendre position publiquement. Entre autre la convocation des partenaires sociaux sur les libertés politiques dans ce pays. On avait réclamé l’instauration d’une démocratie pluraliste mais également nous avons pris position sur la question des droits humains. Vous savez à l’époque on avait plusieurs centaines de personnes qui, malheureusement pour leur appartenance ethnique, avaient été exécutées dans des conditions extrajudiciaires, inhumaines. Il y a beaucoup qui ont été torturés, il y avait beaucoup de violations. Nous avons dû réclamer par une lettre ouverte adressée aux militaires et au Président de la République, l’instauration d’une commission nationale indépendante pour enquêter sur cette question et faire toute la lumière. Je reviens sur cela pour tout simplement dire que cette situation constitue une menace pour tous mais également une menace pour chacun. Puisque quand les règles de droits ne sont pas une référence et une obligation pour tout le monde qui doit se référer et les respecter, c’est la loi de la jungle. Ceux qui sont forts aujourd’hui ne sont pas appelés à rester éternellement. Cela nous menace régulièrement et individuellement parce que chacun de nous peut se retrouver en prison où il va subir un arbitraire mais de façon isolée. Mais en fait cette multiplication des cas isolés finit par constituer une tendance générale et généralisée et donc constitue une menace pour tout le monde. T.H : Revenons à la question … AOM : Pour revenir à votre question, Hanafi, de notre point de vue, a été victime d’un règlement de compte politique. Et non pas parce qu’il a eu à violer des textes parce que ces textes n’existent même pas. Un, la presse électronique n’est pas réglementée non plus. Deux, c’est que dans cette affaire Hanafi pour laquelle il a été traîné devant les tribunaux, n’a pas été condamné pour cela, mais il a été condamné pour autre chose qu’on n’a même pas pu expliquer. Parce que Hanafi ou le site a eu à parler d’une question liée aux mœurs, on l’a condamné et les juridictions compétentes ont confirmé la condamnation après appel du Parquet sur cette situation. Il a purgé sa peine et encore on ressurgit pour le garder en prison sans aucun acte légal. On le condamne au niveau de la cour suprême par un jugement auquel il n’était pas représenté et le droit de défense n’y était pas. Mais ce n’est pas la personne de Hanafi qui nous préoccupe dans cette affaire malgré tout mon respect pour lui, qui mérite la liberté et tout le respect. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est la pratique elle-même. Qui de nous ne peut pas se retrouver en prison parce que nous sommes des syndicalistes et nous avons des opinions différentes à développer. Et pour ces opinions ils peuvent se retrouver en prison parce que le droit n’est pas respecté. Donc par rapport à la question de liberté, nous constatons trois éléments : la répression qui s’abat sur le journaliste, la restriction de l’accès aux médias publics qui deviennent des médias de propagande et non des médias d’information, le fait que le gouvernement traîne les pieds par rapport à la libéralisation de l’espace médiatique pour permettre à notre peuple d’avoir son droit constitutionnel de l’accès à l’information. Propos recueillis par Ibou Badiane http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=171 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=170 2010-02-23 COMMUNIQUE DE PRESSE La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a tenu deux sessions importantes de son directoire, à savoir le Conseil Confédéral, le 18/02/10 à l’Hôtel Chinguetti Palace, et le Bureau Confédéral, les 19 et 20/02/10 au niveau du Centre de la Migration de la CGTM. L’Agenda des ces deux instances comportait l’étude de l’orientation générale à suivre avant le tenue du prochain congrès ainsi que l’étude de la situation générale de la Centrale, à travers les rapports d’activités des différents départements du comité exécutif. D’importants autres questions concernant les travailleurs ont été étudiées, parmi lesquelles le dépôt de la plate forme revendicative par les Centrales (UTM, CGTM et CNTM) demandant l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux et le préavis de grève générale dans le secteur public déposé auprès du Ministère de la Fonction Publique et du Travail, les restrictions des libertés, la question de la migration de la main d’œuvre. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral ont constaté que les indicateurs sociaux démontrent la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, l’absence d’une couverture sociale suffisante et de qualité, la montée vertigineuse des prix des denrées de base, un mécontentement généralisé des fonctionnaires et agents de l’Etat suite à la décision d’allocation des indemnités de transport qui ont été très en deçà des attentes de ses catégories de travailleurs. Face à toute cette situation, les deux instances lancent un appel pressant aux pouvoirs publics afin qu’un dialogue franc et sincère soit établi entre les partenaires sociaux pour trouver des solutions concertées et consensuelles entre les parties afin d’éviter au pays des troubles sociaux qui ne profitent à aucune des parties. Les deux instances renouvellent leur soutien inconditionnel et sans faille à la lutte des travailleurs pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail en général et en particulier aux fonctionnaires et agents de l’Etat contre les faibles allocations de transport accordées unilatéralement par le gouvernement. Les deux instances renouvellent leur solidarité au Directeur de publication Taqadoumy, Monsieur Hanefi Ould Dahah, et exigent sa libération inconditionnelle. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral de la CGTM lancent un appel pressant à tous les travailleurs et aux organisations syndicales, pour s’unir et resserrer leurs rangs afin de préserver leurs intérêts fondamentaux. Nouakchott, le 22 février 2010. Le Conseil Confédéral et le Bureau Confédéral http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=170 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=169 2010-02-22 Gros Plan sur Moulkheiry Sidiel Moustapha (CGTM- Mauritanie) « Combattre le silence et l’impunité pour aider les domestiques migrantes » Vice-présidente du comité des femmes et présidente du comité de veille pour les migrations de la CGTM, Moulkheiry Sidiel Moustapha dénonce l’exploitation dont sont victimes les domestiques migrantes. Soulignant les liens avec la problématique de trafic d’êtres humains, de traite et de travail forcé, elle explique le travail de sensibilisation, de formation, d’aide sociale, et de défense juridique entrepris via le centre pour les migrants de la CGTM à Nouakchott (1). D’où viennent les travailleuses migrantes présentes en Mauritanie ? Elles viennent du Sénégal, du Mali, de Guinée Conakry, de Guinée Bissau, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Niger, du Togo etc. Elles soutiennent leurs familles au pays par les envois d’argent gagné comme elles le peuvent en Mauritanie. Elles sont la plupart arrivées par la route, après avoir souvent subi de lourdes tracasseries en traversant parfois plusieurs frontières. Elles quittent leurs pays d’origine dans des conditions difficiles, via des intermédiaires qui leur promettent un enrichissement facile en Mauritanie pour financer d’aller plus loin vers l’Europe. Mais très vite les problèmes surgissent avec ceux qui les emploient. Peut-on parler de situations de trafic d’êtres humains ? Oui, particulièrement dans notre travail avec les travailleuses domestiques, il est indispensable d’intégrer la dimension de trafic d’êtres humains, de traite et de travail forcé. En septembre 2009, dans les locaux du centre pour les migrants de Nouakchott, nous avons organisé un séminaire syndical sur le travail forcé et la traite des personnes dans le cadre de la migration des femmes domestiques. Vingt cinq femmes, originaires de huit pays différents, ont participé activement à ce séminaire, en présence également de plusieurs associations de migrants et du mouvement des femmes de la CGTM. Nous avons notamment écouté avec beaucoup d’émotion le témoignage de plusieurs jeunes filles gravement exploitées. Comme celui d’une jeune Guinéenne de 25 ans, Binta Barry. En Guinée, c’est une amie qui lui avait proposé de venir travailler en Mauritanie, pour pouvoir aider son père malade. Mais une fois arrivée en Mauritanie sans papiers, cette amie intime l’a abandonnée entre les mains d’un trafiquant camerounais qui lui a infligé de nombreux sévices. Beaucoup de femmes migrantes se retrouvent à la merci des réseaux qui les ont pris en charge à leur arrivée et à qui elles doivent désormais rembourser de fortes sommes d’argent. On a mis en place un comité de veille que je préside, en charge d’établir un plan de travail et un partenariat avec les autres acteurs de la société civile actifs sur les questions de traite et de travail forcé des femmes domestiques. Au travail, quels types de problèmes ces travailleuses migrantes rencontrent-elles ? Paiements très faibles ou non-paiement, mauvais traitements, séquestrations, privation de nourriture et de soins médicaux, horaires de travail excessivement longs, harcèlements et viols par les patrons… les problèmes sont très nombreux. Pour donner une idée des salaires de ces migrantes, on a le cas d’une femme qui travaillait dans un salon de coiffure, du matin jusqu’à 10 h du soir depuis trois ans, pour un salaire mensuel de seulement 10.000 Ouguiya (environ 38 US$). Le cas aussi d’une enseignante sous-payée. Employée avec le statut d’aide-enseignante alors qu’elle preste le même travail que les enseignants de l’école française, elle n’y gagne que 30.000 Ouguiya (264 $), contre 600.000 pour un Français (5280 $), soit vingt fois moins ! Mais les pires situations concernent les femmes migrantes qui travaillent comme domestiques. Elles n’ont aucune visibilité, parce que d’une part elles sont étrangères, et d’autre part parce que leur lieu de travail est à l’abri des regards, sans reconnaissance légale, la plupart du temps sans statut et sans contrat. De plus en plus souvent, elles doivent loger sur place. Ca leur permet d’économise le loyer d’une chambre, mais elles n’ont pas de lieu correct pour dormir, souvent elles doivent se contenter d’un coin dans la cuisine et elles doivent être disponibles 24h/24. Même en pleine nuit, elles sont réveillées. On a reçu des témoignages de tabassage par certaines familles mauritaniennes lorsque ces travailleuses domestiques osent réclamer le paiement de leurs salaires en retard ou refusent ’exécuter des tâches trop nombreuses non prévues dans le contrat oral. Dans les ambassades, on a eu vent de situations vraiment inacceptables. Notamment deux cas de travail à double horaire pour un salaire très bas. Mais le contrat est signé entre l’intermédiaire et l’ambassade concernée, sans que la femme sénégalaise concernée ne soit impliquée dans ce contrat. Elle ne connait pas le salaire réel mentionné dans le contrat et que touche l’intermédiaire, mais elle ne peut abandonner ce travail car elle doit faire vivre ses enfants restés au pays. Comment le Centre des migrants de la CGTM peut-il concrètement aider ces travailleuses migrantes ? Le centre des migrations, c’est le lieu d’accueil idéal pour ces femmes. En plein centre ville, il est ouvert 24h/24. Comme les hommes, La plupart de celles qui y viennent, demandent avant tout de l’aide pour trouver un petit boulot, pour se nourrir. Elles viennent de tous les secteurs, des services domestiques, mais aussi du petit commerce, de la coiffure, de la restauration. Il y a même des enseignants qui viennent en Mauritanie espérant trouver des salaires deux à trois fois plus élevés de ce qu’ils peuvent espérer dans leur pays d’origine. L’important c’est d’entrer en contact et de dialoguer avec ces femmes. Certaines se livrent facilement, d’autres mettent plus de temps. Certaines nous ont confié des expériences tellement terribles qu’elles ont fait pleurer tout le monde, femmes et hommes présents. La dimension psychologique est très importante, certaines vivent dans une peur très forte vis-à-vis de l’employeur, il faut les aider à surmonter cette peur pour revendiquer leurs droits en portant leurs cas devant l’inspection du travail. Etes-vous en contact avec les associations de migrant(e)s ? Ces derniers mois, on a commencé à sensibiliser les communautés originaires de Guinée, du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire, de Gambie, de Guinée Bissau, du Burkina et du Togo. On travaille avec les associations des ressortissant(e)s de ces pays établis en Mauritanie. Ces relations établies avec les différentes associations de migrants, c’est un point essentiel pour nous. On leur a distribué des dépliants, avec une information simple sur les droits, les contacts etc. On organise aussi des rencontres sur les lieux de vie où se rassemblent les différentes communautés. On a créé un comité de pilotage avec les femmes représentant ces huit communautés. Ce sont elles nos relais avec le reste des groupes. On cible pour le moment Nouakchott et Nouadhibou, on voudrait aussi toucher Rosso, à la frontière du Sénégal. Outre le travail d’information et de sensibilisation sur la législation et sur leurs droits, on voudrait ouvrir un bureau qui enregistre les patrons et les employés, pour briser le silence et l’impunité. Le gros obstacle, c’est le silence, les autorités ne sont pas au courant. Il faut d’abord parvenir à recueillir l’information, après on peut poser le problème à l’inspection du travail et s’il le faut au tribunal du travail. Les expatriés qui exploitent les domestiques sont très sensibles à leur image, ils n’aiment pas du tout qu’on les traîne devant les tribunaux. Quelles sont vos revendications sur le plan législatif ? Les travailleuses domestiques, femmes et jeunes filles parfois très jeunes, sont un maillon vital dans la chaîne économique du pays. Mais leur travail n’est pas reconnu par le législateur, ce qui ouvre la porte à tous les abus. Couplés au manque de statistiques et au manque de volonté politique, ce vide juridique complique la protection des droits de ces travailleuses qui sont aussi désavantagées par leur manque de formation. Les conditions de travail doivent être régulées et contrôlées, avec sanctions civiles et pénales à la clé. Sur le plan international, la mobilisation syndicale en faveur d’une nouvelle Convention de l’OIT sur les domestiques est très importante pour leur apporter la reconnaissance et la protection qui leur manquent cruellement. Propos recueillis par Natacha David. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=169 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=168 2010-02-19 Ouverture de la session du Bureau Confédéral Le Bureau Confédéral de la CGTM s’est réuni, comme prévu, en session ordinaire ce matin au niveau du Centre Guide pour la Migration sous la présidence du camarade Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, Secrétaire Général. Il faut rappeler que cette rencontre durera deux jours les 19 et 20 février 2010. Au cours de cette session également différents points seront examinés notamment les rapports d’activités 2009 du Secrétaire Général de la CGTM ainsi que ceux des différents départements. D’autres points non moins cruciaux qui concernent l’organisation ou le mouvement syndical d’une façon générale seront également débattus au cours de cette session. Nous y reviendrons plus amplement demain. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=168 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=167 2010-02-19 Session ordinaire du Conseil Confédéral de la CGTM Le conseil confédéral de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie s’est tenu le jeudi 18 février dernier à l’hôtel Chinguitty Palace. Ce conseil est la deuxième instance de la CGTM, il se réuni tous les deux ans. Il est habilité à prendre des décisions concernant l’orientation générale et rappeler les redressements nécessaires au niveau de la centrale. Il est composé de 11 membres élus par le congrès plus les membres du bureau confédéral et les coordinateurs régionaux comme les membres de droit. La tenue de ce conseil a eu comme ordre du jour la discussion autour de la situation générale de la centrale. Certains ont également évoqué les préparatifs du congrès national de la CGTM qui aura lieu cette année. Cette rencontre a été présidée par le Secrétaire Général de la CGTM, le camarade Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah, accompagné Mohamed Fayçal Ould Beyrouk, Chef de Projet National à la CGTM, du Chef du Département Presse et Communication, la camarade Sallimata Sy etc. Au cours de cette rencontre le Secrétaire Générale de la Centrale a prononcé un discours important dont voici l’intégralité : Discours du camarade Secrétaire Général à l’occasion de la tenue du conseil confédéral de la CGTM, organisé le18 Février 2010 à l’hôtel Chinguity Palace, Nouakchott Chers camarades, La session ordinaire du conseil confédéral de la CGTM à laquelle nous assistons aujourd’hui se tient dans un contexte général assez particulier marqué, sur le plan international, par l’impact d’une crise financière et économique à l’échelle planétaire qui a entraîné la suppression massive d’emplois dans toutes les régions du globe. Cette crise et ses conséquences sociales, notamment en termes d’emploi, montrent l’impasse et les dangers de la finance dérégulée et du néolibéralisme au point qu’on assiste à la faillite du modèle néolibéral et à la naissance d’une tendance qui propose de véritables alternatives : Bâtir une société plus juste, plus démocratique, plus solidaire. L’émergence des mouvements de lutte contre le néolibéralisme où notre internationale – la CSI- joue un rôle important a contribué grandement à l’adoption d’une série de mesures et de politiques qui visent à promouvoir l'emploi et à développer les entreprises, et étendre la protection, notamment sociale, des personnes affectées par la crise afin d’assurer une économie mondiale juste et durable où les entreprises durables et le travail décent peuvent prospérer. . Notre continent, l’Afrique, est la région du monde la plus affectée par cette crise, car les chocs qu’ont connu les prix des produits alimentaires et énergétiques en 2007-08 et qui ont précédé l’actuelle crise financière mondiale, ont affaibli la position extérieure des importateurs nets, attisé l’inflation et pesé sur les perspectives de croissance. La crise financière accroît la complexité de la tâche à laquelle doit s’atteler la région à l’heure où elle s’efforce de consolider les acquis macroéconomiques et d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en dépit des taux de pauvreté et de chômage qui y sévi. Le ralentissement de la conjoncture mondiale a entraîné les prix des matières premières à la baisse (pesant ainsi sur les recettes d’exportation, les soldes des transactions courantes, les recettes budgétaires et les revenus des ménages. Les exportateurs de matières premières subissent une nette dégradation des termes de l’échange. En Afrique la démocratie régresse de plus en plus. Des foyers de tension naissent, des coups d’Etat se font sentir et toutes ces turbulences affaiblissent la démocratie dans le continent ce qui compromet les processus démocratiques entamés au début des années 90 qui, de nos jours, connaissent des reculs inquiétants. Sur le plan syndical, le parachèvement de la fusion qui a donné naissance à la CSI Afrique ferait naître de nouveaux espoirs dont l’essentiel est d’atteindre l’objectif pour lequel la fusion a eu lieu, à savoir construire une organisation syndicale régionale plus forte et disposée à relever les défis auxquels font face les travailleurs dans notre région. Sur le plan national, la situation a été marquée par un processus démocratique qui a conduit à l’élection d’institutions politiques et l’instauration d’un espace de libertés publiques. Ce processus a été malheureusement interrompu suite au coup d’état du 06 août 2008 perpétré par une junte militaire au moment où la Mauritanie avait besoin de tout mettre en œuvre pour endiguer les répercussions de la crise économique et sociale. Les accords de Dakar devaient mettre fin à cette situation d’exception et assurer le retour à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’une élection présidentielle et la gestion consensuelle de la période de transition. Nous constatons cependant que le pays n’arrive pas encore à démarrer. L’accès aux medias publics reste encore limité voir inexistant. Les violations des libertés publiques sont devenu monnaie courante, le cas de Hanefi ould Dahah, qui a été maintenu en prison après avoir purgé sa peine est édifiant dans ce domaine. Le dialogue social est en panne, malgré la demande formulée par trois centrales syndicales (UTM, CGTM et CNTM) qui ont adressé officiellement des lettres, en décembre 2009, aux autres partenaires sociaux les invitant à des négociations sociales autour d’une plate forme que les organisations syndicales ouvrières ont élaboré en commun. La situation syndicale reste globalement marquée par une pléthore d’organisations syndicales qui donna lieu à une pluralité syndicale «sauvage» affaiblie par ses controverses. Malgré les différentes tentatives d’unité d’actions, on reste encore très en deçà des attentes du monde du travail. La situation sociale désastreuse marquée, entre autres, par le chômage accru, l’impact de l’inflation, la stagnation des salaires, l’absence d’une couverture sociale appropriée place la CGTM devant un certain nombre de défis majeurs . • La plate forme commune qui a été élaborée par trois centrales syndicales (UTM, CGTM et CNTM) et soumise à l’attention des autres partenaires sociaux dans la perspective d’un éventuel dialogue social. • Les élections professionnelles de représentativité qui étaient prévues depuis 2008 et dont l’organisation a été suspendue suite au coup d’état et qui seront probablement organisées dans le premier semestre de l’année en cours. • La situation alarmante des fonctionnaires de l’Etat qui, déçus par les récentes mesures prises par les autorités publiques concernant les indemnités du transport et du logement, étaient contraints, en l’absence d’un cadre permanent de concertation, à user de leur ultime moyen de pression afin d’obliger le gouvernement à revenir à sa décision en déposant un préavis de grève prévue le 15, 16 et 17 Mars prochain. La CGTM est également interpellé sur un plan strictement interne par la quête du perfectionnement de ses institutions et ses structures et à préparer minutieusement la tenue de son congrès national. Au cours des dernières années, la CGTM a pu assurer une forte présence dans tous les secteurs ou presque surtout dans les secteurs stratégiques, tels que, les mines, le pétrole, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement. etc. La position qu’occupe actuellement la CGTM au sein du mouvement syndical national et sa forte présence dans les différents secteurs d’activités impliquent nécessairement la prise en charge des doléances qui traduisent fidèlement les attentes et les préoccupations des travailleurs. Dans cette même période, nous avons développé un certain nombre de projets en partenariat avec plusieurs organisations syndicales dont on peut citer notamment : 1. Le projet MSI pour la syndicalisation des travailleurs et travailleuses du secteur de l’économie informelle que nous développons en partenariat avec le syndicat belge : la CGSLB. 2. le projet FPS pour la formation développé avec les Commissions Ouvrières espagnoles 3. le Projet ISCOD sur la Migration avec l’UGT espagnole Nous avons pu obtenir l’assurance du financement d’un projet de formation professionnelle sur financement de la municipalité de Madrid. . D’autres projets sont en cours dont le financement est presque acquis, concernant le développement durable en partenariat avec l’UGT espagnole et la sécurité alimentaire avec la CSI Afrique. La CGTM a un programme ambitieux qui a pour objet de doter toutes ses coordinations régionales en matériel informatique et bureautique afin d’améliorer les capacités syndicales de ses adhérents. Dans ce cadre, 9 coordinations régionales ont été entièrement équipés d’un matériel informatique comportant notamment, un ordinateur avec accessoires, une imprimante et un photocopieur. Les quatre autres régions le seront inchallah avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Sur le plan social, la majorité des conflits pendant devant les juridictions du travail sont gérés et pris en charge par la CGTM. Aujourd’hui nous sommes confrontés à des challenges que nous devons courageusement surmonter parmi lesquels on peut citer notamment la mise en place d’un comité national des jeunes au sein de notre organisation. La CGTM a des jours meilleurs si elle parvient à mettre en marche de façon soutenue et continue une politique de sensibilisation et de mobilisation de ses bases autour des objectifs et des plans d’actions élaborés par les instances dirigeantes de la centrale. A cet effet, nous avons besoin de serrer les rangs pour garantir la réussite à nos missions et je vous invite à n’épargner aucun effort pour relever ces défis. Sur ce, je déclare ouverte la session ordinaire du conseil confédéral de la CGTM tenue à Nouakchott le 18 février 2010. Je vous remercie. C’est donc un discours important et qui relate à lui seul l’ensemble des difficultés vécues par le monde syndical dans le pays ainsi que les projets en cours au niveau de la centrale qui ne manqueront certainement pas d’avoir un impact positif auprès des travailleurs du pays. A noter que c’était une rencontre qui a été très bénéfique pour les participants. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=167 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=165 2010-02-18 Élection des délégués du personnel de Grands Moulins : La CGTM confirme son statut de leader dans la défense des intérêts des travailleurs Le Mercredi 17 février dernier, s’est tenu les élections des délégués du personnel au niveau de Grands Moulin de Mauritanie. Deux listes étaient en compétition, il s’agit notamment de la CGTM et de l’UTM. Il y avait au total 10 sièges à pourvoir au niveau de ce collège. A l’issue du scrutin les résultats suivants ont été obtenus : CGTM : 4 délégués titulaires et 4 délégués suppléants UTM : 1 délégué titulaire et 1 délégué suppléant A noter que ces élections ont été supervisées par les camarades Thiam Mamadou Yéro et Moctar Ould Bilal. Ces résultats ne font que confirmer la confiance exprimée par les travailleurs de cette société à la CGTM. Il faut dire aussi que celle-ci s’est toujours préoccupée par la défense des droits et les intérêts des travailleurs de Grands Moulins. C’est ainsi qu’on peut quelques améliorations dans les conditions de vie et de travail des employés malgré les difficultés encore visibles. Cette victoire est aussi celle des travailleurs de cette société car ils trouveront des personnes prêtes à prendre en charge leurs doléances et de les faire aboutir au niveau de la direction surtout qu’elles connaissent très bien la société pour y avoir servies depuis quelques temps. Liste des délégués de la CGTM élus Titulaires : Sid’Ahmed O/ Yehdih, Moctar O/ Mohamed, Ramdane O/ Bilal, Boulkheir O/ Soueilek, Med Salem O/ Alioune. Suppléants : Souleymane Diakité, Mohamed O/ Aghmy, Djibril Abou Diop, Mohamed O/ Brahim, Mohameden O/ Cheikh. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=165 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=164 2010-02-18 Réunion des droits humains et syndicaux sous le thème «Priorités et défis spécifiques dans la région de l’Afrique du Nord » La Confédération Syndicale Internationale en collaboration avec la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie a organisé les 15 et 16 février courant à l’hôtel Chinguitty Palace une réunion des droits humains et syndicaux sous le thème « priorités et défis spécifiques dans la région de l’Afrique du Nord ». Cette rencontre importante intervient après celle organisée à Lomé au Togo, à Turin en Italie et à Berlin en Allemagne. Elle regroupait notamment les centrales syndicales de la Mauritanie avec 4 représentations (la CGTM, l’UTM et la CLTM en plus de la CNTM qui est observateur affiliée au niveau de la CSI ), l’Algérie avec l’UGTA, la Tunisie avec l’UGTT, le Maroc avec la CMBT, l’UGTM et une organisation de la société civile égyptienne. Il faut noter également que la rencontre de Nouakchott a traité essentiellement de la question des droits humains et syndicaux. Pendant ces deux jours, l’idée était de créer un réseau en matière de droits humains et syndicaux pour la région nord-africaine. Il faut préciser que tous les membres présents étaient des affiliés de la Confédération Syndicale Internationale à part l’organisation égyptienne. Le but de ce réseau était de dénoncer les violations des droits humains et syndicaux en Afrique de façon générale et dans l’Afrique du Nord en particulier. Durant ces deux jours les participants ont formé des groupes de travail pour échanger sur des problèmes transversaux à tous ces pays et qui vont de la ratification des conventions à leur respect si elles déjà ratifiées en passant par la pratique des employeurs privés. Les participants ont fortement dénoncé d’une façon générale le fait que beaucoup d’entreprises privées ne respectent pas les droits syndicaux, licencient abusivement des délégués syndicaux et empêchent la tenue de grève. Ils ont ainsi noté l’importance de faire de la pression auprès des gouvernements pour qu’ils obligent les entreprises à respecter ces droits. Pour certains participants que nous avons pu rencontrer durant cette réunion, ils ont remarqué que dans de nombreux pays, il y a une défaillance criante au niveau de l’inspection du travail notamment par un manque de ressources. Les participants ont profité de cette occasion également pour discuter des violations dont subissent les lois et les réglementations en vigueur ainsi que les moyens de mettre un terme à ces violations. A l’issue de cette réunion, les participants ont exprimé toute leur satisfaction car ils sont sortis avec des résultats très probants, significatifs et surtout très positifs. En effet, le réseau a finalement été mis en place et les participants ont pu aussi élaboré un plan d’action pour l’année 2010. Ce plan a été jugé comme très ambitieux et qui va permettre à ce que le réseau soit mieux connu pour qu’il puisse entamer des actions sur des thématiques très importantes telles que l’esclavage, le travail forcé, les travailleurs migrants, l’informel et tout ce qui pourrait renforcer le cadre dans lequel agissent les travailleurs. Les participants ont insisté sur le fait que toutes ces thématiques demandent une action coordonnée au niveau de la région et même au niveau international. C’était donc une rencontre très fructueuse à la lumière des résultats auxquels les participants sont parvenus et la pertinence des interventions. Ils ont exprimé ainsi leur besoin de voir ce genre de rencontre se tenir le plus souvent car il fait également l’objet d’une formation et d’une information pour les syndicalistes. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=164 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=163 2010-02-16 De vieux bus immobilisés pour calmer la hargne des étudiants Depuis près d’une semaine les étudiants ont commencé une grande manifestation qui a paralysé le fonctionnement normal de l’université. Ces étudiants manifestaient notamment pour réclamer un moyen de transport promis par les autorités mais qui ne serait pas venu à la date prévu. Cette manifestation a été organisée par les trois syndicats estudiantin: Union autonome, le Snem et l’Unem. Il faut rappeler que c’est au mois de décembre dernier les étudiants se sont réunis avec la direction de l’université et une délégation du ministère de l’enseignement secondaire et supérieur. A l’issue de cette réunion un accord a été trouvé pour résoudre ce problème. Le ministre s’est engagé à trouver une solution au début de cette semaine par l’achat de 20 bus qui vont s’ajouter à six grands bus qui sont déjà immobilisés devant l’université. Mais les étudiants ont maintenu leur manifestation estimant que les paroles ne suffisaient plus à elles seules. Ce n’est donc hier, dimanche 15 février dernier que le ministre a envoyé tous les bus que l’Etat a loué pour résoudre le problème du transport des étudiants arguant qu’un contrat a été signé avec la fédération nationale du transport en attendant l’arrivée des grands bus de la République d’Iran. Ces petits bus disponibles vont transporter les étudiants dans tous les quartiers gratuitement jusqu’à l’arrivée des autres. Cependant un autre groupe d’étudiants ont intensifié leur mouvement empêchant ainsi les professeurs et étudiants d’accéder aux salles de classe. Ils réclamaient notamment la réduction des prix au niveau de l’université et la construction d’une buvette dans la faculté des sciences économiques et juridiques. Les syndicats des étudiants ont exprimé leur satisfaction de voir cette solution partielle avec la mise à leur disposition de petits bus jusqu’au 30 avril. A noter que le chef de l’Etat avait promis de régler ce problème par la signature d’un contrat avec une société privée. Mais cette société ne va prendre service que s’il y a une assurance qu’il n’y aura pas de concurrence avec d’autres sociétés de transport. L’Etat a également décidé par ailleurs la création d’une société de transport publique. Soulignons que ces bus mis à la disposition des étudiants, sont vétustes et dans un état de délabrement avancé. D’ailleurs, ils n’ont même pas commencé le transport des étudiants car comme nous le dit le secrétaire général de l’UNEM, l’Etat serait entrain de négocier avec les membres des fédérations de transport pour mettre en place une commission qui va organiser ces bus et voir si elle sera liée à la fédération ou directement rattachée à l’université. Mais cette mesure ne semble pas faire l’unanimité. En effet, plus les négociations prendront du temps plus la frustration des étudiants va augmenter. Ce qui fait qu’il ne sera pas impossible de voir un autre soulèvement de la part des étudiants parce que les autorités selon certains ne chercheraient visiblement qu’à gagner du temps. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=163 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=162 2010-02-16 Intensification des sit-in par les travailleurs devant la présidence Le palais de la présidence de Nouakchott est devenu ces derniers temps, le lieu de prédilection de toutes les revendications à caractère sociale. En effet, depuis le début de cette semaine 3 groupes de manifestants ont élu domicile devant la présidence pour réclamer leur droit. Le premier groupe de manifestants est constitué à peu près d’une vingtaine de jeunes ingénieurs qui se disent victimes du manque de transparence lors d’un concours de recrutement de 70 ingénieurs. C’est ainsi qu’ils profité de cette occasion pour adresser une lettre de contestation au président de la république pour attirer son attention sur ce qu’ils qualifient comme étant un détournement de résultats. Ils rappellent que ce concours est caractérisé de transgressions insupportables des textes. Ils estiment par ailleurs que ceux qui ont été recrutés par le ministère du pétrole n’ont pas les qualifications nécessaires. Ils vont même plus loin en pointant du doigt accusateur la commission de supervision du concours d’avoir informé certains candidats de l’issue avant même la proclamation des résultats officiels. Comme anomalie, certains ont indiqué qu’il y aurait des candidats admis alors que leur candidature avait été rejetée pour non-conformité aux conditions requises. Par contre un autre souligne que parmi les admis nombreux sont ceux qui ont dépassé l’âge imposé par les textes au moment du dépôt des dossiers. Après leurs multiples interventions auprès des responsables de la fonction publique et du concours, ils font appel au président pour réparer ce qu’ils jugent comme étant une injustice et qui ne fait que rappeler les mauvaises pratiquent qui ont gangrené notre administration et qui continuent de persister (corruption, trafic d’influence, régionalisme, favoritisme…). Quant au second groupe de manifestants, il s’agit essentiellement d'ex-employés de la mairie de Nouadhibou qui accusaient les responsables de cet établissement de les avoir licenciés abusivement et sans droit. Leur affaire remonte à 3 mois quand la mairie a décidé de compresser son effectif. Certains manifestants nous ont précisé que la mairie a commencé par des départs volontaires forcés. Devant le refus des 55 employés ainsi que des bénévoles d’obtempérer, elle a finit par un licenciement abusif et sans droit de ces employés. Ces derniers précisent que c’était un moyen pour eux de recruter d’autres personnes sans doute des proches à leur place et qui sont pour la plupart de vieux retraités. L’affaire a été portée devant le Wali, qui n’a pas donné de suite à cette requête. C’est dans le but d’obtenir leur droit qu’ils ont fait le déplacement à Nouakchott pour demander l’intervention du président. Malgré les conditions difficiles et les menaces quelques fois, ils affirment ne pas bouger de leur place jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Le troisième groupe est composé essentiellement de 350 enseignants du privé qui ont été recrutés pour une période de 3 ans grâce à un concours supervisé par l’ANAPEJ et le ministère de la fonction publique. Mais depuis leur recrutement, ils n’ont pas reçu de salaire depuis presque une année ainsi d’autres avantages prévus dans leurs contrats. Ils ont porté cette affaire devant l’ANAPEJ qui devait jouer un rôle d’arbitre pour avoir supervisé ce concours mais le directeur leur a fait savoir que ce n’était pas de son ressort. Puis, ils sont allés au ministère de la fonction publique mais là également c’est la réponse était identique. Ne sachant plus qui contacté, ils se sont retrouvés devant le palais pour demander l’intervention du président. Cette période est certainement l’une des plus délicate du pouvoir en place. C’est ainsi que les revendications sociales ne cessent de se multiplier. Au lieu de trouver une solution concertée à cette crise sociale, le gouvernement continue de prendre des décisions unilatérales à l’endroit des travailleurs du pays à leur grand dam. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=162 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=161 2010-02-16 Session de monitoring au profit des coordinateurs régionaux de la CGTM Le siège de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie abrite une session de monitoring organisée par le projet CGTM/MSI 2009-2011, le 16 et 17 février courant au profit des coordinateurs régionaux de la CGTM dans les 13 Wilaya du pays. Il faut rappeler également que ces coordinateurs sont des présidents des comités régionaux de pilotage du projet au niveau de ces différentes régions. Les participants auront à suivre outre des exposés sur les résultats du projet en 2009, le plan d’action détaillé 2010 ainsi que les cahiers de charge régionaux. Au cours de cette session, ils bénéficieront aussi d’une initiation à l’outil informatique pour leur permettre de mieux faire leur travail dans leurs régions respectives. A préciser qu’à cette occasion ces coordinateurs régionaux de la CGTM vont saisir cette occasion pour présenter leur rapport de l’année 2009 ainsi que les réalisations qui sont à mettre à leur actif. La direction de la CGTM saisira l’opportunité de cette réunion pour briefer les coordinateurs régionaux sur la situation syndicale nationale et les défis de l’heure. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=161 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=160 2010-02-16 La CGTM rafle la majorité des sièges des délégués du personnel de TASIAST Mauritanie Limited Le dimanche 14 février dernier, s’est tenu les élections des délégués du personnel au niveau de TASIAST Mauritanie Limited et du comité consultatif de la même société. Pour les élections des délégués du personnel, il y avait trois listes en compétition : CGTM, ULTM, UGTM. Au total 18 sièges étaient à pourvoir au niveau de ce collège. A l’issue du scrutin les résultats suivants ont été obtenus : CGTM : 4 délégués titulaires et 4 délégués suppléants ULTM : 3 délégués titulaires et 3 délégués suppléants UGTM : 2 délégués titulaires et 2 suppléants Quant à l’élection des délégués du personnel du comité consultatif de la société, il y avait notamment 12 sièges à pourvoir pour deux listes candidates en l’occurrence celle de la CGTM et une autre pour l’UGTM. C’est la CGTM qui a remporté le plus de sièges avec 3 délégués titulaires et 3 suppléants. A noter que ces élections ont été supervisées par les camarades Mohamed O/ Imigine, Bâ Ibrahima, Sène Mohameden et Mohamed Mahmoud O/ Sidi Mohamed. A la lumière de ces résultats, il est clair que la confiance exprimée par les travailleurs de cette société à la CGTM est au beau fixe. Car celle-ci s’est toujours préoccupée par la défense des droits et les intérêts des travailleurs de cette boîte. C’est ainsi qu’on peut noter des améliorations dans le quotidien de ces travailleurs. C’est dans la perspective de la consolidation de ces acquis et de les améliorer significativement pour le bien-être des travailleurs de cette société qu’elle s’est présentée à ces élections et confirme son statut de grand défenseur des droits des travailleurs. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=160 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=158 2010-02-16 Adhésion massive du personnel paramédical à la FNS affiliée à la CGTM Le samedi 13 février dernier, le syndicat national pour le renforcement du personnel paramédical a organisé une cérémonie d’adhésion à la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la CGTM. Cette rencontre s’est déroulée dans la grande salle de l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott qui était archicomble. Ils étaient donc plus d’une centaine d’infirmiers, sages-femmes, techniciens supérieurs de santé… à avoir ainsi décidé de rejoindre la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie dont la mission principale consiste à défendre les intérêts et les droits des travailleurs du secteur de la santé. Les membres de ce syndicat viennent pour la plupart du Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages-femmes de Mauritanie. Et ils se fixent comme objectifs principaux : La lutte contre l’injustice à l’égard de l’infirmier, la sage-femme et le technicien supérieur de santé, la réduction des risques encourus par le personnel paramédical, l’augmentation de la rémunération des heures supplémentaires, la défense des droits matériels et moraux du personnel paramédical, la participation aux centres de décisions, la défense des intérêts de tout adhérent du syndicat n’importe quand et n’importe où entre autre. La cérémonie a donc débuté vers 17 heures avec la présence de plusieurs personnalités de la CGTM parmi lesquelles ont peut citer : le Secrétaire Général de la CGTM, le Chef Département Education et Formation, le coordinateur du Centre Guide de la Migration, de la Directrice du Département de l’Administration et des finances, de la Directrice du Département Presse et Communication, du Secrétaire Général de la Fédération Nationale de la Santé etc. Après la lecture de quelques versets coraniques, M. Sarr Amadou a ensuite prononcé un mot de bienvenue où il a tenu à remercier au nom des membres de ce syndicat le secrétaire général de la CGTM ainsi que tous ceux qui ont bien voulu faire le déplacement pour cette cérémonie d’adhésion. Puis la parole a été donnée au Secrétaire Général de la CGTM, Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah. Dans son discours, il a remercié les membres de ce syndicat pour le choix de la CGTM en affirmant qu’il était très honoré par cet acte de confiance. Il a également promis que la CGTM ne lésinera pas sur les moyens dont elle dispose pour appuyer ce syndicat. Par la suite, il a énuméré un certain nombre de difficultés dont le personnel paramédical est confronté en rappelant que ce n’est pas un problème récent. Il a précisé que vers les années 80, il y avait un syndicat fort qui défendait les intérêts de ce personnel mais qu’au fil des années et sur implication des autorités ce syndicat a été vidé de son esprit et s’est détourné de sa mission. Poursuivant son discours, il a tenu à rappeler le préavis de grèves générale sur toute l’étendue du territoire national déposé par les syndicats auprès de la Ministre de la Fonction Publique et du Travail pour revoir le décret sur les indemnités de transport et de logement des fonctionnaires et agents de l’Etat. Il a indiqué que les travailleurs de la Fonction Publique dans le pays, ont les plus bas salaires par rapport à leurs voisins de la sous région et du Maghreb. C’est ainsi qu’il souligne qu’une solution du logement et du transport doit être trouvée de façon concertée et non en ignorant les travailleurs. C’est dans ce cadre qu’il a aussi rappelé la plateforme commune déposée par les trois centrales syndicales CGTM, CNTM, UTM le 27 décembre dernier où elles demandaient l’ouverture des négociations sociales. Après ce discours, les responsables du syndicat ont également intervenu pour rappeler le contexte qui les a permis d’adhérer à la Fédération Nationale de la Santé affiliée à la CGTM en soulignant que c’est dans la perspective de leur donner une plus grande visibilité afin de rendre leurs revendications plus légitimes. Ils ont également remercié la CGTM qui les a accueilli à bras ouvert et a promis de faire de son mieux pour l’aboutissement de leurs doléances. Le mot de la fin a été prononcé par Aziza mint Saleh qui a promis que les adhérents ne seront pas déçus par la CGTM qui a fait ses preuves dans le domaine de la lutte contre la discrimination du personnel paramédical et la défense de ses intérêts. Cette allocution a été reprise en français par le secrétaire général de la Fédération Nationale de la Santé, le camarade Diop Aliou Samba qui a exprimé toute sa joie à cette adhésion. Il faut rappeler que c’est grâce à ce dernier et à son travail soutenu dans l’aboutissement des revendications du personnel paramédical que cette adhésion a été rendue possible http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=158 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=156 2010-02-16 Les syndicats menacent d’entrer en grève Ce Samedi 13 février, le siège de l’UTM a accueilli une conférence de presse organisée par 4 centrales syndicales (UTM, CGTM, CLTM, CNTM) et 3 syndicats professionnels (SCDM, SPISM, SYNAPAT-FP). Ces syndicats dénonçaient notamment la médiocrité des indemnités de logement et de transport. Ils ont profité de l’occasion pour contester les critères d'attribution des indemnités de transport attribuées aux fonctionnaires et agents de l'Etat et ont exigé la révision du décret l’établissant ainsi que la publication du décret portant indemnité de logement sur la base de négociations avec les syndicats également. C’est ainsi qu’ils ont rappelé leur plate-forme revendicative déposée le jeudi dernier auprès de la Ministre de la Fonction Publique et du travail où ils appelaient au dialogue et menaçaient d'entrer dans une grève générale du travail pendant trois jours à compter du 15 mars prochain si aucune progression n’est enregistrée jusque-là. A travers cette action, certains sont allés même plus loin en demandant même la suppression du décret et l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les syndicats afin de trouver une solution concertée à cette situation. D’ailleurs voici le communiqué intégral rendu public par ces syndicats Nouakchott, le 13 Février 2010 Communiqué de presse Les gouvernements mauritaniens ont la fâcheuse habitude de décider pour les travailleurs sans aucune forme de concertation avec eux. Le décret portant indemnités de transport et logement publié récemment s'inscrit en droite ligne de cette politique de refus de concertation préjudiciable et illégal. Ce décret qui accorde à l'écrasante majorité des fonctionnaires et agents de l'Etat une indemnité de transport de 3000 à 5000 UM est accueilli avec un large mécontentement et une indignation profonde exprimés à travers des débrayages spontanés, des déclarations et conférences de presse demandant au gouvernement sa révision. Après un mois d'attente, les syndicats soussignés, n'ayant perçu aucun signal favorable en réponse aux appels répétés des travailleurs décident de franchir un nouveau pas. Jeudi 11 février 2010, ils adressent une plate-forme à Madame la Ministre de la Fonction Publique et du Travail la demandant la révision négociée avec les syndicats du décret portant indemnité de transport et la publication sans tarder du décret portant indemnité de logement sur la base de négociations avec les syndicats également. Cette plate-forme est assortie d'un préavis de grève des travailleurs de la fonction publique du 15 mars 2010 à 8 heures au 17 mars 2010 à 18 heures sur l'étendue du territoire national. Tout en affirmant que l'objectif de cette action vise à obtenir des solutions négociées, les organisations syndicales soussignés: - invitent le gouvernement à ouvrir des négociations constructives autour de cette plate-forme; - demandent aux travailleurs de rester mobiliser pour faire aboutir leurs revendications légitimes; Les organisations signataires: - L'Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) - La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) - La Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) - La Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM) - Le Syndicat des Chirurgiens Dentistes Mauritaniens (SCDM) - Le Syndicat Professionnel des Infirmiers et Sages-femmes de Mauritanie (SPISM) - Le Syndicat National des Professeurs de l'Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (SYNAPET-FP) http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=156 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=155 2010-02-16 Les syndicalistes à l’école des nouveaux médias Le NDI (National Democratic Institute) a permis ce samedi 13 février dernier, à une dizaine de syndicalistes de s’initier aux nouveaux médias. Les participants à cet atelier ont pu ainsi suivre deux intéressantes présentations préparées par un groupe 4 journalistes mauritaniens qui avaient participé à une session de formation dans ce domaine à Istanbul, organisée par le NDI et ASWAT. En plus d’une initiation à l’utilisation des emails, les exposés présentés ont également abordé les principaux réseaux sociaux du web comme (Twitter, Facebook et Skype). A signaler aussi que la technique participative utilisée a facilité l’assimilation des connaissances dispensées. Pour les participants c’était plutôt une rencontre d’échange et de partage, car le groupe des 4 journalistes devait faire une restitution des connaissances acquises à Istanbul. Au terme de cet atelier d’une journée, les syndicalistes ont tenu à remercier M. Jacques Veilleux, directeur résidant du NDI ainsi que ses principaux collaborateurs pour le choix du thème de la formation ainsi que les moyens mis en œuvre pour la rendre fructueuse et instructive. Notons enfin que la formation a profité, entre autres, à des syndicalistes venus de centrales de l’UTM, de la CGTM avec la participation de la Directrice du Département Presse et Communication Mme Salimata Sy, de la CNTM… http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=155 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=154 2010-02-10 Communiqué de l’intersyndicale du fondamental Les instituteurs ont été surpris par le récent décret sur les indemnités du transport et par l’attitude des autorités qui consiste à ignorer les revendications légitimes présentées par les syndicats ce qui a nourri la conviction chez tout le monde sur la nécessité d’œuvrer pour l’instauration d’un dialogue serein et objectif afin de faire aboutir ces doléances, de réviser le décret fixant les indemnités du transport et éviter de commettre la même erreur lors de l’adoption du décret relatif aux indemnités du logement. A cet effet, les syndicats de l’enseignement fondamental ont décidé de mener les actions suivantes : 1. la tenue, à compter du 10/02/2010 d’une réunion dans chaque moughataa tous les deux jours 2. le débrayage pour une durée d’une heure le 28 /02/2010 de 10 à 11 H du matin 3. Sit-in dans l’enceinte du ministère de l’enseignement fondamental le 03/03/2010 à partir de 12H 4. Préavis de grève partielle dans deux moughataa de Nouakchott et une moughataa de l’intérieur à partir du 06/03/2010 5. Préavis de grève général au niveau national à partir du 12/03/2010 Les signataires : - Syndicat National de l’enseignement public - Syndicat National de l’enseignement (UTM) - Syndicat de l’enseignement (CGTM) - SNEN - Syndicat National des formateurs des ENI - Syndicat National des inspecteurs du fondamental - Syndicat National des conseilleurs pédagogiques - Syndicat National des instituteurs - Syndicat National de l’enseignement (CLTM) - Syndicat libre des instituteurs mauritaniens - Syndicat des instituteurs libres - Syndicat National de l’enseignement général - Syndicat de l’enseignement (Union des syndicats libres mauritaniens) - Syndicat National de l’enseignement fondamental http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=154 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=153 2010-02-10 Un travailleur d’une entreprise chinoise sur la route Kaédi- M’Bout- Sélibaby licencié sans motif valable Une mission de la Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie a été dépêchée depuis hier sur l’axe Kaédi-Mbout-Sélibaby pour s’enquérir de la situation des travailleurs qui sont le plus souvent victimes de plusieurs violations de leur droit par les sociétés qui les emploient le long de cet axe. A son arrivée, cette mission a déjà été confrontée à son premier cas. En effet, un travailleur d’une société du nom de SABR sous-traitante d’une entreprise chinoise a été licencié sans motif valable par cette dernière mais il semblerait que c’est son activisme syndical qui lui aurait coûté son travail. Il s’appelait Mahmoud Sow et il était proposé par la CGTM comme délégué pour des élections des délégués du personnel prévues pour le 12 février prochain. L’entreprise chinoise a d’abord pris la décision d’arrêter le travail de Mahmoud Sow. Le seul motif avancé c’est que ce dernier aurait pris l’initiative de mobiliser ses collègues pour se syndiquer et pouvoir ainsi mieux réclamer leur droit. Il faut noter par ailleurs que plusieurs travailleurs de cette entreprise ont exprimé leur indignation sur le comportement de la direction à leur égard et jugent leurs conditions très déplorables. Les tracasseries de ce travailleur ont réellement commencé le lundi dernier, quand un chinois est venu le conduire du laboratoire où il était manœuvre au service de concassage, lui précisant au passage que désormais il était affecté dans cet endroit où les travailleurs ne bénéficient pas du strict minimum. Là son nouveau patron lui a imposé des conditions de travail très rudes. Après avoir été soumis à plusieurs harcèlements et pressions de la part de son nouveau patron, Mahmoud Sow a été licencié. Lorsque ses collègues sont venus à son chevet pour demander des explications auprès de la direction sur cette décision incompréhensible et incongrue, l’entreprise chinoise n’avait d’autres explications à fournir à part de souligner que ce travailleur était l’instigateur d’une initiative de syndicalisation des travailleurs de cette entreprise. Pourtant cette démarche n’a rien d’anormale et visait tout simplement à faire en sorte que les travailleurs puissent mieux réclamer leur droit, les faire valoir et ne pas avoir à agir dans la clandestinité. Mais visiblement cela inquiète l’entreprise qui a sûrement beaucoup à se reprocher. Cette décision de l’entreprise n’est donc qu’une violation de plus en elle-même. Mais la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie fidèle à ses principes s’est rapidement saisie de ce dossier pour que l’injustice ne reste pas impunie et va recourir à toutes les voies légales pour que le travailleur en question retrouve ses droits. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=153 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=152 2010-02-08 Déclaration de soutien Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM BP 6164, Tél : 525 80 57, Mail : cgtm@mauritel.mr DECLARATION DE SOUTIEN AU JOURNALISTE HANEFI OULD DEHAH La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) est consternée après avoir pris connaissance du verdict de la Cour d’Appel qui condamne Monsieur Hanefi Ould Dehah, Directeur de publication du journal électronique TAQADOUMY, à deux ans fermes d’emprisonnement pour des faits liés à << l’atteinte aux bonnes mœurs, à l’incitation à la révolte et délit de publication>>. Cette nouvelle condamnation inattendue survient après l’Arrêt de la Cour Suprême qui avait annulé le verdict de la cour d’appel rendu en juin 2009 condamnant Monsieur Hanefi à 6 mois de prison ferme avec amende de 30.000 UM après que ce dernier ait entièrement purgé cette même peine. La CGTM, fidèle à ses principes de défense des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens en général et des travailleurs en particulier, exprime sa grande indignation face à cet acharnement qui a poussé à la requalification des faits reprochés à Hanefi, et renouvelle à ce dernier toute la solidarité des travailleurs et des travailleuses affiliées à notre Centrale. Ces pratiques de harcèlement et d’intimidation ne sont pas le signe d’une gouvernance démocratique, et doivent être endiguées pour que les libertés fondamentales et leur préservation retrouvent leur place dans la société. Nouakchott, le 07 février 2010. Le Secrétariat Général de la CGTM http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=152 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=151 2010-02-07 Un travailleur de la société de sous-traitance MALICOD brutalisé par son employeur Malicod est une société sous-traitante de l’ATTM. Dans cette société, les travailleurs sont victimes de violations de leurs droits. D’ailleurs, pas plus que le 30 du mois dernier, un employé du nom de Khalihine O/ Brahim qui travaille pour le compte de la société a été rudoyé par son employeur. Son seul tord c’était simplement d’avoir eu le courage de réclamer son salaire mensuel après un retard de plusieurs jours. Durant cette journée, il faut rappeler que les travailleurs de la société Malicod étaient rassemblés devant la direction de la société pour le même objectif. C’est la présence de certains journalistes sur les lieux pour s’enquérir de la situation des travailleurs de la société qui aurait irrité le Directeur de la société. Ce dernier n’a pas hésité à donner un coup de poing sur le thorax de Khalihine O/ Brahim qui se trouvait juste devant lui. Après cette scène, le travailleur est parti pour des soins à l’hôpital où il a passé une radio qui aurait révélé la fracture de l’une de ses côtes. Ce n’est qu'une fois la violation dont le directeur s’est adonné en refusant d’abord le paiement de salaires pour ses employés et en les brutalisant ensuite sans vergogne. Il faut préciser que ce n’est pas la première fois que de pareils cas sont commis dans cette société où les employés sont régulièrement victimes d’injustice et de toutes sortes de mauvais traitements. Certains qui acceptent de témoigner racontent que très souvent les salaires viennent en retard. A cela s’ajoute le fait que la plupart des travailleurs de la société Malicod ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale. Sans compter qu’ils n’ont même pas de contrat de travail, les heures supplémentaires et leurs primes de paniers ne sont payées. En plus de cette situation la société ne fourni aucun moyen de transport pour ses employés. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=151 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=150 2010-02-07 Election du nouveau bureau de la section de Mauripost de Nouakchott Le samedi 06 février dernier, le siège de la Confédération Général des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) a abrité une assemblée générale du renouvellement du bureau de la section Mauripost de Nouakchott. Cette rencontre s’est déroulée sous la supervision du Coordinateur de Nouakchott le camarade Moulaye Hacen Camara. Il faut noter par ailleurs que c’est la deuxième fois que cette assemblée générale est convoquée et sur les 76 inscrits 33 étaient présents. Une commission de désignation a d’ailleurs été mise en place à cet effet pour la désignation de ce nouveau bureau qui comprend 4 membres élus à l’unanimité. Il s’agit notamment des camarades suivants : 1) Secrétaire Général : Camara Siley 2) Secrétaire Générale Adjoint : Khadi Diaw 3) Trésorière : Marième Diko 4) Trésorier adjoin: Mohamed Lemine O/ Dade 5) Commissaire aux comptes: Boubacar Kassé Dans son discours bilan, la secrétaire générale sortante de la section, Moulkhairy M/ Sid El Moustaph, a d’abord commencé par remercier les participants pour leur présence qui témoigne de l’importance accordée à la CGTM et au syndicat professionnel de Mauripost. Ensuite elle a aussi rappelé le contexte dans lequel son élection le 25 décembre 2004 était intervenue soulignant qu’il était marqué par la mise en exécution du plan social au niveau de leur entreprise. Une situation qui a aboutit au départ de plus de deux cent collègues réduisant ainsi considérablement les effectifs syndicaux. C’est ainsi qu’elle a abordé les réalisations qu’elle a pu accomplir durant son mandat en tant que secrétaire générale de cette section. Elle a indiqué que lors de sa prise de fonction, les adhérents affiliés à la section étaient au nombre de 45 et aujourd’hui ce nombre est passé à 76 membres. Quant aux revendications qui se sont posées à son mandat, son bureau a obtenu l’application des augmentations de 8000 UM en 2005 ; l’indemnité de logement a aussi connu une amélioration de 7000 UM pour toutes les catégories de travailleurs et une indemnité de transport a été créée pour toutes les catégories de travailleurs en remplacement du bus de transport qui a été définitivement arrêté. Cependant, elle signale que son bureau a néanmoins rencontré quelques blocages notamment dans l’application des augmentations de 50 de 2005 et 2006 ainsi que les demandes d’ouverture d’un restaurant ou la signature d’un contrat avec un restaurateur. Pour ce qui est de l’hygiène et la santé au travail, le bureau sortant de la section est parvenu à la destruction et la rénovation des sanitaires. Le bureau sortant a également participé pleinement aux activités de la centrale aussi bien pour les festivités de la Fête Internationale du Travail, que pour les autres réunions syndicales. La Secrétaire Général sortante ne pouvait finir son mot sans lancer un appel à tous les adhérents pour se mobiliser davantage dans les structures de la CGTM et soutenir sans relâche le bureau entrant pour qu’il puisse mener à bien sa principale mission à savoir l’amélioration considérable des conditions de vie et de travail des membres de la section. Cette allocution a vivement été ovationnée par l’assistance à cause de sa sincérité et sa véracité car elle traduit fidèlement les réalisations du bureau sortant. Et la CGTM souhaite bonne chance et plein de succès au bureau entrant pour une plus grande amélioration des conditions de vie et de travail des membres. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=150 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=149 2010-02-04 Entretien avec Sidi Ould Souelim "Pour nous le plus grand des problèmes c’est qu’il faut d’abord que l’administration du travail prenne en charge ses responsabilités" Le camarade Sidi O/ Souelim, est le Secrétaire Général du Syndicat National de l’Infrastructure et il est aussi membre du bureau confédéral de la CGTM. Dans cet entretien exclusif, il revient sur les difficultés dont ce secteur très sensible est confronté ainsi que les différentes réalisations qu’il a pu accomplir depuis sa prise de fonction. Pouvez-vous nous parler de votre secteur ainsi que des difficultés auxquelles vous êtes confrontés ? Le secteur de l’infrastructure et du bâtiment est un secteur qui prend de l’ampleur actuellement en Mauritanie mais il est confronté à des difficultés énormes notamment la sous-traitance, la précarité de l’emploi, le manque de protection social, les salaires sont très bas. C’est aussi un secteur qui est confronté à des licenciements abusifs, il y a le recours à des heures supplémentaires, le manque de contrat de travail et les travailleurs le plus souvent ne sont pas déclarés à la caisse nationale de sécurité sociale. Quelles sont les réalisations que vous avez accomplies pour redresser ce secteur ? Depuis que je suis le secrétaire général du secteur du bâtiment, je me suis attelé à faire l’assainissement d’une administration. Il y a actuellement au niveau de plusieurs régions des sections syndicales. Nous, nous sommes attelés à régler certains problèmes au niveau de certaines entreprises comme COVEC, MCE, SADE de Mauritanie, Quitano, Batro T.P. etc.. Plusieurs missions ont été effectuées pour s’enquérir de la situation des travailleurs à l’intérieur du pays. D’ailleurs, une mission sera organisée le 09 de ce mois sur le tronçon Kaédi-Mbout-Selibaby dans le même cadre. Y a-t-il des améliorations qu’on peut signaler dans ce secteur ? Certes il y a eu des améliorations dans ce secteur mais ce n’est pas encore suffisant. On s’attelle à prendre en main les préoccupations de ces travailleurs, mais nous sommes toujours confrontés à des difficultés énormes : la majorité des travailleurs sont analphabètes, le manque de conscience et le manque de cadre est criant. Face à cette situation déplorable, des conflits individuels ont été réglés, d’autres sont au niveau du tribunal. Et surtout nous avons pu faire en sorte que de nombreuses entreprises organisent des élections de délégués du personnel. Quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour régler les problèmes qui surviennent dans ce secteur? Pour nous le plus grand des problèmes c’est qu’il faut d’abord que l’administration du travail prenne en charge ses responsabilités. Il faut que les textes et les lois en vigueur dans le pays soient respectés parce que les textes sont souvent bafoués et piétinés. Il y a des licenciements abusifs que font certaines sociétés et qui ne suivent aucune réglementation. On voit des sociétés qui transgressent les textes, les conventions, le code du travail, et restent impunies. C’est donc un grand défis à relever, notre plus grand problème reste donc l’application de ces textes. Les heures supplémentaires sont appliquées tous azimuts sans le respect des textes. Il y a même pire c’est que les sociétés emploient certains travailleurs sans bulletin de salaires, sans protection sociale. Il existe d’autres cas, comme des employeurs qui ne sont même pas déclarés entant qu’employeurs. Nous sommes aussi confrontés aux problèmes de la sous-traitance avec des marchés que l’on accorde à tour de bras. L’administration du travail est-elle la principale responsable ? A mon avis elle a une part de responsabilité dans cette situation parce qu’aujourd’hui s’il y a des textes qui ne sont pas respectés c’est à cause d’elle. On peut signaler également le manque d’instruction des travailleurs qui manquent de conscience, le manque de motivation et même d’organisation. L’autre problème c’est l’existence de cette multitude d’organisations syndicales dont beaucoup ne sont que des organisations cartables. C’est donc cette situation qui est là et qui empêche les travailleurs de s’unir et de s’organiser autour d’une plate-forme revendicative. En définitive, qu’est-ce que vous souhaitez ajouter ? D’abord je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de parler même brièvement de la situation du secteur du bâtiment dans le pays. Je félicite aussi la CGTM puisqu’elle nous a toujours aidé à affronter les problèmes dont nous sommes confrontés. Je saisi encore cette occasion pour féliciter notre organisation internationale du bâtiment et du bois pour son appui constant qui est déjà important sur le plan international. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=149 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=148 2010-02-04 La CGTM équipe ses coordinations régionales du Brakna et de l’Assaba C’est dans le cadre de l’équipement de ses coordinations régionales en matériels informatiques et bureautiques, que la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), a dépêché une mission dans les wilaya du Brakna et de l’Assaba, ce jeudi 04 février. Cette mission qui comprend par ailleurs le Chef de projet au niveau de la CGTM Mohamed Fayçal Ould Beyrouk (voir photo)ainsi que le permanent du projet Mohamed Lehbib O/ Cherif, est destinée à doter les structures de cette centrale syndicale à l’intérieur du pays de matériels informatiques et bureautiques pour les initier aux nouvelles technologies de l’Information et de la Communication. Notons qu’elle intervient également dans le but de moderniser ses coordinations régionales. Il est nécessaire de préciser que les bénéficiaires de ce lot, auront aussi une formation pour leur permettre une meilleure utilisation. Il faut signaler qu’il est prévu également que des missions similaires sillonnent toutes les coordinations régionales de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie qui sont au nombre de 12 pour les équiper afin qu’elles soient en concorde avec les progrès du monde moderne. Il faut rappeler enfin que c’est la deuxième que cette mission est organisée après celle menée dans les wilayas d’Akjoujt et de Zouerate. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=148 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=146 2010-02-03 Ouverture d'un atelier de formation en vue organisationnelle des organisations membres du Réseau pour la promotion de la citoyenneté Le Projet d’Appui aux Renforcements des Capacités d’organisation de la société civile pour la promotion de la Citoyenneté en partenariat avec le PASOC a organisé ce mercredi 03 février courant au Centre Guide de la Migration qui est une extension du siège de la CGTM, un atelier de formation en vue organisationnelle des organisations membres du RPC. Cet atelier de 3 jours : 3, 4, 6 février est organisé au profit des centrales syndicales ainsi que certaines ONG membres du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté. Il faut signaler que cet atelier qui a vu la mobilisation de nombreux participants a été financé par le PASOC. Parmi les personnalités présentes lors de la cérémonie d’ouverture, on pouvait noter celle du Secrétaire Général de la Confédération Général des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah, le Coordinateur du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté M. Amadou Sall, le Directeur Résident du NDI en Mauritanie M. Jacques Veilleux, le Représentant du PASOC M. Bal Mamadou etc. Dans son mot de bienvenue le Secrétaire Général de la CGTM, M. Abdallahi O/ Mohamed dit Nahah a affirmé que la centrale était honoré de recevoir une telle rencontre précisant qu'elle entre en droite ligne avec le renforcement des capacités au niveau de la Société Civile soulignant au passage son importance. Par ailleurs, il ne manquera pas de préciser que la question de la Démocratie doit être en avant poste de la société civile car selon lui aucun système démocratique ne peut se renforcer, être fiable et s’installer dans la durée que s’il y a une société civile assez forte et qui assume ses responsabilités. C'est donc grâce à ce système, qu’il estime être la seule garantie pour les faibles d’exprimer leurs voix, que les gouvernants sont obligés de tenir compte de l’opinion puisqu’elle est capable de les sanctionner par les urnes. Poursuivant son allocution, le camarade Abadallahi O/ Mohamed dit Nahah a souligné que "notre souci aujourd’hui ce n’est pas le fait de vivre sur le passé mais c’est d’affronter l’avenir et de se poser les questions comment la société civile peut contribuer au renforcement et à l’enracinement de la démocratie dans ce pays. Et de voir comment il faut les organisations de la société civile, peuvent contribuer à une culture citoyenne qui peut permettre aux citoyens d’être l’élément essentiel de contrôle de l’action gouvernementale". Il faut rappeler que notre pays vient tout juste de sortir d’une crise politique et institutionnelle né du coup d’état du 06 août 2008. Le Secrétaire Général de la CGTM pousse les participants à réfléchir sur ces problématiques pour que le pays ne renoue plus avec ce triste passé. Il a également invité les participants à ce séminaire de contribuer à l’approfondissement de la réflexion sur la manière dont les organisations de la société civile, peuvent d’avantage avoir des organisations plus performantes afin d’essayer de relever les différents défis qui les empêchent d’avoir cette perfectibilité. Pour finir sont mot, il appelle les participants de ne pas continuer à se laisser influencer par des politiques qui n’ont d’autres préoccupations que de vivre sur le dos des plus pauvres. Puis, c’était autour du représentant du PASOC, M. Bal Mamadou de prononcer une brève allocution dans laquelle il a souligné que cette rencontre n’est pas seulement une formation proprement dite mais plutôt une rencontre d’informations, d’échanges et de partage. Pour lui c'est de cette manière que la rencontre pourra être instructive pour tous. Il a aussi indiqué que l’objectif de cet atelier est d’améliorer le travail des organisations de la société civile et de mieux les outiller sur le plan méthodique, de la gestion financière etc. C’est ainsi qu’il ne manquera pas de préciser que la vue organisationnelle est un thème large et doit permettre de maîtriser un certain nombre d’aspects importants. Et le dernier intervenant de la journée était le Coordinateur du Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté, M. Amadou Sall qui a prononcé un discours dans lequel il va placer cet atelier dans son contexte. Pour lui le but de cet atelier est double. Premièrement, il va permettre au renforcement des capacités d’organisation qui doit être garantie et chaque organisation aura à suivre le processus et mettra sur la table un projet qu’elle va soumettre à un bailleur. L’autre point marquant pour lui c’est la présence de Jacques représentant de NDI, qui entre dans un esprit d’évaluation d’un partenariat possible. Pour lui, il y a des opportunités et que c’est aux participants de montrer comment ils peuvent les saisir. Notons que durant cet atelier, il y aura l’intervention d’imminents conférenciers comme le représentant de NDI, qui est connu pour ses talents de bon orateur. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=146 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=145 2010-02-02 SAFA s’immisce dans l’organisation des travailleurs La société arabe du Fer et de l'Acier (SAFA) est une filiale de la SNIM à Nouadhibou spécialisée dans le domaine de la fabrication du fer à béton. On compte notamment au niveau de cette société, cinq délégués du personnel, dont deux de la CGTM, deux autres de l’UTM et un de la CLTM. Dans les textes de la société, il est prévu que La Direction de la société et les délégués du personnel se rencontrent une fois tous les mois pour discuter des questions qui touchent la bonne marche de la société ainsi que la situation des travailleurs. Une initiative tout à fait louable pour toute société qui se respecte et soucieuse des conditions de ses travailleurs. Seulement voilà, depuis quelques temps les délégués peinent à rencontrer le directeur général comme prévu alors que les conditions des travailleurs ne sont pas au mieux. C’est à cause de cette situation délétère que les délégués de la CGTM ont adressé au Directeur Général de la société SAFA une plate-forme revendicative. Mais constatant le retard accusé sur l’ouverture de la discussion autour de cette plate-forme, les délégués de la CGTM ont demandé une audience auprès du directeur de la société depuis le mois de novembre dernier mais c’était en vain. C’est à la suite de cela que ces délégués du personnel ont décidé de saisir l’Inspecteur du Travail au niveau de Nouadhibou et déposer leur plate-forme revendicative pour la convocation de toutes les parties. Peu de temps après, le directeur en compagnie des trois autres délégués du personnel non signataires de cette plate-forme, a rencontré l’Inspecteur du travail pour lui faire savoir que ce ne sont pas tous les délégués qui sont avec cette plate-forme ainsi que son intention de licencier les deux délégués de la CGTM alors que ceux-ci ne cherchaient que la prise en compte de la situation des travailleurs par la direction de la société et surtout le respect de leurs engagements. Cette intervention du Directeur de la société est une violation de la convention n°98 du BIT qui précise que la société ne doit pas s’immiscer dans l’organisation des travailleurs ou s’ingérer dans les affaires des délégués. L’inspecteur bien évidemment a rejeté cette demande de licenciement qui ne respectait pas également les dispositions de l’article 125 du code du travail qui stipule que tout licenciement d’un délégué du personnel doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail. Le Directeur de la société a remarqué qu'il était dans le tord, au lieu de le reconnaître, il a cherché à se disculper en accusant injustement les délégués de la CGTM de vol de matériels alors qu'il n'étaient même pas chargés de la gestion du matériel. Cette situation a donc perduré jusqu’à cette semaine quand l'inspecteur du travail a décidé de suspendre la plate-forme revendicative déposée par les délégués de la CGTM, alors que ce n’était pas de son ressort. Pourtant la démarche des délégués de la CGTM est tout à fait noble et ne demandait que le respect des engagements pris par la direction de la société à savoir la tenue d'une rencontre mensuelle entre elle et les délégués du personnel pour discuter de la situation des travailleurs, ce qui n’a pas été fait jusque-là. Il faut préciser par ailleurs que l’Inspecteur du Travail n’avait pas le droit de suspendre la plate-forme des délégués de la CGTM sans prendre le délais requis pour son traitement, ne se basant que sur supputations sans fondements. C’est donc un nouveau cas de violation des droits des travailleurs qu’on est entrain de commettre au niveau de cette société et qui mérite une attention particulière de la part des autorités qui doivent prendre les mesures qui s’imposent afin d’éviter que l'injustice ne continue. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=145 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=144 2010-02-01 Sit-in du personnel paramédical du CHN devant la direction de l’établissement Après le sit-in des médecins intervenu hier dimanche à cause des violations commises sur leur collègue, ce matin c’était autour des infirmiers et sages-femmes au niveau du CHN qui ont observé un arrêt de travail deux heures durant paralysant ainsi une grande partie de l’établissement. Il faut dire que les infirmiers et sages-femmes qui représentent une main d’œuvre non-négligeable du CHN vivaient depuis quelques temps dans des conditions de vie et de travail très précaires. Ajouter à cela la décision du gouvernement d’allouer des montants insignifiants sur les indemnités de transport et de logement aux travailleurs qui est bien en deçà des espérances. Les principales doléances de ce personnel paramédical étaient notamment le règlement immédiat des 3 mois de motivation, l’augmentation des primes de risque pour le personnel paramédical qui sont insignifiantes, la révision des heures supplémentaires, la prise en compte des horaires de garde et le paiement du retard des salaires de certains fonctionnaires de l’établissement. C’est donc pour manifester leur colère face à cette situation catastrophique qu’ils ont décidé d’organiser un sit-in pour deux heures de temps afin de sensibiliser l’opinion sur les problèmes dont ils sont confrontés. Il faut aussi préciser que ce sit-in a été suivi pratiquement par tout le personnel paramédical qui a battu le pavé. La police craignant des débordements s’est même introduit au sein de l’établissement empêchant ainsi certains journalistes d’avoir accès. Ce qui n’est pas du tout normal. Certains manifestants ont profité de notre présence pour souligner la mauvaise gestion qui sévit dans cet établissement depuis plus d’une vingtaine d’années et qu’en plus de cela les directions qui se sont succédé à la tête du CHN ne font que des promesses d’amélioration des conditions, sans lendemain. C’est donc pour exprimer leur mécontentement et leur exaspération par rapport à cette situation qui n’en finit pas, qu’ils ont tenu ce mot d’ordre. Il faut préciser aussi que certains nous ont indiqué que le syndicat des sages-femmes et infirmiers est infiltré par quelques éléments envoyés par la direction de l’hôpital pour semer la zizanie. Une dure réalité pour ce personnel paramédical qui a tenu à protester contre cette forme de mépris de leurs efforts alors qu’ils font fonctionner une grande partie de l’établissement. Ce personnel paramédical du CHN qui compte plus de 300 personnes, demande tout simplement un changement de la gestion de l’hôpital national. Les infirmiers et sages-femmes de l’hôpital ont décidé d’accorder un délais de 10 jours pour une meilleure prise en compte de leurs doléances par la direction de l’hôpital d’abord et le ministère de tutelle, sinon ils menacent de rentrer dans une grève ouverte et illimitée. Ce qui serait bien évidemment un handicap notoire pour l’établissement. Cependant, le personnel paramédical a indiqué qu’il était ouvert pour toute négociation visant à améliorer leur condition et à trouver une solution consensuelle. Il est donc nécessaire voire urgent de changer le mode de gestion de l’hôpital national que beaucoup qualifient d’ « opaque » et revaloriser le traitement des travailleurs pour qu’ils puissent être plus efficaces. A noter que nous avons également approché quelques manifestants qui sont unanimes et demandent l’amélioration de leur condition ce qui passe surtout pas le respect des engagements de la direction de cet établissement. Il faut rappeler notamment que le Président de la République avait visité cette structure et a laissé des instructions qui n’ont jamais été suivi. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=144 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=143 2010-01-31 Les employés et adhérents du programme de lutte contre la Mendicité protestent devant la présidence Ce dimanche 31 janvier, il y avait une manifestation devant la présidence organisée par les employés et adhérents du programme de lutte contre la Mendicité. Ces derniers manifestaient notamment contre l’exclusion dont il font l’objet par le commissaire aux droits de l’homme dans son nouveau programme. Selon ces employés, ce nouveau programme ne doit pas être financé alors que toute la lumière n’a pas été faite sur le budget de l’ancien programme qui est estimé à 300 000 000UM depuis 2008. Ils estiment que c’est juste une manière de détourner ces fonds. Ces employés précisent également que pendant que les vrais mendiants continuent à vivre une situation catastrophique et une détérioration des conditions de vie, le commissaire les ignore totalement et recrutent ses proches dans le cadre du nouveau programme. C’est ainsi qu’ils demandent au chef de l’Etat de donner des instructions pour le règlement des fonds destinés aux AGR, nourriture et salaires en retard depuis 9 mois et dont les ressources existent au niveau du commissariat aux droits de l’homme. Dans leurs doléances, ils ont aussi noté la nécessité d’empêcher le commissaire aux droits de l’homme d’affecter les ressources de leur programme à d’autres bénéficiaires qu’il a recensés récemment dans la plus grande opacité pour justifier l’utilisation de leurs fonds. Enfin, ils exigent l’arrêt immédiats des procédures entamées par le commissaire des Droits de l’homme visant à créer un programme parallèle au leur au profit d’individus qui ne seraient pas de véritables mendiants. Rappelons que c’est depuis l’annonce faite par le Commissaire aux Droits de l’homme devant le parlement, de la mise en place d’un nouveau programme de lutte contre la mendicité que l’affaire des bénéficiaires de l’ex-programme a éclaté et depuis ce jour cette affaire fait de plus en plus de bruit. Espérons que le chef de l’Etat écoutera les doléances des ces personnes et demandera des comptes au commissaire pour faire la lumière sur cette affaire. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=143 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=142 2010-01-31 Grève des médecins au Centre Hospitalier de National après l’arrestation de leur collègue par le substitut du procureur Ce dimanche tous les services au sein de l’hôpital national avaient observé un arrêt d’une heure après le début des heures de travail à l'exception des cas urgents ou au niveau du service de réanimation. Les médecins manifestaient leur colère après l’arrestation de leur collègue au cours de son travail au sein des urgences par le substitut du procureur dans la nuit du 26 au 27 janvier . Cette arrestation était intervenue lorsque le substitut du procureur est venu pour réquisitionner un médecin généraliste durant son travail pour une autopsie. Le médecin a refusé arguant qu’il n’était pas en mesure de quitter son service et qu’il n’était pas habileté à faire une autopsie. Le substitut du procureur a ordonné son arrestation et sa conduite à pied au niveau du commissariat de Tevragh-Zeina. Les médecins ont donc observé ce mot d’ordre pour exprimer leur colère face à ce qu’ils qualifient comme étant une violation de la dignité personnelle et professionnelle de leur collègue d’une part. D’autre part, il semblerait selon le Président du syndicat des médecins de Mauritanie, Mohamed Lemine Ould Sidi que le directeur de l’hôpital avait souligné que l’affaire était close mais apprenant que le substitut du procureur avait déposé une plainte au niveau de la primature, les médecins ont décidé de réagir. C’est donc cette réaction qui a augmenté l’exaspération et le mécontentement des médecins qui ont tenu à le faire savoir à travers ce sit-in qui a paralysé une grande partie de l’établissement. Il faut noter que le Président du syndicat des médecins a tenu à préciser que ce n’était pas la première qu’une telle violation est commise contre un de leurs collègues. Il affirme que c’est la troisième fois et qu’un atelier a été organisé à cet effet pour demander la formation des médecins légistes et la mise en place d’une médecine légale afin que de tels abus ne puissent plus se reproduire. Seulement, depuis cette date toujours des promesses de la part des autorités sans avancées notoires. Les médecins ont décidé également de sensibiliser le ministre de la santé pour l’application des recommandations qui ont été signées durant l'atelier afin que des cas pareils ne se répètent plus. Les médecins ont décidé d’organiser d’autres protestations du genre mais en suivant la loi si des améliorations ne sont pas observées jusque-là. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=142 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=141 2010-01-31 La CGTM remporte les élections des délégués du personnel des travailleurs au niveau de l’ANEPA Le jeudi 28 janvier dernier, s’est tenu au siège de l’ANEPA une élection du collège des délégués du personnel des travailleurs de l’ANEPA. Il faut noter que la seule liste candidate durant cette élection était celle de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) qui a d’ailleurs conquis les 10 sièges des délégués du personnel de cette société. La commission qui a supervisé cette élection était composé de Baba O/ Dahi, représentant de l’ANEPA et Oum Elmouminine Salma M/ Sid’Ahmed ainsi que Mohamed Mahmoud O/ Sidi Mohamed qui représentent la CGTM. Le nombre total d’inscrits pour cette élection étaient de 97 dont 51 votants et 46 absents. Selon les résultats de ce scrutin les 5 délégués titulaires sont : 1- Mohamed O/ Ely O/ Levreiwa ; 2- Ely O/ Chebani ; 3- Ba Hacen O/ Haimer ; 5- Oumar Saleck O/ Oubeid. Et les 5 délégués suppléants sont : 1- Mohamed Baba O/ Mohamed Lemine ; 2- Ethmane Sow ; 3- Mohamed Mbareck O/ Boiba ; 4- Mahjoub O/ Ahmed ; 5- Cheikhna O/ Mahmoud. Toutes ces personnes sont des délégués qui appartiennent à la CGTM et elles sont connues pour des qualités qui peuvent leur permettre de défendre les droits des travailleurs de cette société. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=141 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=140 2010-01-27 Toujours la précarité des conditions des travailleurs L’analyse de la situation du département des affaires sociales indique que la CGTM avait une vision éclairée des problèmes que rencontrent les travailleurs dans leur vie de tous les jours et même après leur éventuel départ de l’entreprise soit par la limite d’âge ou à la suite d’un licenciement. Un recensement sommaire des conflits de travail, passés et en cours, prouve aussi que cette centrale syndicale ne s’était pas trompée en créant ce département. Une évaluation des activités du département pour l’année 2009 donne un aperçu de l’ampleur et la diversité des problèmes que rencontrent les travailleurs, tous secteurs d’activités confondus, avec une prédominance marquée par des licenciements abusifs. En observant les conflits pendants devant l’Inspection du Travail et la commission de médiation, on constate que l’emploi est précaire, non pas du fait des problèmes économiques que rencontrent les employeurs, mais bien parce que les relations entre employeurs et employés ne respectent souvent aucune loi. Certains employeurs gèrent leurs travailleurs comme des poulaillers et les rémunérations et/ ou sanctions se font au gré du patron. Les conditions de travail Les travailleurs exercent parfois dans des conditions très dures. Dans les usines notamment, les équipements de sécurité sont inconnus ou volontairement ignorés. Dans certains secteurs, les travailleurs effectuent des heures supplémentaires qui ne sont pas souvent payées. Les rares fois où les travailleurs osent réclamer le paiement des heures supplémentaires, la réponse la plus fréquente est généralement le licenciement. Dans les sociétés disposant d’un collège de délégués du personnel, les plates-formes revendicatives aboutissent presque toujours à l’Inspection du Travail où même les points de droit font l’objet de marchandage pour amener les employeurs à faire un geste en direction des travailleurs. L’impunité dont jouissent ces patrons de sociétés pousse les travailleurs à subir en silence le diktat du patronat. A cela s’ajoute également certains accidents de travail qui ne sont pas souvent pris en compte par les patrons et mènent parfois au licenciement. L’administration du travail L’Inspecteur du Travail étant un agent de l’Etat, dont le pouvoir est très limité voire inexistant, est confiné dans le rôle de simple conciliateur qui, le plus souvent, ne jouit même pas du respect dû à son rang de la part de patrons de société. Il faut préciser que certains inspecteurs sont parfois victimes d’intimidations qui émanent de leurs hiérarchies. Il arrive aussi que les inspecteurs ne disposent pas souvent des moyens nécessaires pour mener à bien leur mission. Le laxisme qui prévaut au niveau de l’administration du travail est pour beaucoup dans la situation de chômage latent observée dans le pays. D’une part, les heures de l’administration permettent le recours aux supplémentaires qui sont permanentes dans certaines entreprises ; d’autre part, elles permettent à certaines sociétés par dérogation de recourir aux heures supplémentaires pour des travaux qui ne demandent aucune expertise nécessitant le maintien des travailleurs au delà des heures normales ou pouvant empêcher le recrutement d’une main d’œuvre en plus. Le calcul des heures effectuées par la plupart des travailleurs nous donne une idée du gâchis ainsi permis par l’administration du travail, soit par le silence autour des heures supplémentaires, soit par les dérogations évoquées plus haut, car il est possible de faire travailler des milliers de citoyens en limitant le recours à ces heures. Il est nécessaire de rappeler ici que la CGTM a plusieurs fois saisi les autorités sur le problème des heures supplémentaires. Les conséquences sur les travailleurs. L’impunité et le laxisme de l’Administration du Travail ont des conséquences catastrophiques sur le travailleur et sa famille : - Il est contraint au silence et ne peut réclamer la plupart de ses droits qu’après être licenciés en espérant en recouvrer moins que le quart. - Il vit dans le besoin permanent du fait du rapport pouvoir d’achat/coût de la vie. - Les heures supplémentaires ont une incidence dans sa vie familiale, car il ne passe pas suffisamment de temps avec sa famille, du fait de son rythme soutenu de travail. - Il est prématurément usé par manque de repos dont a besoin l’organisme. La plupart de ces travailleurs n’étant pas déclarés à la CNSS et les accidents de travail, dont ils sont victimes, n’étant pas déclarés, ils finissent souvent dans la rue à faire la manche. Voici quelques cas sur la nature des conflits de travail dont le département des affaires sociales est chargé de suivre : - A la SOMASERT, il y avait un licenciement collectif pour des raisons économiques et le recrutement d’autres travailleurs. Ce cas est au niveau de la médiation. - A l’ENER, on signale un licenciement individuel qui est actuellement au niveau du tribunal du travail. Selon le département, il s’agit d’un licenciement verbal sans motif invoqué et à moins de 3 ans de la retraite l’employé est décédé peut être à cause de ce licenciement. - Au niveau de la Société Dragui Transport, les employés ont déposé une plate forme revendicative qui est actuellement au niveau du conseil d’arbitrage. L’employeur avait refusé de discuter avec eux, les amenant ainsi à saisir l’Inspecteur du travail qui faute de pouvoir concilier les deux parties a transmis le dossier à la commission de médiation. Les recommandations de celle-ci ont font l’objet d’une opposition de la part de l’employeur qui au cours de la négociation a refusé toute solution. - A la société PROPLUS aussi, il y avait un cas de licenciement collectif qui est actuellement au niveau de la commission de médiation. Les travailleurs de cette société ont été licenciés verbalement pour avoir demandés le paiement des heures supplémentaires et primes de paniers qu’ils effectuent. - Le dernier cas en date, c’est la société MAURIBAT, où on pouvait noter un cas de licenciement collectif qui est en phase de demande d’exécution auprès du tribunal de travail. Ici des femmes de ménage qui ont été licenciées verbalement pour la simple raison que l’employeur estime que c’est sa société et qu’il licencie qui il veut comme il veut. A noter qu’il avait même menacé l’Inspecteur du travail pour l’avoir convoqué Tous ces cas ne font que démontrer la nécessité d’ouvrir rapidement un dialogue social tripartite, pour améliorer les conditions de vie des travailleurs dans le pays, qui se dégradent de jour en jour. Il faut tout simplement rappeler qu’à cet effet, les trois Centrales syndicales de travailleurs (UTM, CGTM, CNTM) ont adressé, le dimanche 27 décembre 2009, au Premier Ministre et au Président du Patronat, une plate forme revendicative autour de laquelle elles avaient demandé l’ouverture des négociations entre les partenaires sociaux pour justement évoquer les difficultés auxquelles les travailleurs sont confrontés et y apporter des solutions idoines. Cette plate-forme peut donc servir de base de discussion mais le gouvernement rechigne toujours, ignorant ainsi le droit des travailleurs et surtout leurs apports non-négligeables dans l’économie du pays. Il faut signaler enfin que dans le même cadre, la CGTM mène actuellement des réunions de sensibilisation avec ses différentes sections pour une mobilisation autour de cette plate-forme. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=140 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=139 2010-01-27 Participation du Secrétaire Général de la CGTM à l’atelier de la CSI à Lomé Le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah a participé la semaine dernière à un atelier de la CSI qui s’est déroulé à Lomé au Togo. C’était une réunion pré-congrès car il faut rappeler que la CSI est entrain de préparer son congrès mondial qui doit se tenir en juin prochain au Canada. Cet atelier de la CSI-afrique avait pour objectif de discuter d’un certain nombre de questions liées à ce congrès. Notons qu’il a regroupé comme participants entre autre l’exécutif de la CSI-afrique, des représentants du continent africain, des représentants des travailleurs au sein du conseil d’administration du BIT et certaines centrales syndicales. Lors de cet atelier, les participants ont discuté sur les 13 projets de résolution qui touchent les différents domaines des préoccupations du monde du travail comme la mondialisation, la libéralisation du système économique, la dernière crise, le VIH/ SIDA, l’informel, la question du genre, la jeunesse… bref les différents domaines qui peuvent interpeller la liberté syndicale. Des amendements ont aussi été apportés et qui seront présentés à l’exécutif de la CSI au cours de sa réunion du mois de février et le projet final sera présenté au congrès. Parmi les questions abordées lors de cette rencontre il y avait celle liée à l’unification du mouvement syndical africain notamment l’unification de la CSI-afrique et l'OUSA, qui est l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine créée en 1973 à Addis-Abeba. Cette question qui a été abordée par la CSI-afrique lors de son dernier congrès constitutif à Accra en 2007 a été négociée entre les secrétariats généraux des deux organisations. Visiblement l’OUSA a décliné la démarche, disant qu’elle n’était pas en mesure de se prononcer puisque son congrès ne lui a pas donné mandat et qu’elle ne serait disposée qu’à une unité d’action. Il faut rappeler que l'OUSA compte un certain nombre d’affiliés qui ne sont pas membres de la CSI. D’ailleurs cette dernière ne les a pas accepté parce qu’elle pense qu’ils ne remplissent pas les conditions surtout en matière d’indépendance vis-à-vis de leurs gouvernements. La réunion a estimé que les conditions ne sont pas réunies pour cette unification parce qu’il y a une absence de volonté politique au niveau de l'OUSA et que de toutes les façons cette unification doit rester un objectif stratégique à atteindre. Au cours de cette rencontre, il a été évoqué en perspective du congrès de la CSI à Vancouver au Canada, l’élection du Secrétaire Général. Il faut ici préciser que le camarade Guy Ryder qui est le secrétaire général sortant a exprimé son souhait de ne pas se porter candidat à sa propre succession du conseil général de la CSI. Aujourd’hui, c’est Sharon Baron actuellement Présidente de la CSI qui est candidate à la succession de Guy Ryder. Cette femme est australienne de nationalité, originaire d’Irlande et c’est une enseignante de profession. Grande militante du mouvement ouvrier, elle est connue pour ses positions assez radicales quant à l’injustice et aux grands problèmes qui interpellent aujourd’hui le monde du travail et l’humanité de façon générale. Elle a fait le déplacement de Lomé pour assister à cet atelier au cours duquel elle a eu un échange avec les participants qui sont constitués rappelons-le de l’exécutif de la CSI-afrique, des représentants du continent africain, des représentants des travailleurs au sein du conseil d’administration du BIT et certaines centrales syndicales. Au terme de cet échange, la régionale africaine c’est-à-dire la CSI-afrique a décidé d’apporter son soutien à la candidature de Sharon. A ne pas confondre avec Sharon d’Israël, il n’y a donc aucune ressemblance entre les deux. L’autre est un bourreau, celle-ci est une grande militante des droits de l’homme, une grande amie d’ailleurs de la Palestine et des travailleurs palestiniens. Durant cet atelier, il a été également question de la dernière réunion de la commission africaine du travail au cours de laquelle un rapport pour l’année 2009 a été présenté par la CSI-afrique. Ce rapport malheureusement a suscité beaucoup de remous au niveau des gouvernementaux et pour statuer la commission des ministres du travail a tenu une réunion à huit-clos. Au cours de cette réunion qui a selon certain trop duré et a été très houleuse semble t-il, la décision a été de demander le retrait de ce rapport de l’ordre du jour de la conférence. Ce qui a provoqué l’indignation de la CSI et de l’ensemble de ses affiliés puisqu’ils estiment qu’on peut ne pas être d’accord avec un rapport mais le censurer parce qu’il y a des choses qui ne nous conviennent pas et sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord, c’est tout simplement inadmissible. Et c’est un signe d’intolérance très grave au niveau de notre organisation régionale. C’était donc une occasion pour cet atelier de condamner fermement cet acte et de protester officiellement auprès de l’Union Africaine. Aujourd’hui, c’est une situation très grave car on assiste à un recul de la démocratie, du débat, du dialogue social au niveau de notre continent. Il est inacceptable que des gouvernants parce que n’étant pas d’accord avec des opinions continuent à vouloir maintenir le continent à leur propre niveau et ne pas permettre l’éclosion d’un grand débat démocratique qui lui seul est capable de permettre aux africains de choisir librement un mode, une manière de penser, d’entretenir des rapports et de les civiliser. Parce que ce ne sont pas les armes qui doivent continuer de parler et constituer le seul moyen de gouverner dans le continent. Il faut une autre gouvernance dans ce continent. Nous avons donc le droit et le devoir d’avoir une ambition dans nos pays, d’avoir une gouvernance plus tolérante et plus démocratique. C’était essentiellement ces éléments qui ont été abordés au cours de l’atelier de Lomé. En marge de cet atelier le Secrétaire Général de la CGTM a eu plusieurs entretiens bilatéraux que cela soit avec nos amis sud-africains, tunisiens avec le secrétariat général même de la CSI afrique. Et selon lui, cela a été globalement un atelier très riche en débats, en idées surtout en matière d’innovation du point de vue de la gouvernance inter-régionale parce que c’est pour la première fois que les africains se retrouvent à la veille d’un congrès mondiale, harmoniser leur position pour essayer de peser, venir avec des amendements et des projets avec des idées pour contribuer efficacement au sein mouvement ouvrier international et de ne pas continuer éternellement à subir ni à suivre. Entretien avec le Secrétaire Général de la CGTM sur l’atelier de Lomé Pensez-vous que l’Afrique va parler d’une seule et même voie durant le congrès de Vancouver ? Durant ce congrès et à la lumière de ce qui s’est passé à l’atelier de Lomé nous pouvons dire que l’Afrique va parler d’une seule et même voie ce qui est extrêmement important. Je pense que non seulement elle va parler d’une même voie mais elle va aussi venir avec quelque chose de concret à défendre surtout les préoccupations des travailleurs du continent africain en matière des injustices qui sont aujourd’hui assez criantes notamment ce problème de déséquilibre en matière d’échange, la politique commerciale de l’OMC, les interventions des institutions financières internationales, la pauvreté qui continue à sévir en Afrique, le problème de la dette, les grandes pandémies comme le VIH/SIDA etc. bref par rapport aux grands problèmes que rencontrent le continent africain et en particulier le mouvement ouvrier africain. L’Afrique défendra ses choix car le mode de développement que nous impose cet ultra-néolibéralisme aujourd’hui qui est ambiant et qui a fait ses limites et dont les dégâts sont perceptibles un peu partout, quand on voit les problèmes de l’environnement, le bouleversement de l’écosystème, le développement durable… Par rapport à toutes ces questions le continent africain aura à parler d’une seule voie et mobilisera autant que possible toutes les alliances nécessaires au sein de ce mouvement ouvrier pour essayer de remettre en avant toutes ses préoccupations qui déjà il faut le cité, constituent une partie importante des préoccupations. Je pense qu’elles ont besoin d’être affirmées d’avantage et mises en exergue et surtout aux avant-postes de l’action quotidienne de l’international syndicale. Je crois avoir des espoirs assez intéressants pour le mouvement syndical et que la déclaration faite par la camarade Sharon au cours de cet atelier sur cette question des conflits va se remettre aux premières positions des préoccupations de l’international. Surtout que nous, nous appartenons à une zone où ces problèmes de conflit représentent un élément majeur pour notre développement parce qu’il est hypothéqué c’est à cause de cela qu’on voit aujourd’hui les conflits qui ravagent notre continent, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine. Dans l’hémisphère sud d’une manière générale, il y a énormément de problèmes lié à ces conflits et à ses conséquences désastreuses. Je crois que c’est un élément extrêmement positif et c’est un chalenge qui aujourd’hui une fois réglé ou gagné, le mouvement syndicale créera des conditions plus propices au développement économique et sociale et une plus grande justice dans le monde. http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=139 http://www.cgtm-mauritanie.org/index.php?id=138 2010-01-26 DECLARATION Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM BP 6164 Tél : 525 80 57 Fax : 525 60 24 Mail : cgtm@mauritel.mr Nouakchott Mauritanie DECLARATION Dans sa Déclaration de Politique Générale présentée devant l’Assemblée Nationale en janvier 2010, Monsieur le Premier Ministre avait mis un accent particulier sur des mesures substantielles que son Gouvernement va entreprendre en faveur des fonctionnaires et Agents de l’Etat, notamment en ce qui concerne le transport et le logement. I